ANTOINE Élisa

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Plongez dans un univers où l’absurde danse avec la couleur et où chaque case devient une fenêtre ouverte sur l’intime. Cette série de comic strips, à la fois poétiques et décalés, explore les recoins de l’esprit à travers des récits visuels audacieux. Conçus pour être exposés en grand format sur les murs, ces fragments graphiques invitent le spectateur à s’arrêter, à sourire, à s’interroger — et peut-être à se reconnaître dans ces éclats de vie teintés d’humour et de mélancolie.

REY Paul

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La linogravure

Après avoir pratiqué la peinture, le dessin, la céramique, la linogravure m’est apparue comme une technique propre à retrouver une certaine simplicité, une certaine rudesse, un esprit synthétique allié à un charme brut qui obligent à aller à l’essentiel, y compris dans les phrases ou les mots que j’y associe : les traits sont assez gros, les couleurs sans nuances et très réduites en nombre. Les différentes phases (dessin, gravure, encrage et impression) en font un art où les techniques, les positions, les préoccupations sont variées et renouvellent sans cesse l’intérêt.
Un trentaine de mots pour ma linogravure :
un peu brute mais détaillée, colorée mais souvent monochrome, figurative, rectangulaire, ironique avec sous-entendus rigolards, sensible, elle est conçue sans intelligence artificielle et reconnue apte à chatouiller le neurone.

La gravure sur tétrapak

A l’inverse de la taille d’épargne ( gravure bois ou sur linoléum), la gravure sur tétrapak (matériau des briques, emballages de lait, de soupe, de jus de fruits) est basée sur le même principe que la gravure sur métal : c’est dans le sillon que se réfugie l’encre. Bien que basée sur la récupération d’un déchet, elle est vivante, sauvage, pleine de surprises, en un mot elle a la pureté d’un brutalisme. Je m’en sers pour témoigner d’un certain regard à la fois amusé, moqueur et parfois désenchanté sur le monde qui est le nôtre.

VÉRIL Valérie – LaVraieValérie

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Les Nudités brodées de LaVraieValérie

Des photos de nus brodées, de vieilles collections de jeunesse de cartes postales ou cartes à jouer érotiques, sorties des placards, que je décide de décimer (avec toutefois un petit pincement au cœur).
Je pense à ces femmes qui servent de modèles pour ces photos érotiques. Je me dit que pour la plupart, elles en étaient sans doute rendues à poser nues pour se faire un peu d’argent. En détournant l’objet érotique qu’était la photo au départ pour en faire un tableau brodé, j’avais envie d’offrir à ces jeunes femmes un surplus de beauté, de leur rendre un peu de leur dignité, en voilant, en cachant ou en subliment leur nudité.

CABIROL Christine

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Diplômée des Beaux-Arts de Toulouse, j’ai exercé la quasi totalité de mon activité de graphiste, illustratrice et affichiste dans le domaine culturel pour des théâtres, musée, maison d’éditions, festivals… Mon travail de graphiste a fait l’objet d’un certain nombre d’expos (Ombres Blanches, La Fabrique, Musée de l’affiche).
Il y a une dizaine d’années, j’ai éprouvé le besoin de revenir à mes “fondamentaux”, les Beaux-Arts, et de m’engager sur un travail plus personnel, hors commande.
J’ai à ce moment-là commence un apprentissage de la gravure, technique qui m’attirait depuis longtemps, à l’atelier de la la Main Gauche (Toulouse) et puis je suis devenue membre de son collectif, de sa création jusqu’en 2024.
Pour mon travail de gravure – majoritairement axé sur la technique
de la pointe sèche – j’ai initialement choisi le trait, le noir et blanc,
des mises en lumière, pour dessiner ces parenthèses sur la route
de la mémoire. La couleur s’y est invitée fréquemment
et sa présence aujourd’hui se fait de plus en plus évidente
et nécessaire tant sa vibration participe à l’œuvre.
Il y a ici un temps suspendu, une fraction vivante, de matière,
de mémoire, un peu d’éternité.
Certaines de mes gravures ont des airs de promenades
tranquilles, d’autres vont creuser plus profond.
Observation ou contemplation… elles racontent une émotion.

MIGNÉ Anne-Sophie

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Anne-Sophie Migné est sculptrice. Le modelage du grès comme de la porcelaine constitue le cœur de sa pratique. Nourrie de rencontres, de voyages et de nombreuses lectures, poétiques voire politiques, son œuvre se déploie sur plusieurs territoires imaginaires, allant du buste au paysage abstrait, revendiquant la multiplicité de l’être comme source de son exploration de soi à soi, de soi à l’autre, de soi à son environnement. Qu’il soit animal ou végétal, cet environnement se distord souvent jusqu’à une possible hybridation voire l’effacement de la figure humaine elle-même ou sa réduction à une trace infime. Elle ne s’attelle pas à tenir un monde, mais des mondes entre les mains, tels les poètes qui ont gravé son parcours.

SWIDER Françoise

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La quête d’un sens. Si chère à nos contemporains.
En point de départ, le Rotulus. De textiles, de couleurs. D’encres mouvantes, de matières mêlées, de mots aussi, retenus par un fil.

Viendront, tout naturellement, la reliure et les Codex.
Seule la main qui en tourne les feuillets, sait ce que le Codex lui raconte. Lui, impertinent, se lit par tous les sens. Dans tous les sens aussi. Pourtant, il faudra bien en choisir un, au moins un. Et s’amuser à l’inverser. Au moins pour constater qu’il en existe un autre.

C’est le jeu de la Revue d’artiste « Nouveaux Documents ». Qui emplit le Codex. Qui en cherche le sens. Photographies, écrits, peintures, croquis, témoignages et entretiens, détournent les objets autant que les images, se jouent des certitudes. En tout anachronisme. En dépit du bon sens.

« Pure fiction » penseront certains. Accordé. Uniquement dans la mesure où la mémoire sera, quant à elle, réelle. Incertaine. Interprétée. Influençable, déformable. Usurpée. Imaginée. Peut-être.

ASSOCIATION TOULOUSE GRAVURE

Exposition réservoir

L’association Toulouse gravure dispose d’un atelier avec plusieurs presses pour taille douce, et permet à ses adhérents de venir profiter du matériel et du lieu. Nous sommes une cinquantaine d’adhérents graveurs, nous fonctionnons en collégialité, pour partager connaissances et créativité.
Nous organisons des expositions ainsi que différents événements. La gravure sur métal est au cœur de notre travail, même si certains artistes vont explorer d’autres techniques comme l’électrogravure, la linogravure ou la collagraphie…

L’atelier sera ouvert, ainsi que le réservoir Garrigou durant deux week-ends : Vendredi 25/09 : 17h-20h, Vernissage à 18h
Samedi 26/09 :  10h-18h
Dimanche 27/09 : 10h-20h

Vendredi 2/10 : 15h-18h
Samedi 3/10 : 11h-18h
Dimanche 4/10 : 11h-18h

DE LA SERVE Marie-Aude

femmes printanières

J'aime infiniment flâner et croquer la beauté gratuite qui nous entoure. Depuis des années, je me balade avec mon carnet à la main pour croquer ces passants qui portent un chapeau dans la rue, cette fleur qui dépasse, ces musiciens qui jouent leur instrument, ces amis qui bavardent, cette femme songeuse… J’ai plaisir à regarder la vie différemment !

ATELIER LA MAIN GAUCHE

La Catalane à l'atelier

L’Atelier de la Main Gauche est né en septembre 2007 du désir de faire exister un lieu collectif et dynamique adapté aux exigences d’un travail artistique professionnel et contemporain de gravure et plus largement de l’estampe.
Il est tout à la fois un lieu de création, de diffusion et de formation.
L’Atelier de la Main Gauche est avant tout un atelier professionnel permettant à des artistes résidents ou extérieurs d’exercer quotidiennement la gravure dans des conditions de travail adaptées.
C’est un laboratoire quotidien où se conçoivent et naissent des œuvres d’art originales.

Au delà d’une mutualisation des moyens, l’atelier collectif est le choix délibéré d’un espace de travail dynamique et ouvert.
L’Atelier de la Main Gauche propose tout au long de l’année des formations en gravure dispensées par les artistes résidents du lieu ou par des artistes extérieurs.
Ces formations s’adressent aussi bien à un public amateur qu’à des artistes professionnels.

ZAOUCHE GAUDRON Chantal (ZAO)

ZAO-Visuel

Je travaille le grès et la porcelaine à la plaque, au colombin, dans la masse. Une idée qui passe, une situation que j'ai aimée ou une envie soudaine, mes pièces ne suivent pas une trajectoire unique et peuvent être très différentes les unes des autres en fonction des personnes, contextes ou lieux qui m’entourent. Chaque objet raconte, à sa manière, une intention, une sensation, une histoire. Improvisation ou décision, avec toujours l’envie d’expérimenter le geste, les matériaux ou encore les cuissons.

LYLOU LE SIGNOR

Lylou Le Signor

Peintre-graveuse passionnée de technique mixte et de gravure alternative ( Non-toxique et moins polluante ) dans la mouvance de l'abstraction lyrique.
Rechercher la germination poétique d'une composition par le jeu de la gestuelle, de la rencontre fertile des contraires et de l'impact créatif de l'aléatoire.
Formation aux Beaux Arts de Quimper puis à l’École Nationale des Arts Appliqués de Paris ( ENSAAMA Olivier de Serres )

FERRER Valérie

Bureau

Faire, parce que d’y penser, ça me stresse. Je peins de façon intuitive et réfléchie. Un alliage entre une capture d’images, rapide, et une maitrise du résultat lent. Le matériau de départ est un stock d’images de magasines (personnages, objets, couleurs). Ma démarche est basée sur un travail d’emprunt, une méthode de hold-up. A l’inverse des malfrats, qui dans un premier temps, lentement, nettoient toutes les pièces de leurs armes, tranquillement en silence et qui, dans un deuxième temps, rapide, opèrent. Et pourquoi une casserole ou une montagne? Ça m’est égal, c’est intuitif. C’est plutôt qu’est ce que je vais faire avec ça, c’est la réflexion.

CUNNAC Annette

Atelier

Annette Cunnac puise dans son environnement proche et au cours de ses lointains voyages, la source de ses peintures qui sont le fruit d’une observation directe et sensible du monde qui l’entoure. Elle peint la réalité en mettant en lumière sa poésie et ses couleurs. Elle révèle toute la richesse d’un univers sublimé. Ses thèmes de prédilection sont les paysages et les scènes de vie.

Elle travaille en extérieur, en prise directe avec le motif pour saisir la lumière et les couleurs. « Lorsque je peins en plein air, je suis en état de réceptivité totale afin que rien ne vienne distraire l’œil de ce qui importe ». Guidée par les formes et les couleurs, elle réalise des croquis, des dessins plus poussés ainsi que des clichés qui vont constituer une base qu’elle utilisera pour son travail en atelier. Là commence le temps de la réflexion et du choix des sujets avant de passer à l’acte de peindre. Elle recherche sans cesse le ton juste, la délicatesse des couleurs et un équilibre entre graphisme et formes colorées. Transmettre l’émotion ressentie lors de la première perception et révéler le caractère profond du sujet est le fil conducteur de son travail qui va ouvrir à une émotion esthétique immédiate et à un dialogue avec le spectateur.

« Sublimer la vérité du sujet, exprimer l’essentiel et atteindre une intensité émotionnelle dans l’œuvre. »

KIENY

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Je peins avec le désir d’être ailleurs que là où je suis.
La ville devient mon territoire d’exploration, un espace mental autant que réel. Ses rues, ses façades, ses silences et ses tensions sont des miroirs dans lesquels je me projette.

À travers l’autoportrait, je cherche ma place dans cet environnement urbain. Je me représente comme une présence fragmentée, superposée au paysage, parfois fondue en lui, parfois en décalage. Les superpositions sont essentielles dans mon travail : elles traduisent le mouvement intérieur, les couches d’identité, les pensées qui se croisent.

Mon intention est de tendre vers une forme d’hyperréalisme, non pas seulement pour reproduire fidèlement le réel, mais pour intensifier la sensation d’existence. Chaque détail devient une affirmation, chaque texture une preuve de présence.

Peindre, pour moi, est une manière de me déplacer sans bouger.

PALLARO Fanny

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En quête des origines pour aujourd’hui.
Fanny Pallaro développe un univers mêlé d’onirisme et de poésie, très en lien avec les environnements naturels et leurs esprits premiers.
Elle travaille en priorité la terre, qui passe ensuite par le feu. Certaines de ses sculptures deviennent des bronzes.

GAIO Catherine

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Mon travail pictural est essentiellement basé sur la trace, l’empreinte et le signe.
J’exploite soit la technique mixte ainsi que les différentes techniques de gravure.
L’œuvre se crée sans idée préconçue, pour moi il est important que l’œuvre entre en contact avec une sensibilité plus ou moins collective. En partant de l’imprécision la plus absolue, on peut toucher plus de gens qu’avec trop de définition.

BALAS Sophie

Depuis de nombreuses années, je partage mon temps entre des recherches artistiques pures et une activité de plasticienne dans l’espace public.
Ma démarche artistique est avant tout basée sur de la gravure contemporaine avec un travail centré autour de la ligne ( voir plus bas). Je fais également de la céramique.
En tant que plasticienne, je travaille en étroite collaboration avec l’agence de paysage et d’aménagements urbains ” d’une ville à l’autre…” . Mes interventions sont très différentes selon les projets ( design de mobilier urbain, empreintes dans le sol, sculptures, graphisme … etc)
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Travail de la ligne et de la répétition, de la superposition- de la vibration et de la couleur.

La ligne comme un élément vital.
La ligne comme un fil tendu, un élément incisif qui viens strier l’espace, précis, incisif, sans concession.

Le trait pur : une trajectoire qui strie l’espace, traverse la plaque, la feuille de papier.

Je travaille avec plusieurs plaque (cuivre ou zinc) elles mêmes composées de multitudes de traits qui évoquent peut être des fils (résurgence de mon passage dans le textile à Duperré ?), des trames.

Recherche de profondeur, chaque plaque, chaque tirage est un plan qui se superpose à un autre sur une même estampe.
La superposition à la recherche de l’équilibre, équilibre fragile à la limite de la rupture.

Un trait de trop ou une plaque de trop et l’équilibre est rompu.

Chaque épreuve est unique ( épreuve d’artiste) et la gravure seulement un moyen de travailler la répétition en étant à chaque fois proche mais différent.
Travail en série.

Exigence de ce média, comment dire l’essentiel avec une économie de moyens. Dire avec peu.

Travail méditatif exécuté dans la concentration et la tension (le trait juste, la couleur juste).
L’acte de graver en lui même est une “performance”.

TROUVÉ Annie

Feuillage

Mon travail est essentiellement basé sur l’estampe sous toutes ces formes (taille douce, linogravure, empreinte, gaufrage…). La nature qui m’entoure est ma principale source d’inspiration (végétaux, paysages, atmosphères…). Tout repose sur des impressions récoltées ça et là, des éléments glanés sur mon chemin, des détails qui accrochent le regard…
Ma démarche n’est pas de reproduire le plus fidèlement possible la réalité mais de laisser libre cours à mon imagination…
La ressemblance n’est pas nécessaire : l’abstrait et le figuratif se mêlent. La gravure, sa technique l’exige, est lente et ce processus me convient car il autorise un cheminement contemplatif.

BERGES Jérôme

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Mon expression avec le médium gravure au sein de l’Atelier Toulouse Gravure peut être résumé ainsi:

‘ Mots absents, formes présentes. Mes gravures puisent dans l’espace négatif des textes pour créer des compositions géométriques et chromatiques. Un jeu de superposition et de transparence qui révèle de nouvelles significations’

Pour l’édition 2026 des AEB je désire présenter un travail ‘miroir’ du médium gravure décrit ci-dessus et du médium céramique que je pratique au sein de ma propre entité (terres_meres). Les réalisations en céramique exploiteront les techniques d’enfumage.

SANCHEZ Anne-Marie

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Je dépose ma tête : les bras pleins d’émotions, j’entre à tâtons dans l’ample silence de la peinture et l’espace indicible de l’intime.
L’érosion du geste pictural m’aide à libérer, ouvrir des passages, ajuster, donner forme à l’image.
Je la laisse s’élaborer à son rythme, avec ses heurts, ses vibrations propres, ses soupirs.
J’accompagne l’image en train de se faire .
Elle dirige, j’exécute.
Je travaille à la faire advenir en me servant de l’aléatoire, de traces et d’empreintes obtenues par des impressions aux encres à l’huile, à la presse.
Ma peinture se caractérise par la mixité de techniques utilisées sur le même support.
Je fais confiance aux rencontres fortuites et à mon obstination.
Cet impératif sans apparente nécessité est pour moi un formidable espace de liberté.
Quand, enfin, l’image est là et me regarde, j’accueille dans l’étonnement l’évènement pictural et espère le faire partager…

ZANESI Elisabeth

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Peinture à l’huile

D’abord des balades en plein air puis une peinture instinctive, synthétique, une peinture où le regard cherche à saisir l’ambiance, la lumière d’un moment, une intensité, une profondeur.
Des évocations de paysages, un rythme d’un tableau à l’autre, une quête d’équilibre, d’harmonie, de correspondance…
Le paysage est revisité.

CISELET Barbotine

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Les présences et expressions des sculptures de Barbotine Ciselet sont toujours plus engagées.
Ses personnages portent leurs failles comme une force.
Le grès chamotté travaillé au couteau garde la trace du geste brut et sincère. Les couleurs pastel apaisent la matière. L’émotion simple mais puissante de Paul, Julien et des autres touche directement au coeur.

Je suis ravie d’accueillir, pour cette édition 2026, la peintre Elisabeth ZANESI
“D’abord des balades en plein air puis une peinture instinctive, synthétique, une peinture où le regard cherche à saisir l’ambiance, la lumière d’un moment, une intensité, une profondeur. Des évocations de paysages, un rythme d’un tableau à l’autre, une quête d’équilibre, d’harmonie, de correspondance… Le paysage est revisité.

LARROQUE SOUSSAN Cathy

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J’ai trouvé dans les éléments TERRE et FER
Les vecteurs et les compagnons de mon Expression.
Tout part de la Matière brute , le modelage du grés incline à la douceur des formes, la Patine et l’Oxydation réchauffent la froideur du Métal, tout e lui conférant une hypothétique mémoire du temps.

RELYVELD Martine

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La démarche et le thème des gravures :
Racines, fleurs, la traversée des éléments
Traverser les différentes strates, couches, pour pouvoir grandir et s’épanouir. Tel est le défi des végétaux : germer et faire ses racines dans la terre, traverser les différentes couches de terre, et arriver dans l’air. Dans ce monde aérien, toujours relier aux racines, le végétal va monter, faire des feuilles, des fleurs, des fruits, pour ensuite retourner à la terre… Le lotus, germe dans la boue, traverse l’eau et va fleurir à l’air ! Il traverse les 3 éléments qui nous entoure, la terre l’eau et l’air !
Ce thème de la traversée et du voyage immobile sera au cœur des gravures exposées.

Technique : La Gravure en taille douce
Martine Relyveld travaille la gravure utilisant différentes techniques de taille douce et d’impression : en taille douce (gravure sur métal), elle utilise l’aquatinte, la pointe sèche, l’eau forte au trait et le vernis mou. Les tirages sont parfois fait directement sur la feuille, mais parfois elle pratique le marouflage ou le chine-collé.

Formation
Martine Relyveld a fait des études d’Arts Plastiques et Esthétique à Paris I La Sorbonne et obtenu licence et maîtrise. Quelques années plus tard, à Toulouse elle passe un CAPES et Master2 en Arts Plastiques et enseignera les Arts Plastiques.
Elle découvre la gravure en taille douce dans les ateliers de la ville de Paris et lorsqu’elle s’installe à Toulouse où elle réside depuis lors, elle continue à fréquenter des ateliers de gravure. Actuellement elle pratique la gravure dans l’atelier de l’Association Toulouse Gravure.
Elle expose régulièrement à Toulouse et dans ses environs, participe à des expositions individuelles, collectives et des Portes Ouvertes d’Ateliers d’artistes. Elle participe aussi à des expositions dans toute la France et à l’étranger.

GALABRUN Evelyne

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" Entre-tenir " un espace fluide, toujours mouvant à la limite du flou.

C’est au crayon-couleur, au stylo, que je campe ces lieux (topographies informelles, faites de souffle, de flou), portés par l’homophonie d’un trouble qui guide mon regard.
THROUGH…imperceptibles trames du souffle
que constituent ces petites mémoires sauvées du vent

Mon atelier d’écriture expérimente l’intensité avec laquelle le trait s’imbrique dans son réseau de fils, faisant émerger, selon l’état du moment, le souffle d’une matière.
Les flux qui s’élaborent sur le blanc de la feuille, font sourdre du vide, trames et membranes qui se succèdent, s’enchevêtrent, et composent avec leur tension.

Dans l’énergie et la retenue du Faire, rendre tangible, pour le regard patient, des états qui s‘immiscent entre transparence, couvert et dévoilé.

Longtemps, j’ai travaillé la matière ( ses qualités plastiques, ses résistances…), dans un contexte de commandes privées, en lien avec des architectes d’intérieurs. Cette confrontation aux surfaces murales, faite de gestuelle répétitive, je la retrouve dans ma pratique du dessin ; un "encore et encore" qui s’inscrit, le plus souvent, en de grands formats.

VIDDAO

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Je peins l'Autre, autrement. Autodidacte en dessin et peinture, j’ai dû me faire moi-même mes propres bases en la matière. Il s’agit pour moi de (re)forger une méthode en affinant des gestes propres ; méthode où je ne cherche pas la vraisemblance, visant aux symboles ; et tout ce que je peins/sculpte n’est ni figuratif ni abstrait, mais autre ; dans les faits il y a bien des tableaux un peu plus figuratifs et d’autres un peu plus abstraits. Au quotidien c’est joindre de strictes contraints à de pures fantaisies, en travaillant beaucoup la matière, son épaisseur, son creusé ; en superposant les plans, enlevant ici, ajoutant là. De fait l’énergie brute s’allie à une recherche continue, en texturant, mu par un sens subtil, allant de la tache au sublime (et l’inverse). L’esprit voulant plis d’une peinture qui travaille, que travaillée [mais travaillée aussi par les temps morts, comme des fortes impressions]. Nature, celle qui opère en moi est diverse : d’où ce travail, non linéaire, à plusieurs vitesses (en jouant de cette contrainte, ou facilité, l’acrylique séchant vite). Libre et imprévisible, je ne m’interdis rien sauf de céder à la facilité.

GRANIÉ Virginie

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La photographie est pour moi une passion née dans l’enfance, peut-être le jour où j’ai remporté mon premier appareil photo en plastique lors d’une fête foraine. Je crois que j’y ai découvert une manière de voir, de détacher, de choisir aussi certainement. Vers 14 ans, j’ai eu mon premier reflex, et c’est plus tard, à l’université, que j’ai rencontré le monde du laboratoire photo. Dans les années 2000, j’ai décidé d’y consacrer plus de temps et j’ai suivi une année à l’ETPA en parallèle de plusieurs ateliers menés par Jean-Luc Aribaud.
Depuis une vingtaine d’années, je fais également partie du collectif de photographes « VERTIGE », un espace de partage et de création qui alimente mon regard.
Je pratique la photographie de manière intuitive en explorant plusieurs univers, de la photo de rue à de la photo plus plasticienne et en utilisant diverses techniques comme la surimpression, les tirages spéciaux, les cyanotypes. J’aime métamorphoser l’image, la rendre plus énigmatique.

Cette année je voudrais faire découvrir une série de cyanotypes sur laquelle je travaille actuellement sur le thème du souvenir, de la mémoire – l’image principale sera modifiée lorsque je serai plus avancée.

BARRUOL Isabelle

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La peinture, mon premier objet d’expérimentation, s’est progressivement enrichie de nouvelles pratiques artistiques entre atelier et nature, telles que les installations, la photographie, la gravure ou la céramique. C’est ainsi que mes recherches sur la Trace et la mémoire ont trouvé de nouveaux développements avec les estampes et les cyanotypes, empreintes d’encre et de lumière.
Aujourd’hui de nouvelles séries déclinées transversalement dans divers médiums viennent prolonger ce travail -les séries Horizons, Nuages, Flous, Minéralités ou Spleen. Elles construisent ensemble un univers artistique onirique et contemplatif qui interroge notre relation au monde vivant et résonne avec les enjeux écologiques contemporains.

L’installation présentée associe minéraux et céramiques composés ensemble par contact, empilements ou adossements. Dans le contraste ou la gémellité, ces éléments dialoguent comme autant de fragments d’un paysage élargi, beaucoup plus vaste, en hors champs. Les objets ramassés -ici des pierres- deviennent des unités fondamentales du paysage parcouru, un plus petit commun diviseur qui relie le détail à l’ensemble, le geste intime à l’étendue du monde. Le minéral, brut et originel, rencontre la céramique, objet façonné mais parfois volontairement laissé dans une apparente rudesse. De cette confrontation naît une réflexion sur l’origine des formes, la mémoire des matières.
Des gravures et monotypes présentés en regard viennent documenter librement la lecture de l’installation, telles des planches d’observation, des étapes de recherche.

Rio

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À travers une pratique transversale qui embrasse une diversité de médiums – livres-objets, peintures à l’huile, aquarelles, pastels, sérigraphies, cyanotypes, estampes, j’interroge les seuils et les interstices : entre l’image et son hors-champ, entre le réel et la fiction. Mon travail explore les traces du temps et du passage, ces moments de transition où tout peut basculer, où l’ordinaire vacille vers l’étrange.
La question du visible et de l’invisible traverse ma recherche : liens imperceptibles qui sous-tendent les relations, tension entre présence et absence, entre apparition et effacement. Le temps semble suspendu, laissant émerger une autre danse du réel.

Inspirée par mon environnement quotidien, j’en détourne la perception pour ouvrir un espace où les repères se troublent. Les paysages que je compose oscillent entre lumière, brumes et ombres grandissantes. Les arbres deviennent des présences vibrantes, tandis que l’humain, lorsqu’il apparaît, n’est qu’une trace fugace, un témoin éphémère face à la majesté d’un monde qui le dépasse.
Dans certaines séries, les humains apparaissent comme des silhouettes, et tout ce qui participe à son anonymat est utilisé, afin qu’ils deviennent des espaces de projection.

SORBAC Marie-Laure

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Depuis plus de trente ans, Marie-Laure Sorbac pratique la photographie.
En France, où elle passe ses vingt premières années, elle s’intéresse aux mots sous toutes ses formes.
Inventer, mettre en scène, faire parler ; les plumes qui courent sur le papier sont les créations inconscientes de ses pulsions.
Les mots sont ses images.
Dans les années quatre-vingt, elle s’installe à New York pour quelques mois. Elle y restera quatorze ans.
En 1989, elle obtient son diplôme de photojournalisme à la City University de New York (Baruch College), avec mention honorifique et distinction. Elle atteste de son intérêt à raconter des histoires.
Ses images, à la fois sociales, documentaires, et surréalistes parlent de perception et de représentation.
Elles interrogent féminité, identité, créativité.
Marie-Laure Sorbac s’intéresse à l’humain, son corps, ses fantasmes, son éducation. Elle cherche à rendre visibles nos dualités intérieures et extérieures.
Elle dialogue avec Lisette Model, Diane Arbus, Robert Frank, Duane Michals, Man Ray, Hans Bellmer, Viviane Sassen… Tout est prétexte pour parler de : construction mentale et physique.
Ses images sont des mots que l’on pose sur une page, des images qui vous parlent.

Archivé: CARTIER Laurent

Les amants

Je peins la peau comme on capte une sensation : une surface vivante, vibrante, traversée par la lumière, la couleur, le souvenir.

Mes peintures montrent des corps en contact, couverts de voiles colorés, transparents comme des halos. Chaque couche est déposée comme un souffle, une caresse. Elles transforment le visible, créent des tensions discrètes, des présences à deviner.

Né en Guadeloupe, j’ai grandi dans un monde où la peau porte des histoires, des regards, des projections. Cette mémoire sensible m’accompagne dans ma manière de peindre, en écho à Frantz Fanon et aux imageries thermiques qui rendent la chaleur visible.

Ce que je cherche, c’est une présence. Pas une forme à identifier, mais une densité à ressentir. Peindre, pour moi, c’est inventer un espace où la peau devient paysage, où l’on regarde avec les yeux… et avec le corps.

Archivé: GALABRUN Evelyne

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"Entre-tenir" un espace fluide, toujours mouvant, à la limite du flou "

C’est au crayon de couleur ou au stylo, que je campe ces espaces (topographies informelles, faites de souffle, de flou) portés par l’homophonie d’un trouble qui guide mon regard.

THROUGH… imperceptibles trames du souffle
que constituent ces petites mémoires sauvées du vent

Mon atelier d’écriture expérimente l’intensité, l’énergie avec lesquelles le trait s’imbrique dans son réseau de fils, faisant émerger, selon l’état du moment, le souffle d’une matière. Les trames qui s’élaborent sur le blanc de la feuille, font sourdre du vide, des états qui se succèdent, s’enchevêtrent pour donner enfin, leur lieu à voir.

Dans l’énergie et la retenue du Faire, rendre tangible :
– des états en suspens
– une matière qui échappe au toucher
– un tissé saisi par le recouvrement

Longtemps, j’ai travaillé la matière (ses qualités plastiques, ses résistances…), dans un contexte de commandes privées, en lien avec des architectes d’intérieurs. Cette confrontation aux surfaces murales, faite de gestuelle répétitive, je la retrouve dans ma pratique du dessin; un "encore et encore", qui s’inscrit, le plus souvent, en de grands formats.

Archivé: Collectif GESTES

Gestes et ses artistes

L’association Gestes est composée de quatre artistes et artisan.e.s toulousain.e.s travaillant le bois et la céramique. Nos pratiques se retrouvent dans le travail de la matière lié à des gestes ancestraux.

Nous sommes porté.e.s par la recherche plastique autour du glanage (argiles et minéraux récolté.e.s, bois de récupération). Chacun.e développe au sein de l’atelier, une démarche personnelle; qu’elle soit pour mettre en valeur des imperfections, des textures aléatoires ou des mouvements minéraux.

L’association est également un lieu de transmission et d’échange autour de la matière et de la création.

Archivé: COLIN-FOLCO Louise

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Je travaille principalement le tissage et la couture en parallèle de l’écriture.
Pour moi, ces pratiques artistiques se répondent. Ce sont des modalités d’expression qui me permettent d’appréhender différemment les notions de linéarité, de mémoire et de point de jonction par où une chose se donne à voir en regard d’une autre dans un ensemble.
Dans mon travail j’interroge la notion de trame. Autrement dit, ce qui permet la jonction ou l’alignement d’objets, d’instants ou de tonalités différents sur une même ligne ou dans une même composition.
Concrètement, ce que j’aime créer, ce sont des œuvres fragmentaires qui amalgament toutes sortes de choses et questionnent la notion de linéarité. Linéarité d’un itinéraire, d’une identité, d’une mémoire, d’un moment…
Ce qui me plaît particulièrement, ce sont les écarts, les soubresauts, les manques et des raccordements hasardeux qui viennent “faire défaut” dans un assemblage.
Dans mon travail, je mélange à la fois des éléments organiques, des brindilles, de la céramique, des plantes, des roches, de la cire, des nids d’oiseaux, des morceaux d’écorces, des os ; mais également des tirages photographiques de différentes époques.
En réunissant tous ces éléments de factures différentes et chargés pour moi de significations différentes, je donne à voir la fragilité ou plutôt la porosité de certains fragments qui, au contact d’autres choses, s’activent, s’agitent différemment.

En somme, je dirais donc que mon travail artistique, tant plastique que littéraire, consiste à trouver, récolter, mélanger ou réunir des fragments, de petites choses ténues que je glane. En les unissant, je tente d’en faire jaillir de nouvelles possibilités et de proposer de nouveaux chemins de mémoires touffus, racinaires.

Archivé: LARROQUE SOUSSAN Cathy

Les matériaux composant les sculptures de Cathy LARROQUE SOUSSAN trahissent le dérisoire de l’Existence.
Dérisoire ou moins pesamment dissonance, venant mettre à mal toute prétention au sérieux, toute emphase, contre les valeurs absolues de l’Artiste.
Autant de couacs dans l’ordre des choses, d’ironies essentielles.

Archivé: GRIMAUD Cécile

Terre et ciel

Admirative des courants artistiques du XVIII au début du XX° siècle, émerveillée par la nature , amoureuse des couleurs, je cherche d’abord à exprimer ma propre interprétation du monde.
J’explore ainsi les relations étroites et complexes qui se tissent sur la toile entre la couleur et la composition, les jeux de transparence et de clair-obscur qui font naître la lumière et la profondeur dans une œuvre. De cette subtile alchimie vont éclore des contrastes, des vibrations chromatiques accompagnées ou pas de mouvement, créant ainsi mon univers pictural emprunt de nature, parfois de poésie; tantôt figuratif, tantôt abstrait ou à mi-chemin.. Le tableau devient alors une fenêtre d’évasion vers une autre vision du monde.
Plus récemment, je me sens guidée par un élan inconscient qui me pousse à retranscrire cette sensation de profondeur, d’espace et de lumière qui m’anime depuis toujours, le thème de l’horizon s’impose de lui-même et devient alors ma ligne directrice picturale.. Cet horizon hypnotique et fascinant, à la fois universel et singulier comme une ligne insaisissable nous reliant tous autant que nous sommes..
Introduits par la matière, enduits par mes mains, noyés dans mes jus d’encre et marqués par la couleur.. puis définis par mes craies, parfois nimbés de doré ou subtilement tracés de noir; c’est ainsi que naissent mes “HORIZONS”, révélés par la lumière, comme des fenêtres de contemplation, de réflexion ou de repère sur notre propre vie d’humain face à la nature.
Animée par la relation ambivalente et complexe qui se tisse entre humain et nature, je cherche à conjuguer et réconcilier les deux entités dans mon œuvre.

Archivé: PALLARO Fanny

F. Pallaro_Ancetre_Amour

En quête des origines pour aujourd’hui : Fanny Pallaro réalise des déclinaisons plastiques à partir de ses sculptures (mises en scène dans la nature, installations, photographies, gravure et estampes numériques…) afin d’approfondir l’univers qui se déploie sous ses doigts étonnés.

Archivé: BALAS Sophie

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Depuis de nombreuses années, je partage mon temps entre des recherches artistiques pures et une activité de plasticienne dans l'espace public.
Ma démarche artistique est avant tout basée sur de la gravure contemporaine avec un travail centré autour de la ligne ( voir plus bas). Je fais également de la céramique.
En tant que plasticienne, je travaille en étroite collaboration avec l'agence de paysage et d'aménagements urbains " d'une ville à l'autre…" . Mes interventions sont très différentes selon les projets ( design de mobilier urbain, empreintes dans le sol, sculptures, graphisme … etc)
___

Travail de la ligne et de la répétition, de la superposition- de la vibration et de la couleur.

La ligne comme un élément vital.
La ligne comme un fil tendu, un élément incisif qui viens strier l'espace, précis, incisif, sans concession.

Le trait pur : une trajectoire qui strie l'espace, traverse la plaque, la feuille de papier.

Je travaille avec plusieurs plaque (cuivre ou zinc) elles mêmes composées de multitudes de traits qui évoquent peut être des fils (résurgence de mon passage dans le textile à Duperré ?), des trames.

Recherche de profondeur, chaque plaque, chaque tirage est un plan qui se superpose à un autre sur une même estampe.
La superposition à la recherche de l'équilibre, équilibre fragile à la limite de la rupture.

Un trait de trop ou une plaque de trop et l'équilibre est rompu.

Chaque épreuve est unique ( épreuve d'artiste) et la gravure seulement un moyen de travailler la répétition en étant à chaque fois proche mais différent.
Travail en série.

Exigence de ce média, comment dire l'essentiel avec une économie de moyens. Dire avec peu.

Travail méditatif exécuté dans la concentration et la tension (le trait juste, la couleur juste).
L'acte de graver en lui même est une "performance".

Archivé: ASSOCIATION TOULOUSE GRAVURE

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L’association Toulouse gravure dispose d’un atelier avec plusieurs presses pour taille douce, et permet à ses adhérents de venir profiter du matériel et du lieu. Nous sommes une cinquantaine d’adhérents graveurs, nous fonctionnons en collégialité, pour partager connaissances et créativité.
Nous organisons des expositions ainsi que différents événements. La gravure sur métal est au cœur de notre travail, même si certains artistes vont explorer d’autres techniques comme l’électrogravure, la linogravure ou la collagraphie…

L’atelier sera ouvert, ainsi que le réservoir Garrigou durant deux week-ends : Vendredi 26/09 : 17h-20h, Vernissage à 18h
Samedi 27/09 :  10h-18h
Dimanche 28/09 : 10h-20h

Vendredi 4/10 : 15h-18h
Samedi 5/10 : 11h-18h
Dimanche 6/10 : 11h-18h

Les photos du site sont en majorité  de Laurent Bessol, photographe invité en 2024 au reservoir durant les AEB.

Archivé: SANCHEZ Anne-Marie

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Je dépose ma tête ;
les bras pleins d'émotions, j'entre à tâtons dans l'ample silence de la peinture et l'espace indicible de l'intime.
L'érosion du geste pictural m'aide à libérer, ouvrir des passages, ajuster, donner forme à l'image.
Je la laisse s'élaborer à son rythme, avec ses heurts, ses vibrations propres, ses soupirs.
J'accompagne l'image en train de se faire ;
elle dirige, j'exécute.
Cet impératif sans apparente nécessité est pour moi un formidable espace de liberté.
Quand, enfin, l'image advient et me regarde, j'accueille dans l'étonnement l'évènement pictural et espère le faire partager…

Archivé: CISELET Barbotine

barbotineciselet

Ma création est – dès l’origine – profondément humaniste.
Dans la série « vie quotidienne » la femme, l’homme, l’enfant se montrent ainsi sans concession mais surtout pas sans humour et encore moins sans amour : loin des canons de beauté, de l’œuvre parfaite et millimétrée sublimant le beau, les sculptures choisissent le contrepied de la « beauté du réel ».

J’aurai cette année le plaisir d’accueillir dans mon atelier la peintre Phanette FRANZINI, originaire de Marseille, est une artiste autodidacte dont le travail s’établit entre Art singulier et Art Naïf. Ses réalisations se caractérisent par un trait noir et franc cernant des formes rondes, une peinture haute en couleur ; des œuvres spontanées, expressives, ancrées dans l’émotivité.
https://www.phanettef.com/

Archivé: FERRER Valérie

Bureau

Faire, parce que d’y penser, ça me stresse. Je peins de façon intuitive et réfléchie. Un alliage entre une capture d’images, rapide, et une maitrise du résultat lent. Le matériau de départ est un stock d’images de magasines (personnages, objets, couleurs). Ma démarche est basée sur un travail d’emprunt, une méthode de hold-up. A l’inverse des malfrats, qui dans un premier temps, lentement, nettoient toutes les pièces de leurs armes, tranquillement en silence et qui, dans un deuxième temps, rapide, opèrent. Et pourquoi une casserole ou une montagne? Ça m’est égal, c’est intuitif. C’est plutôt qu’est ce que je vais faire avec ça, c’est la réflexion.

Archivé: VOISIN Antoine

vivifiante

Je m’intéresse depuis plusieurs années à la notion d’ «abstraction narrative », une façon subjective d’aborder le réel par la couleur et la forme. Inspiré par l’énergie de l’expressionnisme abstrait, que je tente de pousser vers un récit ouvert à l’expérience de l’observateur… La figuration n’est jamais très loin. Chacun pourra trouver, dans l’harmonie des couleurs et l’énergie des graphismes, matière à histoire…

Par ailleurs, je mène plusieurs séries à la frontière de la figuration (« flores », « paredes »,…), des fresques murales, des peintures éphémères en concert, et j’ai publié deux livres d’artiste avec le poète Claude Barrère.
Mon atelier est situé à Toulouse.

Archivé: CHARRIE Zabel

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Je m’intéresse, tant au niveau théorique qu’au niveau plastique, aux notions d’identité et de corporéité, dans toutes leurs dimensions ( intime, psychologique, organique, sociétale, sociale, politique, symbolique, historique…)
J'explore les sphères du corps physique, du corps psychique et leurs imbrications : le rapport corps-psyché.
Les techniques utilisées vont du dessin traditionnel à l'image numérique en passant par l'expérimentation et le développement de procédés personnels comme le dessin par la brûlure ou l'utilisation de matériaux récupérés, naturels ou artificiels et la recherche d'effets de profondeur.
Actuellement, je me penche sur  les notions de mémoire et de transmission, notamment familiales : l'influence consciente ou inconsciente sur nos existences de l'histoire, sue ou tue, des parents, des vivants et des disparus.
Ce qui ne m’empêche aucunement d’aller explorer d’autres sphères, pour peu que je pense avoir quelque chose à y apprendre, à y apporter ou à en dire.

Archivé: CUNNAC Annette

Cambodge-Scene-de-vie-sur-le-Tonle-Sap-Pastel

Annette Cunnac puise dans son environnement proche et au cours de ses lointains voyages, la source de ses peintures qui sont le fruit d’une observation directe et sensible du monde qui l’entoure. Elle peint la réalité en mettant en lumière sa poésie et ses couleurs. Elle révèle toute la richesse d’un univers sublimé. Ses thèmes de prédilection sont les paysages et les scènes de vie.

Elle travaille en extérieur, en prise directe avec le motif pour saisir la lumière et les couleurs. « Lorsque je peins en plein air, je suis en état de réceptivité totale afin que rien ne vienne distraire l’œil de ce qui importe ». Guidée par les formes et les couleurs, elle réalise des croquis, des dessins plus poussés ainsi que des clichés qui vont constituer une base qu’elle utilisera pour son travail en atelier. Là commence le temps de la réflexion et du choix des sujets avant de passer à l’acte de peindre. Elle recherche sans cesse le ton juste, la délicatesse des couleurs et un équilibre entre graphisme et formes colorées. Transmettre l’émotion ressentie lors de la première perception et révéler le caractère profond du sujet est le fil conducteur de son travail qui va ouvrir à une émotion esthétique immédiate et à un dialogue avec le spectateur.

« Sublimer la vérité du sujet, exprimer l’essentiel et atteindre une intensité émotionnelle dans l’œuvre. »

Archivé: GAIO Catherine

Mon travail pictural est essentiellement basé sur la trace, l’empreinte et le signe.
J’exploite soit la technique mixte ainsi que les différentes techniques de gravure.
L’œuvre se crée sans idée préconçue, pour moi il est important que l’œuvre entre en contact avec une sensibilité plus ou moins collective. En partant de l’imprécision la plus absolue, on peut toucher plus de gens qu’avec trop de définition.

Archivé: SANCHEZ Anne-Marie

affiche A3 Anne-Marie Sanchez

Je dépose ma tête ;
les bras pleins d’émotions, j’entre à tâtons dans l’ample silence de la peinture et l’espace indicible de l’intime.
L’érosion du geste pictural m’aide à libérer, ouvrir des passages, ajuster, donner forme à l’image.
Je la laisse s’élaborer à son rythme, avec ses heurts, ses vibrations propres, ses soupirs.
J’accompagne l’image en train de se faire ;
elle dirige, j’exécute.
Cet impératif sans apparente nécessité est pour moi un formidable espace de liberté.
Quand, enfin, l’image advient et me regarde, j’accueille dans l’étonnement l’évènement pictural et espère le faire partager…

Archivé: CUNNAC Annette

Toulouse - Reflets sous le pont Saint-Pierre

Annette Cunnac puise dans son environnement proche et au cours de ses lointains voyages, la source de ses peintures qui sont le fruit d’une observation directe et sensible du monde qui l’entoure. Elle peint la réalité en mettant en lumière sa poésie et ses couleurs. Elle révèle toute la richesse d’un univers sublimé. Ses thèmes de prédilection sont les paysages et les scènes de vie.

Elle travaille en extérieur, en prise directe avec le motif pour saisir la lumière et les couleurs. « Lorsque je peins en plein air, je suis en état de réceptivité totale afin que rien ne vienne distraire l’œil de ce qui importe ». Guidée par les formes et les couleurs, elle réalise des croquis, des dessins plus poussés ainsi que des clichés qui vont constituer une base qu’elle utilisera pour son travail en atelier. Là commence le temps de la réflexion et du choix des sujets avant de passer à l’acte de peindre. Elle recherche sans cesse le ton juste, la délicatesse des couleurs et un équilibre entre graphisme et formes colorées. Transmettre l’émotion ressentie lors de la première perception et révéler le caractère profond du sujet est le fil conducteur de son travail qui va ouvrir à une émotion esthétique immédiate et à un dialogue avec le spectateur.

« Sublimer la vérité du sujet, exprimer l’essentiel et atteindre une intensité émotionnelle dans l’œuvre. »

Archivé: PALLARO Fanny

F. Pallaro_Ancetre_Amour

En quête des origines pour aujourd’hui : Fanny Pallaro réalise des déclinaisons plastiques à partir de ses sculptures (mises en scène dans la nature, installations, photographies, gravure et estampes numériques…) afin d’approfondir l’univers qui se déploie sous ses doigts étonnés.

Archivé: CISELET Barbotine

barbotine_ciseletFERNAND

Pour cette édition 2024, j'aurai le plaisir d'accueillir à l'atelier le photographe Hervé Bais
Ma création est – dès l’origine – profondément humaniste.
Dans la série « vie quotidienne » la femme, l’homme, l’enfant se montrent ainsi sans concession mais surtout pas sans humour et encore moins sans amour : loin des canons de beauté, de l’œuvre parfaite et millimétrée sublimant le beau, les sculptures choisissent le contrepied de la « beauté du réel ».
J'aurai cette année le plaisir d'accueillir dans mon atelier le photographe Hervé Bais et la peintre Mélanie Bais

Archivé: Collectif GESTES

Gestes et ses artistes

L’association Gestes est composée de quatre artistes et artisan.e.s toulousain.e.s travaillant le bois et la céramique. Nos pratiques se retrouvent dans leur travail de la matière lié à des gestes ancestraux.

Nous sommes porté.e.s par la recherche plastique autour du glanage (argiles et minéraux récolté.e.s, bois de récupération). Chacun.e développe au sein de l’atelier, une démarche personnelle; qu’elle soit pour mettre en valeur des imperfections, des textures aléatoires ou des mouvements minéraux.

L’association est également un lieu de transmission et d’échange autour de la matière et de la création.

Archivé: ASSOCIATION TOULOUSE GRAVURE GARRIGOU

réunion à Garrigou

L’association Toulouse gravure dispose d’un atelier avec plusieurs presses pour taille douce, et permet à ses adhérents de venir profiter du matériel et du lieu. Nous sommes une quarantaine d’adhérents graveurs, nous fonctionnons en collégialité, pour partager connaissances et créativité.
Nous organisons des expositions ainsi que différents évènements. La gravure sur métal est au cœur de notre travail, même si certains artistes vont explorer d’autres techniques comme l’électrogravure, la linogravure ou la collagraphie…

L’atelier sera ouvert, ainsi que le réservoir Garrigou, les 27-28-29 septembre ainsi que les 4-5-6 octobre 2024, avec un invité, Laurent Bessol, Photographe.

Horaires d’ouverture :
Vendredi 27/09 : 17h-20h, Vernissage à 18h
Samedi 28/09 :  10h-20h
Dimanche 29/09 : 10h-18h

Vendredi 4/10 : 15h-19h
Samedi 5/10 : 11h-19h
Dimanche 6/10 : 11h-18h

 

 

Archivé: VOISIN Antoine

equilibre

Je m’intéresse depuis plusieurs années à la notion d’ «abstraction narrative », une façon subjective d’aborder le réel par la couleur et la forme. Inspiré par l’énergie de l’expressionnisme abstrait, que je tente de pousser vers un récit ouvert à l’expérience de l’observateur… La figuration n’est jamais très loin. Chacun pourra trouver, dans l’harmonie des couleurs et l’énergie des graphismes, matière à histoire…

Par ailleurs, je mène plusieurs séries à la frontière de la figuration (« flores », « paredes »,…), des fresques murales, des peintures éphémères en concert, et j’ai publié deux livres d’artiste avec le poète Claude Barrère.
Mon atelier est situé à Toulouse.

Archivé: FERRER Valérie

peaux_de_peinture

Faire, parce que d’y penser, ça me stresse.
je peins de façon intuitive et réfléchie. un alliage entre une capture d’images, rapide; et une maitrise du résultat lent.
Le matériau de départ est un stock d’images de magasines (personnages, objets, couleurs).
Ma démarche est basée sur un travail d’emprunt, une méthode de hold-up. A l’inverse des malfrats, qui dans un premier temps lentement:
nettoient toutes les pièces de leurs armes tranquillement en silence

et qui, dans un deuxième temps rapide:

opèrent.
Et pourquoi une casserole ou une montagne? Ça m’est égal, c’est intuitif.
C’est plutôt qu’est ce que je vais faire avec ça, c’est la réflexion.

Archivé: DHOMPS Catherine

DHOMPS - LA MÊLÉE - 116 x 80 Acrylique sur toile - 2023

Mon travail est une réflexion sur l'Art et sur le monde qui m'entoure.
Les tableaux racontent des histoires développées en thèmes et séries.
On y est spectateur, on s'y promène, on songe, on sourit.

Archivé: LARROQUE SOUSSAN

Les matériaux composant les sculptures de Cathy LARROQUE SOUSSAN trahissent le dérisoire de l’Existence.
Dérisoire ou moins pesamment dissonance, venant mettre à mal toute prétention au sérieux, toute emphase, contre les valeurs absolues de l’Artiste.
Autant de couacs dans l’ordre des choses, d’ironies essentielles.

Archivé: GAIO Catherine

Mon travail pictural est essentiellement basé sur la trace, l’empreinte et le signe.
J’exploite soit la technique mixte ainsi que les différentes techniques de gravure.
L’œuvre se crée sans idée préconçue, pour moi il est important que l’œuvre entre en contact avec une sensibilité plus ou moins collective. En partant de l’imprécision la plus absolue, on peut toucher plus de gens qu’avec trop de définition.

Archivé: GALABRUN Evelyne

Je chemine debout, face au papier, auquel je me confronte d’un trait menu.
C’est au stylo, sans repentir, que je campe ces espaces
(topographies informelles, faites de souffle, de flou) portés par l’homophonie d’un trouble qui guide mon regard.

THROUGH… imperceptibles trames du souffle
que constituent ces petites mémoires sauvées du vent

J’ai longtemps travaillé la matière ( ses qualités plastiques, ses résistances…), dans un contexte de commandes privées, en lien avec des architectes d’intérieurs. Cette confrontation aux surfaces murales, faite de gestuelle répétitive, je la retrouve dans ma pratique du dessin; un « encore et encore », qui s’inscrit, le plus souvent, en de grands formats.
Les trames qui s’élaborent sur le blanc de la feuille, font sourdre du vide, des états qui se succèdent, s’enchevêtrent pour donner enfin, leur lieu à voir.
Une gestuelle patiente, sans forcer le dessein, opère sur l’image qui, lentement, advient…
Dans l’énergie et la retenue du Faire, rendre tangible :
– des états en suspens
– une matière qui échappe au toucher
– un tissé qui file entre les doigts

Entre-tenir un espace fluide, toujours mouvant, jusqu’aux lisières du noir

Archivé: VIDDAO

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Autodidacte, d’abord poète, le dessin m’a vite mené à l’acrylique pour une recherche constante depuis 2020. Je ne sais pas vraiment choisir entre figuratif et abstrait, je suis dans l’entre-deux, ma peinture est un mixte. Et même, ce n’est pas que la peinture, mais assez souvent entre la peinture et la sculpture, parce qu’il me plait de modeler la matière, de travailler l’épaisseur en préparant une pâte de bonne consistance comme un maçon qui monte un mur, en associant l’acrylique à divers médiums : de fil en aiguille, d’ouvrage en ouvrage, d’incident en incident j’ai développé mes propres procédés de grattage, de modelage, de montage, qui se réaffinent régulièrement. L’inconnu me happe et me tire sur ses rails invisibles, en cela j’aime être à la croisée des genres, que ma peinture évoque tour-à-tour la sculpture, la pâtisserie ou le tissage. Alors cette recherche est forcément dite singulière : tout vient d’ailleurs, et ailleurs commence au fond de soi. Niveau matière, j’ai plusieurs consistances d’acrylique : de l’épaisse, assez visqueuse, associée à divers médiums pour monter des parois en place des contours d’un dessin, et des fluides à très fluides pour peindre et gratter des fonds plats. Et l’encre/acrylique pour travailler les coulées. Tout ça surtout ou uniquement sur toile pour la légéreté, avec pinceaux
et couteaux (des couteaux pour gratter, en faisant comme un effet de tissage).

Archivé: VANDERMARCQ Héloïse

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Héloïse Vandermarcq est une artiste plasticienne qui place la matière au centre de sa démarche de création. Elle souhaite retranscrire et partager des vibrations qui la touchent.
Elle attache aussi de l’importance à la provenance de ces matériaux, et souhaite réutiliser autant que possible la matière déjà produite pour lui donner une autre forme de vie.

Archivé: ROUSSE Hélène

Portrait

Faisant partie de l’association Toulouse Gravure Garrigou, je partage la démarche artistique du collectif. En ce qui concerne mon travail personnel au sein de l’atelier je me suis vivement intéressée ce début d’année à plusieurs techniques: la linogravure pour des motifs encadrés par deux espaces (air et eau), l’eau forte sur le thème de la disparition /apparition

Archivé: ABEILLE Catherine / Abeilleprint

Eau, nuit, monotype, 2023

Mon medium favori est la gravure, dont je pratique de plus en plus souvent des techniques moins classiques que l'eau-forte, la pointe sèche ou l'aquatinte. Collagraphie, mokulito, gravure sur matériaux d'emballage, impression à partir d'une plaque de gélatine ou même d'une plaque de cuisson (oui !), toutes ces techniques informelles m'ouvrent de nouveaux horizons créatifs, chaque technique me permettant parfois de produire ce que je voulais créer depuis longtemps sans savoir comment m'y prendre.

Je travaille toujours par séries (il m'a toujours semblé impossible d'"épuiser" un sujet en une seule image…), dont certaines ne seront peut-être jamais terminées…

Les thèmes qui me tiennent le plus à coeur sont notamment "Ecocide", "Océans Mers", "Arbres", "Autobiographie" (qui ne représentent pas forcément ma vie, mais plutôt des images glanées dans mon vécu et qui peuvent parler à d'autres personnes), et bien d'autres encore, dont certaines sur lesquelles je "cale" pour le moment pour ne savoir pas comment m'y prendre. J'envisage par exemple de travailler sur le féminisme en lien avec la relation homme-femme et le monde qui en a résulté jusque là, sans avoir encore réussi à choisir les formes des oeuvres à produire sur ce thème.

Mes dernières oeuvres sont devenues au fil du temps le plus souvent des monotypes (reproduire une image plusieurs fois m'intéresse beaucoup moins aujourd'hui…), qui tendent également de plus en plus vers le pictural, voire même l'abstraction… Ce que je veux représenter est encore présent, mais devient moins visible, voire parfois complètement brouillé par la couleur elle aussi devenue prégnante.

Vers quoi se dirigeront mes prochains travaux, impossible pour moi de le dire ; découvertes de nouvelles techniques ou focalisation vers des thèmes qui se rajouteront à ceux qui me tiennent déjà à coeur, les oeuvres encore en devenir sont autant de pistes riches et exaltantes à poursuivre…

Mes autres mediums sont le dessin, la peinture et l’écriture.

Archivé: BALAS Sophie

Création d'empreintes pour la ville d'Hossegor ©dunevillealautre

Depuis de nombreuses années, je partage mon temps entre des recherches artistiques pures et une activité de plasticienne dans l’espace public.
Ma démarche artistique est avant tout basée sur de la gravure contemporaine avec un travail centré autour de la ligne ( voir plus bas). Je fais également de la céramique.
En tant que plasticienne, je travaille en étroite collaboration avec l’agence de paysage et d’aménagements urbains ” d’une ville à l’autre…” . Mes interventions sont très différentes selon les projets ( design de mobilier urbain, empreintes dans le sol, sculptures, graphisme … etc)
___

Travail de la ligne et de la répétition, de la superposition- de la vibration et de la couleur.

La ligne comme un élément vital.
La ligne comme un fil tendu, un élément incisif qui viens strier l’espace, précis, incisif, sans concession.

Le trait pur : une trajectoire qui strie l’espace, traverse la plaque, la feuille de papier.

Je travaille avec plusieurs plaque (cuivre ou zinc) elles mêmes composées de multitudes de traits qui évoquent peut être des fils (résurgence de mon passage dans le textile à Duperré ?), des trames.

Recherche de profondeur, chaque plaque, chaque tirage est un plan qui se superpose à un autre ou sur une même estampe.
La superposition à la recherche de l’équilibre, équilibre fragile à la limite de la rupture.

Un trait de trop ou une plaque de trop et l’équilibre est rompu.

Chaque épreuve est unique ( épreuve d’artiste) et la gravure seulement un moyen de travailler la répétition en étant à chaque fois proche mais différent.
Travail en série.

Exigence de ce média, comment dire l’essentiel avec une économie de moyens. Dire avec peu.

Travail méditatif exécuté dans la concentration et la tension (le trait juste, la couleur juste).
L’acte de graver en lui même est une “performance”.

Archivé: BALMARY Sophie

ESPOIRS

L'imaginarium, une invitation aux rêves et à l'imaginaire.

Bercée et influencée par la musique, la poésie et la peinture, j’ai créé "L'imaginarium" comme un aquarium à rêves et à poésies.
Un aquarium où mes songes se métamorphosent en images, à moins que ce ne soient, finalement, ces mêmes images qui alimentent sans cesse les vagabondages de mon âme.

Passionnée et sensible depuis toujours aux multiples incursions du passé dans nos vies quotidiennes que ce soit par des objets anciens ou par des éléments architecturaux, j’ai également un rapport très fort avec la nature et son énergie vitale invisible.
Dans sa fragilité apparente réside une grande force et une résilience sans faille, qui lui confèrent une présence et une beauté sans égal, notamment quand elle est confrontée à un héritage humain comme dans une ruine ou un palais abandonné.

Ainsi deux grands thèmes se dégagent aujourd’hui de mon travail:
– « Ces ruines oniriques » où la poésie silencieuse des ruines à l’abandon,
– « Ces murmures invisibles » où la vie secrète de nos objets du quotidien au fil du temps qui passe.

Archivé: SAMSON Pierre

l'homme qui marche dedans

Si je dois me définir: fantassin de l’humour dessiné ( noir, satirique, absurde , poétique…), et piéton du monde graphique. Parcours de dessinateur autodidacte fait de vagabondage professionnel où les rencontres de hasard m’ont tenu lieu de plan de carrière et aiguilloné par l’exigence de ceux qui se sentent illégitimes . Jansénisme disent certains. Pour ma part je me considère alchimiste amateur: fondre les brutalités du siècle dans l’humour et l’harmonie des formes . Le beau est il soluble dans le rire? je m’y emploie un peu à contre courant, depuis presque cinquante ans. Mes albums témoignent de cette obstination jamais assouvie.

Archivé: HAREL Fabien

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Ce pourrait être les vestiges exhumés d’un nouveau Lascaux. Empreintes du combat titanesque que se seraient livrés les hommes et les bêtes en des temps immémoriaux.
Sauvage, puissant, tragique, mouvant est le bestiaire fantastique aux allures de tentures rupestres que Fabien Harel fait soudain vivre de la pointe acérée de ses flèches qu’il trempe dans une encre que l’on dirait de goudron et de sang.
Dompteur d’un trait précis et exigeant, sous sa main en viennent à danser des fauves terrifiants, des buffles menaçants ou des taureaux puissants. Même le coq vaniteux se donne des airs de rapace et les zèbres de vouloir s’affranchir de leurs robes de rayures qu’un peintre céleste et maladroit aurait figé à travers des persiennes. Mais là elles dansent comme prises d’une ivresse aussi incontrôlable que soudaine. Eclaboussant la toile dans un désordre jamais totalement fortuit sans être pourtant totalement volontaire. Car là est la volonté de Fabien Harel : laisser au trait et aux pigments un fil dans l’espace et le temps, pour y générer cette sensation de vie. Retrouver, tout à la fois, le geste primitif et faire vibrer les formes.
Ainsi, sur l’étendu de ces papiers rustres et industriels qu’il prend pour support, naissent d’étranges chorégraphies entre l’homme et « ses bêtes ». Entre la main qui griffe la matière et danse sur des pointes et elles qui se convulsent ou tournoient, drôles ou pathétiques, imposantes ou furieuses, intrigantes ou complices.
Elles sont là, irrémédiablement figées, et pourtant si vivantes qu’on jurerait les regarder et les voir bouger.
Ce pourrait n’être que les vestiges exhumés d’une éternel Lascaux mais ce sont, au demeurant, les empreintes, définitivement intemporelles, d’un artiste résolument moderne, attaché à ces gestes premiers qui vont à l’essentiel, ceux de l’animalité de la vie et du mouvement.
Patrick Ehme