LAVAUD Nathalie

L'ATELIER

Je suis inscrite depuis longtemps à la maison des artistes. Pour des raisons économiques, j'ai longtemps exercer au sein d'agences de communications en tant que DA. Néanmoins je maintenais en parallèle, par nécessité créative, une activité artistique et personnelle. Aujourd'hui, j'ai besoin de faire voir mon travail accumulé… La formule de montrer mon travail dans le lieu où je le développe m'aide à passer le cap de cette "mise en danger ".
Mon travail repose sur l'idée qu'il y a plusieurs lectures possibles à une œuvre. Je m'efforce donc d'embrouiller les pistes pour mieux les faire découvrir par la curiosité de l’observateur.
C’est en utilisant le dessin traditionnel (à la main, noir et blanc) et inspiré par mes lectures, littératures jeunesse, comics et BD que je pratique l’accumulation, l’enchevêtrement, l’association des lignes dessinées pour créer un nouvel « univers global qui se tient » mêlant faune, flore, objets pour créer des personnages grotesques et improbables.

ZABEL Charrié

AUTOPROTECTION

Je m’intéresse, tant au niveau théorique qu’au niveau plastique, aux notions d’identité et de corporéité, dans toutes leurs dimensions ( intime, psychologique, organique, sociétale, sociale, politique, symbolique, historique…)
J’explore les sphères du corps physique, du corps psychique et leurs imbrications : le rapport corps-psyché.
Les techniques utilisées vont du dessin traditionnel à l’image numérique en passant par l’expérimentation et le développement de procédés personnels comme le dessin par la brûlure ou l’utilisation de matériaux récupérés, naturels ou artificiels et la recherche d’effets de profondeur.
Actuellement, je me penche sur  les notions de mémoire et de transmission, notamment familiales : l’influence consciente ou inconsciente sur nos existences de l’histoire, sue ou tue, des parents, des vivants et des disparus.
Ce qui ne m’empêche aucunement d’aller explorer d’autres sphères, pour peu que je pense avoir quelque chose à y apprendre, à y apporter ou à en dire.

CELHAY Emmanuel

DSC_0712

La liberté dans une expression singulière. Le mouvement, la turbulence, et tenter de proposer une profondeur sans perspectives. Et ainsi, sans figuration imposée, laisser chacun libre à son tour de tout ressenti.
Au fond, à partir de la solitude et le doute permanent dans le travail pictural, aborder les merveilleux et étonnants domaines qui nous entourent et nous constituent : le cosmos, les entrailles telluriques ou corporelles, le chaos atmosphérique ou la respiration des arbres.

CAZAUX Pierre – D’artagnan

Place Saint Etienne (huile sur toile 80x60cm)

Pierre Cazaux d’Artagnan est un artiste professionnel qui a fait le tour du monde et peint pas loin d’un million de portraits !Autodidacte et formé à toutes les techniques, il esquisse portraits et caricatures sur les terrasses de café en bord de mer, puis expose dans les plus grands palaces de la planète. Peintre libre et cultivé, il met un point d’honneur à exercer son art avec passion et sérieux : Installé depuis 15 ans à Toulouse dont il a peint de nombreux tableaux, Cazaux d’Artagnan est membre sociétaire de la maison des artistes. En outre, il a écrit le récit de 20 ans d’aventures épiques et artistiques dans un livre autobiographique en 4 tomes.

SORBAC Marie-Laure

Marie-Laure Sorbac_ Autoportraits_ NY - 1989

Depuis plus de trente ans, Marie Laure Sorbac pratique la photographie.
En France, ou elle passe ses vingt premières années, elle s’intéresse aux mots sous toutes ses formes.
Inventer, mettre en scène , faire parler; les plumes qui courent sur le papier sont les créations inconscientes de ses pulsions.
Les mots sont ses images.
Dans les années quatre-vingt, elle s’installe à New York quelques mois. Elle y restera quatorze ans.
En 1989, elle obtient son diplôme de photojournalisme à la City University de New York ( Baruch College ), avec mention honorifique et distinction. Elle atteste de son intérêt à raconter des histoires.
Ses images, à la fois sociales, documentaires, et surréalistes parlent de perception et de représentation.
Elles interrogent féminité, identité, créativité, légitimité.
Marie Laure Sorbac s’intéresse à l’humain, son corps, ses fantasmes, son éducation. Elle cherche à rendre visibles nos dualités intérieures et extérieures.
Elle dialogue avec Lisette Model, Diane Arbus, Robert Frank, Duane Michals, Man Ray, Hans Bellmer, Viviane Sassen… tout est prétexte pour parler de : construction mentale et physique.
Ses images sont des mots que l’on pose sur une plage, des images qui vous parlent.

MARCHADIER Laurence

Affichage_1

Artiste, plasticienne pluridisciplinaire, mon travail s’articule sur des questions sociales, humanistes et environnementales avec comme point de départ “La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948” et “La Charte de la Terre”.
Avec le processus « Alphacolor » code couleur personnel de l’alphabet et des signes de ponctuations, comme un “ADN »
je propose une réécriture de ces textes (ou un extrait) sous forme d’installations pour nuancer, mettre en visibilité
les sujets de droits humains au regard de l’actualité.

REDON Bruno

2023 SANS TITRE II ; 100x100 cm

De nombreuses structures imposent leur force autour de nous : sommets et falaises, mers, grandes étendues, hauteurs, arbres, constructions …
Je ressens cette force et elle correspond à ma recherche : créer des peintures qui relatent cette relation des humains avec leur environnement puissant comme avec eux-mêmes ; à montrer une beauté profonde du monde et à transmettre une énergie.

Cette recherche s’appuie sur l’histoire de l’Art, notamment l’abstraction lyrique — et quelques Maîtres plus récents comme Maurice Estève, Nicolas De Staël, Alfred Manessier, Bram Van Velde, Henry Moore, Georges Braque, Eugène Leroy, Georges Rouault, Jean Fautrier … — avec le désir de comprendre les préoccupations actuelles et de les illustrer.
Hors de tout récit mon travail vise à essentialiser des formes en autant de motifs primitifs et silencieux.

Construire les peintures autour d’un noyau d’énergie – des formes, des couleurs, des fluides, circulent, se superposent et s’organisent. Poursuivre une vérité autant qu’un résultat plastique — jusqu’à faire monter un espace qui prenne sens.
La composition en progressant impose ses nécessités, elle finit par se résoudre à la condition d’une radicalité :  sans quoi il n’y a pas de peinture.

Je peins essentiellement à base de pigments mélangés à des huile et résine. L’élaboration s’effectue par couches successives, reprises et effets de texture, le travail est lent néanmoins j’essaye de parvenir à une certaine légèreté et sérénité – également pour celui qui regarde. Je tiens à ce que les peintures soient aussi des objets et ainsi à échapper à une quelconque virtualité. De ce fait les photos ne reproduisent qu’une partie de l’oeuvre.

POL Marie Ange – ABC Sculpture

Tichodrome échelette3

Il y a presque quarante ans je découvrais la sculpture sur bois auprès d’un artiste diplômé de l’Ecole Boule.
Dès mes premiers pas dans cet art, j’ai sculpté le bois et le marbre pour en extraire des rondeurs, des formes voluptueuses qui racontent les gens, la vie, les rêves… Nul besoin de détails, le trait est épuré ; sans détour ni artifice ce sont les attitudes et la matière qui parlent. Aussi mes femmes sont elles rondes, sensuelles et surtout généreuses de par la douceur et la plénitude qu’elles dégagent. Toujours dans cette même recherche, j’ai ensuite abordé le thème que j’ai dénommé « les récréatives » où je me promène dans le monde ludique de l’enfance avec un regard sûrement plus humoristique, ou parfois plus caustique. Consécutivement à cette exploration humaine, je me suis également intéressée au végétal en m’inspirant de la nature, qui constitue mon environnement quotidien, et de ses différents stades d’évolution. Lorsque je sculpte un fruit, une graine, une gousse, là encore il est question pour moi de souligner la pureté de sa ligne, l’harmonie de ses courbes, tout en respectant la sobriété ou la complexité de sa forme.

MESTRES Jean-Paul – ABC Sculpture

Surma

L’atelier ABC sculpture est un lieu de création en sculpture sur bois pour deux artistes : Jean Paul MESTRES et Marie Ange POL. Leur démarche artistique s’appuie sur un travail, essentiellement en taille directe (gouges et maillets) sur des pièces en ronde-bosse. Leurs sculptures sont des pièces uniques sauf pour celles réalisées en bronze. C’est par un style très figuratif que Jean Paul MESTRES explore une thématique ethnique et animalière, tandis que Marie Ange POL aborde le corps humain, le monde de l’enfance ou celui des graines et végétaux dans un style plus épuré. L’atelier propose également des cours et des stages de sculpture sur bois.

DE MONTBRON Adrien

thumbnail_20240307_100058

Et si peindre et dessiner c’était donner à voir des sensations intimes, sincères et parfois sublimes ? Et si le dessin ressemblait a un laboratoire mental ?Mon travail rend compte d’une obsession en peinture pour la matière du paysage faite de grouillement végétal, de jeux de lumière, de reflets dans l’eau et de vibrations de couleurs.
Je m inscris dans une approche picturale du réalisme contemporain tentant de redéfinir la représentation d’un monde familier pour en révéler toute l’humanité et donner à voir sa part de beauté.
Fasciné par le monde paysan qui m’a vu grandir, je donne à voir les membres de ma famille dans leurs gestes quotidiens, dans leurs rapports au vivant et à la nature. Au geste du paysan répondent celui de l’artiste, leurs anachronismes comme leurs humanité nourrissent mon travail.
Les sujets que je représente sont situé dans le contexte intime, associant la dure réalité du quotidien paysan à la mythologie d’une famille liée par le sang à la terre. Le laboureur semble un chevalier, un hobereau à casquette chevauchant son tracteur et luttant contre les éléments, mais dans ayant à coeur de préserver l’écrin dans lequel il vit. Il prend alors un aspect ambiguë à la fois ouvrier du paysage, héritier d’histoires séculaires et à la merci du contemporain.
En découle des scènes de semis, de fenaisons, ou encore d’interaction avec des blondes d’aquitaines musculeuses mais aussi des dialogue plus directs avec le paysage comme des coupes d’arbres, des déambulations, des baignades.
Le dessin est quant à lui un laboratoire plus libre me permettant d’explorer et de jouer avec de nombreux motifs. Une pratique régulière et parfois intensive constitue un véritable recueil d’inventions, tantôt esquisses préalable à la peinture, divagations libres, illustrations narratives, portraits plus intimes.

GRIMAUD Cécile

Pollen

Admirative des courants artistiques du XVIII au début du XX° siècle, émerveillée par la nature , amoureuse des couleurs, je cherche d’abord à exprimer ma propre interprétation du monde.
J’explore ainsi les relations étroites et complexes qui se tissent sur la toile entre la couleur et la composition, les jeux de transparence et de clair-obscur qui font naître la lumière et la profondeur dans une œuvre. De cette subtile alchimie vont éclore des contrastes, des vibrations chromatiques accompagnées ou pas de mouvement, créant ainsi mon univers pictural emprunt de nature, parfois de poésie; tantôt figuratif, tantôt abstrait ou à mi-chemin.. Le tableau devient alors une fenêtre d’évasion vers une autre vision du monde.
Plus récemment, je me sens guidée par un élan inconscient qui me pousse à retranscrire cette sensation de profondeur, d’espace et de lumière qui m’anime depuis toujours, le thème de l’horizon s’impose de lui-même et devient alors ma ligne directrice picturale.. Cet horizon hypnotique et fascinant, à la fois universel et singulier comme une ligne insaisissable nous reliant tous autant que nous sommes..
Introduits par la matière, enduits par mes mains, noyés dans mes jus d’encre et marqués par la couleur.. puis définis par mes craies, parfois nimbés de doré ou subtilement tracés de noir; c’est ainsi que naissent mes “HORIZONS”, révélés par la lumière, comme des fenêtres de contemplation, de réflexion ou de repère sur notre propre vie d’humain face à la nature.
Animée par la relation ambivalente et complexe qui se tisse entre humain et nature, je cherche à conjuguer et réconcilier les deux entités dans mon œuvre.