MOTTA Philippe

pe.C

L’arrivée massive des écrans nous laisse encore papier, crayons, encre… mais a provoqué l’obsolescence quasi-immédiate des machines à écrire mécaniques. De la même façon, l’écriture à la main s’est trouvée reléguée au titre de substitut aux claviers.
C’est pour poser ce double constat que je traite les machines à écrire comme des objets défunts, issus d’une archéologie du virtuel ; et que je les présente comme des antiques. Pour l’écriture manuelle, la genèse du processus renvoie davantage au dessin, à la graphie de la lettre. A sa plastique.

LAZARO

huile sur toile 50 x 50 cm

Peintre intuitif, je pratique une peinture du lâcher-prise pour essayer de trouver des parcelles de vie dans la création, pour que la peinture me dépasse, qu’elle me surprenne.
J’essaie de m’écarter de la pensée et je fais confiance en mes mains pour trouver un chemin, je n’imagine pas en pensée, mais au sens propre, en créant l’image qui se découvre devant moi.
Je pars avec une intention, je commence à peindre et j’attends ce moment où les choses se mettent à se faire seules, le moment où, si je veux que ma peinture soit bonne, je doive simplement faire sans me projeter, souvent renoncer à mon idée et laisser parler cette autre chose que je ne peux définir, mais dont je sens l’existence.

PUEL Bruno

La veille

Je pratique le dessin au graphite et à l’ encre dans un travail au trait proche des techniques traditionnelles de gravure. Cela me permet de décrire soigneusement des textures, des ombres, des modelés et de proposer un univers fantastique et onirique dans lequel tout peut arriver: des rochers peuvent flotter, des planètes se rapprocher, des hybridations apparaître et des passages s’ ouvrir entre différents univers. C’ est une recherche de poésie visuelle et hors du temps, devant laquelle la personne qui regarde peut se raconter ses propres histoires.

JOHANNA-LISA

Fleurs Blanches Huile sur toileBD 100X100

L’art, c’est le sacre de l’instantané. En explorant le terme de l’Echappée belle, j’envisage la peinture comme une escapade, une immersion dans la couleur et les territoires inconnus. L’oeuvre mène ailleurs immédiatement. L’immersion qu’elle suscite permet le déploiement de nouveaux territoires où la nature donne à éprouver son caractère onirique ; l’échappée se veut mystérieuse, car c’est elle qui questionne, rend possible le dialogue avec l’homme. Ainsi cette nature imaginaire, cette nature d’après, inspire-t-elle l’idée de sa propre régénération. Le monde floral décrit n’existe pas encore. C’est celui qui cherche à vivre autour de nous, interroge son statut de nature morte. Ainsi mes œuvres donnent à voir le monde floral et se transforment en lieux de vie. L’objet explose pour que le spectateur éprouve le pouvoir de la couleur et son enchainement narratif. La transparence et la lumière dynamisent l’œuvre. La non-figuration génère une tension avec les espaces figurés. Parce qu’une œuvre n’a de présence que si elle se fait théâtre d’une lutte en sourdine, où il n’y a ni vainqueur ni vaincu.

BUAILLON Laurence

une robe de palissandre, 11

Mes personnages sont souvent issus de la littérature, un prolongement visuel de mes lectures, une atmosphère. Immobiles, ils témoignent d’une quête, de l’inaccompli de l’existence. Ils évoquent les traces du temps.
Je cherche à exprimer l’indicible porosité, l’inquiétante étrangeté du féminin.

GRANIÉ Virginie

Liverpool#03_Présentation

Je ne recherche pas la photo de détail, la photo parfaite, la photo qui montre le "réel".
Mon travail photographique, qu’il soit en collectif (je fais partie du collectif VERTIGE) ou individuel est un avant tout intuitif, parfois plasticien. Son esthétique, je l'espère, évoque une ambiance particulière que chacun s'approprie selon son ressenti.
J’aime pratiquer diverses techniques, en laboratoire comme en numérique : cyanotype, anthotypes, tirages Lith, … En ce moment je réalise une série de photographies au sténopé numérique (avec un reflex numérique bricolé).
La série que je propose ici a été réalisée lors d’un voyage avec le collectif Vertige qui propose une exposition sur une grande ville d’Europe tous les 2 ans.

SAFAR Sarah

Jhorus 1

Se réapproprier des objets qui ont longtemps eu pour fonction de protéger chaque maison – dans nos contrées.
S’éloigner un peu de la religion pour approcher autre chose, quelque chose de plus large.
Des crucifix portant des figures hybrides. Humaines, animales, divines ? De genre masculin, féminin ou indéterminé. De toutes sortes, comme la diversité du vivant.
Et plus qu’hybrides, des figures en mutation… tel un humain qui transformerait ses fonctionnements pour n’être plus séparé, mais véritablement relié à tous les éléments de son environnement – notamment les vivants non humains, enfin considérés comme de véritables partenaires sociaux.
Questionnement philosophique autant que politique : apprendre de l’écosophie, de sa quête d’harmonie avec le reste de la Nature, pour changer notre façon de faire monde.
Et réattribuer ce pouvoir singulier à chaque Jhorus : la nature protectrice d’un objet habité.