COMBES Véronique

Atelier 37

Guilhemery - Moscou - Saint-Aubin
3 avenue du cimetière, 31500 Toulouse
Bus 23 arrêt Providence ou Savignac: 4 min à pieds / Métro station Marengo: 8 min à pieds
Peinture
https://veroniquecombes.com
vero.combes@gmail.com


Artiste invité par : LE GRAND BAZARD
Artistes invités dans cet atelier : Devilloce, Yan Bragance, Henri Prade, Vincent Gaillaud
Ajouter à ma balade

Démarche artistique

Interroger nos existences, notre rapport à l’autre et donner à voir les traces d’un temps passé encore enlisé dans un aujourd’hui incertain, un futur à construire : mon travail principalement figuratif ne cesse de parcourir ces questions.

Mes productions, sur des supports variés, le plus souvent grand format mêlent étroitement dessin, peinture et collage d’écrits.

J’utilise le procédé de mise en abyme support/ sujet traité. J’associe la fragilité et la solidité de l’ « horapeth », de l’écorce, de la toile cirée et des couvertures de survie à la nature humaine.

« L’horapeth » ou « oropet », désigne en patois une planche non équarrie dont on a enlevé l’écorce (horà / hors ; peth /peau). Hors la peau, écorchée. De forme irrégulière et imparfaite, elle est écartée et réservée à des utilisations secondaires. Ainsi, ces pièces de bois, dressées sur un socle de ciment ou d’acier, deviennent supports pour des corps meurtris eux aussi écorchés.

L’écorce, enveloppe fragile et protectrice est davantage utilisée pour des travaux de petite dimension…. Bribes d’écorce, bribes de vie.

La toile cirée, tissu enduit et résistant symbolise à la fois un espace intime et protecteur mais aussi un lieu de tous les dangers. Je l’utilise comme support pour des grands portraits de femmes ayant subi des violences conjugales.

La couverture de survie, utilisée pour des situations d’urgence a une forte connotation symbolique. Le choix de l’utilisation du côté doré n’est pas non plus anodin : la couleur or sur laquelle se dressent six migrants (réalisés en fil crocheté à peine plus grands que nature), renforce l’ idée de préciosité de l’être humain, de sa dignité.

J’ajoute à mes compositions l’écrit. L’écrit typographié, tronqué ou compressé qui, pour être lu invite le spectateur à un déplacement vers l’œuvre, une proximité de corps, un élan vers l’autre. L’écrit collé, les mots et « l’entre deux mots », des mots qui suggèrent, des mots qui disent, ces mots qui défont ou renforcent la première appréhension de l’image et qui participent aussi à la transcription graphique de mes émotions.

Car il s’agit bien là d’émotion et au fond de moi si je cherche à révéler la dignité, la force de ces êtres, c’est aussi pour établir une connexion émotionnelle dans une relation triangulaire formée par eux, le public et moi-même et pour susciter chez le spectateur une interrogation sur la relation à l’autre et sur sa propre vulnérabilité…



Localisation de l'atelier

COMBES Véronique