GINISTY Sandrine

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Peintre, dessinatrice et «poseuse d’images», je mêle et entremêle ces différents modes d’expressions, créant un univers intimiste. Mon approche créatrice est bercée par des thèmes récurrents, comme la mémoire, le monde de l’enfance, l’intimité de la femme, le discours amoureux. Depuis plusieurs années je développe un travail autour de l’encre, du crayon. Le dessin est pour moi un acte d’abandon, une respiration. Mes dessins sont comme des petites pelotes de laine, que l‘on déroule doucement dévoilant une part intime de nous.
En 30 ans d’expérimentations, de rencontres, j’ai développé et enrichi mon travail en y intégrant de nouveaux médiums, comme le textile, la couture, le travail de la terre et de la porcelaine.

© Sandrine Ginisty

BLANQUET Ariane

Ariane

Ariane Blanquet invente son alphabet minéral en taillant le marbre, puis joue des contrastes, des lignes et des textures.
Ses œuvres expressives, pièces à poser ou sculptures murales, dégagent une luminosité et des accords intérieurs apaisants et profonds.
Dans un style épuré et sobre, son œuvre est sans prise avec le réel ; l’abstraction y laisse la place à l’imaginaire.

MESNILDOT Mathilde du

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"Explorer les relations, les emboitements, les agencements. Donner à voir, s’ancrer dans le réel, pour faire sentir, toucher le vivant.
Par la matière.
Polyphonie.
Matière-lumière explorer la capacité des vitraux et du verre à cristalliser la lumière et le temps, en inscrivant une forme fixe dans la matière en même temps que fluide et variant au gré des jours par la lumière. Au-delà du plan en deux dimensions, la déployer dans des structures en volume, privilégiant l’interaction avec l’espace dans lequel s’inscrivent ces formes.
Matières picturales,
Fragilité, évanescence poudreuse des fusains,
Texture, effets des huiles, des médiums, des couches superposées, chercher à re-susciter cette sensation profonde et bouleversante du toucher, de la présence…
A l’intention, née d’une envie, d’une sensation, d’une réflexion, s’associe un choix (médium, fonds, matière, geste).
De cette combinaison, naissent des possibles, je les laisse venir, les écoute, choisis encore… »

FOURCADE Michel

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« De fait, c’est moins la sédimentation des formes qui se superposent, le palimpseste paysager ou l’accumulation urbaine qui intéressent Fourcade que le choc visuel qui peut naître de la fusion dans le même espace de quelques éléments spatialement hétérogènes, choisis pour leur capacité d’emboîtement esthétique et la fiction plastique qu’ils révèlent ou inventent. » « Un peu comme si l’on se promenait dans un décor new-yorkais, dit-il, et qu’un pan de mur s’effondre qui laisse entrevoir une autre réalité. Un trou soudain dans l’épaisseur du réel.
Chez Fourcade, toute forme qui apparaît semble toujours prête à se transformer en une autre.
De cette manipulation du regard naît alors un espace singulier, non dépourvu d’humour.
Un ordre esthétique émerge de cette apparence espiègle où chaque « anomalie » qui vient interrompre ces improbables décors devient à son tour une sorte d’attracteur étrange qui charrie d’autres images hybrides.
La ville, pour lui, est une immense sculpture formée de cubes ou parallélépipèdes se superposant, disposés de telle façon qu’ils se recouvrent entre eux, presque indéfiniment.
Dans l’histoire de chaque toile les bâtiments ou parties de nature constituant l’image ne sont jamais à leur vraie place.
C’est un choix esthétique et il aime combiner et associer les éléments constituants une ville, un paysage, tout comme la vie est mélange de genre, d’ethnies, de catégorie, d’espèces, de personnages etc.
Dans ces paysages, certains pans de murs peuvent faire penser à des décors Hollywoodiens, ils sont coupés et laissent voir une scène qui n’a rien à voir avec le premier plan.
Comme dans un film de David Lynch, dont je sais que Michel est un inconditionnel absolu."
Jean-Paul Chavent

HAVARD Fabienne

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Mes œuvres s’organisent autour d’une recherche graphique qui s’est développée depuis quelques années sur une recherche en alchimie. La symbolique alliée au travail du trait organise désormais et architecture mes expositions dont un rouleau de plus de trente mètres au total est la colonne vertébrale. Il décline les expressions des règnes, ainsi que les quatre éléments. Basé sur un travail d’introspection, une quête philosophique exigeante, basée sur les lectures de Bachelard, Bergson et les philosophes antiques, mes toiles font partie de cette geste qui se construit au fur et à mesure de l’élaboration des tableaux peints uniquement en noir, blanc et rouge, les trois couleurs des trois œuvres alchimiques. Une recherche persévérante et joyeuse de la quintessence.

METTRA-VIDEAU Jeanne

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Peintre, dessinatrice et sculptrice, je crée en autodidacte depuis ma jeunesse des reliefs, des collages, des dessins et des peintures à l’huile ou à l’acrylique. Pour mes œuvres figuratives ou abstraites, je trouve mon inspiration dans l’exploration du réel et sa transposition dans le monde du conte et des rêves. Je m’attache autant à la finesse du trait qu’au dynamisme des couleurs sans me limiter à une technique. Mon dernier thème, travaillé à la peinture à l’huile, est celui des Deltas en tant que lieux d’union entre l’eau, la terre et le ciel.

BUAILLON Laurence

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Mes personnages sont souvent issus de la littérature, un prolongement visuel de mes lectures, une atmosphère.Immobiles, ils témoignent d'une quête, de l’inaccompli de l'existence. Ils évoquent les traces du temps.
Je cherche à exprimer l'indicible porosité, l'inquiétante étrangeté du féminin.

CARNÉVALÉ Marie

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Le temps, le reste, l’héritage, voilà ce qui me met en route.
De fait, l’humain m’intéresse jusqu’aux traces de son absence et je me suis naturellement emparée du crâne.
Impudique et fascinant, il est une représentation de l’humain, autoportrait universel et objet d’art en soi.
« Memento Mori » !
En m’appuyant sur le vocabulaire de la Vanité, j’emploie un procédé formel utilisant un motif comme outil visuel (crâne humain, grains de riz, mouches, racines) et lui applique le langage du hasard, du dépouillement et de l’accumulation jusqu’à la saturation et ainsi exprime une mesure du temps.
Je vais à mon pas pour aborder le rivage d’une phase méditative dans le silence et la lenteur.

SYLVESTRE-TRIAIRE Adeline

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Au delà de ma licence en arts plastiques et de mes cours particuliers, la pratique a toujours été présente tel un fil rouge dans ma vie. Cette citation d'André Gide définit parfaitement ce que je ressens : "L'art nait par surcroit, par pression de surrabondance. Il commence là où vivre ne suffit plus à expliquer la vie."
Au fil du temps, le format s'agrandit et les traits s'affinent. Dans le dessin, je réalise aussi bien des portraits que des "sans visages", ces tableaux où beaucoup de personnes peuvent s'y projeter car ils invitent à l'intimité, aux émotions et à la solitude.

MELLAERTS

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L’emploi du collage allié à l’acrylique apporte une présence et un relief au travers duquel je joue des contrastes et des profondeurs, y ajoutant cette touche de couleurs imprévisibles voire quelque peu déconcertantes, qui captent le regard jusqu’à l’interrogation. La forme a peine apprivoisée s’échappe et s’estompe dans un ailleurs à la frontière du figuratif et de l’abstraction.

EL CHUZPO (Christophe Ducoin)

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Christophe DUCOIN alias “El Chuzpo” est né le 20 Décembre 1965 à Dakar (Sénégal).
Après des études d’anthropologie à la Sorbonne il part s’installer au Mexique où il vivra dix-sept ans. C’est là qu’il commence son travail de peintre. Il vit actuellement à Toulouse.

Sa peinture toujours très colorée relève un dessin naïf, frais qui n’est pas sans rappeler la nouvelle figuration. Son style est puissant avec une direction narrative où se mêle le quotidien intime de l’artiste et la culture “universelle” des médias, avec toujours cette pointe d’humour qui lui semble essentielle.

CHAPELAIN Isabelle

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Peintre toulousaine. Initiée au dessin et à la peinture dans le Tarn, puis à Toulouse, par des professeurs d’horizons,de techniques et de démarches artistiques très divers. Membre du collectif d’artistes plasticiens FACTO.
“Avec la série de peintures H²O, j’aborde la question de la transmission, thème qui m’est très cher. Transmission familiale, transmission des savoirs, transmission écologique : qu’avons-nous reçu, que semons-nous, que laisserons-nous aux générations suivantes ? sont les questions essentielles dans ma démarche artistique. Chacun de nous n’est qu’un maillon de la chaîne. Insignifiant et pourtant essentiel. Le cercle, présent sur chacune de mes toiles, en est le symbole. Il est le lien entre le passé et le futur, il est l’oxygène, il est la vie et son éternel recommencement.”

QUEREJETA ROCA Carla

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Heidegger disait que « Créer l’espace c’est faire librement un don d´endroits. Nous devons apprendre à reconnaître que les choses ne font pas seulement partie d’un endroit mais qu’elles sont elles mêmes des endroits ».

Je crée l’espace. Œuvre qui est un espace en soi même. C´est l´intervention dans la matière, et en même temps la représentation de celle-ci. C´est une dualité qui semble se nier et s´affirmer mutuellement. La matière, située dans l´espace, se transforme en une représentation de celui-ci, sans perdre pourtant sa propre entité.

Mon approche de la matière se nourrit des sources spatialistes : Lucio Fontana affirma que « ce n´est plus la figure comme tableau, mais le tableau comme figure qui se détruit, se perce… », c´est l´objet artistique. Puisque toute œuvre est création-destruction, et elles n´existent qu´ensemble, dans ma recherche je commençai à couper, rompre et déchirer, pour rapiécer et reconstruire à partir des dépouilles. Représentant des espaces, mais créant un espace nouveau pour eux, en leur donnant une nouvelle entité.

J’applique à la peinture des principes déconstructivistes: La rupture, la fragmentation de l’espace, un chaos contrôlé comme méthode de travail et recherche, derrière une nouvelle structuration-déstructuration de la réalité. L’espace créé pour l’espace hébergé. Les architectes déconstructivistes sont partis des structures classiques pour, après un processus de re-formation structurale, de destruction-création, un processus profondément vital, créer des espaces-réalités nouveaux. Je cherche ces principes dans la peinture. Des espaces hébergés dans une nouvelle réalité qui se fond avec eux en leur donnant une nouvelle entité. Un être en soi. Ce chaos contrôlé, un provoquer et laisser se passer, arrêter et détruire, reconstruire. Une dynamique sensitive et sensorielle. De nouveaux espaces offerts au spectateur, qui sera la personne qui les habitera, qui va les parcourir. Des espaces d’humanité absente, comme un symbole de la déshumanisation provoquée par nous-mêmes dans notre propre monde. Espaces dans lesquels se ‘ré-former’ intérieurement. Espaces desquels se ‘ré-approprier’ et dans lesquels ré-exister, se ‘ré-créer’. Ainsi j’explore la construction de l’idéntité dans l’espace au long du temps.