Exposition du 17 septembre 2026 au 9 janvier 2027. Vernissage : le jeudi 24 septembre 2026 à 19h.
Avec Double je (Marie-Hélène Carcanague, Marie Carnévalé), Mickaël Duval, Alizée Kieny, Olga Simón
Qui est là… dans l’atelier, l’image, l’exposition ? Dans l’atelier se cachent les multiples règles du jeu de la création. L’artiste, seul.e ou accompagné.e, avec ou sans modèle, gestuel.le et/ou conceptuel.le, animé.e par le monde réel, intérieur, imaginaire et/ou artificiel, peintre et/ou photographe… libère de nombreuses réponses à la question « qui est là ? ».
Cette personne allongée, qui est-ce ? Un gisant ? Vénus ? Et s’il s’agit de la déesse, ne cacherait-t-elle pas un modèle ?… Entrer dans l’atelier, nous permet d’entrer dans l’image et trouver les clefs pour décoder les histoires, les théories… L’œuvre est constituée de strates, que l’artiste assemble, déforme, réinvente.
L’exposition reformule, elle-aussi la question « qui est là ? » pour connecter les histoires des œuvres et des ateliers entre eux. Les œuvres parleraient aussi entre elles, pour faire parler à leur tour les visiteuses et visiteurs. Une exposition serait une nouvelle assemblée pour se rencontrer, dialoguer, débattre, s’aimer… où la question « Qui est là ? » se traduirait par une affirmation : « Tu es bienvenu.e ».
« Qui est là ? » fait référence à une mise en scène de Peter Brook adaptée de la pièce Hamlet de William Shakespeare. La première réplique « Etre ou ne pas être » est traduite par « Qui est là ? ». D’autres traductions pourraient ouvrir les chemins de la réflexion : Qui es-tu ? D’où viens-tu ? Es-tu là ? Es-tu bien vivant ?… Le doute, l’effroi, la folie et même le rire peuvent ainsi rivaliser ou s’entendre pour répondre à cette question cardinale.
L’atelier est impérieux. L’atelier est lieu de création, individuel et/ou collectif, nécessaire à toustes les artistes. Pour libérer le geste et la pensée, pour continuer à regarder, apprécier les histoires des artistes et se demander « qui est là ? », l’atelier est bel et bien impérieux. Un atelier, comme un espace d’exposition, est un lieu d’accueil, de dialogue et de réflexion.
Les artistes :
Double je (Marie-Hélène Carcanague, Marie Carnévalé). Peinture
Duo constitué après l’exposition Un nouvel éden ? (AEB 2020 à La galerie 3.1), Double je détourne des œuvres d’artistes tutélaires (Courbet, Manet, Millet) comme les genres de la peinture (paysage, portrait) avec un soupçon d’anachronisme à la fois libérateur et cocasse. Ainsi, l’image d’hier rencontre le monde d’aujourd’hui et peut tromper dès le premier regard.
Mickaël Duval. Peinture, dessin, installation.
Mickaël Duval mène une archéologie poétique. Ses images dissimulent des indices comme des énigmes. Le passé, le présent et le futur s’agrègent. L’image d’aujourd’hui est incertaine. Que représente-t-elle ? Des souvenirs, des histoires… ? Survivra-t-elle ? Restera-t-elle intacte, ou sera-t-elle transformée ou oubliée ?
Alizée Kieny. Dessin
Pour Alizée Kieny, l’autoportrait est une mise en scène du quotidien dans l’atelier. L’artiste, ses outils, ses œuvres, des objets… sont « portraitisés » comme une performance dessinée. La simplicité apparente d’une scène présente l’atelier comme le refuge des possibles, un monde clos où le regard de l’autre est convié, avec pudeur.
Olga Simón. Installation, photographie
Olga Simón questionne les liens entre l’Histoire, les histoires familiales et les souvenirs intimes. Ses photographies comme ses installations sont des lieux de réparation avec lesquelles le public renoue avec sa propre force d’agir. Ainsi, une œuvre relie, accompagne, transforme.