PERROS Marika

Paysage été 25 I

Faire peindre la matière elle-même

" L’univers se peint lui-même, c’est la goutte qui gicle, pas moi.
C’est pour cela que je laisse peindre la matière, elle est vivante … "

Peindre, c’est jouer ! Jouer avec la matière, être l’alchimiste d’un monde qui se crée. Depuis plus d’une trentaine d’années, j’explore la figuration suggérée, avec des périodes diverses ayant toujours un lien entre elles. C’est un maillage étroit entre pensée, matière, physique, entre figuration et abstraction. Depuis 10 ans, mon thème de prédilection, NATURE, un seul mot, celui qui manque tant à l’homme !

Et quoi de plus naturel, alors, de faire « peindre la matière elle-même ». Je suis une artificière qui lance le feu d’artifice. Je joue telle une chimiste à reproduire une rivière qui court, une fleur qui respire, un nuage qui se pose.
Cette série est une des nombreuses que je dédie à notre mère nature souffrante et à tous ses habitants de l’amibe à l’humain, eux aussi en danger. Puissions-nous un jour la respecter, nous respecter, inventer un autre monde basé sur la  paix, la tolérance, le partage.

Je veux peindre la beauté de ce monde qui souffre, comme pour conjurer le sort, pour mettre ma goutte au service de la vie, et c’est un choix que j’ai pris très tôt.

Mon sujet, c’est l’équilibre, la paix, la vie, la joie, parfois le silence contemplateur, parfois la force bouillonnante des éléments.

J’estime avoir la fonction en tant qu’artiste puisque j’ai la chance d’occuper ma vie à jouer avec des couleurs, de devoir aider ce monde à aller mieux en  faisant du bien aux spectateurs, leur faire du bien avec mes images, les faire oser rêver d’un monde meilleur.

D’autres dénoncent en montrant les horreurs du monde, c’est très bien, c’est leur fonction, ils sont faits pour cela et leur existence est une bonne chose, mais ce n’est pas la mienne. Je ne veux pas vomir le monde ou le mal-être, je ne veux pas de ces peurs sur mes toiles, ce mal-être qui imprègne ce monde par ses faux objectifs et contribuer à diffuser du malheur et des peurs.

Je veux contrer par mon travail, tel un colibri, la violence qui est faite constamment à tout ce qui est sur terre en diffusant du calme, de la tendresse, de la douceur, de la vigueur, du souffle, que ceux qui regardent s’extirpent du temps qui court pour contempler, sentir la lenteur du regard, la force de l’espoir.

Mon but est d’offrir à travers mes images, de la paix, de la force, de la vigueur, de la tendresse, de l’amour.
S’échapper un instant, des nouvelles encore plus accablantes de jour en jour et oui, ça urge !
Mais pour changer il faut des forces et c’est cette force de vie que je veux donner à voir pour donner du courage.

Je me définis simplement comme une «  passeuse » d’image, je veux humblement déposer mes images doucement ou fortement, je veux laisser le hasard jouer avec moi, je veux laisser transparaître, apparaître tout ce qui doit.

L’univers  se peint lui même, c’est la goutte qui gicle, pas moi.
C’est pour cela que je laisse peindre la matière, elle est vivante …

Marika Perros

VIEUSSE Laure

vieusse_piano piano_70x50 cm

Originaire de Toulouse, je peins depuis l’enfance.
J’expose depuis 1997, en France et à l’International.
Autodidacte, j’ai étudié l’histoire de l’art et l’archéologie, mais ai refusé les propositions de cours de dessin ou de peinture, refusant les influences et laissant libre cours à mon imagination.

Les couleurs chaudes et le mouvement du fond des toiles se trouvent renforcés après avoir vécu sur la Côté Catalane de 2006 à 2009

Je m’inspire du quotidien, de la nature, des spectacles de danse, de la société.

Mes créations parlent de la Vie, de la Nature, la vibration musicale, l’humain faisant partie d’un tout. Les toiles fourmillent de vie, de petits personnages qui vont vers un ailleurs serein. Ces êtres qui donnent vie aux feuilles sont le signe du vivant dans chaque élément.
Tous ces petits êtres sont en lien les uns avec les autres, montrant ainsi la diversité et complexité des rapports entre les humains et entre les vivants.
L’univers des toiles est dynamique, lumineux, il dégage vie et finesse, offrant à l’esprit un voyage dans l’imaginaire.
L’énergie transmise par la danse des individus mis à nu, délivre un message d’espoir dans un mouvement ascendant.

La lumière, le mouvement du fond des toiles sont en eux-même un sujet.

Les toiles sont à voir de loin pour l’ambiance et se laisser imprégner par les couleurs et la chaleur, puis de près pour voir, en seconde lecture, tous les petits détails qui font sens.

L’atelier à Tournefeuille est mon lieu de création. Il n’est ouvert que pour les évènements ponctuels. A ces rares occasions je l’aménage pour le rendre plus spacieux et accueillant. Le reste de l’année les toiles sont visibles en exposition ou sur rendez-vous.
Moi-même en fauteuil roulant, j’ai une rampe que je peux installer lors de cette occasion pour le rendre accessible à un fauteuil.

Je serai heureuse de pouvoir participer aux Arts en balade et présenter mes créations

SOREN VANA

IRIS SOREN VANA

Après des études aux Beaux-Arts de Toulouse section Communication, j’ai été
plusieurs années conceptrice en communication au sein d’un quotidien
régional toulousain.
Maintenant libre de toutes contraintes professionnelles, je profite de mon temps libre pour peindre à l’acrylique sur des supports variés ( bois, tissus, cuir, etc),
J’ai dernièrement redécouvert la gouache et les encres.
J’inclus dans mes créations graphiques des plaques de cuivre travaillées (principe eau-forte).
Je modèle aussi la terre, fais cuire mes créations en utilisant la manière ancestrale du Raku.
J’expose seule mais la plupart du temps accompagnée d’amie(i)s artistes.
Une recherche permanente de nouveaux sujets (Amazonie, musée, combats sumo, animaux oniriques) et de nouvelles techniques ( transfert, peinture à l’encaustique)

SALAVERA Sylvie

Photo S1

J’ai toujours dessiné depuis l’enfance, les marges des cahiers d’école étaient remplies…
Toutes les techniques m’intéressent.
C’est un art narratif, libre, sans contrainte, chaque tableau raconte une histoire ou montre des scènes empruntées au quotidien avec un regard bienveillant sur l’humanité malgré tout…
Je voyage à travers le réel et l’imaginaire, tout est possible, cela peut être illustré par des ponts; symboles de liaison et de rassemblement mais aussi des thèmes comme le théâtre, le cirque, la mer.. l’évasion telle qu’elle soit : physique ou spirituelle avec un livre, un auteur, les rencontres de la vie..
Mes tableaux sont une invitation à parcourir un monde, à le raconter, à jongler entre la réalité et le rêve, avec des sourires, des petits bonheurs, parfois aussi des inquiétudes, souvent très peuplé de troubadours, amuseurs, saltimbanques, et toutes sortes d’animaux
curieux, complices et acteurs…

MOTEL

Photo combinée

ROJO Juan :

Dans son nouveau corpus d’œuvres, la décoration joue un rôle primordial en tant qu’élément qui s’immisce et, parfois même, obscurcit les visages des sujets et dissimule leur identité. Des masques et des costumes apparaissent dans la plupart des pièces et sont utilisés pour explorer des questions d’intimité ainsi que les récits personnels des modèles ou les préoccupations sociales de l’artiste. Dans les peintures, ces récits individuels et ce commentaire social s’entrelacent et sont le produit du processus collaboratif entre le modèle et l’artiste, qui se matérialise lors des séances photographiques. Une relation ludique et de confiance s’établit entre l’artiste et ses modèles (toujours non professionnels), ce qui lui permet d’utiliser leurs corps comme des mannequins, comme des structures auxquelles toutes sortes d’objets peuvent être attachés. Certains objets ont une signification pour les modèles, tandis que d’autres sont utilisés simplement pour composer la forme, la couleur ou la ligne. Ce processus de déguisement est intuitif et anarchique, mais il est également abordé avec beaucoup de soin et constitue une part fondamentale du processus artistique. Cette approche ludique aide Rojo à découvrir de nouvelles formes et à approfondir son exploration de la figure.

Juan Rojo est né à Valladolid, en Espagne, en 1977. Il est diplômé de l’Université de Salamanque (Espagne) en beaux-arts et a obtenu un master en peinture et vidéo à l’Université du Maryland, à College Park. Il est représenté en Espagne par la Rodrigo Juarranz Gallery, en France par la Galerie 21, et aux États-Unis par la Jay Etkin Gallery.

WIGS Palmyre :

Palmyre Wigs, c’est l’art de sublimer les identités et de parer les performeur·euses de coiffures iconiques. J’aime quand la perruque fait sourire, qu’elle soigne ou dénonce. Spécialisée dans les perruques sur-mesure pour la scène queer, j’allie créativité et technique pour des créations uniques. Chaque wig est pensée pour performer : volume, tenue, caractère et vraie signature visuelle. Je collabore avec drag queens, artistes et créateur·ices pour donner vie à leurs visions les plus audacieuses.

BENESTEBE Mathis :

Né en 2002 à Saint-Nazaire, Mathis Benestebe vit et travaille à Toulouse. Il a étudié la photographie à l’ETPA dont il est sorti diplômé en 2023.

Sa pratique prend forme dans la tension entre présence au monde et isolement.
La photographie et la vidéo y occupent une place centrale, souvent traversées par un travail sonore ou en volume. Se déploie alors une quête d’espaces d’accueil et de refuge, qu’ils soient psychiques, sociaux, réels ou fictifs.
À travers l’autofiction, le portrait ou la mise en scène d’objets, son travail explore les effets de la désolation, entre repli intérieur et expérience partagée.
Dans cette recherche, les gestes d’enveloppement, de recouvrement ou d’ensevelissement déploient une charge symbolique proche du rituel.