BONNEFIS Nelly

Technique mixte

L’expérience créatrice me confronte à une recherche permanente visant à récupérer les traces d’une histoire et à en retrouver le sens. C’est un processus qui m’amène à cheminer vers l’intime, l’indicible.

J’inscris sur les tableaux la fragilité de nos existences, notre présence et notre effacement à terme.
Cette expérience amène forcément un questionnement et m’oblige à aller de plus en plus loin. Chaque tableau fonctionne comme un passage d’une expression à une autre, d’une question à une autre adressée au monde.

Chaque étape de mon travail m’oblige à déconstruire mes représentations, à chercher dans les sphères les plus opaques un sens, un signe afin que quelque chose advienne d’inattendu qui me contraigne à inventer un savoir nouveau. Chaque tableau de la série est à la fois unique et partenaire d’autres pièces qui s’inscrivent dans la même aventure.

Techniquement la plupart de mes tableaux sont réalisés en technique mixte. La base de mon travail est le plus souvent réalisée à la presse sous la forme de monotypes. J’interviens dans un deuxième temps soit à la pointe sèche, en gravure, en collagraphie ou tout simplement en dessinant à la mine de graphite au pastel ou au fusain (voir le site).
Mes grands formats sont réalisés à la peinture à l’huile ou à l’acrylique.

J’ai par ailleurs réalisé plusieurs livres d’artistes avec des amis poètes qui ont été édités aux éditions Réciproques et chez Az’art atelier éditions .

GILLY Jean-Pierre

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Ma démarche, qui privilégie la couleur et la matière et décline des formes simples, est résolument abstraite. La problématique qui la fonde renvoie au concept de dualité, voire de contradiction, entre l’individuel et le collectif, l’ancien et le nouveau, le dedans et le dehors,…Elle s’est le plus souvent matérialisée sur mes toiles selon une géométrie articulant horizontalité et verticalité.
La série « Ici et ailleurs », la plus récente, fait écho à un thème récurrent de l’histoire de la peinture. Elle s’intéresse plus précisément à l’entre deux, c’est-à-dire aux relations entre monde intérieur et monde extérieur, entre espace local vécu et horizon lointain rêvé ou imaginé… L’ oeuvre peinte, les flux de matières et de couleurs, visent à révéler ce territoire virtuel de l’entre deux et à suggérer au regardeur une nouvelle manière de percevoir l’espace.
C’est ainsi le résultat de ces va et vient qui est proposé au regard et à l’intelligence du spectateur sans aucunement en présager les effets sur sa sensibilité et sa réflexion, toujours singulières… mais en espérant l’inciter, en toute liberté, à se libérer de ses servitudes, à s’ouvrir sur le monde, notre monde et, pourquoi pas, à s’interroger sur son éventuelle transformation.

DUVAL Mickaël

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L’image.
Elle peut nous émouvoir, nous révéler, nous transpercer.
Elle peut faire trace, faire preuve, faire mémoire.
Elle peut être fausse, être fictionnelle, être virtuelle.

Dans cette approche, Mickaël expose par le biais de la peinture, le dessin, la vidéo ou l’installation son point de vue sur l’image d’aujourd’hui. Il fait des va et vient, entre le tangible et le numérique, le fixe et le mouvement, questionnant ainsi la nature même de son sujet. Puisant dans divers domaines où l’image est présente, comme les réseaux sociaux, le cinéma, ou encore l’actualité ; il hybride son discours.

Actuellement, il explore une recherche plastique en trois temps représentée par les couleurs de l’écran :
Le passé / rouge, le présent / vert et le futur / bleu.
Rouge, traitant l’image survivante, implantée dans une mémoire.
Vert, traitant l’image latente, manipulable et actuelle.
Bleu, traitant l’image possible, fictionnelle et virtuelle.

SEUGÉ Fanny – FAJ

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C’est à l’intérieur d’une cave datant du 15 siècle, sur la place Saint-Sernin, que vous pourrez découvrir le travail de Fanny Seugé, artiste brodeuse, qui partage l'espace avec Mickaël Duval, artiste plasticien.
Le dialogue des matières permet à Fanny, guidée par le fil qui trace ou relie, de conter sa sensibilité au vivant et au subtil. Le papier ou encore le bois vient se mêler, parfois percé, parfois en suspension, avec le textile. Ces matières délicates voire fragiles donnent à se connecter avec des sensations de douceur et de légèreté. Fanny va chercher son ancrage dans le monde végétal, coexistant avec le monde humain, avec des rythmes et priorités opposés.

ATELIER DENFERT CÉRAMIQUE

Anne, Muriel et Florence

Nous nous sommes rencontrées au cours de céramique de l’atelier Croix Baragnon, aujourd’hui appelé Maison Giscard. Très vite, l’envie de créer notre propre espace de travail s’est imposée.

Au départ, nous étions deux : Anne Kurzberg et Florence Dary. Puis le projet a grandi. Nous avons loué un local plus vaste au 32, rue Denfert-Rochereau, et Muriel Senaux nous a rejointes. Cette nouvelle configuration nous a permis d’investir dans un four de plus grande capacité et de mutualiser l’ensemble de nos matières premières. C’est ainsi qu’est né l’Atelier Denfert Céramique.

Nous travaillons la terre à la plaque, aux colombins, ainsi que par estampage ou coulage, après avoir fabriqué nos propres moules en plâtre. Nous ne travaillons pas au tour : toutes nos pièces sont entièrement montées à la main. Cette approche confère à chacune d’elles un caractère singulier, une légère irrégularité qui en fait toute la richesse.

Après un temps de séchage, les pièces subissent une première cuisson à 980°C. Nous appliquons ensuite les couleurs et les émaux, que nous élaborons nous-mêmes, avant une seconde cuisson à 1250°C.

Nous utilisons exclusivement des terres dites de haute température : le grès et la porcelaine.

Chaque pièce est unique, façonnée avec exigence et sensibilité.

DARY Florence

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Après de nombreuses années consacrées à la restauration de céramiques anciennes et à la peinture sur porcelaine, j’ai découvert, lors d’un stage de céramique chez mon amie Fabienne Laheurte, céramiste à Narbonne, l’univers de la création céramique. Cette expérience a été une révélation, notamment à travers l’exploration du monde des émaux, dont les possibilités infinies ouvrent un champ de recherche aussi passionnant qu’exigeant.

Quelques années plus tard, au sein des cours de céramique de l’Espace Croix-Baragnon à Toulouse, j’ai rencontré Anne Kurzberg et Muriel Senaux. De cette rencontre est né le désir commun de créer notre propre lieu de travail. En 2016, nous avons ainsi fondé notre atelier au 32, rue Denfert-Rochereau, à Toulouse.

Nous y travaillons le grès et la porcelaine, terres dites de haute température. Chaque pièce est façonnée à la main, sans recours au tour, selon des techniques de modelage. Nous élaborons nos propres émaux et réalisons l’ensemble des cuissons dans notre atelier. Notre démarche privilégie la création de pièces uniques, où la matière, le feu et l’émail dialoguent librement.

SENAUX Muriel

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Je fabrique des pièces allant de l’utilitaire à la sculpture. Mes pièces sont en grès et en porcelaine, façonnées à l’aide de plaques, de colombins et d’autres techniques. Elles sont cuites à haute température. Les engobes et les émaux sont fabriqués à l’atelier. Mon travail est spontané, mes mains sont les guides de mes inspirations pour donner forme à des pièces uniques.

KURZBERG Anne

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Mon domaine artistique est la céramique. Je travaille le grès et la porcelaine avec la technique de la plaque, mes pièces sont uniques ou en petite série

BRILL Véronique

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Je vais là où le vent me porte. Au gré du hasard, au gré des contraintes, mon inspiration vient, parfois pour du land art ou pour de la sculpture, parfois pour la photo ou pour une performance. Pour la beauté, pour dénoncer, pour raconter, pour sublimer et pour calmer les douleurs, pour le sens, pour rien ou pour tout à la fois.
Je crée parce que cela me vient, parce que je n’ai pas les mots, parce que je n’ai pas choisi, parce que je suis comme ça !
Ne me demandez pas de grandes dissertations pour expliquer ma création, sa signification ou pour vous donner tous les mots clés.  Je laisse ce travail aux spécialistes. Moi, je ne suis qu’une artiste.

LOMBARD Elisabeth

"La bataille selon" | Extrait | Technique plurielle.

Alors que s’impose à nous l’importance d’un nouvel exotisme de proximité, Elisabeth LOMBARD est un peintre sans racines tisseuse d’univers oniriques et protéiformes.
Ainsi réinventé ce Voyage intérieur oscille entre maniérisme et tribalité, rythmé par un répertoire de figures imprimées sur papier calligraphie. Animal aux yeux d’humains, humains indifférenciés au menton-galoche.
Sur la toile rendue plus explicite à force de traits, pas de narration préparatoire, le peintre travaille sans filet. L’esquisse sous le jeu des motifs récurrents est indissociable des effets qu’elle entraîne, encres bues sur marouflages, fusain mouillé, estompes de craies sèches, indigo cru, pierre noire …

LAVIE Maxime

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Dans son travail, centré sur la peinture figurative, Maxime Lavie mobilise un lexique visuel très varié principalement constitué de personnages tirés de leur réel, de scènes trompeusement réalistes – qui convoquent une part de mystère – d’architectures urbaines, de paysages énigmatiques, de regards plus profonds, contemplatifs, d’une présence animalière déroutante, et parfois même de quelques objets volants non-identifiés. C’est une œuvre qui, au-delà de l’énergie qu’elle expose, renvoie aux notions de contemplation solitaire, de bonheur mélancolique, de désorientation temporelle laissant une impression de déréalisation légère, entre conscience et rêverie, comme une mise à distance du “chaos des choses et des hommes” comme l’écrit Michel Serres. Une œuvre qui propose, par ailleurs, une grammaire picturale qui s’enrichit d’une série à l’autre, avec ses contours mêlés, ses accents esquissés, ses réserves, ses superpositions de fines couches et de glacis prononcés, sa palette complexe et vive, tout en préservant un langage plastique constant qui rend hommage tant à l’exaltation, la spiritualité et l’imaginaire des peintres Romantiques, aux “beaux traits” des dessinateurs des années 70-80, qu’à une radicalité politique contemporaine issue de la Figuration narrative de 1968 !

SANSO Lola

Croatie - Duo de zvoncari

Au cœur de l’hiver 2023, je suis partie à la recherche de carnavals cachés dans les montagnes, ou au creux des vallées de l’Europe de l’Est, guidée par le désir de trouver l’universalité parmi les Hommes, celle qui fait tomber les frontières visibles ou invisibles. Carnavals, fêtes votives, célébrations religieuses, sont fait de la même essence et se nourrissent de la même ferveur : celle qui crée du lien, une affinité magique, spirituelle.

Cette année-là marque un changement dans ma pratique de la photographie. Dès lors, elle devint un appui pour partager les expériences que j’ai vues et vécues, devenant un support pour raconter des histoires mêlant dessins, sons et costumes. Elle devint aussi une quête : Comment bien regarder ? Comment partager avec justesse ces expériences ? Comment, sans tomber dans le spectacle, ni l’attendu ?
Ce sera en aiguisant ce regard, qui cherche à faire éprouver une émotion, une sensation. Une vision qui aspire à dépasser le seul plaisir scopique – ce plaisir de regarder passivement un sujet qui devient alors objet, perdant toute son aura, toute sa complexité ; Un œil qui se réfléchit et se questionne aspirant à montrer autrement les sujets photographiés.

Archivé: PUJOL Mathieu

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Mathieu est un artiste
Toulousain qui parcourt la France et le monde pour capturer ses images. Sa passion pour la nature remonte à son plus jeune âge. D'abord fasciné par les insectes, il oriente naturellement son parcours vers l'entomologie. Pourtant, à la fin de ses études, c'est en tant que responsable d'une réserve ornithologique qu'il débute sa carrière.

Photographe amateur depuis l'adolescence, il découvre rapidement que cet art le passionne profondément. En 2008, il devient lauréat de la Fondation Jeune du Crédit Agricole Toulousain, ce qui lui permet de réaliser son premier reportage au Kenya. Son objectif : créer une exposition pédagogique pour sensibiliser le public à l'importance de la préservation de la biodiversité. L'exposition sera accueillie pendant plusieurs mois au Muséum d'Histoire Naturelle de Toulouse.

Convaincu d'avoir trouvé sa voie, il fonde sa société de photographie début 2009.

En 2018, il franchit une nouvelle étape en ouvrant sa première galerie photo, où il propose à la vente ses œuvres sous forme de tirages d'art limités, numérotés et signés, ainsi que des reproductions et des livres photo.

Aujourd'hui, après plus d'une centaine de reportages aux quatre coins du monde, de nombreuses collaborations avec des magazines et plus de 150 000 visiteurs cumulés sur ses expositions, Mathieu continue de cultiver et de partager sa passion, que ce soit dans sa galerie ou lors d’événements extérieurs.