Nicolas Nabonne adopte une approche pluridisciplinaire. Le plasticien développe une esthétique hybride et ambivalente dans laquelle le corps et l’objet, l’artifice et la nature, le végétal et le minéral, l’animal et l’humain coexistent. Jouant de façon ludique avec ces oppositions, il transforme les contrastes et les tensions en moteurs de réflexion. Son travail interroge, avec une touche d’ironie, la notion d’environnement au sens polysémique du terme et questionne notre rapport au monde.
CARTIER Laurent
J’aborde l’image comme une peau, capable d’enregistrer des traces, des intensités, des passages.L’imagerie thermique guide ce regard. Elle déplace l’attention du contour vers la chaleur, vers la persistance d’un contact. La couleur devient un état, une température, une manière de rendre une présence ou absence, perceptible.
Mon travail s’inscrit dans une réflexion sur la polychromie, nourrie par l’histoire des sculptures aux couleurs disparues, et de par mon expérience de peintre de prothèses. La peinture y fonctionne comme une membrane, à la fois écran et peau, où le réel apparaît par empreinte, par chaleur, par survivance.
MIGNÉ Anne-Sophie
Anne-Sophie Migné est sculptrice. Le modelage du grès comme de la porcelaine constitue le cœur de sa pratique. Nourrie de rencontres, de voyages et de nombreuses lectures, poétiques voire politiques, son œuvre se déploie sur plusieurs territoires imaginaires, allant du buste au paysage abstrait, revendiquant la multiplicité de l’être comme source de son exploration de soi à soi, de soi à l’autre, de soi à son environnement. Qu’il soit animal ou végétal, cet environnement se distord souvent jusqu’à une possible hybridation voire l’effacement de la figure humaine elle-même ou sa réduction à une trace infime. Elle ne s’attelle pas à tenir un monde, mais des mondes entre les mains, tels les poètes qui ont gravé son parcours.
TONCÉ
Découvrez l’univers captivant de Toncé, un artiste du Graffiti qui
réinvente les paysages urbains avec une esthétique géométrique
puissante. À travers ses créations, les murs de la ville
deviennent des œuvres monumentales où la précision des lignes
et la force des formes géométriques s’entremêlent pour créer
un spectacle visuel saisissant.
Chaque œuvre de Toncé est une démonstration de son talent unique pour transformer l’environnement urbain en une galerie d’Art à ciel ouvert, où la beauté de la géométrie rencontre la puissance de l’expression artistique.
Plongez dans un monde offrant une vision renouvelée et audacieuse du Street Art contemporain…
POL Marie Ange – ABC Sculpture
Il y a presque quarante ans je découvrais la sculpture sur bois auprès d’un artiste diplômé de l’Ecole Boule.
Dès mes premiers pas dans cet art, j’ai sculpté le bois et le marbre pour en extraire des rondeurs, des formes voluptueuses qui racontent les gens, la vie, les rêves… Nul besoin de détails, le trait est épuré ; sans détour ni artifice ce sont les attitudes et la matière qui parlent. Aussi mes femmes sont elles rondes, sensuelles et surtout généreuses de par la douceur et la plénitude qu’elles dégagent. Toujours dans cette même recherche, j’ai ensuite abordé le thème que j’ai dénommé « les récréatives » où je me promène dans le monde ludique de l’enfance avec un regard sûrement plus humoristique, ou parfois plus caustique. Consécutivement à cette exploration humaine, je me suis également intéressée au végétal en m’inspirant de la nature, qui constitue mon environnement quotidien, et de ses différents stades d’évolution. Lorsque je sculpte un fruit, une graine, une gousse, là encore il est question pour moi de souligner la pureté de sa ligne, l’harmonie de ses courbes, tout en respectant la sobriété ou la complexité de sa forme.
BECCO Annie
Le travail sur la composition, la couleur, le rythme sont des territoires sans cesse explorés. La rapidité du séchage de l'acrylique permet un vrai travail sur la matière en créant des superpositions colorées ou des transparences en donnant au support densité ou profondeur. La créativité ne naît pas d'une intention délibérée mais d'une constante remise en cause d'un savoir-faire. L'abstraction représente pour moi une page de grande liberté. Je m'affranchis de l'image, je m'émancipe de la réalité.
DUNAND Michel
Mes sculptures sont des modelages d’argile, cuites puis patinées dont certaines sont proposées en bronze. Elles s’organisent, sont réalisées puis sont présentées au public en séries thématiques.
Elles sont pour moi, le support d'une réflexion sur le "sujet féminin", sur mon rapport à "l'art" et sur moi- même. Elles me permettent au fil du temps, de construire une réflexion sur la place des femmes dans l’humanité.
Mon attrait est pour le naturalisme où les sens (le regard, le toucher, même l’odeur de la terre) conduisent la sculpture, les poses sont alors les plus naturelles possibles. Et seuls les détails, les tensions, les relâchements, les petites imperfections, font vivre la sculpture. L’engagement, la sensibilité et la complicité du modèle pour les projets sont alors essentiels. Nombreuses sont mes séries qui ont cette approche, même si d’autres travaux comme des travaux abstraits sont plus dans un imaginaire expressif.
CANGARDEL Mireille
En principe, je commence ma toile à partir d’un objet, d’un drapé ou d’une silhouette quelconque dont les formes multipliées abolissent le blanc ou le vide pour aboutir au chaos. Terrible moment ! Mais le plaisir de peindre se manifeste rapidement avec des regards, des mains ou divers animaux qui surgissent pour donner forme à l’informe et matérialiser mes obsessions. Depuis de nombreuses années je créé aussi des objets en assemblant, peignant, cassant et transformant les bibelots glanés dans les brocantes et autres vides greniers. que j'ai, enfin, décidé de montrer.
SIDHU Pinky
Pinky Sidhu, plasticienne, propose une exploration complexe de formes sculpturales et d’installations en fil de cuivre tricoté.
À travers ce médium, elle façonne des “sculptures” où se conjuguent transparence, fluidité et mouvement. Le fil devient une métaphore du lien : ses entrelacs révèlent des connexions multiples, insaisissables, qui unissent humains et nature, individu et communauté. Chaque pièce incarne cette tension fertile entre fragilité et résistance, matérialité et poésie.
« Je suis fascinée par le fait que le fil de cuivre tricoté unit couleur et texture à des structures imprévisibles et complexes. De la fragilité apparente émane une force invisible. La fluidité du mouvement et les connections multiples souligne le contraste entre les matériaux tout en jouant sur la transparence. Le début et la fin du fil sont insaisissables et de nombreuses connections existent dans chaque élément.
Cette idée de réaliser des entrelacs est liée à mon désir personnel de faire partie d’une communauté sociale où se créent des relations interpersonnelles de solidarité et de partage d’idées. »
Son travail évoque la solidarité, le partage d’idées et la beauté de l’inattendu. Les structures qu’elle crée sont ouvertes, poreuses, comme pour inviter la lumière et le regard à circuler librement. Ombres mouvantes, jeux de transparence et contrastes de matière soulignent ce dialogue entre visible et invisible.
En explorant le potentiel infini du fil de cuivre tricoté, Pinky Sidhu poursuit une vision claire : créer des espaces où l’art devient une passerelle — entre personnes, entre éléments naturels, et entre toutes ces connexions invisibles qui constituent notre monde.
L'importance des connexions humaines l'a inspirée, avec son mari, à établir la galerie associative Duniya à Muret. Sa mission est de soutenir les artistes contemporains en organisant régulièrement des expositions.
COLLECTIF ARTUEL
Artuel, un collectif d’artistes passionnés, explore le monde de l’art depuis maintenant une décennie.
Autour d’un noyau solide de 7-8 artistes fondateurs du groupe, gravitent selon les années une dizaine de créateurs dont chacun apporte sa vision unique, dans des domaines variés tels que la céramique, la peinture, la sculpture, le récup’art, la création textile, la photographie, la vidéo et bien plus encore.
Ensemble, ils recherchent un équilibre harmonieux entre expression individuelle et création collective, autour d’un thème commun choisi chaque année. Au fil des saisons, Artuel a su allier diversité et créativité, célébrant l’individualité tout en cultivant une synergie solide et enthousiaste.
Plongez dans l’univers éclectique d’Artuel, où l’art devient une expérience collective d’émotions et d’imagination, témoignant de la passion partagée qui définit ce groupe d’artistes.
BEAUMONT Jérôme – DJEDJ
La chance de parcourir
De mes rêves empruntés
Sur une plaque de cuivre avec une pointe de fer
Le coton de mes désirs
Je l’ai
Je l’ai déjà
La chance de faire se rencontrer
Rubens et Chardin
Je l’ai
De rendre hommage à Magritte
Avec une pers « à la Escher »
Et un clin d’œil à Dali
Je l’ai
De poser Lucian Freud
Au milieu du bain turc d’Ingres
Je l’ai…
Il ne me manque qu’une chose
Je crois
C’est de partager avec vous
Mes contemporains
Ces idées loufoques qui peuvent un peu nous dérider l’âme !
Mais je ne me suis pas présenté,
Jérôme Beaumont, dit Djedj
Artiste protéiforme, j'ai étudié à l'école des Beaux-Arts de Toulouse (85-90),
Je m’adonne ensuite pendant plusieurs années à la sculpture (bas-reliefs), peinture, mosaïque dans ma campagne gersoise…
Photos, portraits peints, écriture poétique…
En 2022 je découvre la gravure et n’ai de cesse depuis de multiplier eaux-fortes et aquatintes revisitant toiles de maîtres, entremêlant parfois certains d’entre eux sur une même gravure.
MESTRES Jean-Paul – ABC Sculpture
L’atelier ABC sculpture est un lieu de création en sculpture sur bois pour deux artistes : Jean Paul MESTRES et Marie Ange POL. Leur démarche artistique s’appuie sur un travail, essentiellement en taille directe (gouges et maillets) sur des pièces en ronde-bosse. Leurs sculptures sont des pièces uniques sauf pour celles réalisées en bronze. C’est par un style très figuratif que Jean Paul MESTRES explore une thématique ethnique et animalière, tandis que Marie Ange POL aborde le corps humain, le monde de l’enfance ou celui des graines et végétaux dans un style plus épuré. L’atelier propose également des cours et des stages de sculpture sur bois.
BOUTHIER Anaëlle
Anaëlle Bouthier crée des tableaux lumineux en bois perforé, où la lumière se déploie au rythme des déplacements de celui qui les contemple. Chaque œuvre invite à éprouver des reliefs vibrants, révélés par le mouvement. La lumière, aux teintes modulables, accompagne les tableaux dans une évolution constante. Chaque tableau est alimenté sur secteur et piloté via une application, permettant de modifier les ambiances lumineuses en temps réel. Par un geste délicat, le pointillisme en bas-relief transforme le bois en une dentelle, où matière et lumière interagissent avec finesse. Ses compositions naissent de manière intuitive, dans un dialogue entre le plein et le vide qui ne font bientôt plus qu’un. Anaëlle intensifie les phénomènes cinétiques grâce à la dorure, qui renforce le dialogue entre lumière intérieure et lumière réfléchie. De cette alchimie naît une poétique singulière, un moment suspendu propice à la contemplation.
À la croisée de la sculpture, de la peinture et de l’installation lumineuse, son travail explore également les liens entre l’art et la santé, donnant naissance à des dispositifs apaisants. Cette approche a notamment conduit à des projets monumentaux, comme L’Espace de ressourcement, une installation de 65 m² au cœur de l’hôpital URM de Purpan (Toulouse), où plus de 40 000 percées constellent les murs et invitent à une expérience immersive et enveloppante. Ce lieu a reçu le Prix du concours de la Construction Bois en 2017. L’engagement et la passion d’Anaëlle l’ont également menée à l’obtention d’un doctorat, salué par la mention très honorable et les félicitations du jury.
LANGLOYS Sébastien
Fusain, terre et bronze, je m’inspire des corps et des visages pour en révéler toutes leurs expressions.
Parmi mes principales créations, la sculpture monumentale Regards d’Enfants, les statues taille réelle de Jean de La Fontaine, Frédéric Mistral à Eyragues, René Goscinny à Paris, Claude Nougaro dans le Jardin du Capitole à Toulouse, Le Pêcheur et la Ramendeuse sur le port de Martigues ainsi que les bustes de Jean Jaurès, Aimé Césaire, Nelson Mandela, Jean Paul II, Jean Cocteau, Pierre Baudis,…
J’ai également réalisé la Médaille d’identité du Sénat.
MARIN Erwan / COT-ART
Artiste chasseur-cueilleur, je glane ici et là, au gré de mes déambulations dans la nature et dans les villes, des fragments de paysages qui sont la matière première de mes œuvres : végétaux, graines, bois flottés, morceaux de roches, galets, fragments de matériaux polis par les flots, métal rouillé, débris de chantiers… Le recyclage, le réemploi et la transformation sont fondateurs de mon travail depuis de nombreuses années. Ils permettent d’interpeler le public sur la beauté et la fragilité du monde qui nous entoure.
Mes créations, en faisant souvent appel à une imagerie collective basée sur l’observation de la nature et de l’humain, se veulent partageables et accessibles par le plus grand nombre.
En constante expérimentation mon œuvre se renouvelle en permanence à travers l’exploration de nombreuses techniques : sculpture, modelage, assemblage, soudure, peinture et dessin, moulage en béton et en plâtre, empreintes, sculptures en bois brulé…
PALLARO Fanny
En quête des origines pour aujourd’hui.
Fanny Pallaro développe un univers mêlé d’onirisme et de poésie, très en lien avec les environnements naturels et leurs esprits premiers.
Elle travaille en priorité la terre, qui passe ensuite par le feu. Certaines de ses sculptures deviennent des bronzes.
VIEUSSE Laure
Originaire de Toulouse, je peins depuis l’enfance.
J’expose depuis 1997, en France et à l’International.
Autodidacte, j’ai étudié l’histoire de l’art et l’archéologie, mais ai refusé les propositions de cours de dessin ou de peinture, refusant les influences et laissant libre cours à mon imagination.
Les couleurs chaudes et le mouvement du fond des toiles se trouvent renforcés après avoir vécu sur la Côté Catalane de 2006 à 2009
Je m’inspire du quotidien, de la nature, des spectacles de danse, de la société.
Mes créations parlent de la Vie, de la Nature, la vibration musicale, l’humain faisant partie d’un tout. Les toiles fourmillent de vie, de petits personnages qui vont vers un ailleurs serein. Ces êtres qui donnent vie aux feuilles sont le signe du vivant dans chaque élément.
Tous ces petits êtres sont en lien les uns avec les autres, montrant ainsi la diversité et complexité des rapports entre les humains et entre les vivants.
L’univers des toiles est dynamique, lumineux, il dégage vie et finesse, offrant à l’esprit un voyage dans l’imaginaire.
L’énergie transmise par la danse des individus mis à nu, délivre un message d’espoir dans un mouvement ascendant.
La lumière, le mouvement du fond des toiles sont en eux-même un sujet.
Les toiles sont à voir de loin pour l’ambiance et se laisser imprégner par les couleurs et la chaleur, puis de près pour voir, en seconde lecture, tous les petits détails qui font sens.
L’atelier à Tournefeuille est mon lieu de création. Il n’est ouvert que pour les évènements ponctuels. A ces rares occasions je l’aménage pour le rendre plus spacieux et accueillant. Le reste de l’année les toiles sont visibles en exposition ou sur rendez-vous.
Moi-même en fauteuil roulant, j’ai une rampe que je peux installer lors de cette occasion pour le rendre accessible à un fauteuil.
Je serai heureuse de pouvoir participer aux Arts en balade et présenter mes créations
ATELIER DENFERT CÉRAMIQUE
Nous nous sommes rencontrées au cours de céramique de l’atelier Croix Baragnon, aujourd’hui appelé Maison Giscard. Très vite, l’envie de créer notre propre espace de travail s’est imposée.
Au départ, nous étions deux : Anne Kurzberg et Florence Dary. Puis le projet a grandi. Nous avons loué un local plus vaste au 32, rue Denfert-Rochereau, et Muriel Senaux nous a rejointes. Cette nouvelle configuration nous a permis d’investir dans un four de plus grande capacité et de mutualiser l’ensemble de nos matières premières. C’est ainsi qu’est né l’Atelier Denfert Céramique.
Nous travaillons la terre à la plaque, aux colombins, ainsi que par estampage ou coulage, après avoir fabriqué nos propres moules en plâtre. Nous ne travaillons pas au tour : toutes nos pièces sont entièrement montées à la main. Cette approche confère à chacune d’elles un caractère singulier, une légère irrégularité qui en fait toute la richesse.
Après un temps de séchage, les pièces subissent une première cuisson à 980°C. Nous appliquons ensuite les couleurs et les émaux, que nous élaborons nous-mêmes, avant une seconde cuisson à 1250°C.
Nous utilisons exclusivement des terres dites de haute température : le grès et la porcelaine.
Chaque pièce est unique, façonnée avec exigence et sensibilité.
DARY Florence
Après de nombreuses années consacrées à la restauration de céramiques anciennes et à la peinture sur porcelaine, j’ai découvert, lors d’un stage de céramique chez mon amie Fabienne Laheurte, céramiste à Narbonne, l’univers de la création céramique. Cette expérience a été une révélation, notamment à travers l’exploration du monde des émaux, dont les possibilités infinies ouvrent un champ de recherche aussi passionnant qu’exigeant.
Quelques années plus tard, au sein des cours de céramique de l’Espace Croix-Baragnon à Toulouse, j’ai rencontré Anne Kurzberg et Muriel Senaux. De cette rencontre est né le désir commun de créer notre propre lieu de travail. En 2016, nous avons ainsi fondé notre atelier au 32, rue Denfert-Rochereau, à Toulouse.
Nous y travaillons le grès et la porcelaine, terres dites de haute température. Chaque pièce est façonnée à la main, sans recours au tour, selon des techniques de modelage. Nous élaborons nos propres émaux et réalisons l’ensemble des cuissons dans notre atelier. Notre démarche privilégie la création de pièces uniques, où la matière, le feu et l’émail dialoguent librement.
PÉDRO
Mes matières premières sont principalement les rebuts de notre société de consommation. Longtemps, j’ai travaillé avec l’acier, rouillé de préférence. Depuis six ans, je fabrique des masques, aux moins un par semaine, dans une série photographique intitulée : des masques et Vous ? Il en existera à peu prés quatre cent quarante quatre, au moment des Portes Ouvertes. Parallèlement, j’assemble des objets trouvés, comme des vases de fleurs et assiettes. Le papier est de plus en plus présent dans ma production, avec une série de collages-épinglés, à base de Que Sais-Je ? et de vielles gravures, de couvertures de livres transformées. Les visiteurs traversent une maison-musée et découvrent l’atelier, au fond du jardin rempli de sculpture.
BALAS Sophie
Depuis de nombreuses années, je partage mon temps entre des recherches artistiques pures et une activité de plasticienne dans l’espace public.
Ma démarche artistique est avant tout basée sur de la gravure contemporaine avec un travail centré autour de la ligne ( voir plus bas). Je fais également de la céramique.
En tant que plasticienne, je travaille en étroite collaboration avec l’agence de paysage et d’aménagements urbains ” d’une ville à l’autre…” . Mes interventions sont très différentes selon les projets ( design de mobilier urbain, empreintes dans le sol, sculptures, graphisme … etc)
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Travail de la ligne et de la répétition, de la superposition- de la vibration et de la couleur.
La ligne comme un élément vital.
La ligne comme un fil tendu, un élément incisif qui viens strier l’espace, précis, incisif, sans concession.
Le trait pur : une trajectoire qui strie l’espace, traverse la plaque, la feuille de papier.
Je travaille avec plusieurs plaque (cuivre ou zinc) elles mêmes composées de multitudes de traits qui évoquent peut être des fils (résurgence de mon passage dans le textile à Duperré ?), des trames.
Recherche de profondeur, chaque plaque, chaque tirage est un plan qui se superpose à un autre sur une même estampe.
La superposition à la recherche de l’équilibre, équilibre fragile à la limite de la rupture.
Un trait de trop ou une plaque de trop et l’équilibre est rompu.
Chaque épreuve est unique ( épreuve d’artiste) et la gravure seulement un moyen de travailler la répétition en étant à chaque fois proche mais différent.
Travail en série.
Exigence de ce média, comment dire l’essentiel avec une économie de moyens. Dire avec peu.
Travail méditatif exécuté dans la concentration et la tension (le trait juste, la couleur juste).
L’acte de graver en lui même est une “performance”.
FOURNIÉ Florence
Florence Fournié Sculpteur-Céramiste
Je me souviens de mes « premiers pas en sculpture ». Mon grand-père, dans du papier journal m’amenait de la terre glaise – ocre- des bords de l’Aude. Je façonnais cette argile avec bonheur. J’ai étudié la philosophie (maîtrise d’épistémologie), la sculpture (marbre, béton) et la céramique aux Beaux-Arts de Marseille, et j’ai obtenu un CAPES d’arts plastiques. Actuellement je me consacre à la céramique. La glaise, matériau de choix, rustique ou fine me passionne par ses possibilités d’adaptations. Avec cette matière rien n’est jamais sûr ni acquis. Le séchage, la cuisson, l’émaillage, les flammes tout est un assemblage de connaissances techniques toujours en devenir. Tout l’avenir reste à explorer … Je joue avec les volumes, les vides, les pleins, les mondes souterrains, la nature, le corps féminin que de sujets qui font de la création en volume un éternel voyage. F.F.
Jean-Louis ROUGET
« Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants » Antoine de Saint-Exupéry.
Les hommes, par cupidité ont oublié ce message universel. Le changement climatique lié aux activités humaines est perçu et vécu comme une évidence pour une grande majorité de l’humanité mais quelques-uns pensent encore que c’est une « TRUMPerie ». Je me rends compte aujourd’hui, après plus de 40 ans de peinture que j’ai tenté, sans toujours en être conscient, au travers de ma peinture : dans mes paysages, mes machines agricoles, mes inondations ou mes incendies, de sensibiliser le spectateur à la fragilité de la nature … J.L. R
MAUCOURT Catherine
La Terre, une lente élaboration de la matière, extraire ce qui se donne de soi.
Le Métal, la part de création née de l’inattendu, promouvoir par le geste artistique les matériaux humbles, conserver l’empreinte d’un monde impermanent
Le Bois, parfois …
MESNILDOT Mathilde
“Explorer les relations, les emboitements, les agencements. Donner à voir, s’ancrer dans le réel, pour faire sentir, toucher le vivant.
Par la matière.
Polyphonie.
Matière-lumière : explorer la capacité des vitraux et du verre à cristalliser la lumière et le temps, en inscrivant une forme fixe dans la matière en même temps que fluide et variant au gré des jours par la lumière. Au-delà du plan en deux dimensions, la déployer dans des structures en volume, privilégiant l’interaction avec l’espace dans lequel s’inscrivent ces formes.
Matières picturales,
Fragilité, évanescence poudreuse des fusains,
Texture, effets des huiles, des médiums, des couches superposées, chercher à re-susciter cette sensation profonde et bouleversante du toucher, de la présence…
A l’intention, née d’une envie, d’une sensation, d’une réflexion, s’associe un choix (médium, fonds, matière, geste).
De cette combinaison, naissent des possibles, je les laisse venir, les écoute, choisis encore… »
BRILL Véronique
Je vais là où le vent me porte. Au gré du hasard, au gré des contraintes, mon inspiration vient, parfois pour du land art ou pour de la sculpture, parfois pour la photo ou pour une performance. Pour la beauté, pour dénoncer, pour raconter, pour sublimer et pour calmer les douleurs, pour le sens, pour rien ou pour tout à la fois.
Je crée parce que cela me vient, parce que je n’ai pas les mots, parce que je n’ai pas choisi, parce que je suis comme ça !
Ne me demandez pas de grandes dissertations pour expliquer ma création, sa signification ou pour vous donner tous les mots clés. Je laisse ce travail aux spécialistes. Moi, je ne suis qu’une artiste.
SOREN VANA
Après des études aux Beaux-Arts de Toulouse section Communication, j’ai été
plusieurs années conceptrice en communication au sein d’un quotidien
régional toulousain.
Maintenant libre de toutes contraintes professionnelles, je profite de mon temps libre pour peindre à l’acrylique sur des supports variés ( bois, tissus, cuir, etc),
J’ai dernièrement redécouvert la gouache et les encres.
J’inclus dans mes créations graphiques des plaques de cuivre travaillées (principe eau-forte).
Je modèle aussi la terre, fais cuire mes créations en utilisant la manière ancestrale du Raku.
J’expose seule mais la plupart du temps accompagnée d’amie(i)s artistes.
Une recherche permanente de nouveaux sujets (Amazonie, musée, combats sumo, animaux oniriques) et de nouvelles techniques ( transfert, peinture à l’encaustique)
MATHIEU Michel
J’ai depuis l’enfance eu plaisir à pratiquer la sculpture, bien que ma profession principale ait été le théâtre, ceci dans diverses positions allant de la mise en scène, à la performance ou la « poésie d’action » en passant par la scénographie.
Mon père était peintre, Il pratiquait également la gravure sur bois et l’eau-forte. Il savait tout faire et il m’a invité à m’essayer à la taille.
Tout près de Liège, où je suis né, il existe des gisements d’une pierre calcaire très tendre, et nous sommes allés en prélever quelques blocs. J’ai donc sur ce matériau fait mes premiers essais.
Bien plus tard, en vacances à Uzès j’ai repris cette pratique en trouvant dans des murs écroulés des blocs de cette pierre calcaire du Gard dont sont construites les maisons et les monuments de la ville.
Evidemment l’œuvre de Brancusi m’influença dans la recherche d’une forme pure, comme certaines de ces pièces exposées en témoignent à mon sens.
J’ai aussi pratiqué le bois, pour lequel l’aide de la tronçonneuse m’est bien utile au départ. Là où j’habite poussent de nombreux ormeaux qui sèchent sur pied, et que je récupère.
L’inspiration ici procède autrement. L’arbre dans sa structure propose déjà une forme qui ne demande qu’à être épurée. Le travail consiste donc à amener à son terme la promesse de la nature, pour libérer les tensions déjà présentes et les amener à leur épiphanie.
Lors du confinement j’ai entrepris une recherche différente, plus conceptuelle – liée peut-être à mes pratiques théâtrales- où je tente d’associer divers éléments pour dialoguer dans un contraste ou une correspondance inédite. Ainsi par exemple une souche brûlée traversée par un éclat de miroir, ou des « fleurs » d’un nouveau genre, comme une corolle de barbelés avec des lambeaux de tissu accrochés.
De grandes compositions rouges à partir d’éléments de carrosserie de voiture, font la transition entre ces deux modes de recherche.
Michel Mathieu
MOTTA Philippe
L’arrivée massive des écrans nous laisse encore papier, crayons, encre… mais a provoqué l’obsolescence quasi-immédiate des machines à écrire mécaniques. De la même façon, l’écriture à la main s’est trouvée reléguée au titre de substitut aux claviers.
C’est pour poser ce double constat que je traite les machines à écrire comme des objets défunts, issus d’une archéologie du virtuel ; et que je les présente comme des antiques. Pour l’écriture manuelle, la genèse du processus renvoie davantage au dessin, à la graphie de la lettre. A sa plastique.
CISELET Barbotine
Les présences et expressions des sculptures de Barbotine Ciselet sont toujours plus engagées.
Ses personnages portent leurs failles comme une force.
Le grès chamotté travaillé au couteau garde la trace du geste brut et sincère. Les couleurs pastel apaisent la matière. L’émotion simple mais puissante de Paul, Julien et des autres touche directement au coeur.
Je suis ravie d’accueillir, pour cette édition 2026, la peintre Elisabeth ZANESI
“D’abord des balades en plein air puis une peinture instinctive, synthétique, une peinture où le regard cherche à saisir l’ambiance, la lumière d’un moment, une intensité, une profondeur. Des évocations de paysages, un rythme d’un tableau à l’autre, une quête d’équilibre, d’harmonie, de correspondance… Le paysage est revisité.
QUEREJETA ROCA Carla
Il y a presque vingt ans, j’ai commencé à déchirer mes toiles et à construire mes supports différemment. La surface plate ne m’était pas suffisante, j’avais besoin de rentrer dans la matière, d’une approche, d’un contact plus fort. Cela ne répondait pas à quelque chose que j’avais vu, mais à un besoin physique que je ne savais pas tellement expliquer.
Heidegger disait que ‘créer l’espace c’est faire librement un don d’endroits. Nous devons apprendre à reconnaitre que les choses ne font pas partie seulement d’un endroit, mais qu’elles sont, elles-mêmes des endroits.’
Ainsi, je crée des espaces pour héberger d’autres espaces.
Dans mon travail j’explore la relation entre l’espace habité et la construction de l’identité, à travers des matériaux et des supports différents. Des tableaux, des sculptures, des installations, mon travail se décline dans des formes différentes. La destruction et la reconstruction font partie de mon processus créatif; un chaos contrôlé, l’opportunité de l’accident, participent de la dynamique sensorielle qui donne naissance à mes œuvres.
PATURET Danielle
La rouille que les aléas du temps a façonnée me propose des paysages dans lesquels je plonge le monde des humains, ses attaches,ses rêves.Les contrastes entre le froid du métal, la rugosité de la rouille, la chaleur de la couleur m’offrent une palette d’animation sans fin .Ce monde est traduit en grès polychrome et accompagne mes tableaux.
GLACE Christian
Je sculpte sur des morceaux de bois trouvés dehors dans la nature, des terrains vagues, aux lisières des villes et des campagnes, en bord de mer, de fleuve… là où la nature regagne ses droits, où la société dépose ses déchets, là où le sauvage gagne sur le domestique. Bois flottés, bois éclatés, bois décomposés, bois œuvrés, détériorés, vielles poutres, douelles… Le temps, les phénomènes naturels ont mis à nu la matière, ont révélé des formes et créé déjà une œuvre confuse.
La sculpture est le double du corps et nous interpelle sur nous-mêmes et sur notre rapport au temps, à la matière, à la nature. J’associe, je confronte figure humaine et élément naturel. Je cherche des correspondances avec le corps humain, une présence dans le bois. Une présence à la fois humaine, végétale, minérale qui nous rappelle à nos origines communes.
Entre le naturel et l’artifice, entre le brut et le fini, mon travail est guidé par la matière et repose sur la structure du bois et ses formes originelles. Je m’appuie surtout sur les lignes ascendantes du bois, leur énergie brute, leur élan premier.
Je sculpte le bois pour garder le contact avec les arbres, avec les éléments naturels.
Pour rester dans cet élan vital que l’on voit dans les lignes du bois.
Pour faire corps avec le bois.
Pour chercher la beauté primitive des formes, le calme, une harmonie.
Pour rester debout comme un arbre et ne pas perdre l’équilibre dans ce monde chaotique et violent.
LARROQUE SOUSSAN Cathy
J’ai trouvé dans les éléments TERRE et FER
Les vecteurs et les compagnons de mon Expression.
Tout part de la Matière brute , le modelage du grés incline à la douceur des formes, la Patine et l’Oxydation réchauffent la froideur du Métal, tout e lui conférant une hypothétique mémoire du temps.
BLANQUET Ariane
Du crayon à la porcelaine en passant par le tesson, Ariane Blanquet navigue naturellement avec pour guide la couleur qu’elle égrène avec légèreté. Qu’elles se fassent trait de porcelaine, fine plaque ou volume modelé, les pièces d’Ariane Blanquet fonctionnent par assemblage et composition. Aux dessins d’enfant, elle emprunte le schématisme bienheureux, les chromatismes primaires, le goût du gribouillage ou encore certains thèmes essentiels comme celui de la maison. Véritable défi à la fragilité de la céramique, une faiblesse devenue ici une force, Ariane Blanquet dessine avec la terre, explore l’espace avec ses multiples fragments. Le fil que tend Ariane n’est pas univoque : il se répand, circule entre les images, s’éclate et invite à se raconter autant d’histoires que notre imagination nous le permet !
ABADIE BASTIDE Sylvie
Dans la série Terre et Mer, Sylvie Abadie-Bastide explore la
puissance des éléments, la liberté du geste et l’énergie du
mouvement.
Ici, tout est lâcher-prise, émotion spontanée et aventure
picturale. Ses toiles naissent souvent d’une impulsion, d’un
ressenti intérieur face à la nature, à sa force et à sa fragilité.
La matière, la couleur et la lumière se répondent dans une
recherche d’équilibre entre terre, air et eau.
Rien n’est figé : tout circule, se transforme, respire.
Cette série lui permet de se libérer, de peindre avec intensité,
sans contrainte, dans un élan où l’instinct guide la main.
Parallèlement, Sylvie Abadie-Bastide poursuit un travail plus
intime autour des portraits de femmes, fait de précision, de patience et de rêverie.
Ces deux univers, très différents, sont pour elle indissociables.
L’un nourrit l’autre : la rigueur du portrait équilibre la liberté
de Terre et Mer, et ensemble, ils forment le cœur même de sa
créativité et de son épanouissement artistique.
AMAGAT Corine
C’est lors d’un voyage en Afrique, à Conakry, qu’une énergie venant de la terre et des habitants, a réveillé ma créativité infantile.
J’ai passé une partie de mon enfance dans les bois, la nature et côtoyé une artiste de mon village en Lot-et-Garonne.
Je reprend les beaux arts à 50 ans avec Raphaël Larre à l’ISDAT Toulouse, qui me plonge dans le fusain, la terre et l’aquarelle. Je suis inspirée par le regard et l’émotion de l’autre, chaque sculpture est une construction unique dont la destinée est d’être le miroir de l’âme.
Chaque visage est une mémoire, une aventure.
Mes sculptures sans patine, réalisées à partir des ressources écologiques que sont la terre et l’eau, sont guidées par l’émotion.
Ma démarche est aussi de tisser des liens, transmettre aux autres ; j’ai donc ouvert un atelier en plein cœur de Toulouse dans un lieu calme et serein car je n’avais pas suffisamment de place sur ma péniche.
J’y travaille mes sculptures et partage de bons moments à échanger des idées, techniques, céramique, tour, porcelaine avec d’autres personnes passionnées tout au long de l’année.
Je vous invite donc à venir voir nos œuvres et partager un bon moment.
À bientôt.
MAUBERT Evelyne
Dans mon travail polymorphe, j’explore les ramifications d’histoires collectives, la fragilité écologique, la place sociale de l’individu, l’altérité, les combats intérieurs, le silence.
Je mets en lumière des présences anthropomorphes ou hybrides, de manière neutre, dans le but de créer un questionnement, d’ouvrir le débat.
Le point de départ peut être une information journalistique, une loi votée, une injustice, un fait de société ou, de manière plus proche, mon histoire personnelle.
ROUGET Jean-Louis
Ce sont des rencontres qui ont nourri mon travail, déjà au collège avec le peintre Bernard Ryon puis avec le peintre entomologiste et orientaliste Jeanne Agache-Pointet. J’ai aimé travailler dans l’atelier de Daniel Schintone et dans celui de gravure de René Izaure à l’école des beaux-arts de Toulouse. Les années passées dans l’ancien atelier du peintre Henri Martin à Labastide-du-Vert dans le Lot ont apporté à mes peintures réalisées sur le motif : sincérité et sérénité. J’aborde par la peinture, l’air de rien, les crises sociales et écologiques qui secouent notre terre, mais toujours avec douceur et bienveillance. J’aime isoler un détail qui donne la liberté au spectateur d’imaginer l’hors-champ. Ma peinture est une proposition à voir peut-être autre chose que ce qu’elle veut bien montrer. J’aime les notations rapides que permettent le crayon, l’encre ou l’aquarelle, où dans ces moments fugaces, tout est possible, rien n’est interdit, c’est juste le bonheur de peindre.
CORENTIN Sylvain
Sylvain Corentin, né en 1962 à Montpellier, est un artiste plasticien français associé à l’art Outsider contemporain. Très tôt il s’enferme dans des mondes imaginés crayonnés sur des feuilles de papier avant de s’ouvrir au volume et à un travail de sculpture et d’assemblage.
Le travail de création de cet « architectoniste » repose sur un processus de destruction constructive qui lui permet de se méfier de lui-même, de la normalité. Il travaille d’instinct, dans l’improvisation.
Les sculptures de Corentin sont des refuges, son monde intérieur. Il aime à penser que si elles étaient à l’échelle d’un habitat, elles seraient en parfaite harmonie avec la nature. Leur blancheur est une fausse réalité. Elle est le support sur lequel ses dessins écrivent ses histoires, ses cartographies. À la fois monumental et intimiste, son travail est une suite de trajectoires non rectilignes qui mènent de découverte en découverte.
LEROY François
Gravure dans la pierre,
Calligraphies Calames & Pinceaux,
Duo calligraphie & violoncelle, Collages & ensemblages,
Cuisine les saveurs des mots…
ATELIER OUVERT – AO
Atelier partagé d’Art plastique et artisanat d’art. Parmi les 8 résidents de l’atelier, nous comptons deux plasticiennes et une céramiste. Leur périmètre d’expression englobe différents médiums : mosaïque, peinture, illustrations, collages, travail et recherche sur le volume et céramique contemporaine et lutherie.
Mise à part la pratique individuelle de chacune d’entre nous, l’atelier ouvre de multiples possibilités aux échanges, aux partages de projets et à la mise en commun de savoir-faire, tout en préservant la sensibilité de chacun.
AH & PY
DUO A.H & PY
Annette Hardouin & Yves Patissier
Duo Pastel & Sculpture
Depuis plus de vingt ans, nous exposons côte à côte, unis par une même exigence artistique et une sensibilité commune à la matière.
Annette Hardouin (A.H), artiste textile et maître-teinturière, explore depuis 1987 la puissance expressive du bleu de pastel, pigment emblématique du pays de Cocagne. Son travail fait dialoguer tradition, alchimie et création contemporaine.
Yves Patissier (PY), sculpteur et designer formé à Paris, développe une recherche plastique autour des volumes, entre terre et acier. Inspiré par la nature et l’architecture, il crée des formes organiques où la matière brute devient équilibre, tension et mouvement.
En duo, nos œuvres se répondent :
le textile teint à la main rencontre la force sculptée,
la couleur dialogue avec le volume,
le geste précis croise l’espace.
Notre travail commun dépasse la simple juxtaposition : il s’agit d’un véritable échange artistique, d’une respiration à deux.
Durant le septembre, notre espace toulousain devient Galerie-Atelier de transmission et de rencontres artistiques.
Mots-clés :
#DuoArtistique #PastelEtSculpture #ArtContemporain #DialogueDesMatières #GalerieAtelier
CARCANAGUE Marie-Hélène
Enigmes muettes, les traces, les empreintes et les cicatrices du temps m’interrogent et m’inspirent. Chaque surface raconte une histoire.
Je m’aventure dans les textures, les superpositions de couches, en transparence ou en épaisseur.
Entre abstraction et figuration, j’explore les mystères de l’être humain, espèce d’animal mal élevé, dans le biotope qu’il s’est créé. Dans ce monde en désordre, je m’évade aux frontières d’un univers imaginaire et fantaisiste.
PIMA
Mon travail de sculpture consiste à déconstruire les masses pour mieux parler de l’entre-deux , ce rapport plein- vide qui met en tension notre volonté de mouvement. Sculptures en métal, du petit format au monumental, mes œuvres abstraites sont réalisées dans mon atelier à Layrisse dans les Hautes-Pyrénées (65).
GAYRAUD Patrick
Patrick Gayraud utilise les matériaux qu’il découvre. Il construit, il agence avec des matériaux détournés : compressions d’appareils photo “jetables” devenant sculptures colorées, feuilles de rodhoïd devenant pellicules irisées aux images fantasmatiques, papier devenant relief de paysages incertains, un univers de couleurs, de contrastes, qui nous conduit quelque part du côté du rêve.
Visiter son atelier c’est aussi visiter un petit musée.
ATELIER ROUGET-FOURNIE
"L'Art, une histoire de famille"
J.L. Rouget le père est peintre,
F. Fournié la mère est sculpteur-céramiste,
E. FourniéR la fille est photographe,
quand des univers parallèles se croisent et dialoguent sur la Nature, le Corps, le Voyage et s'enrichissent des différents techniques utilisées. "Nos pratiques nous permettent de transposer nos perceptions du monde, mais c'est l'Art qui nous transforme."
SINGULIÈRES66 – DAT Hélène
Mes sculptures naissent d’un territoire fragile, où l’équilibre est instable et le mouvement suspendu. Les personnages que je façonne avancent sur un fil invisible, précaire. Je travaille le métal, la résine, le plâtre, comme on assemble des fragments de récits. Ces matières dialoguent, se frottent, se répondent, portant en elles la mémoire du temps et de la transformation.
Artiste autodidacte et plurielle, mon parcours est guidé par la curiosité et l’expérimentation. J’avance sans carte, attentive aux accidents, aux détours qui ouvrent des chemins inattendus. Chaque sculpture devient un espace de recherche poétique, une traversée silencieuse où le corps, en équilibre instable, raconte la fragilité, la résistance et la beauté du vivant.
LOMBARD Elisabeth
Alors que s’impose à nous l’importance d’un nouvel exotisme de proximité, Elisabeth LOMBARD est un peintre sans racines tisseuse d’univers oniriques et protéiformes.
Ainsi réinventé ce Voyage intérieur oscille entre maniérisme et tribalité, rythmé par un répertoire de figures imprimées sur papier calligraphie. Animal aux yeux d’humains, humains indifférenciés au menton-galoche.
Sur la toile rendue plus explicite à force de traits, pas de narration préparatoire, le peintre travaille sans filet. L’esquisse sous le jeu des motifs récurrents est indissociable des effets qu’elle entraîne, encres bues sur marouflages, fusain mouillé, estompes de craies sèches, indigo cru, pierre noire …
MOTEL
ROJO Juan :
Dans son nouveau corpus d’œuvres, la décoration joue un rôle primordial en tant qu’élément qui s’immisce et, parfois même, obscurcit les visages des sujets et dissimule leur identité. Des masques et des costumes apparaissent dans la plupart des pièces et sont utilisés pour explorer des questions d’intimité ainsi que les récits personnels des modèles ou les préoccupations sociales de l’artiste. Dans les peintures, ces récits individuels et ce commentaire social s’entrelacent et sont le produit du processus collaboratif entre le modèle et l’artiste, qui se matérialise lors des séances photographiques. Une relation ludique et de confiance s’établit entre l’artiste et ses modèles (toujours non professionnels), ce qui lui permet d’utiliser leurs corps comme des mannequins, comme des structures auxquelles toutes sortes d’objets peuvent être attachés. Certains objets ont une signification pour les modèles, tandis que d’autres sont utilisés simplement pour composer la forme, la couleur ou la ligne. Ce processus de déguisement est intuitif et anarchique, mais il est également abordé avec beaucoup de soin et constitue une part fondamentale du processus artistique. Cette approche ludique aide Rojo à découvrir de nouvelles formes et à approfondir son exploration de la figure.
Juan Rojo est né à Valladolid, en Espagne, en 1977. Il est diplômé de l’Université de Salamanque (Espagne) en beaux-arts et a obtenu un master en peinture et vidéo à l’Université du Maryland, à College Park. Il est représenté en Espagne par la Rodrigo Juarranz Gallery, en France par la Galerie 21, et aux États-Unis par la Jay Etkin Gallery.
WIGS Palmyre :
Palmyre Wigs, c’est l’art de sublimer les identités et de parer les performeur·euses de coiffures iconiques. J’aime quand la perruque fait sourire, qu’elle soigne ou dénonce. Spécialisée dans les perruques sur-mesure pour la scène queer, j’allie créativité et technique pour des créations uniques. Chaque wig est pensée pour performer : volume, tenue, caractère et vraie signature visuelle. Je collabore avec drag queens, artistes et créateur·ices pour donner vie à leurs visions les plus audacieuses.
BENESTEBE Mathis :
Né en 2002 à Saint-Nazaire, Mathis Benestebe vit et travaille à Toulouse. Il a étudié la photographie à l’ETPA dont il est sorti diplômé en 2023.
Sa pratique prend forme dans la tension entre présence au monde et isolement.
La photographie et la vidéo y occupent une place centrale, souvent traversées par un travail sonore ou en volume. Se déploie alors une quête d’espaces d’accueil et de refuge, qu’ils soient psychiques, sociaux, réels ou fictifs.
À travers l’autofiction, le portrait ou la mise en scène d’objets, son travail explore les effets de la désolation, entre repli intérieur et expérience partagée.
Dans cette recherche, les gestes d’enveloppement, de recouvrement ou d’ensevelissement déploient une charge symbolique proche du rituel.
VALETTE Claudine
La nature et la danse sont pour moi des sources de créativité, de beauté, d’apaisement, de mystère. Leur caractère éphémère évoque notre fragilité, et leur puissance, nos ressources de vitalité et de résilience.
La technique de l’estampe japonaise me relie à la nature par le contact avec la matière (bois gravé), l’ économie de couleurs (un bloc gravé par couleur) incitant à l’équilibre et l’harmonie. La déclinaison d’un même motif en couleurs différentes suggère diverses ambiances, renforcées par les nuances de l’impression manuelle.
Transmettre un savoir-faire ancestral par-delà les continents, n’en a que plus de valeur dans mon attachement pour cette technique artisanale.
Quant à l’expression de la danse, la technique du monotype, trace fugace et aléatoire, me paraît plus appropriée.
J’aspire dans mes livres d’artiste, ouvrages uniques, intimes ou déployés, à naviguer entre gravures, dessins, poésie, sur des supports différents et papiers artisanaux et délicats.
J’invite à poursuivre ce voyage sous forme de grands panneaux composés d’estampes cousues sur tissu léger et transparent, flottant à la lisière du rêve et du sensible.
CARNEVALE Marie
« Le temps, le reste, l’héritage, voilà ce qui me met en route.
Quand à la forme, je suis dans le plaisir du faire et l’exploration de la sensualité des matériaux.
Les évènements qui jalonnent ma vie, nos vies, entrent en résonnance avec ma pratique artistique.
De fait, l’humain m’intéresse jusqu’aux traces de son absence et je me suis naturellement emparée du crâne.
Impudique et fascinant, il est une représentation de l’humain, autoportrait universel et objet d’art en soi.
« Memento Mori » !
En m’appuyant sur le vocabulaire de la Vanité, j’emploie un procédé formel utilisant un motif comme outil
visuel (crâne humain, grains de riz, mouches, racines) et lui applique le langage du hasard, du
dépouillement et de l’accumulation jusqu’à la saturation et exprime ainsi une mesure du temps. Je me sers
de différents médiums pour explorer la forme accumulative d’un même motif. La peinture, le dessin, la
gravure, la collecte photographique, le moulage, la céramique et la broderie nourrissent ma réflexion sur la
perception de notre temps contemporain.
Je vais à mon pas pour aborder le rivage d’une phase méditative dans le silence et la lenteur. »
Marie Carnévalé, vit et travaille à Toulouse. Elle s’est formée auprès du peintre Alain Corret en
fréquentant l’atelier de dessin de modèles vivants à l’école des Beaux-Arts de Toulouse ainsi qu’auprès du
peintre Bertrand Meyer-Himhof à l’atelier « Couleurs » de l’université de Toulouse Le Mirail
PINEL Xavier – XP
Ma pratique artistique explore et met en scène le concept de réalité. Au moyen de peintures, gravures, sérigraphies, vidéos, installations ou performances, je décompose et recompose les éléments qui façonnent notre perception du réel. Si notre conscience semble en être l’architecte, elle s’appuie néanmoins sur un consensus partagé qui dépasse largement notre expérience individuelle.
Dans notre rapport au monde, nous oublions souvent les limitations propres à nos sens, les biais du langage ou encore les repères du temps et de l’espace.
Ces zones aveugles sont au cœur de mon travail.
Ainsi, une scène peut être fragmentée dans une peinture en autant de points de vue qu’il y a de personnages, fissurant l’illusion d’une perception commune.
Dans des vidéos ou des sérigraphies, l’espace et le temps peuvent permuter, créant une impression de simultanéité qui questionne les liens de cause à effet.
Plusieurs installations vidéo mettent en scène une intelligence artificielle. Elle peut y errer dans la campagne ou jouer à l’écrivain. En miroir, les failles de notre appréhension conceptuelle du réel semble s’y révéler. Enfin, en jouant de la représentation dans la représentation, mes performances questionnent le caractère fictionnel de notre relation au monde.
Mon travail cherche à rendre visible ce que nous tenons pour acquis : les filtres et conventions qui organisent notre expérience. Notre réalité n’est peut-être qu’une mise en scène parmi d’autres possibles.
ESSA ALLAIN Serge
« Je lutte pour un art libre et métissé, à la pensée multiple. J’explore un univers dans l’improvisation et la prise de risque. Mes démarches graphiques, calligraphiques ou numériques résultent du dessin instinctif. Il s’agit de rendre sensible par l’image divers instants attachés à des moments et lieux prioritaires. Comme une respiration, gestes et contemplation se succèdent ou se superposent. »
Artiste peintre et sculpteur, Serge Allain dit ESSA, fait de la peinture engagée et mise sur les rapports humains. Son travail d’observateur le mène de Paris à l’Algérie, des Antilles à la Réunion puis aux Comores et se poursuit à Toulouse. La photo fixe la mémoire et constitue la matière première de ses travaux.
Archivé: COLLECTIF ARTUEL
Artuel, un collectif d’artistes passionnés, explore le monde de l’art depuis maintenant une décennie.
Autour d’un noyau solide de 7-8 artistes fondateurs du groupe, gravitent selon les années une dizaine de créateurs dont chacun apporte sa vision unique, dans des domaines variés tels que la céramique, la peinture, la sculpture, le récup’art, la création textile, la photographie, la vidéo et bien plus encore.
Ensemble, ils recherchent un équilibre harmonieux entre expression individuelle et création collective, autour d’un thème commun choisi chaque année. Au fil des saisons, Artuel a su allier diversité et créativité, célébrant l’individualité tout en cultivant une synergie solide et enthousiaste.
Plongez dans l’univers éclectique d’Artuel, où l’art devient une expérience collective d’émotions et d’imagination, témoignant de la passion partagée qui définit ce groupe d’artistes.
Archivé: PINEL Xavier – XP
Xavier Pinel est un artiste plasticien qui vit et travaille à Toulouse. Dans sa pratique, il questionne la perception du réel à travers la fiction et inversement. Comme ses pairs, il fait dialoguer les techniques anciennes et nouvelles. Images fixes et images en mouvement apparaissent aussi bien en peinture,
photographie, vidéo et installation. La même image peut subir d’infinies traductions. Ces réversibilités sont au cœur de la réflexion de l’artiste. A force de démultiplier les dimensions et les sens, est-il possible de mieux mesurer notre perception ? Pouvons-nous atteindre une forme de vérité, d’absolu… ?
Cet « enjeu perceptif » questionne aussi « un enjeu artistique ». Quel est le statut de l’objet produit par l’artiste ? Et lorsqu’il délègue son geste créatif à une machine, à une intelligence artificielle, quel est cet objet ? Est-ce une œuvre… ?
Archivé: LOMBARD Elisabeth
Alors que s’impose à nous l’importance d’un nouvel exotisme de proximité, Elisabeth LOMBARD est un peintre sans racine tisseuse d’univers oniriques et protéiformes.
Ainsi réinventé, ce Voyage créatif oscille entre maniérisme et tribalité, mené par un répertoire de figures imprimées sur papier calligraphie ; animal aux yeux d’humains, humains indifférenciés au menton-galoche.
Sur la toile rendue plus narrative à force de traits, pas de croquis préparatoires; le peintre travaille sans filet. L’esquisse sous les effets de motifs récurrents est indissociable des effets qu’elle entraîne : encres bues sur marouflages, fusain mouillé, estompes de craies sèches, indigo cru.
Archivé: SEVESTRE Lydie
Parler de mon travail est compliqué sauf à dire que ce n’est pas un travail mais un plaisir sans cesse renouvelé . Le chemin qui mène de cette matière molle , informe et salissante en pièces solides , propres , voire belles me passionne et m’enchante .Depuis bientôt vingt ans que j’essaie d’apprivoiser ce matériau grâce à différents stages, ateliers et expériences personnelles, les merveilleux gâteaux de gadoue de mon enfance prennent forme et parviennent à traduire
mon imaginaire. L’exploration de différentes textures , de mélange de matériau (bois, métal etc…)
Les contraintes des thèmes imposés dans certaines expositions, permettent à l’imagination de s’envoler, à ma curiosité de continuer à expérimenter, et me confortent dans mon refus de m’enfermer dans un style alors que j’ai la chance de travailler une matière qui offre tant de possibilités.
Archivé: ESSA ALLAIN Serge
« Je lutte pour un art libre et métissé, à la pensée multiple. J’explore un univers dans l’improvisation et la prise de risque. Mes démarches graphiques, calligraphiques ou numériques résultent du dessin instinctif. Il s’agit de rendre sensible par l’image divers instants attachés à des moments et lieux prioritaires. Comme une respiration, gestes et contemplation se succèdent ou se superposent. »
Artiste peintre et sculpteur, Serge Allain dit ESSA, fait de la peinture engagée et mise sur les rapports humains. Son travail d’observateur le mène de Paris à l’Algérie, des Antilles à la Réunion puis aux Comores et se poursuit à Toulouse. La photo fixe la mémoire et constitue la matière première de ses travaux.
Archivé: CARTIER Laurent
Je peins la peau comme on capte une sensation : une surface vivante, vibrante, traversée par la lumière, la couleur, le souvenir.
Mes peintures montrent des corps en contact, couverts de voiles colorés, transparents comme des halos. Chaque couche est déposée comme un souffle, une caresse. Elles transforment le visible, créent des tensions discrètes, des présences à deviner.
Né en Guadeloupe, j’ai grandi dans un monde où la peau porte des histoires, des regards, des projections. Cette mémoire sensible m’accompagne dans ma manière de peindre, en écho à Frantz Fanon et aux imageries thermiques qui rendent la chaleur visible.
Ce que je cherche, c’est une présence. Pas une forme à identifier, mais une densité à ressentir. Peindre, pour moi, c’est inventer un espace où la peau devient paysage, où l’on regarde avec les yeux… et avec le corps.
Archivé: MAUCOURT Catherine
Le Métal, la part de création née de l’inattendu, promouvoir par le geste artistique les matériaux humbles, conserver l’empreinte d’un monde impermanent.
La Terre, une lente élaboration de la matière, extraire ce qui se donne de soi.
Archivé: PIMA
Mon travail consiste à déconstruire les masses pour mieux faire parler de l’entre-deux , le vide qui met en tension notre volonté de mouvement. Sculptures en métal, du petit format au monumental. Œuvres abstraites réalisées en tôle dans mon atelier à Layrisse dans les Hautes-Pyrénées (65).
Archivé: Collectif GESTES
L’association Gestes est composée de quatre artistes et artisan.e.s toulousain.e.s travaillant le bois et la céramique. Nos pratiques se retrouvent dans le travail de la matière lié à des gestes ancestraux.
Nous sommes porté.e.s par la recherche plastique autour du glanage (argiles et minéraux récolté.e.s, bois de récupération). Chacun.e développe au sein de l’atelier, une démarche personnelle; qu’elle soit pour mettre en valeur des imperfections, des textures aléatoires ou des mouvements minéraux.
L’association est également un lieu de transmission et d’échange autour de la matière et de la création.
Archivé: CARNEVALE Marie
« Le temps, le reste, l’héritage, voilà ce qui me met en route.
Quand à la forme, je suis dans le plaisir du faire et l’exploration de la sensualité des matériaux.
Les évènements qui jalonnent ma vie, nos vies, entrent en résonnance avec ma pratique artistique.
De fait, l’humain m’intéresse jusqu’aux traces de son absence et je me suis naturellement emparée du crâne.
Impudique et fascinant, il est une représentation de l’humain, autoportrait universel et objet d’art en soi.
« Memento Mori » !
En m’appuyant sur le vocabulaire de la Vanité, j’emploie un procédé formel utilisant un motif comme outil
visuel (crâne humain, grains de riz, mouches, racines) et lui applique le langage du hasard, du
dépouillement et de l’accumulation jusqu’à la saturation et exprime ainsi une mesure du temps. Je me sers
de différents médiums pour explorer la forme accumulative d’un même motif. La peinture, le dessin, la
gravure, la collecte photographique, le moulage, la céramique et la broderie nourrissent ma réflexion sur la
perception de notre temps contemporain.
Je vais à mon pas pour aborder le rivage d’une phase méditative dans le silence et la lenteur. »
Marie Carnévalé, vit et travaille à Toulouse. Elle s’est formée auprès du peintre Alain CORRET en
fréquentant l’atelier de dessin de modèles vivants à l’école des Beaux-Arts de Toulouse ainsi qu’auprès du
peintre Bertrand MEYER HIMHOFF à l’atelier « Couleurs » de l’université de Toulouse Le Mirail
Archivé: SIDHU Pinky
Pinky Sidhu a établi sa vie artistique à Muret depuis 2015 et propose une exploration complexe de formes sculpturales et d’installations en fil de cuivre tricoté.
Après plusieurs années par la création de bijoux tricotés en fil d’argent, elle a découvert le fil de cuivre, un matériau plus épais et plus modelable. Avec ce nouveau matériau, elle travaille sur des formes variées afin de créer des œuvres sculpturales qui jouent avec la transparence, le volume et les ombres créées par la lumière.
Elle est très inspirée par la nature, en particulier par la multiplicité des formes qui semblent être entrelacées ou associées, créant de petites communautés. Elle s’intéresse à présenter des con-trastes de matériaux : le fil de cuivre brillant contre le métal rouillé, par exemple. Ces contrastes démontrent la beauté qui peut se révéler dans des liaisons inattendues qui font référence à la possi-bilité de connections positives et motivantes.
« Je suis fascinée par le fait que le fil de cuivre tricoté unit couleur et texture à des structures impré-visibles et complexes. De la fragilité apparente émane une force invisible. La fluidité du mouve-ment et les connections multiples souligne le contraste entre les matériaux tout en jouant sur la transparence. Le début et la fin du fil sont insaisissables et de nombreuses connections existent dans chaque élément. Cette idée de réaliser des entrelacs est liée à mon désir personnel de faire par-tie d’une communauté sociale où se créent des relations interpersonnelles de solidarité et de par-tage d’idées. »
Elle est co-fondatrice et présidente de l’association Duniya à Muret, une galerie associative qui cherche à soutenir les artistes d’art contemporain en proposant régulièrement des expositions.
Archivé: KOMANO Claude
Archivé: MIGNE Anne-Sophie
Anne-Sophie Migné est sculptrice. Le modelage du grès comme de la porcelaine constitue le cœur de sa pratique. Nourrie de rencontres, de voyages et de nombreuses lectures, poétique voire politique, son œuvre se déploie sur plusieurs territoires imaginaires, allant du buste au paysage abstrait, revendiquant la multiplicité de l’être comme source de son exploration de soi à soi, de soi à l’autre, de soi à son environnement. Qu’il soit animal ou végétal, cet environnement se distord souvent jusqu’à une possible hybridation voire l’effacement de la figure humaine elle-même ou sa réduction à une trace infime. Elle ne s’attelle pas à tenir un monde, mais des mondes entre les mains, tels les poètes qui ont gravé son parcours.
Archivé: LEROY François
Gravure dans la pierre,
Calligraphies Calames & Pinceaux,
Duo calligraphie & violoncelle, collages & ensemblages,
Cuisine les saveurs des mots…
Archivé: ATELIER OUVERT – AO
Atelier partagé d’Art plastique et artisanat d’art. Parmi les 8 résidents de l’atelier, nous comptons deux plasticiennes et une céramiste. Leur périmètre d’expression englobe différents médiums : mosaïque, peinture, illustrations, collages, travail et recherche sur le volume et céramique contemporaine.
Mise à part la pratique individuelle de chacune d’entre nous, l’atelier ouvre de multiples possibilités aux échanges, aux partages de projets et à la mise en commun de savoir-faire, tout en préservant la sensibilité de chacun.
Archivé: FAJEAU Dominique
Après une formation à l’Ecole Supérieure des Arts Modernes et à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, Dominique Fajeau commence son activité professionnelle en tant qu’architecte d’intérieur et décorateur pour Bang & Olufsen France et pour Nokia Mobile Phone France.
Sa carrière de peintre débute dans les années 80 par un travail d’abstraction lyrique qui fera l’objet d’une trentaine d’expositions personnelles de 1980 à 2008, et à de multiples expositions collectives en France et à l’étranger.
Il réalise aussi des œuvres monumentales telle une installation sidérale dont le fil conducteur est la clé et sa symbolique dans le Parc aux Bambou à Lapenne.
Archivé: ARCHIPEL
Archipel ATELIER
Démarche artistique
Nous sommes un collectif d’artistes, une nébuleuse d’intentions esthétiques venue de l’association Archipel. Ce collectif en est un fragment, se détachant de l’association d’origine. Si tout fragment est fragment de quelque chose, son existence ne renvoie pas nécessairement au tout dont il est issu. Il est donc nécessaire de se définir et de présenter ce collectif autonome.
Archipel est un collectif d’artistes qui travaillent plusieurs disciplines comme la peinture, la sculpture, la céramique et toute autre expression artistique. L’objectif essentiel du groupe est d’amener l’art contemporain vers l’inhabituel par des expérimentations, des matériaux, des techniques nouvelles ou inattendues.
Porter une réflexion sur l’image, le sens du langage ou du corps est une préoccupation très présente dans ce collectif.
Pour les Arts en Balade de 2025, Archipel présente quatre plasticien.nes dans les locaux de l’association Archipel à Arnaud-Bernard, lieu qui leur sert d’ateliers depuis 2015.
Archivé: LA GRANDE ROUE
Les artistes du collectif de LA GRANDE ROUE travaillent dans le champ des Arts Plastiques et Visuels. Leur univers imaginaire, décalé, poétique entre en résonance avec les préoccupations environnementales et existentielles contemporaines. Leur démarche intègre le réemploi de matériaux usagés, rebuts organiques ou industriels.
Ces matériaux régulièrement collectés alimentent une matériauthèque au sein de l’atelier, véritable base de matière première. Accueilli par la ville de Fenouillet, en résidence depuis 2016, le collectif La Grande Roue propose au public tout au long de l’année, des ateliers et manifestations culturelles.
Jacqueline DELPY met en jeu une œuvre protéiforme au carrefour de plusieurs médiums, installation, dessins, photographie. Après ses débuts de peintre muraliste pour des espaces publics ou privés, son parcours met en évidence une expérience marionnettique importante de plus de dix ans, avec un goût pour l’articulation des éléments.
Depuis les années 2000, son travail a évolué vers les installations avec un retour du dessin plus récemment. Un univers singulier à forte dimension poétique qui nous parle de la condition humaine, des enjeux environnementaux, rassemblant un corpus d’oeuvres liées aux migrations. Par un travail précis et minutieux qui valorise la notion de fabrique, elle transcende le matériau faussement ordinaire des emballages; cette part factice et artificielle de notre ère industrielle, à qui elle donne du sens.
L’artiste anime des ateliers dans les musées, en lien avec les collections et intervient également dans le champ socio éducatif au sein de la formation professionnelle pour adultes. De nombreuses actions sont menées dans le secteur de la petite enfance dans le cadre de résidences in situ donnant lieu à la création d’oeuvres mobiles et participatives.
Utilisant différents médiums Béatrice AKLIJEANNNE arpente depuis 30 ans des espaces, où s’accroche, s’associe, se confronte la matière insaisissable de notre environnement, de notre humanité. Dans un équilibre instable, une forme souvent précaire, les œuvres émergent du chaos momentanément reposé.
Archivé: RICHARD-DAUPHINOT Christelle
Ma technique artistique ? Je suis métisse des arts !
C’est quelque peu incommode pour m’inscrire dans une case. Je m’initie, je
réactualise, je croise, je détourne, je déflagre le médium en fonction du projet, du lieu, du propos, dans une dynamique contemporaine.
Mes pratiques vont de la création textuelle investie plastiquement jusqu’à à ma
chaîne YouTube aux accès on ne peut plus dématérialisés sans oublier les
performances collaboratives dans des installations immersives.
Par-delà le défi technique, l’émulation funambule, le qui-vive, quelles raisons à cette diversité, dans le fond ? Je vous invite à venir me poser la question à l’occasion des Arts en balade 2025.
Nomade, je m’envole pour ces deux jours vers cette curieuse et belle adresse du 8 rue
Perchepinte : la galerie Beauty of Kilims.
Découvrez-y des œuvres antérieures (créations graphiques, tirages photos) et des traces de productions éphémères (pièces uniques issus des installations et
performances, portfolios).
Vous êtes là, plus particulièrement spectateur.ices en avant-première de la recherche plastique qui m’anime en cet instant : contre toute attente, c’est un retour à la peinture.
Pour quand et pour où ? Laissez-vous surprendre, étanchez votre soif et ressortez avec les clés de ce pourquoi.
Archivé: LARROQUE SOUSSAN Cathy
Les matériaux composant les sculptures de Cathy LARROQUE SOUSSAN trahissent le dérisoire de l’Existence.
Dérisoire ou moins pesamment dissonance, venant mettre à mal toute prétention au sérieux, toute emphase, contre les valeurs absolues de l’Artiste.
Autant de couacs dans l’ordre des choses, d’ironies essentielles.
Archivé: POL Marie Ange – ABC Sculpture
Il y a presque quarante ans je découvrais la sculpture sur bois auprès d’un artiste diplômé de l’Ecole Boule.
Dès mes premiers pas dans cet art, j’ai sculpté le bois et le marbre pour en extraire des rondeurs, des formes voluptueuses qui racontent les gens, la vie, les rêves… Nul besoin de détails, le trait est épuré ; sans détour ni artifice ce sont les attitudes et la matière qui parlent. Aussi mes femmes sont elles rondes, sensuelles et surtout généreuses de par la douceur et la plénitude qu’elles dégagent. Toujours dans cette même recherche, j’ai ensuite abordé le thème que j’ai dénommé « les récréatives » où je me promène dans le monde ludique de l’enfance avec un regard sûrement plus humoristique, ou parfois plus caustique. Consécutivement à cette exploration humaine, je me suis également intéressée au végétal en m’inspirant de la nature, qui constitue mon environnement quotidien, et de ses différents stades d’évolution. Lorsque je sculpte un fruit, une graine, une gousse, là encore il est question pour moi de souligner la pureté de sa ligne, l’harmonie de ses courbes, tout en respectant la sobriété ou la complexité de sa forme.
Archivé: MESTRES Jean-Paul – ABC Sculpture
L’atelier ABC sculpture est un lieu de création en sculpture sur bois pour deux artistes : Jean Paul MESTRES et Marie Ange POL. Leur démarche artistique s’appuie sur un travail, essentiellement en taille directe (gouges et maillets) sur des pièces en ronde-bosse. Leurs sculptures sont des pièces uniques sauf pour celles réalisées en bronze. C’est par un style très figuratif que Jean Paul MESTRES explore une thématique ethnique et animalière, tandis que Marie Ange POL aborde le corps humain, le monde de l’enfance ou celui des graines et végétaux dans un style plus épuré. L’atelier propose également des cours et des stages de sculpture sur bois.
Archivé: MOTTA Philippe
L'arrivée massive des écrans nous laisse encore papier, crayons, encre… mais a provoqué l'obsolescence quasi-immédiate des machines à écrire mécaniques. De la même façon, l'écriture à la main s'est trouvée reléguée au titre de substitut aux claviers.
C'est pour poser ce double constat que je traite les machines à écrire comme des objets défunts, issus d'une archéologie du virtuel ; et que je les présente comme des antiques. Pour l'écriture manuelle, la genèse du processus renvoie davantage au dessin, à la graphie de la lettre. A sa plastique.
Archivé: MAUBERT Evelyne
Dans mon travail polymorphe, j’explore les ramifications d’histoires collectives, la fragilité écologique, la place sociale de l’individu, l’altérité, les combats intérieurs, le silence.
Archivé: QUEREJETA ROCA Carla
Il y a presque vingt ans, j’ai commencé à déchirer mes toiles et à construire mes supports différemment. La surface plate ne m’était pas suffisante, j’avais besoin de rentrer dans la matière, d’une approche, d’un contact plus fort. Cela ne répondait pas à quelque chose que j’avais vu, mais à un besoin physique que je ne savais pas tellement expliquer.
Heidegger disait que ‘créer l’espace c’est faire librement un don d’endroits. Nous devons apprendre à reconnaitre que les choses ne font pas partie seulement d’un endroit, mais qu’elles sont, elles-mêmes des endroits.’
Ainsi, je crée des espaces pour héberger d’autres espaces.
Dans mon travail j’explore la relation entre l’espace habité et la construction de l’identité, à travers des matériaux et des supports différents. Des tableaux, des sculptures, des installations, mon travail se décline dans des formes différentes. La destruction et la reconstruction font partie de mon processus créatif; un chaos contrôlé, l’opportunité de l’accident, participent de la dynamique sensorielle qui donne naissance à mes œuvres.
Archivé: CANGARDEL Mireille
En principe, je commence ma toile à partir d’un objet, d’un drapé ou d’une silhouette quelconque dont les formes multipliées abolissent le blanc ou le vide pour aboutir au chaos. Terrible moment ! Mais le plaisir de peindre se manifeste rapidement avec des regards, des mains ou divers animaux qui surgissent pour donner forme à l’informe et matérialiser mes obsessions.Depuis de nombreuses années je créé aussi des objets en assemblant, peignant, cassant et transformant les bibelots glanés dans les brocantes et autres vides greniers. que j'ai, enfin, décidé de montrer.
Archivé: PALLARO Fanny
En quête des origines pour aujourd’hui : Fanny Pallaro réalise des déclinaisons plastiques à partir de ses sculptures (mises en scène dans la nature, installations, photographies, gravure et estampes numériques…) afin d’approfondir l’univers qui se déploie sous ses doigts étonnés.
Archivé: AMAGAT Corine
C’est lors d’un voyage en Afrique, à Conakry, qu’une énergie venant de la terre et des habitants, a réveillé ma créativité infantile.
J’ai passé une partie de mon enfance dans les bois, la nature et côtoyé une artiste de mon village en Lot-et-Garonne.
Je reprend les beaux arts à 50 ans avec Raphaël Larre à l’ISDAT Toulouse, qui me plonge dans le fusain, la terre et l’aquarelle. Je suis inspirée par le regard et l’émotion de l’autre, chaque sculpture est une construction unique dont la destinée est d’être le miroir de l’âme.
Chaque visage est une mémoire, une aventure.
Mes sculptures sans patine, réalisées à partir des ressources écologiques que sont la terre et l’eau, sont guidées par l’émotion.
Ma démarche est aussi de tisser des liens, transmettre aux autres ; j’ai donc ouvert un atelier en plein cœur de Toulouse dans un lieu calme et serein car je n’avais pas suffisamment de place sur ma péniche.
J’y travaille mes sculptures et partage de bons moments à échanger des idées, techniques, céramique, tour, porcelaine avec d’autres personnes passionnées tout au long de l’année.
Je vous invite donc à venir voir nos œuvres et partager un bon moment.
À bientôt.
Archivé: ALLIENS Delphine
Être mère mais pas trop. Être salope mais pas trop. Être trop mais pas trop. Être quoi au juste?
Se définir, se caractériser, se caser. Merci mais non merci.
Ma pratique se situe dans une approche libre, pluridisciplinaire, elle est à géométrie variable. Elle se transforme. Elle expérimente la matière. La matière, c’est le temps, les souvenirs et les secrets, c’est la famille et ceux que je ne connais pas et que j’avale de mon corps. La matière c’est marcher pendant des heures, c’est collecter des photos, des vidéos en quantités énormes, et garder, tout garder, de peur de manquer, un jour, peut-être. La matière c’est la solitude et le trop plein. La matière c’est une mémoire. Une empreinte. Mon empreinte que je décline au fil de mes rencontres. Dans une approche sensible et à vif du rapport à l’autre, je repeins les contours de ma maison, j’en explore l’espace intime et social, coincée entre réalité et abstraction, je confronte le langage verbal et non verbal et je mets nos corps à l’épreuve. Je performe. En toile de fond, je dis les non-dits. Jour et nuit. J'écris des fragments de vies. Je souligne les chairs et je m’expose. Je trace les mémoires pour signifier le temps qui passe, marcher encore, frôler la folie mais ne jamais la croiser. Ma robe tachée, ma toile, mon geste, mon amour me suit. Je reste à danser avec les mots que je ne prononce pas. Et je remplis à nouveau, je glane, j'observe de mon corps et j'ardoise le tissus, le papier, le plastique. Je rentre dans un acte chirurgical et acéré, pour m'installer à nouveau dans un territoire. J'accueille les récits, je les transforme dans le soucis de dénoncer, de soumettre au regard, de mettre à plat nos sentiments et nos sensibles.
Et enfin Je recouds nos peaux déformées dans les errances de nos années, je nous demande d'être justes, de nous entendre. Il y a urgence. Couche après couche, je dépose sur cet espace, le contexte, les outils, la matière. Le geste est là pour attester. Il est vital, il est fusion, il est viscéral, il écrase les limites.
Et après ? Il y a le calme, le vide. Jusqu'à la prochaine fois.
Archivé: VIAL Valérie
Née en Colombie, après une première expérience dans le design graphique, j’arrive en France pour
continuer mon parcours artistique. J’étudie à l’École Nationale Supérieure d’Art Paris – Cergy (ENSAPC)
pendant cinq ans. J’explore l’art dans sa pluridisciplinarité : je peins, je fais de la photo, de la performance,
des installations, de la vidéo. Je travaille à partir d’archives, de témoignages, de rencontres. Avec l’artiste
Carole Benzaquen, je collabore avec des femmes migrantes, un projet de rencontres sociales et
artistiques, des récits de mémoire. Cette expérience confirme mon désir de donner une voix et de rendre
visible celles et ceux qui ne le sont pas ainsi que leurs histoires.
À travers mes oeuvres, je cherche des échos de la mémoire intime dans une mémoire collective,
plus large. Je suis fascinée par la manière dont nos identités se forgent à travers nos vécus et nos
expériences.
Je m’interroge sur la déconstruction de nos apprentissages souvent imposés et/ou dirigés. Je détourne
des techniques, je les remanie, me les appropie.
J’adopte des gestes hérités des femmes avec qui j’ai grandi : coudre, tisser, filer, réparer, broder.
Dans mes installations, différentes pièces dialoguent entre elles : matières végétales, fils, tissus,
structures tissées et moulées, végétaux suspendus, cousus…
Archivé: HAREL Fabien
Ce pourrait être les vestiges exhumés d’un nouveau Lascaux. Empreintes du combat titanesque que se seraient livrés les hommes et les bêtes en des temps immémoriaux.
Sauvage, puissant, tragique, mouvant est le bestiaire fantastique aux allures de tentures rupestres que Fabien Harel fait soudain vivre de la pointe acérée de ses flèches qu’il trempe dans une encre que l’on dirait de goudron et de sang.
Dompteur d’un trait précis et exigeant, sous sa main en viennent à danser des fauves terrifiants, des buffles menaçants ou des taureaux puissants. Même le coq vaniteux se donne des airs de rapace et les zèbres de vouloir s’affranchir de leurs robes de rayures qu’un peintre céleste et maladroit aurait figé à travers des persiennes. Mais là elles dansent comme prises d’une ivresse aussi incontrôlable que soudaine. Eclaboussant la toile dans un désordre jamais totalement fortuit sans être pourtant totalement volontaire. Car là est la volonté de Fabien Harel : laisser au trait et aux pigments un fil dans l’espace et le temps, pour y générer cette sensation de vie. Retrouver, tout à la fois, le geste primitif et faire vibrer les formes.
Ainsi, sur l’étendu de ces papiers rustres et industriels qu’il prend pour support, naissent d’étranges chorégraphies entre l’homme et « ses bêtes ». Entre la main qui griffe la matière et danse sur des pointes et elles qui se convulsent ou tournoient, drôles ou pathétiques, imposantes ou furieuses, intrigantes ou complices.
Elles sont là, irrémédiablement figées, et pourtant si vivantes qu’on jurerait les regarder et les voir bouger.
Ce pourrait n’être que les vestiges exhumés d’une éternel Lascaux mais ce sont, au demeurant, les empreintes, définitivement intemporelles, d’un artiste résolument moderne, attaché à ces gestes premiers qui vont à l’essentiel, ceux de l’animalité de la vie et du mouvement.
Patrick Ehme
Archivé: BALAS Sophie
Depuis de nombreuses années, je partage mon temps entre des recherches artistiques pures et une activité de plasticienne dans l'espace public.
Ma démarche artistique est avant tout basée sur de la gravure contemporaine avec un travail centré autour de la ligne ( voir plus bas). Je fais également de la céramique.
En tant que plasticienne, je travaille en étroite collaboration avec l'agence de paysage et d'aménagements urbains " d'une ville à l'autre…" . Mes interventions sont très différentes selon les projets ( design de mobilier urbain, empreintes dans le sol, sculptures, graphisme … etc)
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Travail de la ligne et de la répétition, de la superposition- de la vibration et de la couleur.
La ligne comme un élément vital.
La ligne comme un fil tendu, un élément incisif qui viens strier l'espace, précis, incisif, sans concession.
Le trait pur : une trajectoire qui strie l'espace, traverse la plaque, la feuille de papier.
Je travaille avec plusieurs plaque (cuivre ou zinc) elles mêmes composées de multitudes de traits qui évoquent peut être des fils (résurgence de mon passage dans le textile à Duperré ?), des trames.
Recherche de profondeur, chaque plaque, chaque tirage est un plan qui se superpose à un autre sur une même estampe.
La superposition à la recherche de l'équilibre, équilibre fragile à la limite de la rupture.
Un trait de trop ou une plaque de trop et l'équilibre est rompu.
Chaque épreuve est unique ( épreuve d'artiste) et la gravure seulement un moyen de travailler la répétition en étant à chaque fois proche mais différent.
Travail en série.
Exigence de ce média, comment dire l'essentiel avec une économie de moyens. Dire avec peu.
Travail méditatif exécuté dans la concentration et la tension (le trait juste, la couleur juste).
L'acte de graver en lui même est une "performance".
Archivé: CARCANAGUE Marie-Hélène
Enigmes muettes, les traces, les empreintes et les cicatrices du temps m'interrogent et m'inspirent. Chaque surface érodée raconte une histoire.
Entre abstraction et figuration, avec en arrière-plan un monde en désordre, j'explore l'être humain, espèce d’animal mal élevé, aux frontières d’un univers imaginaire et fantaisiste.
Archivé: ATELIER DENFERT Céramique
Pendant 8 ans, nous avons été inscrites au cours de l’atelier Croix Baragnon et pour finir nous avons décidé de créer notre propre atelier. Au départ nous n’étions que 2, Florence Dary et Anne Kurzberg et cela pendant 3 ans, rue Pharaon, puis Muriel Senaux nous a rejoint. Nous nous sommes agrandis et louons un atelier au 32, rue Denfert Rochereau depuis 2015 et avons créé l’Atelier Denfert Céramique où nous travaillons chacune pour notre compte.
Notre travail est un travail à la plaque, colombins, estampage….. Toutes nos pièces sont uniques ; nous n’avons pas de tour et montons nos pièces à la main, ce qui leur donne un côté irrégulier et unique. Après une première cuisson, nous appliquons nos couleurs et nos émaux et terminons par une dernière cuisson à 1250° ; nous utilisons soit des grès soit de la porcelaine.
Archivé: SOREN VANA
Après des études aux Beaux arts de Toulouse section Communication, j’ai été
plusieurs années conceptrice en communication au sein d’un quotidien
régional toulousain
Maintenant libre de toutes contraintes professionnelles je profite de mon temps
libre pour peindre à l’acrylique sur des supports variés ( bois, tissus cuir, etc),
J’ai dernièrement redécouvert la gouache et les encres.
J’inclus dans mes créations graphiques des plaques de cuivre travaillée, principe eau-forte.
Je modèle aussi la terre, cuire mes créations en utilisant la manière ancestrale du Raku.
J’expose seule mais la plus part du temps accompagnée d’amie(i)s artistes.
Une recherche permanente de nouveaux sujets (Amazonie, musée, combats sumo, animaux oniriques) et de nouvelles techniques ( transfert, peinture à l’encaustique)
Archivé: COMBES Véronique
Mon travail, principalement figuratif, en relation avec les questions actuelles, s’élabore à partir d’un lien intime entre support et sujet traité.
Sur des matériaux simples, presque ordinaires (planches, écorces, toiles cirées, couvertures de survie, plexiglass, canevas…) se dessinent des bribes de vies bafouées et se crée une esthétique qui se veut révéler toute la force et la dignité du vivant.
A travers cette perception sensible du vivant, dans un aujourd’hui incertain, un futur à construire, je ne cesse d’interroger nos existences, notre relation à l’autre et notre propre vulnérabilité.
Archivé: CISELET Barbotine
Ma création est – dès l’origine – profondément humaniste.
Dans la série « vie quotidienne » la femme, l’homme, l’enfant se montrent ainsi sans concession mais surtout pas sans humour et encore moins sans amour : loin des canons de beauté, de l’œuvre parfaite et millimétrée sublimant le beau, les sculptures choisissent le contrepied de la « beauté du réel ».
J’aurai cette année le plaisir d’accueillir dans mon atelier la peintre Phanette FRANZINI, originaire de Marseille, est une artiste autodidacte dont le travail s’établit entre Art singulier et Art Naïf. Ses réalisations se caractérisent par un trait noir et franc cernant des formes rondes, une peinture haute en couleur ; des œuvres spontanées, expressives, ancrées dans l’émotivité.
https://www.phanettef.com/
Archivé: POINCLOUX
Je suis artiste plasticienne. Je travaille le papier et la pâte à papier exclusivement recyclés.
Après avoir travaillé pour des magasins, décorateurs, théâtre, musées, centres culturels et particuliers en produisant des décors en papier, pâte à papier, je souhaite intégrer ma démarche dans une dynamique de ce que j’appelle ‘l’art durable’.
Progressivement, mes découvertes, expériences et mes convictions m’entrainent vers une pratique différente. Ma technique évolue ce qui me permet d’utiliser de façon inédite le papier pour réaliser des sculptures et des œuvres murales à la recherche des nuances et de textures. Mes matières premières sont issues du recyclage. Je les associe a des pigments, des terres que je collecte souvent moi-même, des liants naturels, du linge ancien, des objets tombés en désuétude, des éléments naturels. J’utilise des techniques et recettes anciennes que je ré invente. Mon travail évoque l’impermanence, le souvenir dans un esprit wabi sabi.
Archivé: VALETTE Claudine
La nature est pour moi source de beauté, apaisement, mystère. Elle est aussi puissance et fragilité, vitalité et résilience, indissociable de l' être.
J'ai exprimé ces sensations dans la peinture, le dessin, autres techniques, en résonance la plupart du temps avec des poèmes, dans des petits ouvrages, pour restituer une mémoire, sorte d'hommage, et inviter au voyage onirique.
La technique de l'estampe japonaise, bois gravé, m'a permis le contact direct avec cette matière, et s' accordant avec ses contraintes, la patience et l' humilité. Se relier également à un savoir-faire ancestral par-delà les continents, les siècles, n'en a que plus de valeur dans mon attachement pour cette technique.
Sa particularité (un bloc de bois gravé par couleur) m'a conduite à la simplicité dans le choix des couleurs, lignes, surfaces, l'expressivité, et la recherche d'équilibre et d'harmonie.
Ainsi, lors de l' impression, émergent des paysages étranges, primitifs.
Ils résonnent avec les mots, textes poétiques, dans mes livres-objets, formats intimes, qui se transforment pour se déployer et être partagés, exposés.
La poésie s' exprime également dans une série de panneaux en tissu léger(sortes de "kakemonos") avec estampes cousues sur le thème des arbres et de l'eau.
Archivé: PÉDRO
Mes matières premières sont principalement les rebuts de notre société de consommation. Longtemps, j'ai travaillé avec l'acier, rouillé de préférence. Depuis cinq ans, je fabrique des masques, aux moins un par semaine, montrés dans une série photographique intitulée : des masques et Vous ? Il en existera plus de trois cent quatre-vingt, au moment des Portes Ouvertes. Parallèlement, j'assemble des objets trouvés, comme des vases de fleurs et assiettes. Le papier commence à être de plus en plus présent dans ma production, avec une série de collages-épinglés, à base de Que Sais-Je ? et de vielles gravures. Les visiteurs traversent une maison-musée et découvrent l'atelier, au fond du jardin. Cette année, j'invite à nouveau le photographe Patrice DION à poser son camion sténopé devant la maison. Les visiteurs pourront découvrir ses techniques anciennes de développement photographique.
Archivé: LANGLOYS Sébastien
Fusain, terre et bronze, je m’inspire des corps et des visages pour en révéler toutes leurs expressions.
Parmi mes principales créations, la sculpture monumentale Regards d’Enfants, les statues taille réelle de Jean de La Fontaine, Frédéric Mistral à Eyragues, René Goscinny à Paris, Claude Nougaro dans le Jardin du Capitole à Toulouse, Le Pêcheur et la Ramendeuse sur le port de Martigues ainsi que les bustes de Jean Jaurès, Aimé Césaire, Nelson Mandela, Jean Paul II, Jean Cocteau, Pierre Baudis,…
J’ai également réalisé la Médaille d’identité du Sénat.
Archivé: BRILL Véronique
Je vais là où le vent la porte. Au gré du hasard, au gré des contraintes, mon inspiration vient, parfois pour du land art ou pour de la sculpture, parfois pour la photo ou pour une performance. Pour la beauté, pour dénoncer, pour raconter, pour sublimer et pour calmer les douleurs, pour le sens, pour rien ou pour tout à la fois.
Je crée parce que cela me vient, parce que je n’ai pas les mots, parce que je n’ai pas choisi, parce que je suis comme ça !
Ne me demandez pas de grandes dissertations pour expliquer ma création, sa signification ou pour vous donner tous les mots clés. Je laisse ce travail aux spécialistes. Moi, je ne suis qu’une artiste.
Archivé: LA GRANDE ROUE
Les artistes du collectif de LA GRANDE ROUE travaillent dans le champ des Arts Plastiques et Visuels. Leur univers imaginaire, décalé, poétique entre en résonance avec les préoccupations environnementales et existentielles contemporaines. Leur démarche intègre le réemploi de matériaux usagés, rebuts organiques ou industriels.
Ces matériaux régulièrement collectés alimentent une matériauthèque au sein de l’atelier, véritable base de matière première. Accueilli par la ville de Fenouillet, en résidence depuis 2016, le collectif La Grande Roue propose au public tout au long de l'année, des ateliers et manifestations culturelles.
Jacqueline DELPY met en jeu une œuvre protéiforme au carrefour de plusieurs médiums, installation, dessins, photographie. Après ses débuts de peintre muraliste pour des espaces publics ou privés, son parcours met en évidence une expérience marionnettique importante de plus de dix ans, avec un goût pour l’articulation des éléments.
Depuis les années 2000, son travail a évolué vers les installations avec un retour du dessin plus récemment. Un univers singulier à forte dimension poétique qui nous parle de la condition humaine, des enjeux environnementaux, rassemblant un corpus d’oeuvres liées aux migrations. Par un travail précis et minutieux qui valorise la notion de fabrique, elle transcende le matériau faussement ordinaire des emballages; cette part factice et artificielle de notre ère industrielle, à qui elle donne du sens.
L'artiste anime des ateliers dans les musées, en lien avec les collections et intervient également dans le champ socio éducatif au sein de la formation professionnelle pour adultes. De nombreuses actions sont menées dans le secteur de la petite enfance dans le cadre de résidences in situ donnant lieu à la création d’oeuvres mobiles et participatives.
Utilisant différents médiums Béatrice AKLIJEANNNE arpente depuis 30 ans des espaces, où s'accroche, s'associe, se confronte la matière insaisissable de notre environnement, de notre humanité. Dans un équilibre instable, une forme souvent précaire, les œuvres émergent du chaos momentanément reposé.
Archivé: JACQUES Christian
Je raconte des histoires humaines avec les formes, la matière, la lumière.
Je taille la pierre pour susciter l’imaginaire et l’émotion.
C’est ce que je fais qui me dit ce que je cherche.
C’est la chose faite qui dit.
Je sculpte pour résister à la bêtise et à la vulgarité de la société de la marchandise.
Archivé: ATELIER OUVERT – AO
Atelier partagé d’Art plastique et artisanat d’art. Parmi les 8 résidents de l’atelier, nous comptons avec deux plasticiennes et une céramiste. Leur périmètre d’expression englobe différents médium : mosaïque, peinture, illustrations, collages, travail et recherche sur le volume et céramique contemporaine.
Mise à part la pratique individuelle de chacune d’entre nous, l’atelier ouvre de multiples possibilités aux échanges, aux partages de projets et à la mise en commun de savoir-faire, tout en préservant la sensibilité de chacun.
Archivé: MAUCOURT Catherine
La matière est primordiale, elle est le support de l'œuvre au-delà de tout aspect figuratif. Tour à tour, les sculptures sont légèreté, tension, fragilité et force. Elles s’imprègnent des traces d’une histoire et révèlent leur origine dans un voyage où la sensualité se joue de la matière brute. Elles parlent du temps, de la mémoire des hommes, de nos sociétés de consommation.
Archivé: ATELIER DENFERT Céramique
Pendant 8 ans, nous avons été inscrites au cours de l’atelier Croix Baragnon et pour finir nous avons décidé de créer notre propre atelier. Au départ nous n’étions que 2, Florence Dary et Anne Kurzberg et cela pendant 3 ans, rue Pharaon, puis Muriel Senaux nous a rejoint. Nous nous sommes agrandis et louons un atelier au 32, rue Denfert Rochereau depuis 2015 et avons créé l’Atelier Denfert Céramique où nous travaillons chacune pour notre compte.
Notre travail est un travail à la plaque, colombins, estampage….. Toutes nos pièces sont uniques ; nous n’avons pas de tour et montons nos pièces à la main, ce qui leur donne un côté irrégulier et unique. Après une première cuisson, nous appliquons nos couleurs et nos émaux et terminons par une dernière cuisson à 1250° ; nous utilisons soit des grès soit de la porcelaine.
Archivé: ARCHIPEL
Archipel ATELIER
Démarche artistique
Nous sommes un collectif d’artistes, une nébuleuse d’intentions esthétiques venue de l’association Archipel. Ce collectif en est un fragment, se détachant de l’association d’origine. Si tout fragment est fragment de quelque chose, son existence ne renvoie pas nécessairement au tout dont il est issu. Il est donc nécessaire de se définir et de présenter ce collectif autonome.
Archipel est un collectif d’artistes qui travaillent plusieurs disciplines comme la peinture, la sculpture, la céramique et toute autre expression artistique. L’objectif essentiel du groupe est d’amener l’art contemporain vers l’inhabituel par des expérimentations, des matériaux, des techniques nouvelles ou inattendues.
Porter une réflexion sur l’image, le sens du langage ou du corps est une préoccupation très présente dans ce collectif.
Pour les Arts en Balade de 2024, Archipel présente trois plasticien.nes dans les locaux de l’association Archipel à Arnaud-Bernard, lieu qui leur sert d’ateliers depuis 2015.
Archivé: LOMBARD Elisabeth
Alors que s’impose à nous l’importance d’un nouvel exotisme de proximité, Elisabeth LOMBARD est un peintre sans racine tisseuse d’univers oniriques et protéiformes.
Ainsi réinventé, ce Voyage créatif oscille entre maniérisme et tribalité, mené par un répertoire de figures imprimées sur papier calligraphie ; animal aux yeux d’humains, humains indifférenciés au menton-galoche.
Sur la toile rendue plus narrative à force de traits, pas de croquis préparatoires; le peintre travaille sans filet. L’esquisse sous les effets de motifs récurrents est indissociable des effets qu’elle entraîne : encres bues sur marouflages, fusain mouillé, estompes de craies sèches, indigo cru.
Archivé: PINEL Xavier – XP
Xavier Pinel est un artiste plasticien qui vit et travaille à Toulouse. Dans sa pratique, il questionne la perception du réel à travers la fiction et inversement. Comme ses pairs, il fait dialoguer les techniques anciennes et nouvelles. Images fixes et images en mouvement apparaissent aussi bien en peinture,
photographie, vidéo et installation. La même image peut subir d’infinies traductions. Ces réversibilités sont au cœur de la réflexion de l’artiste. A force de démultiplier les dimensions et les sens, est-il possible de mieux mesurer notre perception ? Pouvons-vous atteindre une forme de vérité, d’absolu… ?
Cet « enjeu perceptif » questionne aussi « un enjeu artistique ». Quel est le statut de l’objet produit par l’artiste ? Et lorsqu’il délègue son geste créatif à une machine, à une intelligence artificielle, quel est cet objet ? Est-ce une œuvre… ?
Archivé: LANGLOYS Sébastien
Fusain, terre et bronze, je m’inspire des corps et des visages pour en révéler toutes leurs expressions.
Parmi mes principales créations, la sculpture monumentale Regards d’Enfants, les statues taille réelle de Jean de La Fontaine, Frédéric Mistral à Eyragues, René Goscinny à Paris, Claude Nougaro dans le Jardin du Capitole à Toulouse, Le Pêcheur et la Ramendeuse sur le port de Martigues ainsi que les bustes de Jean Jaurès, Aimé Césaire, Nelson Mandela, Jean Paul II, Jean Cocteau, Pierre Baudis,…
J’ai également réalisé la Médaille d’identité du Sénat.
Archivé: PONS ENGELS Patricia
Pratique de la céramique et de la sculpture (modelage terre)
Pratique régulière de diverses techniques de gravure (taille douce, monotype …). Réalisation d’estampes originales.
J’aime me confronter à la matière pour créer des pièces uniques, aussi bien pour travailler les volumes avec le modelage de la terre que pour réaliser en deux dimensions dessins, peintures, estampes et gravures.
J’affectionne particulièrement la mise en œuvre de la couleur (peintures, encres ou patines) sur mes diverses réalisations artistiques.
Ma démarche est une recherche permanente, tant sur les formes que sur les matières.
Formes organiques et minérales, mes volumes révèlent des traces, des écritures, des asymétries et des accidents.
Je pratique la technique du raku et de l’enfumage à vue, qui permet de jouer sur le contraste des matières, brutes, sombres, enfumées et émaillées, lumineuses, douces…
J’apprécie également la finition mate et satinée des émaux de grès à haute température associés à l’aspect brut de la terre naturelle ou colorée.
Pour les estampes ma démarche consiste à expérimenter les mélanges de couleurs, la réaction des encres et des peintures pour réaliser des portraits et des paysages majoritairement maritimes.
Ma liberté de composer avec des éléments collés a produit des polychromies figuratives, proposées à la libre interprétation du spectateur.
Archivé: PALLARO Fanny
En quête des origines pour aujourd’hui : Fanny Pallaro réalise des déclinaisons plastiques à partir de ses sculptures (mises en scène dans la nature, installations, photographies, gravure et estampes numériques…) afin d’approfondir l’univers qui se déploie sous ses doigts étonnés.
Archivé: VALETTE Claudine
La nature est pour moi source de beauté, apaisement, mystère. Elle est aussi puissance et fragilité, vitalité et résilience, indissociable de l' être.
J'ai exprimé ces sensations dans la peinture, le dessin, en résonance la plupart du temps avec des poèmes, dans des petits ouvrages, pour restituer une mémoire, sorte d'hommage, et inviter au voyage onirique.
La technique de l'estampe japonaise, bois gravé, m'a permis le contact direct avec cette matière, et s' accordant avec ses contraintes, la patience et l' humilité. Se relier également à un savoir-faire ancestral par-delà les continents, les siècles, n'en a que plus de valeur dans mon attachement pour cette technique.
Sa particularité (un bloc de bois gravé par couleur) m'a conduite à la simplicité dans le choix des couleurs, lignes, surfaces, l'expressivité, et la recherche d'équilibre et d'harmonie.
Ainsi, lors de l' impression, émergent des paysages étranges, primitifs.
Ils résonnent avec les mots, textes poétiques, dans mes livres-objets, formats intimes, qui se transforment pour se déployer et être partagés, exposés.
La poésie s' exprime également dans une série de panneaux en tissu léger(sortes de "kakemonos") avec estampes cousues sur le thème des arbres et de l'eau.
Archivé: CISELET Barbotine
Pour cette édition 2024, j'aurai le plaisir d'accueillir à l'atelier le photographe Hervé Bais
Ma création est – dès l’origine – profondément humaniste.
Dans la série « vie quotidienne » la femme, l’homme, l’enfant se montrent ainsi sans concession mais surtout pas sans humour et encore moins sans amour : loin des canons de beauté, de l’œuvre parfaite et millimétrée sublimant le beau, les sculptures choisissent le contrepied de la « beauté du réel ».
J'aurai cette année le plaisir d'accueillir dans mon atelier le photographe Hervé Bais et la peintre Mélanie Bais
Archivé: Collectif GESTES
L’association Gestes est composée de quatre artistes et artisan.e.s toulousain.e.s travaillant le bois et la céramique. Nos pratiques se retrouvent dans leur travail de la matière lié à des gestes ancestraux.
Nous sommes porté.e.s par la recherche plastique autour du glanage (argiles et minéraux récolté.e.s, bois de récupération). Chacun.e développe au sein de l’atelier, une démarche personnelle; qu’elle soit pour mettre en valeur des imperfections, des textures aléatoires ou des mouvements minéraux.
L’association est également un lieu de transmission et d’échange autour de la matière et de la création.
Archivé: CARTIER Laurent
Artiste Guadeloupéen, vivant et travaillant à Toulouse. Diplômé de l’ISDAT (Beaux-arts) d’un DNSEP Art en 2023 obtenu avec les félicitations du
jury.
Ma démarche artistique explore la perception et l’impact émotionnel des couleurs, remettant en question leur conventionnalité. Je m’inspire des statues anciennement colorées, de la colorisation des images d’archives et des limites de notre perception des couleurs. J’utilise des éléments symboliques comme les fleurs et les voiles, et j’aime représenter la carnation de la peau. Mon travail expérimente la composition des couleurs et célèbre l’intensité des couleurs guadeloupéennes. J’invite les spectateurs à réfléchir à la signification et à l’impact des couleurs dans notre réalité visuelle.
Archivé: LARROQUE SOUSSAN
Les matériaux composant les sculptures de Cathy LARROQUE SOUSSAN trahissent le dérisoire de l’Existence.
Dérisoire ou moins pesamment dissonance, venant mettre à mal toute prétention au sérieux, toute emphase, contre les valeurs absolues de l’Artiste.
Autant de couacs dans l’ordre des choses, d’ironies essentielles.
Archivé: BALAS Sophie
Depuis de nombreuses années, je partage mon temps entre des recherches artistiques pures et une activité de plasticienne dans l’espace public.
Ma démarche artistique est avant tout basée sur de la gravure contemporaine avec un travail centré autour de la ligne ( voir plus bas). Je fais également de la céramique.
En tant que plasticienne, je travaille en étroite collaboration avec l’agence de paysage et d’aménagements urbains ” d’une ville à l’autre…” . Mes interventions sont très différentes selon les projets ( design de mobilier urbain, empreintes dans le sol, sculptures, graphisme … etc)
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Travail de la ligne et de la répétition, de la superposition- de la vibration et de la couleur.
La ligne comme un élément vital.
La ligne comme un fil tendu, un élément incisif qui viens strier l’espace, précis, incisif, sans concession.
Le trait pur : une trajectoire qui strie l’espace, traverse la plaque, la feuille de papier.
Je travaille avec plusieurs plaque (cuivre ou zinc) elles mêmes composées de multitudes de traits qui évoquent peut être des fils (résurgence de mon passage dans le textile à Duperré ?), des trames.
Recherche de profondeur, chaque plaque, chaque tirage est un plan qui se superpose à un autre ou sur une même estampe.
La superposition à la recherche de l’équilibre, équilibre fragile à la limite de la rupture.
Un trait de trop ou une plaque de trop et l’équilibre est rompu.
Chaque épreuve est unique ( épreuve d’artiste) et la gravure seulement un moyen de travailler la répétition en étant à chaque fois proche mais différent.
Travail en série.
Exigence de ce média, comment dire l’essentiel avec une économie de moyens. Dire avec peu.
Travail méditatif exécuté dans la concentration et la tension (le trait juste, la couleur juste).
L’acte de graver en lui même est une “performance”.
Archivé: ROUGET Jean-Louis
Ce sont des rencontres qui ont nourri mon travail, déjà au collège avec le peintre Bernard Ryon puis avec le peintre entomologiste et orientaliste Jeanne Agache-Pointet. J’ai aimé travailler dans l’atelier de Daniel Schintone et dans celui de gravure de René Izaure à l’école des beaux-arts de Toulouse. Les années passées dans l’ancien atelier du peintre Henri Martin à Labastide-du-Vert dans le Lot ont apporté à mes peintures réalisées sur le motif : sincérité et sérénité. J’aborde par la peinture, l’air de rien, les crises sociales et écologiques qui secouent notre terre, mais toujours avec douceur et bienveillance. J’aime isoler un détail qui donne la liberté au spectateur d’imaginer l’hors-champ. Ma peinture est une proposition à voir peut-être autre chose que ce qu’elle veut bien montrer. J’aime les notations rapides que permettent le crayon, l’encre ou l’aquarelle, où dans ces moments fugaces, tout est possible, rien n’est interdit, c’est juste le bonheur de peindre.
Archivé: POL Marie Ange – ABC Sculpture
Il y a presque quarante ans je découvrais la sculpture sur bois auprès d’un artiste diplômé de l’Ecole Boule.
Dès mes premiers pas dans cet art, j’ai sculpté le bois et le marbre pour en extraire des rondeurs, des formes voluptueuses qui racontent les gens, la vie, les rêves… Nul besoin de détails, le trait est épuré ; sans détour ni artifice ce sont les attitudes et la matière qui parlent. Aussi mes femmes sont elles rondes, sensuelles et surtout généreuses de par la douceur et la plénitude qu’elles dégagent. Toujours dans cette même recherche, j’ai ensuite abordé le thème que j’ai dénommé « les récréatives » où je me promène dans le monde ludique de l’enfance avec un regard sûrement plus humoristique, ou parfois plus caustique. Consécutivement à cette exploration humaine, je me suis également intéressée au végétal en m’inspirant de la nature, qui constitue mon environnement quotidien, et de ses différents stades d’évolution. Lorsque je sculpte un fruit, une graine, une gousse, là encore il est question pour moi de souligner la pureté de sa ligne, l’harmonie de ses courbes, tout en respectant la sobriété ou la complexité de sa forme.
Archivé: MESTRES Jean-Paul – ABC Sculpture
L’atelier ABC sculpture est un lieu de création en sculpture sur bois pour deux artistes : Jean Paul MESTRES et Marie Ange POL. Leur démarche artistique s’appuie sur un travail, essentiellement en taille directe (gouges et maillets) sur des pièces en ronde-bosse. Leurs sculptures sont des pièces uniques sauf pour celles réalisées en bronze. C’est par un style très figuratif que Jean Paul MESTRES explore une thématique ethnique et animalière, tandis que Marie Ange POL aborde le corps humain, le monde de l’enfance ou celui des graines et végétaux dans un style plus épuré. L’atelier propose également des cours et des stages de sculpture sur bois.
Archivé: MOTTA Philippe
L’arrivée massive des écrans nous laisse encore papier, crayons, encre… mais a provoqué l’obsolescence quasi-immédiate des machines à écrire mécaniques. De la même façon, l’écriture à la main s’est trouvée reléguée au titre de substitut aux claviers.
C’est pour poser ce double constat que je traite les machines à écrire comme des objets défunts, issus d’une archéologie du virtuel ; et que je les présente comme des antiques. Pour l’écriture manuelle, la genèse du processus renvoie davantage au dessin, à la graphie de la lettre. A sa plastique.
Archivé: Atelier ROUGET-FOURNIÉ
” A la croisée de nos univers… ” ou ” Une histoire de famille.”
La mère – Florence Fournié – sculpteur-céramiste, la fille – Emilie FournièR – photographe, le père – Jean Louis Rouget – peintre, vous invitent à découvrir dans leurs ateliers des univers parallèles qui dialoguent et s’enrichissent au travers de nos diverses pratiques artistiques. ” Trois styles, trois sensibilités à la fois différentes et proches : ” une famille quoi ! ” à cette occasion nous exposerons ” Nos souvenirs d’une balade au Japon en 2023 “
Archivé: FOURNIÉ Florence
Florence Fournié Sculpteur-Céramiste
Je me souviens de mes « premiers pas en sculpture ». Mon grand-père, dans du papier journal m’amenait de la terre glaise – ocre- des bords de l’Aude. Je façonnais cette argile avec bonheur. J’ai étudié la philosophie (maîtrise d’épistémologie), la sculpture (marbre, béton) et la céramique aux Beaux-Arts de Marseille, et j’ai obtenu un CAPES d’arts plastiques. Actuellement je me consacre à la céramique. La glaise, matériau de choix, rustique ou fine me passionne par ses possibilités d’adaptations. Avec cette matière rien n’est jamais sûr ni acquis. Le séchage, la cuisson, l’émaillage, les flammes tout est un assemblage de connaissances techniques toujours en devenir. Tout l’avenir reste à explorer … Je joue avec les volumes, les vides, les pleins, les mondes souterrains, la nature, le corps féminin que de sujets qui font de la création en volume un éternel voyage. F.F.
Jean-Louis ROUGET
« Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants » Antoine de Saint-Exupéry.
Les hommes, par cupidité ont oublié ce message universel. Le changement climatique lié aux activités humaines est perçu et vécu comme une évidence pour une grande majorité de l’humanité mais quelques-uns pensent encore que c’est une « TRUMPerie ». Je me rends compte aujourd’hui, après plus de 40 ans de peinture que j’ai tenté, sans toujours en être conscient, au travers de ma peinture : dans mes paysages, mes machines agricoles, mes inondations ou mes incendies, de sensibiliser le spectateur à la fragilité de la nature … J.L. R
Archivé: BLANQUET Ariane
Du crayon à la porcelaine en passant par le tesson, Ariane Blanquet navigue naturellement avec pour guide la couleur qu’elle égrène avec légèreté. Qu’elles se fassent trait de porcelaine, fine plaque ou volume modelé, les pièces d’Ariane Blanquet fonctionnent par assemblage et composition. Aux dessins d’enfant, elle emprunte le schématisme bienheureux, les chromatismes primaires, le goût du gribouillage ou encore certains thèmes essentiels comme celui de la maison. Véritable défi à la fragilité de la céramique, une faiblesse devenue ici une force, Ariane Blanquet dessine avec la terre, explore l’espace avec ses multiples fragments. Le fil que tend Ariane n’est pas univoque : il se répand, circule entre les images, s’éclate et invite à se raconter autant d’histoires que notre imagination nous le permet !
Archivé: VIAL Valérie
Née en Colombie, après une première expérience dans le design graphique, j’arrive en France pour
continuer mon parcours artistique. J’étudie à l’École Nationale Supérieure d’Art Paris – Cergy (ENSAPC)
pendant cinq ans. J’explore l’art dans sa pluridisciplinarité : je peins, je fais de la photo, de la performance,
des installations, de la vidéo. Je travaille à partir d’archives, de témoignages, de rencontres. Avec l’artiste
Carole Benzaquen, je collabore avec des femmes migrantes, un projet de rencontres sociales et
artistiques, des récits de mémoire. Cette expérience confirme mon désir de donner une voix et de rendre
visible celles et ceux qui ne le sont pas ainsi que leurs histoires.
À travers mes oeuvres, je cherche des échos de la mémoire intime dans une mémoire collective,
plus large. Je suis fascinée par la manière dont nos identités se forgent à travers nos vécus et nos
expériences.
Je m’interroge sur la déconstruction de nos apprentissages souvent imposés et/ou dirigés. Je détourne
des techniques, je les remanie, me les appropie.
J’adopte des gestes hérités des femmes avec qui j’ai grandi : coudre, tisser, filer, réparer, broder.
Dans mes installations, différentes pièces dialoguent entre elles : matières végétales, fils, tissus,
structures tissées et moulées, végétaux suspendus, cousus…
Mon projet artistique « Nous étions des graines », est une installation en hommage aux métiers
généralement réalisés par les femmes, d’une grande importance pour la société, mais invisibilisés,
dévalorisés. Un quotidien propre au domestique évoqué à travers du linge, du fil, des aiguilles, des feuilles
séchées utilisées en cuisine… auxquels sont mêlés des éléments traditionnellement associés au féminin :
la terre, les plantes, la nature.
Je continue actuellement ce travail, j’explore la capacité de résilience, de transformation et d’adaptation
des femmes au monde qui nous entoure, à nos différents environnements, souvent hostiles.
Archivé: MESNILDOT Mathilde
“Explorer les relations, les emboitements, les agencements. Donner à voir, s’ancrer dans le réel, pour faire sentir, toucher le vivant.
Par la matière.
Polyphonie.
Matière-lumière explorer la capacité des vitraux et du verre à cristalliser la lumière et le temps, en inscrivant une forme fixe dans la matière en même temps que fluide et variant au gré des jours par la lumière. Au-delà du plan en deux dimensions, la déployer dans des structures en volume, privilégiant l’interaction avec l’espace dans lequel s’inscrivent ces formes.
Matières picturales,
Fragilité, évanescence poudreuse des fusains,
Texture, effets des huiles, des médiums, des couches superposées, chercher à re-susciter cette sensation profonde et bouleversante du toucher, de la présence…
A l’intention, née d’une envie, d’une sensation, d’une réflexion, s’associe un choix (médium, fonds, matière, geste).
De cette combinaison, naissent des possibles, je les laisse venir, les écoute, choisis encore… »
Archivé: QUEREJETA ROCA Carla
Il y a presque vingt ans, j’ai commencé à déchirer mes toiles et à construire mes supports différemment. La surface plate ne m’était pas suffisante, j’avais besoin de rentrer dans la matière, d’une approche, d’un contact plus fort. Cela ne répondait pas à quelque chose que j’avais vu, mais à un besoin physique que je ne savais pas tellement expliquer.
Heidegger disait que ‘créer l’espace c’est faire librement un don d’endroits. Nous devons apprendre à reconnaitre que les choses ne font pas partie seulement d’un endroit, mais qu’elles sont, elles-mêmes des endroits.’
Ainsi, je crée des espaces pour héberger d’autres espaces.
Dans mon travail j’explore la relation entre l’espace habité et la construction de l’identité, à travers des matériaux et des supports différents. Des tableaux, des sculptures, des installations, mon travail se décline dans des formes différentes. La destruction et la reconstruction font partie de mon processus créatif; un chaos contrôlé, l’opportunité de l’accident, participent de la dynamique sensorielle qui donne naissance à mes œuvres.
Archivé: THOMAS Marie
Ma pratique picturale met en lien symboliquement et graphiquement les canaux qui nous irriguent et les méandres arborescents de la nature.
Il n’y a qu’un pas pour faire le lien entre les flux de vie qui circulent dans la nature et ceux qui coulent dans notre corps.
Léonard de Vinci a dit : ” Les hommes sont comme des arbres et tous les canaux qui les irriguent comme des branches”.
Ainsi, je peins donc des arbres de vie, avec des racines , des méandres et des canaux, avec des nervures, des branches et des artères, avec des veines, des sillons et des veinules.
Chaque goutte de peinture y circule comme la sève ou le sang.
Et si, en traçant ces méandres, goutte après goutte, l’arbre de vie répandait du vivant ?
Archivé: ABADIE BASTIDE Sylvie
Depuis que Sylvie expose ses œuvres, le fil conducteur de son imagination et de sa créativité l’a conduite vers des réalisations inattendues mais tellement révélatrices de sa nature profonde.
Elle crée des paysages à la fois mystérieux et ludiques où règne le calme et la beauté que rien ne vient troubler. Sa peinture suggestive pleine de couleurs stimule notre imagination. Puis le regard s'arrête sur les détails, parfois familiers, qui peuplent les compositions et racontent des histoires avec un souriant mystère.
Sa peinture est intuitive : de l'émotion ressentie naît la forme, c'est la couleur qui la guide peu à peu vers la thématique du tableau ; des scènes de vie, des séquences aquatiques, surgissent de son inconscient. Ses camaïeux de couleurs apportent une douceur infinie à ses créations. Exister loin du réel et le rendre accessible.
Sa grande sensibilité transparaît dans ses œuvres. C’est alors que l’œil extérieur du spectateur peut inventer une histoire, souvent sa propre histoire. L’art n’est qu’une histoire de rencontre.
Archivé: SOREN VANA
Après des études aux Beaux arts de Toulouse section Communication, j’ai été
plusieurs années conceptrice en communication au sein d’un quotidien
régional toulousain
Maintenant libre de toutes contraintes professionnelles je profite de mon temps
libre pour peindre à l’acrylique sur des supports variés ( bois, tissus cuir, etc),
J’ai dernièrement redécouvert la gouache et les encres. J’utilise aussi l’huile.
Mon projet découvrir la peinture à l’encaustique.
Je modele aussi la terre, cuire mes créations en utilisant la manière ancestrale du Raku.
J’expose seule mais la plus part du temps accompagnée d’amie(i)s artistes.
Une recherche permanente de nouveaux sujets (Amazonie, musée, combats sumo) et de nouvelles techniques ( transfert, peinture à l’encaustique)
Archivé: CHARPS
Art singulier et poétique
Collections privée dans plus de vingt pays
Il n’est jamais facile de qualifier son art ….. Surtout quand il est inclassable
Ma principale source d’inspiration est l’humain dans ce qu’il a de curieux, de fragile, de sensible.
J’ai créé un univers fait d’humour et de poésie qui laisse une place prépondérante à une pensée positive et dans lequel le spectateur peut également s’interroger sur notre société.
Mon univers ouvrent une fenêtre vers un ailleurs et invitent à un voyage au-delà de notre quotidien, dans un monde où tout à chacun peut laisser vagabonder son imagination.
Les personnages semblent être hors du temps, déconnectés de la vie réelle mais acteurs de leurs propres rêves.
Vous remarquerez aussi que mes personnages sont pieds nus. Il s’agit de représenter la simplicité, le retour et l’attachement à la terre.
Le spectateur est acteur de ce qu’il découvre avec sa propre sensibilité et sa propre histoire.
Archivé: SANAME
Né en septembre 1980, Saname est un élève en échec scolaire, au fond de la classe il s'imagine ….
Il se réfugie très tôt dans le dessin et le vélo qui lui procure plaisir et liberté.
Il découvre le graffiti dans une ancienne usine près de chez lui alors qu'il n'a que 10ans.
Cela l’attire mais loin de la ville, de la culture hip hop et du street art il s’exprime d’abord avec une peinture habitée de personnages oniriques puis au travers de la sculpture.
Par la suite l’art de la rue, les musés façonneront son éducation artistique.
Il reviendra des années plus tard au graffiti art, nourri de son expérience précédente.
Autodidacte engagé sur une voie spontanée et abstraite mêlant formes géométriques, lettres, lignes, coulures et éclaboussures, Saname crée des œuvres hautes en couleurs.
L’énergie gestuelle et l’intensité des couleurs place le spectateur dans une composition musicale et dynamique.
Artiste engagé et attentif à l’environnement il s’inscrit également dans une démarche de recycl’art pour une partie de ses créations.
Archivé: POINCLOUX
Je suis artiste plasticienne. Je travaille le papier et la pâte à papier exclusivement recyclés.
Après avoir travaillé pour des magasins, décorateurs, théâtre, musées, centres culturels et particuliers en produisant des décors en papier, pâte à papier, je souhaite intégrer ma démarche dans une dynamique de ce que j’appelle ‘l’art durable’.
Progressivement, mes découvertes, expériences et mes convictions m’entrainent vers une pratique différente. Ma technique évolue ce qui me permet d’utiliser de façon inédite le papier pour réaliser des sculptures et des œuvres murales à la recherche des nuances et de textures. Mes matières premières sont issues du recyclage. Je les associe a des pigments, des terres que je collecte souvent moi-même, des liants naturels, du linge ancien, des objets tombés en désuétude, des éléments naturels. J’utilise des techniques et recettes anciennes que je ré invente. Mon travail évoque l’impermanence, le souvenir dans un esprit wabi sabi.
Archivé: PÉDRO
Mes matières premières sont principalement les rebuts de notre société de consommation. Longtemps, j'ai travaillé avec l'acier, rouillé de préférence. Depuis quatre ans, je fabrique des masques, aux moins un par semaine, montrés dans une série photographique intitulée : des masques et Vous ? Il en existera plus de trois cents, avant les Portes Ouvertes. Parallèlement, j'assemble des objets trouvés, comme des vases de fleurs et assiettes. Le papier commence à être de plus en plus présent dans ma production, avec une série de collage-épinglés, à base des Que Sais-Je ? et de vielles gravures. Les visiteurs traversent une maison-musée et découvrent l'atelier, au fond du jardin. Cette année, j'invite le photographe Patrice DION à poser son camion laboratoire et sa remorque sténopé devant la maison. Les visiteurs pourront découvrir des techniques anciennes de développement photographique.
Archivé: AMAGAT Corine
C'est lors d'un voyage en Afrique, à Conakry, qu'une énergie venant de la terre et des habitants, a réveillé ma créativité infantile.
J'ai passé une partie de mon enfance dans les bois, la nature et côtoyé une artiste de mon village en Lot-et-Garonne.
Je reprend les beaux arts à 50 ans avec Raphaël Larre à l'ISDAT Toulouse, qui me plonge dans le fusain, la terre et l'aquarelle. Je suis inspirée par le regard et l'émotion de l'autre, chaque sculpture est une construction unique dont la destinée est d'être le miroir de l'âme.
Chaque visage est une mémoire, une aventure.
Mes sculptures sans patine, réalisées à partir des ressources écologiques que sont la terre et l'eau, sont guidées par l'émotion.
Ma démarche est aussi de tisser des liens, transmettre aux autres ; j'ai donc ouvert un atelier en plein cœur de Toulouse dans un lieu calme et serein car je n'avais pas suffisamment de place sur ma péniche.
J'y travaille mes sculptures et partage de bons moments à échanger des idées, techniques, céramique, tour, porcelaine avec d'autres personnes passionnées tout au long de l'année.
Je vous invite donc à venir voir nos œuvres et partager un bon moment.
À bientôt.
Archivé: BOUTHIER Anaëlle
Anaëlle Bouthier crée des œuvres lumineuses en bois ajouré qui ont la particularité de se mouvoir dans l’œil du spectateur au cours de son déplacement. Les spectres de la lumière se transforment au grès du mouvement. Plus que de voir, il est question de sentir et d’éprouver. Le corps, en habitant l’espace, active l’œuvre et fait corps avec elle.
Dans le processus créatif, elle se laisse surprendre par les lignes qui apparaissent au fur et à mesure de la construction des tableaux, elles ne sont ni préméditées ni esquissées en amont. Il apparait alors des mouvements plus ou moins significatifs, suffisamment libres d’interprétation pour que chacun puisse y apporter sa propre lecture et tisser un lien avec l’infiniment petit et l’infiniment grand. Comme l’énonçait Bergson, « L’œuvre d’art nous fait voir ce que nous ne percevons pas naturellement. L’œuvre d’art nous fait sentir ce que nous ne sentons pas naturellement ».
En 2016, elle a conçu une oeuvre monumentale, un espace de 65 m², au CHU de Toulouse. Ce lieu, l’Espace de ressourcement, tout en bois, invite à un voyage au cœur d’un arbre. Les myriades de percées qui constellent les murs proposent une expérience totale et englobante à 360 degrés.
Archivé: COMBES Véronique
Mon travail, principalement figuratif, en relation avec les questions actuelles, s’élabore à partir d’un lien intime entre support et sujet traité.
Sur des matériaux simples, presque ordinaires (planches, écorces, toiles cirées, couvertures de survie, plexiglass, canevas…) se dessinent des bribes de vies bafouées et se crée une esthétique qui se veut révéler toute la force et la dignité du vivant.
A travers cette perception sensible du vivant, dans un aujourd’hui incertain, un futur à construire, je ne cesse d’interroger nos existences, notre relation à l’autre et notre propre vulnérabilité.
Archivé: ESSA – ALLAIN Serge
« Je lutte pour un art libre et métissé, à la pensée multiple. J’explore un univers dans l’improvisation et la prise de risque. Mes démarches graphiques, calligraphiques ou numériques résultent du dessin instinctif. Il s’agit de rendre sensible par l’image divers instants attachés à des moments et lieux prioritaires. Comme une respiration, gestes et contemplation se succèdent ou se superposent. »
Artiste peintre et sculpteur, Serge Allain dit ESSA, fait de la peinture engagée et mise sur les rapports humains. Son travail d’observateur le mène de Paris à l’Algérie, des Antilles à la Réunion puis aux Comores et se poursuit à Toulouse. La photo fixe la mémoire et constitue la matière première de ses travaux.
Archivé: SAFAR Sarah
Se réapproprier des objets qui ont longtemps eu pour fonction de protéger chaque maison – dans nos contrées.
S’éloigner un peu de la religion pour approcher autre chose, quelque chose de plus large.
Des crucifix portant des figures hybrides. Humaines, animales, divines ? De genre masculin, féminin ou indéterminé. De toutes sortes, comme la diversité du vivant.
Et plus qu’hybrides, des figures en mutation… tel un humain qui transformerait ses fonctionnements pour n’être plus séparé, mais véritablement relié à tous les éléments de son environnement – notamment les vivants non humains, enfin considérés comme de véritables partenaires sociaux.
Questionnement philosophique autant que politique : apprendre de l’écosophie, de sa quête d’harmonie avec le reste de la Nature, pour changer notre façon de faire monde.
Et réattribuer ce pouvoir singulier à chaque Jhorus : la nature protectrice d’un objet habité.
Archivé: HAREL Fabien
Ce pourrait être les vestiges exhumés d’un nouveau Lascaux. Empreintes du combat titanesque que se seraient livrés les hommes et les bêtes en des temps immémoriaux.
Sauvage, puissant, tragique, mouvant est le bestiaire fantastique aux allures de tentures rupestres que Fabien Harel fait soudain vivre de la pointe acérée de ses flèches qu’il trempe dans une encre que l’on dirait de goudron et de sang.
Dompteur d’un trait précis et exigeant, sous sa main en viennent à danser des fauves terrifiants, des buffles menaçants ou des taureaux puissants. Même le coq vaniteux se donne des airs de rapace et les zèbres de vouloir s’affranchir de leurs robes de rayures qu’un peintre céleste et maladroit aurait figé à travers des persiennes. Mais là elles dansent comme prises d’une ivresse aussi incontrôlable que soudaine. Eclaboussant la toile dans un désordre jamais totalement fortuit sans être pourtant totalement volontaire. Car là est la volonté de Fabien Harel : laisser au trait et aux pigments un fil dans l’espace et le temps, pour y générer cette sensation de vie. Retrouver, tout à la fois, le geste primitif et faire vibrer les formes.
Ainsi, sur l’étendu de ces papiers rustres et industriels qu’il prend pour support, naissent d’étranges chorégraphies entre l’homme et « ses bêtes ». Entre la main qui griffe la matière et danse sur des pointes et elles qui se convulsent ou tournoient, drôles ou pathétiques, imposantes ou furieuses, intrigantes ou complices.
Elles sont là, irrémédiablement figées, et pourtant si vivantes qu’on jurerait les regarder et les voir bouger.
Ce pourrait n’être que les vestiges exhumés d’une éternel Lascaux mais ce sont, au demeurant, les empreintes, définitivement intemporelles, d’un artiste résolument moderne, attaché à ces gestes premiers qui vont à l’essentiel, ceux de l’animalité de la vie et du mouvement.
Patrick Ehme
Archivé: LA GRANDE ROUE
Les artistes du collectif de La Grande Roue travaillent dans le champ des Arts Plastiques et Visuels. Leur univers – imaginaire, décalé, poétique – entre en résonance avec les préoccupations environnementales et existentielles contemporaines.
Leur démarche intègre le réemploi de matériaux usagés, rebuts organiques ou industriels.
Ces matériaux régulièrement collectés alimentent une matériauthèque au sein de l’atelier.
Accueilli par la ville de Fenouillet en résidence depuis 2016, le collectif La Grande Roue propose au public tout au long de l'année, des ateliers et manifestations.
OUVERTURE DES ATELIERS PENDANT LES AEB / samedi de 11h à 19h et dimanche de 11H à 18h
Archivé: BOUTHIER Anaëlle
Anaëlle Bouthier crée des œuvres lumineuses en bois ajouré qui ont la particularité de se mouvoir dans l’œil du spectateur au cours de son déplacement. Les spectres de la lumière se transforment au grès du mouvement. Plus que de voir, il est question de sentir et d’éprouver. Le corps, en habitant l’espace, active l’œuvre et fait corps avec elle.
Dans le processus créatif, elle se laisse surprendre par les lignes qui apparaissent au fur et à mesure de la construction des tableaux, elles ne sont ni préméditées ni esquissées en amont. Il apparait alors des mouvements plus ou moins significatifs, suffisamment libres d’interprétation pour que chacun puisse y apporter sa propre lecture et tisser un lien avec l’infiniment petit et l’infiniment grand. Comme l’énonçait Bergson, « L’œuvre d’art nous fait voir ce que nous ne percevons pas naturellement. L’œuvre d’art nous fait sentir ce que nous ne sentons pas naturellement ».
En 2016, elle a conçu une oeuvre monumentale, un espace de 65 m², au CHU de Toulouse. Ce lieu, l’Espace de ressourcement, tout en bois, invite à un voyage au cœur d’un arbre. Les myriades de percées qui constellent les murs proposent une expérience totale et englobante à 360 degrés.
Archivé: Sophie Balas
Depuis de nombreuses années, je partage mon temps entre des recherches artistiques pures et une activité de plasticienne dans l’espace public.
Ma démarche artistique est avant tout basée sur de la gravure contemporaine avec un travail centré autour de la ligne ( voir plus bas). Je fais également de la céramique.
En tant que plasticienne, je travaille en étroite collaboration avec l’agence de paysage et d’aménagements urbains ” d’une ville à l’autre…” . Mes interventions sont très différentes selon les projets ( design de mobilier urbain, empreintes dans le sol, sculptures, graphisme … etc)
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Travail de la ligne et de la répétition, de la superposition- de la vibration et de la couleur.
La ligne comme un élément vital.
La ligne comme un fil tendu, un élément incisif qui viens strier l’espace, précis, incisif, sans concession.
Le trait pur : une trajectoire qui strie l’espace, traverse la plaque, la feuille de papier.
Je travaille avec plusieurs plaque (cuivre ou zinc) elles mêmes composées de multitudes de traits qui évoquent peut être des fils (résurgence de mon passage dans le textile à Duperré ?), des trames.
Recherche de profondeur, chaque plaque, chaque tirage est un plan qui se superpose à un autre ou sur une même estampe.
La superposition à la recherche de l’équilibre, équilibre fragile à la limite de la rupture.
Un trait de trop ou une plaque de trop et l’équilibre est rompu.
Chaque épreuve est unique ( épreuve d’artiste) et la gravure seulement un moyen de travailler la répétition en étant à chaque fois proche mais différent.
Travail en série.
Exigence de ce média, comment dire l’essentiel avec une économie de moyens. Dire avec peu.
Travail méditatif exécuté dans la concentration et la tension (le trait juste, la couleur juste).
L’acte de graver en lui même est une “performance”.
Archivé: LOMBARD Elisabeth
L'ATELIER DE BELFORT EST OUVERT JUSQU'A 20 HEURE CE DIMANCHE 1er OCTOBRE !!! … Au Plaisir …
Alors que s’impose à tous l’importance d’un nouvel exotisme de proximité, Elisabeth LOMBARD est un peintre sans racine tisseuse d’univers oniriques et protéiformes.
Ainsi réinventé, ce Voyage créatif oscille entre maniérisme et tribalité, mené par un répertoire de figures imprimées sur papier calligraphie ; animal aux yeux d’humains, humains indifférenciés au menton-galoche.
Sur la toile rendue plus narrative à force de traits, pas de croquis préparatoires; le peintre travaille sans filet. L’esquisse sous les effets de motifs récurrents est indissociable des effets qu’elle entraîne : encres bues sur marouflages, fusain mouillé, estompes de craies sèches, indigo cru.
Archivé: MIGNE Anne-Sophie
Artiste autodidacte mais expérimentée, j’ai à coeur de rendre vivant, par et avec la terre, ce qui m’émeut et m’interroge. Au fil du temps je parviens à mieux cerner mes obsessions qui prennent la forme d’un regard, d’un habitat, d’une chaise, d’un paysage, etc. Chaque fois, il s’agit pour moi d’être déroutée afin de poursuivre le chemin en souhaitant qu’il en soit de même pour le “regardeur” !
Archivé: DOUBLET Elsa
J’utilise l’argile et le modelage comme moyen d’expression artistique.
Je transforme la matière brute pour créer une œuvre en relation avec mon for intérieur.
Je présente entre autre une série de musiciens car la musique et les instruments sont également un outil d’expression artistique ancestral et présent dans toutes les cultures.
Archivé: MAUCOURT Catherine
La matière est primordiale, elle est le support de l'œuvre au-delà de tout aspect figuratif. Tour à tour, les sculptures sont légèreté, tension, fragilité et force. Elles s’imprègnent des traces d’une histoire et révèlent leur origine dans un voyage où la sensualité se joue de la matière brute. Elles parlent du temps, de la mémoire des hommes, de nos sociétés de consommation.
Archivé: Marie Ange Pol – ABC Sculpture
Il y a presque quarante ans je découvrais la sculpture sur bois auprès d’un artiste diplômé de l’Ecole Boule.
Dès mes premiers pas dans cet art, j’ai sculpté le bois et le marbre pour en extraire des rondeurs, des formes voluptueuses qui racontent les gens, la vie, les rêves… Nul besoin de détails, le trait est épuré ; sans détour ni artifice ce sont les attitudes et la matière qui parlent. Aussi mes femmes sont-elles rondes, sensuelles et surtout généreuses de par la douceur et la plénitude qu’elles dégagent. Toujours dans cette même recherche, j’ai ensuite abordé le thème que j’ai dénommé « les récréatives » où je me promène dans le monde ludique de l’enfance avec un regard sûrement plus humoristique, ou parfois plus caustique. Consécutivement à cette exploration humaine, je me suis également intéressée au végétal en m’inspirant de la nature, qui constitue mon environnement quotidien, et de ses différents stades d’évolution. Lorsque je sculpte un fruit, une graine, une gousse, là encore il est question pour moi de souligner la pureté de sa ligne, l’harmonie de ses courbes, tout en respectant la sobriété ou la complexité de sa forme.
Archivé: LANGLOYS Sébastien
Fusain, terre et bronze, je m’inspire des corps et des visages pour en révéler toutes leurs expressions.
Parmi mes principales créations, la sculpture monumentale Regards d’Enfants, les statues taille réelle de Jean de La Fontaine, Frédéric Mistral à Eyragues, René Goscinny à Paris, Claude Nougaro dans le Jardin du Capitole à Toulouse, Le Pêcheur et la Ramendeuse sur le port de Martigues ainsi que les bustes de Jean Jaurès, Aimé Césaire, Nelson Mandela, Jean Paul II, Jean Cocteau, Pierre Baudis,…
J’ai également réalisé la Médaille d’identité du Sénat.
Archivé: Archipel
Archipel ATELIER
Démarche artistique
Nous sommes un collectif d’artistes, une nébuleuse d’intentions esthétiques venue de l’association Archipel. Ce collectif en est un fragment, se détachant de l’association d’origine. Si tout fragment est fragment de quelque chose, son existence ne renvoie pas nécessairement au tout dont il est issu. Il est donc nécessaire de se définir et de présenter ce collectif autonome.
Archipel est un collectif d’artistes qui travaillent plusieurs disciplines comme la peinture, la sculpture, la céramique et toute autre expression artistique. L’objectif essentiel du groupe est d’amener l’art contemporain vers l’inhabituel par des expérimentations, des matériaux, des techniques nouvelles ou inattendues.
Porter une réflexion sur l’image, le sens du langage ou du corps est une préoccupation très présente dans ce collectif.
Pour les Arts en Balade de 2023, Archipel présente trois plasticien.nes dans les locaux de l’association Archipel à Arnaud-Bernard, lieu qui leur sert d’ateliers depuis 2015.
Archivé: DEVILLOCE
Devilloce (Océane Devillers) peint, dessine, découpe, recompose, évoque, imagine, agence, scénographie, photographie, écrit depuis… toujours. Ses travaux personnels ont fait l’objet de plusieurs expositions. Elle crée aussi des objets joyeux et poétiques : lampes, jouets, boîtes… et anime également des ateliers d’expression artistique où l’on suscite l’effervescence créatrice à partir de petits riens, carton, ficelle, bois flottés, hommages au landart et au recycl’art.
Archivé: VERDIER Sandrine
Dans la série des mutations artistiques de mon travail, la terre est un chemin vers le bronze – deux de mes travaux sont actuellement confiés à une fonderie, en vu d’une prochaine exposition collective à Paris – mais la terre reste la matière première de ma recherche créative sur le corps de la femme. C’est une matière brute, capable d’être travaillée sous toutes les formes pour rendre les tensions et l’énergie corporelle saisie dans l’instant. C’est aussi une matière fragile, soumise aux aléas du séchage et de la cuisson, comme un prolongement de la fragilité des corps. Corps parfois brisés et recomposés ou scarifiés par des failles laissées par les expériences de la vie. Ces brisures racontent des histoires qui deviendront peut-être, au fil du temps, plus intenses que la matérialité des fragments corporels qu’elles traversent de part en part. C’est en tout cas le chemin qui s’est imposé à moi et que j’ai décidé de suivre.
Archivé: LARROQUE SOUSSAN Cathy
Les matériaux composant les sculptures de Cathy LARROQUE SOUSSAN trahissent le dérisoire de l’Existence.
Dérisoire ou moins pesamment dissonance, venant mettre à mal toute prétention au sérieux, toute emphase, contre les valeurs absolues de l’Artiste.
Autant de couacs dans l’ordre des choses, d’ironies essentielles.
Archivé: GAYRAUD Patrick
Patrick Gayraud utilise les matériaux qu’il découvre. Il construit, il agence avec des matériaux détournés : compressions d’appareils photo “jetables” devenant sculptures colorées, feuilles de rodhoïd devenant pellicules irisées aux images fantasmatiques, papier devenant relief de paysages incertains, un univers de couleurs, de contrastes, qui nous conduit quelque part du côté du rêve.
Attenti
Archivé: Xavier PINEL / XP
Xavier Pinel est un artiste plasticien qui vit et travaille à Toulouse. Dans sa pratique, il questionne la perception du réel à travers la fiction et inversement. Comme ses pairs, il fait dialoguer les techniques anciennes et nouvelles. Images fixes et images en mouvement apparaissent aussi bien en peinture,
photographie, vidéo et installation. La même image peut subir d’infinies traductions. Ces réversibilités sont au cœur de la réflexion de l’artiste. A force de démultiplier les dimensions et les sens, est-il possible de mieux mesurer notre perception ? Pouvons-vous atteindre une forme de vérité, d’absolu… ?
Cet « enjeu perceptif » questionne aussi « un enjeu artistique ». Quel est le statut de l’objet produit par l’artiste ? Et lorsqu’il délègue son geste créatif à une machine, à une intelligence artificielle, quel est cet objet ? Est-ce une œuvre… ?
Archivé: ALSEMO
Je pratique les arts plastiques depuis de nombreuses années. J'ai exploré et développé des techniques, thèmes et styles variés en conservant la plus grande liberté possible.
C'est ainsi que dessin, illustration, photographie, peinture,
sculpture, art numérique, etc., font partie de ma "valise" de
compétences et d'expériences. Bien entendu, se sont succédées
plusieurs "périodes", on ne peut tout faire à la fois.
Mais il est bien de s'intéresser à tout, de ne pas se donner
de limites de genres ou stylistiques, et de rester ainsi
disponible à l'exploration, en la filtrant toutefois avec
sa "propre manière", autrement dit "la moulinette" de son
univers personnel. Au bout du compte, bien souvent,
la cohérence de l'ensemble émerge toute seule.
Et sinon, il en reste au moins la richesse des expériences acquises.
Archivé: Claire Ponselle
Dans mon travail, en gravure, en création textile ou en céramique, je travaille sur des motifs issus du paysage.
Archivé: COMBES Véronique
Mon travail, principalement figuratif, en relation avec les questions actuelles, s’élabore à partir d’un lien intime entre support et sujet traité.
Sur des matériaux simples, presque ordinaires (planches, écorces, toiles cirées, couvertures de survie, plexiglass…) se dessinent des bribes de vies bafouées et se crée une esthétique qui se veut révéler toute la force et la dignité de l’être humain.
A travers cette perception sensible de la condition humaine, dans un aujourd’hui incertain, un futur à construire, je ne cesse d’interroger nos existences, notre relation à l’autre et notre propre vulnérabilité.
Archivé: ESSA Serge ALLAIN
« Je lutte pour un art libre et métissé, à la pensée multiple. J’explore un univers dans l’improvisation et la prise de risque. Mes démarches graphiques, calligraphiques ou numériques résultent du dessin instinctif. Il s’agit de rendre sensible par l’image divers instants attachés à des moments et lieux prioritaires. Comme une respiration, gestes et contemplation se succèdent ou se superposent. »
Artiste peintre et sculpteur, Serge Allain dit ESSA, fait de la peinture engagée et mise sur les rapports humains. Son travail d’observateur le mène de Paris à l’Algérie, des Antilles à la Réunion puis aux Comores et se poursuit à Toulouse. La photo fixe la mémoire et constitue la matière première de ses travaux.
Archivé: SAFAR Sarah
Interroger les relations de l’humain à son environnement pour mieux revenir à son essence. Non pas l’universel (caution de l’uniformisation), mais un commun autorisant toutes les singularités.
Je cherche à (re)mettre en lumière notre part animale, prenant souvent pour objet le corps, dissocié de son caractère fonctionnel. J’utilise l’hybridation pour matérialiser l’étroite imbrication entre humain et animal, entre intériorité et physicalité, entre le tangible et l’invisible.
Revisiter l’existant en redistribuant et mixant les éléments des différentes familles du vivant : masques dont surgissent des attributs animaux ou du végétal ; cœurs anatomiques – à la croisée de l’organique et du symbolique – constitués en partie d’un morceau de ce qui est communément appelé «nature» et considéré comme extérieur aux humains…
Archivé: SOREN VANA
Une recherche permanente de nouveaux sujets (Amazonie, musée, combats sumo) et de nouvelles techniques ( transfert, peinture à l’encaustique)
Archivé: PALLARO Fanny
En quête des origines pour aujourd’hui : Fanny Pallaro réalise des déclinaisons plastiques à partir de ses sculptures (mises en scène dans la nature, installations, photographies, gravure et estampes numériques…) afin d’approfondir l’univers qui se déploie sous ses doigts étonnés.
Archivé: AO – Atelier Ouvert
Atelier partagé d’Art plastique et artisanat d’art. Parmi les 8 résidents de l’atelier, nous comptons avec deux plasticiennes et une céramiste. Leur périmètre d’expression englobe différents médium : mosaïque, peinture, illustrations, collages, travail et recherche sur le volume et céramique contemporaine.
Mise à part la pratique individuelle de chacune d’entre nous, l’atelier ouvre de multiples possibilités aux échanges, aux partages de projets et à la mise en commun de savoir-faire, tout en préservant la sensibilité de chacun.
Archivé: QUEREJETA ROCA Carla
Heidegger disait que « Créer l’espace c’est faire librement un don d´endroits. Nous devons apprendre à reconnaître que les choses ne font pas seulement partie d’un endroit mais qu’elles sont elles-mêmes des endroits ».
Je crée l’espace. Œuvre qui est un espace en soi même. C´est l´intervention dans la matière, et en même temps la représentation de celle-ci. C´est une dualité qui semble se nier et s´affirmer mutuellement. La matière, située dans l'espace, se transforme en une représentation de celui-ci, sans perdre pourtant sa propre entité.
Mon approche de la matière se nourrit des sources spatialistes : Lucio Fontana affirma que « ce n´est plus la figure comme tableau, mais le tableau comme figure qui se détruit, se perce… », c´est l´objet artistique. Puisque toute œuvre est création-destruction, et elles n´existent qu´ensemble, dans ma recherche je commençai à couper, rompre et déchirer, pour rapiécer et reconstruire à partir des dépouilles. Représentant des espaces, mais créant un espace nouveau pour eux, en leur donnant une nouvelle entité.
J’applique à la peinture des principes déconstructivistes: La rupture, la fragmentation de l’espace, un chaos contrôlé comme méthode de travail et recherche, derrière une nouvelle structuration-déstructuration de la réalité. L’espace créé pour l’espace hébergé. Les architectes déconstructivistes sont partis des structures classiques pour, après un processus de re-formation structurale, de destruction-création, un processus profondément vital, créer des espaces-réalités nouveaux. Je cherche ces principes dans la peinture. Des espaces hébergés dans une nouvelle réalité qui se fond avec eux en leur donnant une nouvelle entité. Un être en soi. Ce chaos contrôlé, un provoquer et laisser se passer, arrêter et détruire, reconstruire. Une dynamique sensitive et sensorielle. De nouveaux espaces offerts au spectateur, qui sera la personne qui les habitera, qui va les parcourir. Des espaces d’humanité absente, comme un symbole de la déshumanisation provoquée par nous-mêmes dans notre propre monde. Espaces dans lesquels se ‘ré-former’ intérieurement. Espaces desquels se ‘ré-approprier’ et dans lesquels ré-exister, se ‘ré-créer’. Ainsi j’explore la construction de l’identité dans l’espace au long du temps.
Archivé: THOMAS Marie
Ma pratique picturale met en lien symboliquement et graphiquement les canaux qui nous irriguent et les méandres arborescents de la nature.
Il n’y a qu’un pas pour faire le lien entre les flux de vie qui circulent dans la nature et ceux qui coulent dans notre corps.
Léonard de Vinci a dit : " Les hommes sont comme des arbres et tous les canaux qui les irriguent comme des branches".
Ainsi, je peins donc des arbres de vie, avec des racines , des méandres et des canaux, avec des nervures, des branches et des artères, avec des veines, des sillons et des veinules.
Chaque goutte de peinture y circule comme la sève ou le sang.
Et si, en traçant ces méandres, goutte après goutte, l'arbre de vie répandait du vivant ?
Archivé: ATELIER DENFERT Céramique
Pendant 8 ans, nous avons été inscrites au cours de l’atelier Croix Baragnon et pour finir nous avons décidé de créer notre propre atelier. Au départ nous n’étions que 2, Florence Dary et Anne Kurzberg et cela pendant 3 ans, rue Pharaon, puis Muriel Senaux nous a rejoint. Nous nous sommes agrandis et louons un atelier au 32, rue Denfert Rochereau depuis 2015 et avons créé l’Atelier Denfert Céramique où nous travaillons chacune pour notre compte.
Notre travail est un travail à la plaque, colombins, estampage….. Toutes nos pièces sont uniques ; nous n’avons pas de tour et montons nos pièces à la main, ce qui leur donne un côté irrégulier et unique. Après une première cuisson, nous appliquons nos couleurs et nos émaux et terminons par une dernière cuisson à 1250° ; nous utilisons soit des grès soit de la porcelaine.
Archivé: MESTRES Jean-Paul – ABC Sculpture
EXCEPTIONNEL: cette année nous invitons un Sculpteur Toulousain; venez le découvrir!
L'atelier ABC sculpture est un lieu de création en sculpture sur bois pour deux artistes : Jean Paul MESTRES et Marie Ange POL. Leur démarche artistique s'appuie sur un travail, essentiellement en taille directe (gouges et maillets) sur des pièces en ronde-bosse. Leurs sculptures sont des pièces uniques sauf pour celles réalisées en bronze. C'est par un style très figuratif que Jean Paul MESTRES explore une thématique ethnique et animalière, tandis que Marie Ange POL aborde le corps humain, le monde de l'enfance ou celui des graines et végétaux dans un style plus épuré. L'atelier propose également des cours et des stages de sculpture sur bois.
Archivé: MAUBERT Evelyne
Travailler le papier, la terre ou le trait pour donner corps aux personnages.
Mon travail part de la figure, de l’image de l’homme. Il met en forme ses combats intérieurs, sous les traits d’une humanité onirique. L’œuvre est parfois troublante, paraissant surgie de quelques songes.
Archivé: JACQUES Christian
Je raconte des histoires humaines avec les formes, la matière, la lumière.
Je taille la pierre pour susciter l’imaginaire et l’émotion.
C’est ce que je fais qui me dit ce que je cherche.
C’est la chose faite qui dit.
Je sculpte pour résister à la bêtise et à la vulgarité de la société de la marchandise.
Archivé: CISELET Barbotine
Pour cette édition 2023, j'aurai le plaisir d'accueillir à l'atelier le peintre audois Serge Griggio.
Ma création est – dès l’origine – profondément humaniste. Elle vise la confrontation entre la réalité contemporaine, ses petits et grands défauts, et un imaginaire issu de l’enfance fortement imprégné de la proximité entre l’humain et l’animal.
Dans la série « vie quotidienne » la femme, l’homme, l’enfant se montrent ainsi sans concession mais surtout pas sans humour et encore moins sans amour : loin des canons de beauté, de l’œuvre parfaite et millimétrée sublimant le beau, les sculptures choisissent le contrepied de la « beauté du réel ».
L’articulation avec la série « Manimal » vient quand se pose la question : mais pourquoi s’arrêter au réel ? L’âme humaine a toujours désiré sortir de ce quotidien, beau mais limité. Dans la genèse de la série, figure cette envie de sortir du « biologiquement borné » pour retrouver cette âme d’enfant qui se permet tout en pensée, sans pouvoir souvent l’exprimer, le concrétiser, le créer. Dans le dépassement des humains de « vie quotidienne » se dressent donc devant nous ces créatures étranges : elles-aussi bienveillantes, elles-aussi habillées d’un substrat de quotidien sur lequel a germé la mutation imaginaire. Le rendu est monochrome, comme si la sculpture elle-même, pourtant posée là devant nos yeux, ne faisait pas vraiment partie du réel …
Finalement, qui est le plus humain ou le plus original ? La créature imaginaire et naïve de notre enfance ou le passant pas si banal du quotidien … ? Le public trouvera certainement SA réponse.
Archivé: RICHARD-DAUPHINOT Christelle
Je suis métisse des arts, plasticienne de formation et photographe d’adoption. Agrégée d’arts plastiques, je suis davantage repérée à Toulouse pour ma démarche et mes expositions de photographie. Je suis lauréate du festival MAP photo en 2018 : les tirages photos sont redécoupés, repeints à l’encre, repris graphiquement. Et du texte manuscrit.
Je navigue dans le champ transversal de la pratique contemporaine, jusqu’aux installations et performances.
En sous-terrain, je peins, teins, déchire, froisse, ponce, maroufle les papiers (Arts en balade 2022, galerie la Palette des Possibles).
J’adapte et choisis le médium en fonction du propos et de la « nécessité intérieure » qui m'anime.
In situ.
2023, les visiteurs des Arts en balade pénètrent dans mon appartement et se dirigent vers le White Cube, une pièce carrée et blanche ; j'ai vidé ma chambre ! Y sont installés des petits volumes emboîtés, une curieuse joaillerie emberlificotée.
Je suis la conteuse de leur signification.
Archivé: CARCANAGUE Marie-Hélène
Les traces, les signes et les marques du temps interrogent et inspirent Marie-Hélène Carcanague. Celles des rochers, des vieux murs décrépits et maintes fois repeints, où apparaissent parfois mappemondes ou silhouettes, l'écorce des arbres, la surface oxydée des métaux, les graffitis…
« Après des années de photographie professionnelle, la peinture m’a amenée à une écriture moins « parfaite », plus personnelle. J’aime la gestuelle et la tactilité qu’elle suppose. Jouer avec des superpositions de couches, en transparence ou en épaisseur, auxquelles j’ajoute parfois collages, empreintes ou écritures mystérieuses.
Entre abstrait et figuratif, je représente des êtres humains, espèce d’animaux mal élevés, ou bien des bêtes imaginaires qui ont des choses à dire. Je peins les désordres du monde, ou pour me consoler, un univers de rêve et de fantaisie… »
Archivé: LAFOLLET Bertrand
Mon travail oscille entre lyrisme et art brut.
Il est le prolongement de mes rêves mais puise en grande partie son inspiration dans la nature.
La lumière jaillissant de la toile et la frénésie de mouvements chaotiques sont les thèmes récurrents de mes œuvres, où les reliefs débordent des cadres et les matériaux s’amassent pour former des sculptures.
Les plastiques sont réutilisés pour se substituer aux formes naturelles comme une empreinte indélébile et mes créations servent bien souvent de pochoirs pour de nouveaux tableaux
Les cartes et images vues du ciel ne sont plus que le mirage et le souvenir du monde de mon imaginaire.
Au fil du temps, j’ai commencé à superposer toujours plus de matière pour créer des structures abstraites, puis à les décomposer pour enfin revenir à une expression plus minimaliste.
Ma démarche est axée sur la recherche permanente de l’utilisation totale des éléments ainsi que l’étude de la variation infinie de nouveaux matériaux et volumes.
Mon regard sur la nature et la métamorphose de toute chose conduit à une réflexion profonde sur la place de l’homme dans le monde virtuel, la consommation de masse, le gaspillage et le pillage des ressources.
Dans ce contexte, je cherche à mettre en avant l’importance de la réutilisation de la matière, ainsi que la recherche de la beauté étrange dans l’abstrait, l’imperfection et l’inutile.
Archivé: VALETTE Claudine
La nature est pour moi source de beauté, apaisement, mystère. Elle est aussi puissance et fragilité, vitalité et résilience, indissociable de l' être.
J'ai exprimé ces sensations dans la peinture, le dessin, en résonance la plupart du temps avec des poèmes, dans des petits ouvrages, pour restituer une mémoire, sorte d'hommage, et inviter au voyage onirique.
La technique de l'estampe japonaise, bois gravé, m'a permis le contact direct avec cette matière, et s' accordant avec ses contraintes, la patience et l' humilité. Se relier également à un savoir-faire ancestral par-delà les continents, les siècles, n'en a que plus de valeur dans mon attachement pour cette technique.
Sa particularité (un bloc de bois gravé par couleur) m'a conduite à la simplicité dans le choix des couleurs, lignes, surfaces, l'expressivité, et la recherche d'équilibre et d'harmonie.
Ainsi, lors de l' impression, émergent des paysages étranges, primitifs.
Ils résonnent avec les mots, textes poétiques, dans mes livres-objets, formats intimes, qui se transforment pour se déployer et être partagés, exposés.
Archivé: AMAGAT Corine
C’est lors d’un voyage en Afrique, à Conakry, qu’une énergie venant de la terre et des habitants, a réveillé ma créativité infantile.
J’ai passé une partie de mon enfance dans les bois, la nature et côtoyé une artiste de mon village en Lot-et-Garonne.
Je reprend les beaux arts à 50 ans avec Raphaël Larre à l’ISDAT Toulouse, qui me plonge dans le fusain, la terre et l’aquarelle. Je suis inspirée par le regard et l’émotion de l’autre, chaque sculpture est une construction unique dont la destinée est d’être le miroir de l’âme.
Chaque visage est une mémoire, une aventure.
Mes sculptures sans patine, réalisées à partir des ressources écologiques que sont la terre et l’eau, sont guidées par l’émotion.
Ma démarche est aussi de tisser des liens, transmettre aux autres ; j’ai donc ouvert un atelier en plein cœur de Toulouse dans un lieu calme et serein car je n’avais pas suffisamment de place sur ma péniche.
J’y travaille mes sculptures et partage de bon moments à échanger des idées, techniques, céramique, tour, porcelaine avec d’autres personnes passionnées tout au long de l’année.
Je vous invite donc à venir voir nos œuvres et partager un bon moment.
À bientôt.
Archivé: MOTTA Philippe
L’arrivée massive des écrans nous laisse encore papier, crayons, encre… mais a provoqué l’obsolescence quasi-immédiate des machines à écrire mécaniques. De la même façon, l’écriture à la main s’est trouvée reléguée au titre de substitut aux claviers.
C’est pour poser ce double constat que je traite les machines à écrire comme des objets défunts, issus d’une archéologie du virtuel ; et que je les présente comme des antiques. Pour l’écriture manuelle, la genèse du processus renvoie davantage au dessin, à la graphie de la lettre. A sa plastique.
Archivé: TINE-CHASSAGNE Line
Formation Beaux Arts de Toulouse. J’ai commencé par faire des installations et des sculptures , béton, plomb, bois, tissus, etc.
J’avais gardé le dessin pour la dernière partie de ma vie ; m’y voici donc !
Je cherche par le dessin à voir ce qui relie les formes, à éprouver les lignes de forces qui viennent de l’intérieur et celles qui viennent de l’extérieur, comment la forme se définit sous leurs poussées respectives. C’est ce que je recherche avec le dessin.
Parfois cette poussée vient dans ma main directement…
Archivé: PÉDRO
Ces trois dernières années, ma pratique artistique s'est concentrée sur la production de masques, avec des matériaux de récupération de toutes sortes. J'en ai réalisé un par jour de confinement, puis de façon hebdomadaire, soit plus de 230 à ce jour, dans une série photographique intitulé : "Des masques et Vous ?" Vous pourrez visiter l'atelier et la maison qui regorge de ces petites productions plastiques. Vous pourrez aussi vous masquer et vous prendre en photo.
Archivé: BRILL Véronique
Au gré de mes hasards, au gré de mes contraintes, mon inspiration vient. Parfois pour du land art, parfois pour la photo, quelquefois juste pour une performance. Pour la beauté, pour dénoncer, pour raconter, pour sublimer et pour calmer les douleurs, pour le sens, pour rien ou pour tout à la fois.
Je crée parce que cela me vient, parce que je n’ai pas les mots, parce que je n’ai pas choisi, parce que je suis comme ça !
Ne me demandez pas de grandes dissertations pour expliquer ma création, sa signification ou pour vous donner tous les mots clés. Je laisse ce travail aux spécialistes. Moi, je ne suis qu’une artiste.
Archivé: GINISTY Sandrine
Peintre, dessinatrice et «poseuse d’images», je mêle et entremêle ces différents modes d’expressions, créant un univers intimiste. Mon approche créatrice est bercée par des thèmes récurrents, comme la mémoire, le monde de l’enfance, l’intimité de la femme, le discours amoureux. Depuis plusieurs années je développe un travail autour de l’encre, du crayon. Le dessin est pour moi un acte d’abandon, une respiration. Mes dessins sont comme des petites pelotes de laine, que l‘on déroule doucement dévoilant une part intime de nous.
En 30 ans d’expérimentations, de rencontres, j’ai développé et enrichi mon travail en y intégrant de nouveaux médiums, comme le textile, la couture, le travail de la terre et de la porcelaine.
© Sandrine Ginisty
Archivé: LOMBARD Elisabeth
Alors que s’impose à tous l’importance d’un nouvel exotisme de proximité, Elisabeth LOMBARD est un peintre sans racine tisseuse d’univers oniriques et protéiformes.
Ainsi réinventé, ce Voyage créatif oscille entre maniérisme et tribalité, mené par un répertoire de figures imprimées sur papier calligraphie ; animal aux yeux d’humains, humains indifférenciés au menton-galoche.
Sur la toile rendue plus narrative à force de traits, pas de croquis préparatoires ; le peintre travaille sans filet. L’esquisse sous les effets de motifs récurrents est indissociable des effets qu’elle entraîne : encres bues sur marouflages, fusain mouillé, estompes de craies sèches, indigo cru.
Archivé: MARIE THOMAS
Ma pratique picturale met en lien symboliquement et graphiquement les canaux qui nous irriguent et les méandres arborescents de la nature.
Il n’y a qu’un pas pour faire le lien entre les flux de vie qui circulent dans la nature et ceux qui coulent dans notre corps.
Leonard de Vinci a dit :" Les hommes sont comme des arbres et tous les canaux qui les irriguent comme des branches"
Ainsi, Je peins donc des arbres de vie, avec des racines , des méandres et des canaux, avec des nervures, des branches et des artères, avec des veines, des sillons et des veinules.
Chaque goutte de peinture y circule comme la sève ou le sang.
Et si, en traçant ces méandres, goutte après goutte, l'arbre de vie répendait du vivant?
Archivé: BLANQUET Ariane
Ariane Blanquet invente son alphabet minéral en taillant le marbre, puis joue des contrastes, des lignes et des textures.
Ses œuvres expressives, pièces à poser ou sculptures murales, dégagent une luminosité et des accords intérieurs apaisants et profonds.
Dans un style épuré et sobre, son œuvre est sans prise avec le réel ; l’abstraction y laisse la place à l’imaginaire.
Archivé: JACQUES Christian
Je raconte des histoires humaines avec les formes, la matière, la lumière.
Je taille la pierre pour susciter l’imaginaire et l’émotion.
C’est ce que je fais qui me dit ce que je cherche.
C’est la chose faite qui dit.
Je sculpte pour résister à la bêtise et à la vulgarité de la société de la marchandise.
Archivé: MESNILDOT Mathilde du
"Explorer les relations, les emboitements, les agencements. Donner à voir, s’ancrer dans le réel, pour faire sentir, toucher le vivant.
Par la matière.
Polyphonie.
Matière-lumière explorer la capacité des vitraux et du verre à cristalliser la lumière et le temps, en inscrivant une forme fixe dans la matière en même temps que fluide et variant au gré des jours par la lumière. Au-delà du plan en deux dimensions, la déployer dans des structures en volume, privilégiant l’interaction avec l’espace dans lequel s’inscrivent ces formes.
Matières picturales,
Fragilité, évanescence poudreuse des fusains,
Texture, effets des huiles, des médiums, des couches superposées, chercher à re-susciter cette sensation profonde et bouleversante du toucher, de la présence…
A l’intention, née d’une envie, d’une sensation, d’une réflexion, s’associe un choix (médium, fonds, matière, geste).
De cette combinaison, naissent des possibles, je les laisse venir, les écoute, choisis encore… »
Archivé: SOREN VANA
Soren Vana est en recherche permanente de nouveaux sujets ( Amazonie, musée , combats sumo) mais aussi de nouvelles techniques (transfert, peinture à l’encaustique).
En liberté totale de création.
Le travail en Raku ( cuisson ancestrale japonaise) de la céramiste Sandrine Sueres est inspiré par les cultures et les arts d’Asie et d’Afrique.
Elle conçoit ses créations de A à Z, du modelage de la terre jusqu’à la cuisson, ainsi que la fabrication de ses émaux.
Elle intègre dans ses créations des effets naturels à partir de plantes, coquillages, algues.
Archivé: ROUGET Jean-Louis
Ce sont des rencontres qui ont nourri mon travail, déjà au collège avec Bernard Ryon puis avec le peintre entomologiste et orientaliste Jeanne Agache-Pointet. J’ai aimé travailler dans l’atelier de Daniel Schintone et dans celui de gravure de René Izaure à l’école des beaux-arts de Toulouse. Les années passées dans l’ancien atelier du peintre Henri Martin à Labastide-du-Vert dans le Lot ont apporté à mes peintures réalisées sur le motif : sincérité et sérénité. J’aborde par la peinture, l’air de rien, les crises sociales et écologiques qui secouent notre terre, mais toujours avec douceur et bienveillance. J’aime isoler un détail qui donne la liberté au spectateur d’imaginer l’hors-champ. Ma peinture est une proposition à voir peut-être autre chose que ce qu’elle veut bien montrer. J’aime les notations rapides que permettent le crayon, l’encre ou l’aquarelle, où dans ces moments fugaces, tout est possible, rien n’est interdit, c’est juste le bonheur de peindre.
Archivé: MESTRES Jean Paul – POL Marie Ange / ABC Sculpture
L'atelier ABC sculpture est un lieu de création en sculpture sur bois pour deux artistes : Jean Paul MESTRES et Marie Ange POL. Leur démarche artistique s'appuie sur un travail, essentiellement en taille directe (gouges et maillets) sur des pièces en ronde-bosse. Leurs sculptures sont des pièces uniques sauf pour celles réalisées en bronze. C'est par un style très figuratif que Jean Paul MESTRES explore une thématique ethnique et animalière, tandis que Marie Ange POL aborde le corps humain, le monde de l'enfance ou celui des graines et végétaux dans un style plus épuré. L'atelier propose également des cours et des stages de sculpture sur bois.
Archivé: Hocine A
Dans ma démarche artistique, concernant mes réalisations en volume, je collecte des objets en bois, en métal ou autres matériaux. Ces objets une fois assemblés, par un processus de détournement et de construction, prennent sens en trouvant une nouvelle identité. Pour mes sculptures, je recherche de préférence des matériaux et des objets qui ont déjà vécu et sur lesquels le temps a laissé son empreinte par un long mécanisme de transformation.
Archivé: GRENON Annie
Je voudrais peindre ce qui ne se voit pas, comme le souffle de la vie, l’instant éphémère d’un faisceau de lumière qui transcende l’espace, l’insondable, le souffle du vent, le murmure d’un ruisseau, l’en-deçà du visible, le chaos, le silence de l’espace.
Entre vision et contemplation.
La forme devient vie, l’éclosion des couleurs, leur fusion comme atome et molécules .
Mon travail de volume procède de la création de mondes, grâce à de multiples matériaux récupérés, modifiés, telle la pierre dans laquelle je voyage et lui donne la lumière ; elle devient sujet de rêverie, tout en racontant sa propre histoire.
Le Voyage est réalisé à partir de plexiglas chauffé, peint, de colle chaude, bois, épis de blé, pierre sculptée : un univers onirique .
Donner une autre vie aux matériaux afin de leur donner un nouveau sens, un autre langage.
Archivé: MAUBERT Evelyne
Travailler le papier, la terre ou le trait pour donner corps aux personnages.
Mon travail part de la figure, de l’image de l’homme . Il met en forme ses combats intérieurs, sous les traits d’une humanité onirique. L’œuvre est parfois troublante, paraissant surgie de quelques songes.
Archivé: CARNÉVALÉ Marie
Le temps, le reste, l’héritage, voilà ce qui me met en route.
De fait, l’humain m’intéresse jusqu’aux traces de son absence et je me suis naturellement emparée du crâne.
Impudique et fascinant, il est une représentation de l’humain, autoportrait universel et objet d’art en soi.
« Memento Mori » !
En m’appuyant sur le vocabulaire de la Vanité, j’emploie un procédé formel utilisant un motif comme outil visuel (crâne humain, grains de riz, mouches, racines) et lui applique le langage du hasard, du dépouillement et de l’accumulation jusqu’à la saturation et ainsi exprime une mesure du temps.
Je vais à mon pas pour aborder le rivage d’une phase méditative dans le silence et la lenteur.
Archivé: CHAULAIC Nathalie
En rassemblant des fragments – les tesselles – telles des bribes d’histoires éparses, je recompose une unité dans l’œuvre, révélatrice de sens et d’harmonie.
Trouvant mon inspiration dans la nature, je détourne la matière de sa fonction ou sa place d’origine pour la sublimer et créer des effets de matière. J’ai récemment ouvert une voie nouvelle et fascinante avec la coquille d’œuf pour développer une série de tableaux bas-reliefs aux « effets de peau » magnifiés, en perpétuel mouvement quand confrontés aux caprices de la lumière.
Pour un rendu vivant et organique, je taille la coquille d’œufs en jouant sur son bombé naturel. Je privilégie le noir qui met en exergue les effets de peau animale ou végétale que je recherche.
Archivé: DEVILOCE
Devilloce (Océane Devillers) peint, dessine, découpe, recompose, évoque, imagine, agence, scénographie, photographie, écrit depuis… toujours. Ses travaux personnels ont fait l’objet de plusieurs expositions. Elle crée aussi des objets joyeux et poétiques : lampes, jouets, boîtes… et anime également des ateliers d’expression artistique où l’on suscite l’effervescence créatrice à partir de petits riens, carton, ficelle, bois flottés, hommages au landart et au recycl’art.
Archivé: AO – Atelier Ouvert
Atelier partagé d’Art plastique et artisanat d’art. Parmi les 8 résidents de l’atelier nous comptons avec deux plasticiennes et une céramiste. Leur périmètre d’expression englobe différents médium : mosaïque, peinture, illustrations, collages, travail et recherche sur le volume et céramique contemporaine.
Mise à part la pratique individuelle de chacune d’entre nous, l’atelier ouvre de multiples possibilités aux échanges, aux partages de projets et à la mise en commun de savoir-faire, tout en préservant la sensibilité de chacun.
Archivé: VALETTE Claudine
La nature est pour moi source de beauté, apaisement, mystère. Elle est aussi puissance et fragilité, vitalité et résilience, indissociable de l' être.
J'ai exprimé ces sensations dans la peinture, le dessin, ensuite mis en relation avec des poèmes, dans des livres d'artiste, pour restituer une mémoire, des traces, comme un hommage, et inviter au voyage onirique.
La technique de l' estampe japonaise, bois gravé, m'a permis le contact direct avec la matière, et s' accordant avec ses contraintes, la patience et l' humilité. Se relier également à un savoir-faire ancestral par-delà les continents, les siècles, n'est pas anodin dans mon attachement pour cette technique.
Sa particularité (un bloc de bois gravé par couleur) m'a conduite à la simplicité dans le choix des couleurs, lignes, surfaces, l' expressivité, et la recherche d' équilibre et d'harmonie.
Ainsi, lors de l' impression, émergent des paysages étranges, primitifs.
Ils résonnent avec les mots, textes poétiques, dans mes livres-objets, formats intimes, qui se transforment pour se déployer et être partagés, exposés.
Archivé: ATELIER DENFERT Céramique
Pendant 8 ans , nous avons été inscrites au cours de l'atelier Croix Baragnon et pour finir nous avons décidé de créer notre propre atelier au départ nous n'étions que 2, Florence Dary et Anne Kurzberg et cela pendant 3 ans, rue Pharaon, puis Muriel Senaux nous a rejoint et nous nous sommes agrandis et louons un atelier au 32, rue Denfert Rochereau depuis 2015 et avons créé l'Atelier Denfert Céramique où nous travaillons chacune pour notre compte.
Notre travail est un travail à la plaque, colombins, estampage….. Toutes nos pièces sont uniques ; nous n'avons pas de tour et montons nos pièces à la main, ce qui leur donne un côté irrégulier et unique. Après une première cuisson, nous appliquons nos couleurs et nos émaux et terminons par une dernière cuisson à 1250° ; nous utilisons soit des grès soit de la porcelaine.
Archivé: BRILL Véronique
Au gré de mes hasards, au gré de mes contraintes, mon inspiration vient. Parfois pour du land art, parfois pour la photo, quelquefois juste pour une performance. Pour la beauté, pour dénoncer, pour raconter, pour sublimer et pour calmer les douleurs, pour le sens, pour rien ou pour tout à la fois.
Je crée parce que cela me vient, parce que je n’ai pas les mots, parce que je n’ai pas choisi, parce que je suis comme ça !
Ne me demandez pas de grandes dissertations pour expliquer ma création, sa signification ou pour vous donner tous les mots clés. Je laisse ce travail aux spécialistes. Moi, je ne suis qu’une artiste.
Cette année, je montrerai, plus particulièrement, les photos de la série T’enlacer me déchire. Je présenterai aussi le livre issu de la série – Le Livre, la Terre, le Temps et, bien sûr d’autres créations.
Archivé: BERTHEAS
Le travail de Corinne Berthéas démarre toujours par une histoire à raconter.
Puis vient le choix des matières et des couleurs. Textile, fil, dentelles, passementeries…. Mais aussi teinture végétale, acrylique, pastel, fusain. Son atelier regorge de trésors prêts à être utilisés dans la réalisation d’une œuvre. La récupération et le sur-cyclage sont de rigueur.
Ensuite peut démarrer le travail de l’œuvre, l’histoire prend vie. Pinceaux et aiguilles sont ses outils de prédilection, mais aussi couteaux et machine à coudre. Couture ou peinture ? La frontière est de plus en plus étroite… L’artiste est libre dans son propos et sa démarche.
Archivé: Atelier Estieu
Atelier crèations contemporaines.
gravures, peinture, photographie, les installations, objets…
Archivé: SPOT
Graffeur depuis 25 ans, Spot s’est spécialisé dans les grandes fresques et les lettrages 3D Wildstyle.
Sur mur, sur toile et en sculpture, il retranscrit son univers urbain de terrains-vagues et de friches industrielles abandonnées, invitant le spectateur à entrer sur les “chantiers interdits au public” où les graffeurs prennent le temps de peindre à l’abri d’une sempiternelle répression.
Archivé: ATELIERS ROUGET-FOURNIE
Ce sont des rencontres qui ont nourri mon travail, déjà au collège avec Bernard Ryon puis avec le peintre entomologiste et orientaliste Jeanne Agache-Pointet. J’ai aimé travailler dans l’atelier de Daniel Schintone et dans celui de gravure de René Izaure à l’école des beaux-arts de Toulouse. Les années passées dans l’ancien atelier du peintre Henri Martin à Labastide-du-Vert dans le Lot ont apporté à mes peintures réalisées sur le motif : sincérité et sérénité. J’aborde par la peinture, l’air de rien, les crises sociales et écologiques qui secouent notre terre, mais toujours avec douceur et bienveillance. J’aime isoler un détail qui donne la liberté au spectateur d’imaginer l’hors-champ. Ma peinture est une proposition à voir peut-être autre chose que ce qu’elle veut bien montrer. J’aime les notations rapides que permettent le crayon, l’encre ou l’aquarelle, où dans ces moments fugaces, tout est possible, rien n’est interdit, c’est juste le bonheur de peindre.
Archivé: PALLARO Fanny
En quête des origines pour aujourd’hui : Fanny Pallaro réalise des déclinaisons plastiques à partir de ses sculptures (mises en scène dans la nature, installations, photographies, gravure et estampes numériques…) afin d’approfondir l’univers qui se déploie sous ses doigts étonnés.
Archivé: DURANTE Christian
Christian Durante est un artiste plasticien complexe.
Il s'interroge beaucoup, de manière générale, sur la notion de ce qu'est « être vivant » en posant un regard sur le cycle de vie.
Son travail tente de rendre perceptible l'invisible ou le presque visible, l'essentiel, en travaillant sur l'ordinaire.
L'ensemble de ses recherches soulignent l'impalpable, appréhendent le subtil et tentent d'en révéler l'essence.
Son oeuvre, par les multiplicités des médiums, cherche, ainsi, à exprimer la puissance et la fragilité du vivant. Ce qui lui vaut de s'apparenter à l'Art Total, mais aussi à l'Art Conceptuel, l'Arte Povera, et l'Art brut.
Il compose avec des matières vivantes : latex, goudron, encre de chine, brou de noix, cire, bois, végétaux…
Chacun des ses travaux peuvent être identifiés, mais leur sens n'est que partiel s'il est pris sans être rattaché au reste.
L'œuvre s'exprime par des compositions libres et imprévisibles, en fonction de l'architecture présente.
L'installation, la scénographie font aussi partie de la réalisation de son travail artistique.
Christian Durante place le spectateur au centre de son travail dont il fait entièrement partie, afin qu'il éprouve des résonances face à la matière et aux installations, là où les mots peuvent parfois être limitants.
Archivé: DOUBLET Elsa
j’utilise l’argile et le modelage comme moyen d’expression artistique.
Je transforme la matière brute pour créer une œuvre en relation avec mon for intérieur.
Je présente entre autre une série de musiciens car la musique et les instruments sont également un outil d’expression artistique ancestral et présent dans toutes les cultures.
Archivé: MASON Emmanuelle
Le regard de l’artiste se pose avant tout sur le monde du vivant et de l’Autre. Ses recherches – sur l’animal, l’érotisme, le corps, la mort, le désastre – ont pour point commun de montrer une extrême délicatesse, une « belle manière » qui piège le regard, alors que les sujets traités sont parfois irregardables ou même immondes. Elle rejoue la question d’un sublime, beau et effrayant à la fois, transposé au monde contemporain et aux apories éthiques, philosophiques, sociales et écologiques qu’il porte. Même lorsque son travail se fait tendre, on trouve une coupure, une brulure, qui tente de prendre en charge la tonalité́ plus ambiguë du sujet, et en laisser percevoir toute l’étrangeté.
« J’ai cette intuition, même si je peine à poser des mots dessus, que lorsque je me rends à l’atelier pour inciser du métal ou tracer des lignes de dessin, j’accomplis un acte essentiel, un acte de résistance. Cet acte me met en lien avec la fonction somptuaire de l’œuvre d’art, celle dont nous parle Bataille à propos de Lascaux, celle de l’esthétique, c’est-à-dire de la quête de sens. »
Archivé: LA GRANDE ROUE
Les artistes du collectif de La Grande Roue travaillent dans le champ des Arts Plastiques et Visuels. Leur univers – imaginaire, décalé, poétique – entre en résonance avec les préoccupations environnementales et existentielles contemporaines.
Leur démarche intègre le réemploi de matériaux usagés, rebuts organiques ou industriels.
Ces matériaux régulièrement collectés alimentent une matériauthèque au sein de l’atelier.
Accueilli par la ville de Fenouillet en résidence depuis 2016, le collectif La Grande Roue propose au public tout au long de l'année, des ateliers et manifestations.
Archivé: MOTTA Philippe
L’arrivée massive des écrans nous laisse encore papier, crayons, encre… mais a provoqué l’obsolescence quasi-immédiate des machines à écrire mécaniques. De la même façon, l’écriture à la main s’est trouvée reléguée au titre de substitut aux claviers.
C’est pour poser ce double constat que je traite les machines à écrire comme des objets défunts, issus d’une archéologie du virtuel ; et que je les présente comme des antiques. Pour l’écriture manuelle, la genèse du processus renvoie davantage au dessin, à la graphie de la lettre. A sa plastique.
Archivé: CHAPELAIN Isabelle
Peintre toulousaine. Initiée au dessin et à la peinture dans le Tarn, puis à Toulouse, par des professeurs d’horizons,de techniques et de démarches artistiques très divers. Membre du collectif d’artistes plasticiens FACTO.
“Avec la série de peintures H²O, j’aborde la question de la transmission, thème qui m’est très cher. Transmission familiale, transmission des savoirs, transmission écologique : qu’avons-nous reçu, que semons-nous, que laisserons-nous aux générations suivantes ? sont les questions essentielles dans ma démarche artistique. Chacun de nous n’est qu’un maillon de la chaîne. Insignifiant et pourtant essentiel. Le cercle, présent sur chacune de mes toiles, en est le symbole. Il est le lien entre le passé et le futur, il est l’oxygène, il est la vie et son éternel recommencement.”
Archivé: WINKELMANN
Archivé: LARROQUE SOUSSAN Cathy
Les matériaux composant les sculptures de Cathy LARROQUE SOUSSAN trahissent le dérisoire de l’Existence.
Dérisoire ou moins pesamment dissonance, venant mettre à mal toute prétention au sérieux, toute emphase, contre les valeurs absolues de l’Artiste.
Autant de couacs dans l’ordre des choses, d’ironies essentielles.
Archivé: FOLLERE Sandrine
Ma recherche s’articule autour d’un équilibre entre la structure et la construction de la forme. Mon questionnement m’amène à repenser le corps s’inscrivant dans un espace géométrique.
Le fil rouge en est le conducteur, le tiers reliant divers éléments qui amènent le regardant à une lecture différente du corps. Ces méridiens forment une trame qui inscrivent le corps dans une représentation symbolique, dans un espace visuel défini par les limites du Trait qui en rectifie l’organisation, le sens.
Penser les limites selon Didier Anzieu, psychanalyste, par les sensations de ce qui définit le corps par le contact, la peau, cette trame habitée, questionne la notion du Dedans et du Dehors, du contenant et du contenu.
Archivé: CISELET Barbotine
Ma création est – dès l’origine – profondément humaniste. Elle vise la confrontation entre la réalité contemporaine, ses petits et grands défauts, et un imaginaire issu de l’enfance fortement imprégné de la proximité entre l’humain et l’animal, ce côté brut et instinctif qui est une part indéniable de notre ADN.
Dans la série « vie quotidienne » la femme, l’homme, l’enfant se montrent ainsi sans concession mais surtout pas sans humour et encore moins sans amour : loin des canons de beauté, de l’œuvre parfaite et millimétrée sublimant le beau – parfois jusqu’à la caricature – les sculptures choisissent le contrepied de la « beauté du réel ». Du réel dans son imperfection, ses petits et grands défauts. Que ce soit à la plage (nouvelle vague), dans la quête du graal santé-beauté standardisé (ça balance pas mal), dans les postures sans pose du quotidien (quotidien) ou dans les audaces de couleurs (colorama) nos contemporains et nous-même vivons une comédie humaine qui induit sa pleine et sincère beauté et vaut vraiment d’être captée, sculptée, exposée.
L’articulation avec la série « Manimal » vient quand se pose la question : mais pourquoi s’arrêter au réel ? L’âme humaine a toujours désiré sortir de ce quotidien, beau mais limité. Dans la genèse de la série figure cette envie de sortir du « biologiquement borné » pour retrouver cette âme d’enfant qui se permet tout en pensée, sans pouvoir souvent l’exprimer, le concrétiser, le créer. Dans le dépassement des humains de « vie quotidienne » se dressent donc devant nous ces créatures étranges : elles-aussi bienveillantes, elles-aussi habillées d’un substrat de quotidien sur lequel a germé la mutation imaginaire. Le rendu est monochrome, comme si la sculpture elle-même, pourtant posée là devant nos yeux, ne faisait pas vraiment partie du réel …
Finalement, qui est le plus humain ou le plus original ? la créature imaginaire et naïve de notre enfance ou le passant pas si banal du quotidien … ? Le public trouvera certainement SA réponse.
Archivé: LAFOLLET Bertrand
Mon travail est basé sur le rêve et l’imagination mais trouve bien souvent son inspiration dans la nature .
– Il y a avant tout la lumière , source jaillissante qui traverse la toile.
– Le mouvement, frénésie incessante et maître du chaos.
– Et le relief, débordant de mes peintures et devenu sculpture et amoncellement de matériaux
en hommage à cette nature tant dégradée.
Les plastiques sont réutilisés pour se substituer aux formes naturelles dont le négatif photo semble marqué comme une empreinte indélébile.
Les cartes et tracés vus du ciels , fictifs ou bien réels, ne sont plus que le mirage et le souvenir d’un monde à la dérive.
Archivé: AMAGAT Corine
C’est lors d’un voyage en Afrique, à Conakry, qu’une énergie venant de la terre et des habitants , a réveillé ma créativité infantile .
Archivé: MAUCOURT Catherine
La matière est primordiale, elle est le support de l’œuvre au-delà de tout aspect figuratif. Tour à tour, les sculptures sont légèreté, tension, fragilité et force. Elles s’imprègnent des traces d’une histoire et révèlent leur origine dans un voyage où la sensualité se joue de la matière brute. Elles parlent du temps, de la mémoire des hommes, de nos sociétés de consommation.
Archivé: VERDIER Sandrine
Dans la série des mutations artistiques de mon travail, la terre est un chemin vers le bronze – deux de mes travaux sont actuellement confiés à une fonderie, en vu d’une prochaine exposition collective à Paris – mais la terre reste la matière première de ma recherche créative sur le corps de la femme. C’est une matière brute, capable d’être travaillée sous toutes les formes pour rendre les tensions et l’énergie corporelle saisie dans l’instant. C’est aussi une matière fragile, soumise aux aléas du séchage et de la cuisson, comme un prolongement de la fragilité des corps. Corps parfois brisés et recomposés ou scarifiés par des failles laissées par les expériences de la vie. Ces brisures racontent des histoires qui deviendront peut-être, au fil du temps, plus intenses que la matérialité des fragments corporels qu’elles traversent de part en part. C’est en tout cas le chemin qui s’est imposé à moi et que j’ai décidé de suivre.
Archivé: QUEREJETA ROCA Carla
Heidegger disait que « Créer l’espace c’est faire librement un don d´endroits. Nous devons apprendre à reconnaître que les choses ne font pas seulement partie d’un endroit mais qu’elles sont elles mêmes des endroits ».
Je crée l’espace. Œuvre qui est un espace en soi même. C´est l´intervention dans la matière, et en même temps la représentation de celle-ci. C´est une dualité qui semble se nier et s´affirmer mutuellement. La matière, située dans l´espace, se transforme en une représentation de celui-ci, sans perdre pourtant sa propre entité.
Mon approche de la matière se nourrit des sources spatialistes : Lucio Fontana affirma que « ce n´est plus la figure comme tableau, mais le tableau comme figure qui se détruit, se perce… », c´est l´objet artistique. Puisque toute œuvre est création-destruction, et elles n´existent qu´ensemble, dans ma recherche je commençai à couper, rompre et déchirer, pour rapiécer et reconstruire à partir des dépouilles. Représentant des espaces, mais créant un espace nouveau pour eux, en leur donnant une nouvelle entité.
J’applique à la peinture des principes déconstructivistes: La rupture, la fragmentation de l’espace, un chaos contrôlé comme méthode de travail et recherche, derrière une nouvelle structuration-déstructuration de la réalité. L’espace créé pour l’espace hébergé. Les architectes déconstructivistes sont partis des structures classiques pour, après un processus de re-formation structurale, de destruction-création, un processus profondément vital, créer des espaces-réalités nouveaux. Je cherche ces principes dans la peinture. Des espaces hébergés dans une nouvelle réalité qui se fond avec eux en leur donnant une nouvelle entité. Un être en soi. Ce chaos contrôlé, un provoquer et laisser se passer, arrêter et détruire, reconstruire. Une dynamique sensitive et sensorielle. De nouveaux espaces offerts au spectateur, qui sera la personne qui les habitera, qui va les parcourir. Des espaces d’humanité absente, comme un symbole de la déshumanisation provoquée par nous-mêmes dans notre propre monde. Espaces dans lesquels se ‘ré-former’ intérieurement. Espaces desquels se ‘ré-approprier’ et dans lesquels ré-exister, se ‘ré-créer’. Ainsi j’explore la construction de l’idéntité dans l’espace au long du temps.
Archivé: PETROLEUM (GREGOIRE Bertrand)
Né en 1960, mes sculptures sont la résurgence de souvenirs d’atelier de mon grand-père garagiste, le témoignage anticipé de l’âge d’or révolu du pétrole et du consumérisme.
La collection PETROLEUM
Dans la lignée des ready-made, l’artiste conjugue récupération et création, mêlant techniques de détournement et fonderie où se côtoient pièces mécaniques et bidons usés.
Ses personnages issus de l’iconographie BD et cinéma, constituent autant de personnalités cocasses et attachantes dont les visages semblent tirer toute leur expression des aléas du métal coulé ; un univers texturé et chromatique, d’où émane de ces matériaux bruts, une sensibilité à fleur de métal.
Archivé: MOUMNI
Pendant quelques années, je me suis amusé à asperger mes toiles à même le sol avec une peinture liquide puis à l’aide d’accessoires, tisser les taches de peinture à l’horizontale et à la verticale, jusqu’à obtenir l’effet vibratoire des couleurs qui me fascinaient jadis…
Aujourd’hui, bien que la peinture soit toujours présente dans mes toiles, je me tourne vers la matière que je travaille en aplat ou sous forme de monticules, tantôt coulantes tantôt en poudre… Je m’inspire de mes souvenirs visuels d’enfant, des étalages d’épices, des jeux d’enfant ayant comme seuls matériaux ce que la nature nous offrait de plus brut, le végétal et le minéral.
L’art est un jeu d’adulte qui se laisse guider par l’enfant qui habite en lui.
La démarche de l’artiste est le produit d’un voyage dans le temps qui ne cesse d’interroger sa mémoire visuelle, olfactive et affective, de s’en servir afin de pérenniser le jeu et cristalliser ses repères, les plus forts. Peinture, matière et monticules…des techniques de représentations éphémères ou durables ou les deux à la fois. – moumnimidar@gmail.com
Archivé: LANGLOYS Sébastien
Fusain, terre et bronze, je m’inspire des corps et des visages pour en révéler toutes leurs expressions.
Parmi mes principales créations, la sculpture monumentale Regards d’Enfants (créée en tant qu’Ambassadeur du Secours Populaire), les statues taille réelle de Frédéric Mistral à Eyragues, René Goscinny à Drap et bientôt Paris, Claude Nougaro dans le Jardin du Capitole à Toulouse, Le Pêcheur et la Ramendeuse sur le port de Martigues ainsi que les bustes de Jean Jaurès, Aimé Césaire, Nelson Mandela, Jean Paul II, Jean Cocteau, Pierre Baudis,…
J’ai également réalisé la Médaille d’identité du Sénat.
Archivé: ESSA Serge ALLAIN
« Je lutte pour un art libre et métissé, à la pensée multiple. J’explore un univers dans l’improvisation et la prise de risque. Mes démarches graphiques, calligraphiques ou numériques résultent du dessin instinctif. Il s’agit de rendre sensible par l’image divers instants attachés à des moments et lieux prioritaires. Comme une respiration, gestes et contemplation se succèdent ou se superposent. »
Artiste peintre et sculpteur, Serge Allain dit ESSA, fait de la peinture engagée et mise sur les rapports humains. Son travail d’observateur le mène de Paris à l’Algérie, des Antilles à la Réunion puis aux Comores et se poursuit à Toulouse. La photo fixe la mémoire et constitue la matière première de ses travaux.
Archivé: ATELIER 19 bis
Notre point commun est un lieu “nature” et la recherche céramique. Ensuite, nos routes prennent des directions artistiques différentes selon nos personnalités : sculptures, matières, illustrations, textures, volumes etc…
Archivé: AKLIJEANNE Béatrice
Peut être s'agit t il d'arpenter, de traverser et se laisser traverser, d'errer un peu là où s'accroche, s'associe, se confronte la matière insaisissable de notre environnement, de notre humanité.
Archivé: CAMY Anne
Attirance depuis longtemps pour le volume et la sculpture, terre, grès et des incursions vers d’autres matériaux comme le fil de fer .
Goût prononcé pour le monde animal et une tendresse particulière pour les vielles chaussures.
Archivé: LORET Thaïs
“Mon travail de sculpture est un travail instinctif avec la terre, c’est cette matière qui porte mon geste et qui esquisse la forme initiale de la pièce que je m’apprête à créer.
Les formes organiques poussent, c’est un dialogue entre terre et gestes. Je recherche la rugosité et la vérité de la terre en m’inspirant de la nature.
Par ces formes aux lignes épurées et aux textures sauvages, j’ai envie de créer des œuvres qui dégagent une force et provoquent des émotions.”
Archivé: Moumni
Pendant quelques années, je me suis amusé à asperger mes toiles à même le sol avec une peinture liquide puis à l’aide d’accessoires, tisser les taches de peinture à l’horizontale et à la verticale, jusqu’à obtenir l’effet vibratoire des couleurs qui me fascinaient jadis…
Aujourd’hui, bien que la peinture soit toujours présente dans mes toiles, je me tourne vers la matière que je travaille en aplat ou sous forme de monticules, tantôt coulantes tantôt en poudre… Je m’inspire de mes souvenirs visuels d’enfant, des étalages d’épices, des jeux d’enfant ayant comme seuls matériaux ce que la nature nous offrait de plus brut, le végétal et le minéral.
L’art est un jeu d’adulte qui se laisse guider par l’enfant qui habite en lui.
La démarche de l’artiste est le produit d’un voyage dans le temps qui ne cesse d’interroger sa mémoire visuelle, olfactive et affective, de s’en servir afin de pérenniser le jeu et cristalliser ses repères, les plus forts. Peinture, matière et monticules…des techniques de représentations éphémères ou durables ou les deux à la fois. – moumnimidar@gmail.com
Archivé: SAFAR Sarah
Sonder les parcelles trop souvent occultées de notre humanité, celles qui intriguent ou inquiètent, mais nous constituent aussi.
Interroger la relation que l’être humain entretient avec sa nature propre et avec le reste de la Nature.
Pour cela je travaille sur le corps, jouant avec les dimensions et les associations déroutantes : les membres et organes sont parcellaires et redistribués, le visage additionné d’éléments « surgissant » de lui.
Ou bien j’explore la part commune, l’animalité, avec plusieurs types de figures :
des animaux plus ou moins anthropomorphes, des chimères ; ou encore des visages d’hommes un peu monstrueux, parfois risibles… l’humanité diverse.
Archivé: BLANQUET Ariane
Ariane Blanquet invente son alphabet minéral en taillant le marbre, puis joue des contrastes, des lignes et des textures.
Ses œuvres expressives, pièces à poser ou sculptures murales, dégagent une luminosité et des accords intérieurs apaisants et profonds.
Dans un style épuré et sobre, son œuvre est sans prise avec le réel ; l’abstraction y laisse la place à l’imaginaire.
Archivé: FOURRIER Erick
Erick FOURRIER est né le 31 mars 1977 dans l’Oise.
En 1994, c’est par l’art floral qu’il fait ses premiers pas dans l’univers de la création artistique.
Ne se réalisant pas complètement dans l’art floral, il s’inscrit aux Ateliers Beaux-Arts de la ville de Paris où il suit, de 2009 à 2012, les cours de Françoise COUTANT, Sun XUE, Antonio ROS-BLASCO et Valérie BEON.
En 2013, il s’installe à Toulouse et dédie désormais tout son temps à la création artistique en se consacrant principalement à la sculpture sur palettes.
Le choix de la palette s’est fait naturellement, parce que c’est un objet public et populaire, reconnaissable de et par tous. Ce choix est également dicté par une conviction plus sociétale : transformer la palette sans la rendre complètement opaque mais juste un peu embrumée, comme une poésie urbaine. pour qu’elle nous parle en toute discrétion de son impact sur le monde. Eco-sensible, elle nous dit le déboisement planétaire, la mondialisation des modes de transport de marchandises dont découle une uniformisation culturelle occidentalisée, la décentralisation de la production qui se répercute sur l’emploi d’une part et induit de nouvelles pollutions atmosphériques d’autre part.
Dès ses premières pièces, Erick instaure ce dialogue paradoxal entre leur apparence présente (en tant qu’œuvre d’art) et leur passé. Les premières palettes sculptées par l’artiste sont figuratives (« Brève » – « Dos » – « Seule ») mais il va s’orienter ensuite vers la réalisation de sculptures abstraites, construites comme de petites architectures (« Comble » – « Mis à jour » – « Réseau » – « Arêtes »). Le sculpteur, comme l’architecte, travaille sur l’érection et la stabilité, le retrait et l’apport ; il étudie la destruction comme une construction.
Avant qu’Erick ne les transforme par son travail d’artiste, les palettes ne sont pas encore des sculptures mais elle sont déjà puissamment architecturées : plusieurs planches forment un plateau cloué à plus ou moins six pieds, eux-mêmes cloués à au minimum deux planches. Chaque palette a ainsi une forme initiale, reconnaissable et quasi immuable.
L’artiste tient à respecter cette construction qui apporte la rigueur de l’objet. « Mon paradoxe consiste à garder la structure de la palette de livraison tout en cherchant à la rendre la moins lisible et apparente possible ».
Transformer et simuler la disparition pour une nouvelle naissance ! Un nouveau regard de l’homme sur la matière.
Archivé: BRAIBANT Vanaja
« Vanaja Braibant a quitté l’Inde à l’âge de 4 ans pour vivre en Belgique puis en France.
Elle fait les Beaux-Arts et des études d’Architecte Paysagiste, découvre la couture, le crochet, le canevas, le tissage… et la magie du fil de fer.
Très rapidement, elle remplace son crayon par le fil de fer qui lui offre cette liberté de « dessiner » en 3 dimensions.
Depuis plus de 20 ans, avec ses doigts de fée et son fil, elle sculpte le vide qui nous entoure et donne vie à des sculptures aériennes de toute beauté. Imprégnée de culture occidentale et indienne, elle mêle poésie, mythologies grecque et indienne ; Les mots dansent autour de ses personnages, relient les Hommes à la Nature.
Laissez-vous porter par cette légèreté et la beauté d’âme de cette artiste. »
Archivé: GAUZIN Didier
Actuellement, je sculpte essentiellement la pierre et j’aime que l’on retrouve la forme originelle de la pièce. En fait c’est la matière même qui guide mon outil et m’impose la forme à donner à mon idée de départ ; le plus dur c’est d’accepter de se laisser guider et d’établir un dialogue muet avec la pierre.»
Archivé: DOUBLET Elsa
“Je crée des sculptures en argile quand quelque chose vient toucher ma sensibilité : l’écologie, la nature, les droits humains, la liberté… mais aussi l’amour et la musique”.
Archivé: MOUMNI – ESSA
MOUMNI : Pendant quelques années, je me suis amusé à asperger mes toiles à même le sol avec une peinture liquide puis à l’aide d’accessoires, tisser les taches de peinture à l’horizontale et à la verticale, jusqu’à obtenir l’effet vibratoire des couleurs qui me fascinaient jadis…
Aujourd’hui, bien que la peinture soit toujours présente dans mes toiles, je me tourne vers la matière que je travaille en aplat ou sous forme de monticules, tantôt coulantes tantôt en poudre… Je m’inspire de mes souvenirs visuels d’enfant, des étalages d’épices, des jeux d’enfant ayant comme seuls matériaux ce que la nature nous offrait de plus brut, le végétal et le minéral.
L’art est un jeu d’adulte qui se laisse guider par l’enfant qui habite en lui.
La démarche de l’artiste est le produit d’un voyage dans le temps qui ne cesse d’interroger sa mémoire visuelle, olfactive et affective, de s’en servir afin de pérenniser le jeu et cristalliser ses repères, les plus forts. Peinture, matière et monticules…des techniques de représentations éphémères ou durables ou les deux à la fois. – moumnimidar@gmail.com
ESSA : « Je lutte pour un art libre et métissé, à la pensée multiple. J’explore un univers dans l’improvisation et la prise de risque. Mes démarches graphiques, calligraphiques ou numériques résultent du dessin instinctif. Il s’agit de rendre sensible par l’image divers instants attachés à des moments et lieux prioritaires. Comme une respiration, gestes et contemplation se succèdent ou se superposent. »
Artiste peintre et sculpteur, Serge Allain dit ESSA, fait de la peinture engagée et mise sur les rapports humains. Son travail d’observateur le mène de Paris à l’Algérie, des Antilles à la Réunion puis aux Comores et se poursuit à Toulouse. La photo fixe la mémoire et constitue la matière première de ses travaux. serge.allain36@orange.fr
Archivé: ESSA Serge ALLAIN
« Je lutte pour un art libre et métissé, à la pensée multiple. J’explore un univers dans l’improvisation et la prise de risque. Mes démarches graphiques, calligraphiques ou numériques résultent du dessin instinctif. Il s’agit de rendre sensible par l’image divers instants attachés à des moments et lieux prioritaires. Comme une respiration, gestes et contemplation se succèdent ou se superposent. »
Artiste peintre et sculpteur, Serge Allain dit ESSA, fait de la peinture engagée et mise sur les rapports humains. Son travail d’observateur le mène de Paris à l’Algérie, des Antilles à la Réunion puis aux Comores et se poursuit à Toulouse. La photo fixe la mémoire et constitue la matière première de ses travaux. serge.allain36@orange.fr
Archivé: LA GRANDE ROUE
Les artistes du collectif de La Grande Roue travaillent dans le champ des Arts Plastiques et Visuels. Leurs univers, imaginaire, décalé, poétique entrent en résonance avec les préoccupations environnementales et existentielles contemporaines.
Leur démarche intègre le remploi de matériaux usagés, rebuts organiques ou industriels.
Ces matériaux régulièrement collectés alimentent une matériauthèque au sein de l’atelier
Accueilli par la ville de Fenouillet en résidence depuis 2016, le collectif La Grande Roue propose au public tout au long de l'année, des ateliers et manifestations.
Archivé: Jacqueline Delpy
Jacqueline Delpy, artiste autodidacte aux pratiques protéiformes, travaille depuis toujours et consacre la majeure partie de sa vie à l'art. Après ses débuts de peintre muraliste en espaces publics ou privés, son parcours met en évidence une expérience marionnettique importante de plus de dix ans, avec un goût pour l'articulation des éléments et leur potentielle capacité de mobilité. Depuis les années 2000, son travail a évolué vers le volume et les installations.
Elle met en scène tout un monde de figures en mouvement, des ensembles qui se déplacent poussés par une nécessité collective. Un univers singulier à forte dimension poétique qui nous parle de la condition humaine mais aussi des enjeux environnementaux et géopolitiques contemporains.
L’oeuvre Migrations commencée en 2018, comporte plusieurs séquences / installations organisées chacune dans l’espace sur un mode linéaire: trajectoire, cheminement, défilé.
J.Delpy récolte des matériaux / déchets, industriels et organiques, qu’elle classe dans une matèriauthèque, véritable base de matière première. Par un travail précis et minutieux qui valorise la notion de fabrique, elle transcende le matériau faussement ordinaire des emballages; cette part factice et artificielle de notre ère industrielle, à qui l’artiste donne du sens.
Son atelier est accueilli en résidence à l’année depuis 2015, en partenariat avec la ville de Fenouillet, commune de Toulouse Métropôle. Avec l’association La Grande Roue, elle développe sa recherche artistique, propose des ateliers de pratiques pour tous ainsi que des évènements sur la commune.
Archivé: MIGNE Anne-Sophie
Artiste autodidacte mais expérimentée, j'ai à coeur de rendre vivant, par et avec la terre, ce qui m'émeut et m'interroge. Au fil du temps je parviens à mieux cerner mes obsessions qui prennent la forme d'un regard, d'un habitat, d'une chaise, d'un paysage etc. Chaque fois il s'agit pour moi d'être déroutée afin de poursuivre le chemin en souhaitant qu'il en soit de même pour le "regardeur" !
Archivé: GINISTY Sandrine
Peintre, dessinatrice et «poseuse d’images», je mêle et entremêle ces différents modes d’expressions, créant un univers intimiste. Mon approche créatrice est bercée par des thèmes récurrents, comme la mémoire, le monde de l’enfance, l’intimité de la femme, le discours amoureux. Depuis plusieurs années je développe un travail autour de l’encre, du crayon. Le dessin est pour moi un acte d’abandon, une respiration autour de formes librement inspirées de la dentelle. Mes dessins sont comme des petites pelotes de laine, que l‘on déroule doucement dévoilant une part intime de nous.
En 20 ans d’expérimentations, de rencontres, j’ai développé et enrichi mon travail en y intégrant de nouveaux médiums, comme le textile et le son.
© Sandrine Ginisty
Archivé: PALLARO Fanny
Quête des origines…
D’où venons-nous ? Où allons-nous ? Qui sommes-nous ? Sommes-nous si différents de la Nature ?
Sculpture, gravure, cyanotypes, estampes…
Archivé: ATELIER ROUGET – FOURNIE
Florence Fournié Sculpteur-Céramiste
Je me souviens de mes « premiers pas en sculpture ». Mon grand-père, dans du papier journal m’amenait de la terre glaise – ocre- des bords de l’Aude. Je façonnais cette argile avec bonheur. J’ai étudié la philosophie (maîtrise d’épistémologie), la sculpture (marbre, béton) et la céramique aux Beaux-Arts de Marseille, et j’ai obtenu un CAPES d’arts plastiques. Actuellement je me consacre à la céramique. La glaise, matériau de choix, rustique ou fine me passionne par ses possibilités d’adaptations. Avec cette matière rien n’est jamais sûr ni acquis. Le séchage, la cuisson, l’émaillage, les flammes tout est un assemblage de connaissances techniques toujours en devenir. Tout l’avenir reste à explorer … Je joue avec les volumes, les vides, les pleins, les mondes souterrains, la nature, le corps féminin que de sujets qui font de la création en volume un éternel voyage. F.F.
Jean-Louis ROUGET
« Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants » Antoine de Saint-Exupéry.
Les hommes, par cupidité ont oublié ce message universel. Le changement climatique lié aux activités humaines est perçu et vécu comme une évidence pour une grande majorité de l’humanité mais quelques-uns pensent encore que c’est une « TRUMPerie ». Je me rends compte aujourd’hui, après plus de 40 ans de peinture que j’ai tenté, sans toujours en être conscient, au travers de ma peinture : dans mes paysages, mes machines agricoles, mes inondations ou mes incendies, de sensibiliser le spectateur à la fragilité de la nature … J.L. R
Archivé: MAUBERT Evelyne
Travailler le papier pour donner corps aux personnages.
Progressivement volumes, ils se retrouvent sur la toile.
Ces personnages avec leurs états d’âme racontent des histoires, peut être nos histoires…
Archivé: MESTRES Jean Paul – POL Marie Ange / ABC Sculpture
L’atelier ABC sculpture est un lieu de création en sculpture sur bois pour deux artistes : Jean Paul MESTRES et Marie Ange POL. Il propose également des cours et des stages de sculpture sur bois. Notre démarche artistique s’appuie sur un travail, essentiellement en taille directe (gouges et maillets) sur du ronde-bosse.
Archivé: CARCANAGUE Marie-Hélène
Peindre…
Prétexte à :
faire des taches, rebelles, forcément,
patauger, s’enliser, déraper dans les virages,
essayer l’inutile,
libérer la main gauche,
échapper à la vigilance des adultes,
chercher l’invisible, sans en avoir l’air,
rêver de couleurs impossibles,
tromper les apparences,
peindre le temps qui passe,
voyager sans billet, en solitaire,
se passer des mots,
perdre conscience,
descendre avant l’arrêt complet,
chercher ce que je cherche.
Archivé: CHAPELAIN Isabelle
Peintre toulousaine. Initiée au dessin et à la peinture dans le Tarn, puis à Toulouse, par des professeurs d’horizons,de techniques et de démarches artistiques très divers. Depuis 20 ans, fréquente différents ateliers d’artistes toulousains.
“Avec la série de peintures H²O j’aborde la question de la transmission, thème qui m’est très cher. Transmission familiale, transmission des savoirs, transmission écologique : qu’avons-nous reçu, que semons-nous, que laisserons-nous aux générations suivantes? Chacun de nous n’est qu’un maillon de la chaîne. Le cercle, omniprésent dans mon travail en est le symbole. Il est le lien entre le passé et le futur, il est l’oxygène, il est la vie et son éternel recommencement.”
Archivé: LARROQUE SOUSSAN Cathy
Les Matériaux composant les sculptures de Cathy LARROQUE SOUSSAN trahissent le dérisoire de l’Existence.
Dérisoire ou moins pesamment dissonance , venant mettre à mal toute prétention au sérieux , toute emphase , contre valeurs absolues de l’Artiste.
Autant de couacs dans l’ordre des choses , d’ironies essentielles
Archivé: JACQUES Christian
Je raconte des histoires humaines avec les formes, la matière, la lumière.
Je taille la pierre pour susciter l’imaginaire et l’émotion.
C’est ce que je fais qui me dit ce que je cherche.
C’est la chose faite qui dit.
Je sculpte pour résister à la bêtise et à la vulgarité de la société de la marchandise.
Archivé: GAYRAUD Patrick
Patrick Gayraud utilise les matériaux qu’il découvre. Il construit, il agence avec des matériaux détournés : compressions d’appareils photo “jetables” devenant sculptures colorées, feuilles de rodhoïd devenant pellicules irisées aux images fantasmatiques, papier devenant relief de paysages incertains, un univers de couleurs, de contrastes, qui nous conduit quelque part du côté du rêve.
Archivé: MESNILDOT Mathilde du
Peinture – dessin – céramique – verre
Archivé: ARCHIPEL
Démarche artistique
Nous sommes un collectif d’artistes, une nébuleuse d’intention esthétique venue de l’association Archipel se détachant de l’association d’origine. Ce collectif d’artistes travaille plusieurs médiums, comme la peinture, la sculpture, la céramique et tout autre expression artistique. L’objectif essentiel du groupe est d’amener à l’art contemporain par des expérimentations, des matériaux, des techniques nouvelles ou inattendus. Porter une réflexion sur l’image, le sens du langage est une préoccupation très présente dans ce collectif.
Pour les arts en balade 2021 , seront présents-es quatre plasticien-nes dans les locaux de l’association Archipel à Arnaud Bernard, lieu qui leur sert d’atelier depuis 2015.
Archivé: CARNÉVALÉ Marie
L'exploration de la forme accumulative d'un même motif (crâne, grains de riz, mouches) et la tentative de la représentation du temps sont au cœur de mes recherches.
Archivé: ATELIER DENFERT Céramique
Découverte de la Terre lors d’un stage, puis inscription pendant 8 ans au cours de l’atelier Croix Baragnon et pour finir nous avons créé notre propre atelier au départ avec Anne Kurzberg pendant 3 ans rue Pharaon puis Muriel Senaux nous a rejoint et nous louons notre atelier au 32, rue Denfert Rochereau depuis 4 ans et avons créé l’Atelier Denfert où nous travaillons chacune pour notre compte. Notre travail est un travail à la plaque, colombins, estampage….. toutes nos pièces sont uniques ; nous n’avons pas de tour et montons nos pièces à la main, ce qui leur donne un coté irrégulier et unique. Après une première cuisson nous appliquons nos couleurs et nos émaux et terminons par une dernière cuisson à 1250° ; nous utilisons soit des grès soit de la porcelaine.
Archivé: LOMBARD Elisabeth
Alors que s’impose à nous l’importance d’un
nouvel exotisme de proximité,
Elisabeth LOMBARD est un peintre sans racine, tisseuse d’univers oniriques.
Ainsi réinventé, ce Voyage créatif oscille entre
maniérisme et tribalité, mené par un jeu de motifs
imprimés sur papier calligraphie.
Sur la toile, rendue plus narrative à force de
traits, pas de croquis préparatoires ; le peintre travaille
sans filet. L’esquisse, sous les motifs récurrents, est
indissociable des effets qu’elle entraîne : encres,
marouflages, estompes de pastels, indigo cru.
Archivé: PÉDRO
Ces deux dernières années, ma pratique artistique s’est concentrée sur la production de masque, avec des matériaux de récupérations. J’en ai réalisé un par jour de confinement, soit plus de 150 à ce jour, dans une série photographique intitulé : Des masques et Vous ?
Sinon, pour éviter de tourner en rond dans mon atelier, mes sculptures métalliques deviennent de plus en plus cinétiques, mais toujours réalisées à base de récupération en tout genre : ferrailles tordues mais néanmoins sympathiques, objets divers, chignoles… Rouillées ou colorées, c’est selon. Je produis aussi des carnets de voyages et autres petites choses plastiques, à découvrir et à manipuler pour votre plus grand plaisir.
Archivé: SOREN VANA
Une recherche permanente de nouveaux sujets ( Amazonie, musée , combats sumo) et de nouvelles techniques ( transfert, peinture à l'encaustique)
Archivé: CISELET Barbotine
Ma création est – dès l’origine – profondément humaniste. Elle vise la confrontation entre la réalité contemporaine, ses petits et grands défauts, et un imaginaire issu de l’enfance fortement imprégné de la proximité entre l’humain et l’animal, ce côté brut et instinctif qui est une part indéniable de notre ADN.
Dans la série « vie quotidienne » la femme, l’homme, l’enfant se montrent ainsi sans concession mais surtout pas sans humour et encore moins sans amour : loin des canons de beauté, de l’œuvre parfaite et millimétrée sublimant le beau – parfois jusqu’à la caricature – les sculptures choisissent le contrepied de la « beauté du réel ». Du réel dans son imperfection, ses petits et grands défauts. Que ce soit à la plage (nouvelle vague), dans la quête du graal santé-beauté standardisé (ça balance pas mal), dans les postures sans pose du quotidien (quotidien) ou dans les audaces de couleurs (colorama) nos contemporains et nous-même vivons une comédie humaine qui induit sa pleine et sincère beauté et vaut vraiment d’être captée, sculptée, exposée.
L’articulation avec « Manimal » vient quand se pose la question : Mais pourquoi s’arrêter au réel ? L’âme humaine a toujours désiré sortir de ce quotidien, beau mais limité. Dans la genèse de la série figure cette envie de sortir du « biologiquement borné » pour retrouver cette âme d’enfant qui se permet tout en pensée, sans pouvoir souvent l’exprimer, le concrétiser, le créer. Dans le dépassement des humains de « vie quotidienne » se dressent donc devant nous ces créatures étranges : elles-aussi bienveillantes, elles-aussi habillées d’un substrat de quotidien sur lequel a germé la mutation imaginaire. Le rendu est monochrome, comme si la sculpture elle-même, pourtant posée là devant nos yeux, ne faisait pas vraiment partie du réel …
Finalement, qui est le plus humain ou le plus original ? la créature imaginaire et naïve de notre enfance ou le passant pas si banal du quotidien … ? Le public trouvera certainement SA réponse.
Archivé: LANGLOYS Sébastien
Fusain, terre et bronze, je m’inspire des corps et des visages pour en révéler toutes leurs expressions.
Parmi mes principales créations, la sculpture monumentale Regards d’Enfants (créée en tant qu’Ambassadeur du Secours Populaire) ; les statues tailles réelles de Frédéric Mistral à Eyragues, René Goscinny à Drap et bientôt Paris, Claude Nougaro dans le Jardin du Capitole à Toulouse, Le Pêcheur et la Ramendeuse sur le port de Martigues ainsi que les bustes de Jean Jaurès, Aimé Césaire, Nelson Mandela, Jean Paul II, Jean Cocteau, Pierre Baudis …
Il a également réalisé la Médaille d’identité du Sénat.
Archivé: MOTTA Philippe
L’arrivée massive des écrans nous laisse encore papier, crayons, encre… mais a provoqué l’obsolescence quasi-immédiate des machines à écrire mécaniques. De la même façon, l’écriture à la main s’est trouvée reléguée au titre de substitut aux claviers.
C’est pour poser ce double constat que je traite les machines à écrire comme des objets défunts, issus d’une archéologie du virtuel ; et que je les présente comme des antiques. Pour l’écriture manuelle, la genèse du processus renvoie davantage au dessin, à la graphie de la lettre. A sa plastique.
Archivé: KONTOU Titos
Je me suis toujours intéressé à nos origines, notre nature humaine. D’où venons-nous ? Que faisons-nous ici ? Pourquoi la vie et la mort ? Où allons-nous ? Dans ma recherche picturale, je n’essaye ni de donner des réponses, ni de plaire. Je dénonce, je cherche une certaine vérité liée à notre condition humaine et une harmonie possible avec la nature. Ce qui nous distingue des autres espèces animales ce n’est pas tant, pour moi, l’apparence, la culture ni la nature de nos actes. C’est essentiellement notre conscience, la perception du bien et du mal, du juste et de l’injuste… Mais aussi le langage et la sociabilité. Pour moi les trois principaux aspects de la nature humaine sont : le corps, l’âme et l’esprit, intrinsèquement reliés entre eux. Et ce sont ces trois volets qui guident ma peinture depuis de nombreuses années, j’aime, dans une œuvre d’art, faire ressentir le souffle d’un corps, son mouvement dans l’espace temps et sa partie incorporelle/immatérielle pour donner vie à un tableau, lui donner corps “en chair et en os”. C’est comme un besoin vital pour moi de retourner aux sources, de retrouver une spiritualité et de redonner une place à l’espoir. Notre monde a trop tendance à oublier l’esprit, l’âme ; il donne une très grande importance au corps qui, pourtant, se dégrade et un jour s’éteint inévitablement.
Dans ma dernière série “Enfance”, j’ai voulu un temps de respiration, de pause, de douceur. L’important dans l’élaboration de cette série est de montrer la liberté des enfants, leur insouciance, leur joie de vivre, mais aussi une lumière évidente. Moi-même j’ai eu la chance d’avoir une belle enfance. Aujourd’hui père de deux enfants, je replonge dans cet état de pure béatitude. Quand le monde est trop noir et dur à supporter, il suffit parfois de regarder évoluer les enfants, la nature, l’horizon. Avoir les yeux ouverts sur la beauté du monde c’est aussi regarder le monde à travers les yeux d’un enfant, retrouver l’enfant qui est en nous, sa nature propre.
* Entretien accordé à Magdalini Varoucha
Lire plus: GrèceHebdo | Rubrique: Peintres grecs
Archivé: BRILL Véronique
Au gré de mes hasards, au gré de mes contraintes, mon inspiration vient. Parfois pour du land art, parfois pour la photo, quelquefois juste pour une performance. Pour la beauté, pour dénoncer, pour raconter, pour sublimer et pour calmer les douleurs, pour le sens, pour rien ou pour tout à la fois.
Je crée parce que cela me vient, parce que je n’ai pas les mots, parce que je n’ai pas choisi, parce que je suis comme ça !
Ne me demandez pas de grandes dissertations pour expliquer ma création, sa signification ou pour vous donner tous les mots clés. Je laisse ce travail aux spécialistes. Moi, je ne suis qu’une artiste.
Depuis quelques années le bois m’intéresse. Et cette année tout particulièrement j’ai commencé une série que je nomme “Traces d’Ivresses” à partir de douelles d’un très vieux foudre.
Archivé: GAUZIN Didier
Actuellement, je sculpte essentiellement la pierre et j’aime que l’on retrouve la forme originelle de la pièce. En fait c’est la matière même qui guide mon outil et m’impose la forme à donner à mon idée de départ ; le plus dur c’est d’accepter de se laisser guider et d’établir un dialogue muet avec la pierre.»
Archivé: GAYRAUD Patrick
Patrick Gayraud utilise les matériaux qu’il découvre. Il construit, il agence avec des matériaux détournés : compressions d’appareils photo “jetables” devenant sculptures colorées, feuilles de rodhoïd devenant pellicules irisées aux images fantasmatiques, papier devenant relief de paysages incertains, un univers de couleurs, de contrastes, qui nous conduit quelque part du côté du rêve.
Archivé: MOUMNIR – ESSA
MOUMNIR : Pendant quelques années, je me suis amusé à asperger mes toiles à même le sol avec une peinture liquide puis à l’aide d’accessoires, tisser les taches de peinture à l’horizontale et à la verticale, jusqu’à obtenir l’effet vibratoire des couleurs qui me fascinaient jadis…
Aujourd’hui, bien que la peinture soit toujours présente dans mes toiles, je me tourne vers la matière que je travaille en aplat ou sous forme de monticules, tantôt coulantes tantôt en poudre… Je m’inspire de mes souvenirs visuels d’enfant, des étalages d’épices, des jeux d’enfant ayant comme seuls matériaux ce que la nature nous offrait de plus brut, le végétal et le minéral.
L’art est un jeu d’adulte qui se laisse guider par l’enfant qui habite en lui.
La démarche de l’artiste est le produit d’un voyage dans le temps qui ne cesse d’interroger sa mémoire visuelle, olfactive et affective, de s’en servir afin de pérenniser le jeu et cristalliser ses repères, les plus forts. Peinture, matière et monticules…des techniques de représentations éphémères ou durables ou les deux à la fois. – moumnimidar@gmail.com
ESSA : « Je lutte pour un art libre et métissé, à la pensée multiple. J’explore un univers dans l’improvisation et la prise de risque. Mes démarches graphiques, calligraphiques ou numériques résultent du dessin instinctif. Il s’agit de rendre sensible par l’image divers instants attachés à des moments et lieux prioritaires. Comme une respiration, gestes et contemplation se succèdent ou se superposent. »
Artiste peintre et sculpteur, Serge Allain dit ESSA, fait de la peinture engagée et mise sur les rapports humains. Son travail d’observateur le mène de Paris à l’Algérie, des Antilles à la Réunion puis aux Comores et se poursuit à Toulouse. La photo fixe la mémoire et constitue la matière première de ses travaux. serge.allain36@orange.fr
Archivé: JACQUES Christian
Je raconte des histoires humaines avec les formes, la matière, la lumière.
Je taille la pierre pour susciter l’imaginaire et l’émotion.
C’est ce que je fais qui me dit ce que je cherche.
C’est la chose faite qui dit.
Je sculpte pour résister à la bêtise et à la vulgarité de la société de la marchandise.
Archivé: FOURRIER Erick
Erick FOURRIER est né le 31 mars 1977 dans l’Oise.
En 1994, c’est par l’art floral qu’il fait ses premiers pas dans l’univers de la création artistique.
Ne se réalisant pas complètement dans l’art floral, il s’inscrit aux Ateliers Beaux-Arts de la ville de Paris où il suit, de 2009 à 2012, les cours de Françoise COUTANT, Sun XUE, Antonio ROS-BLASCO et Valérie BEON.
En 2013, il s’installe à Toulouse et dédie désormais tout son temps à la création artistique en se consacrant principalement à la sculpture sur palettes.
Le choix de la palette s’est fait naturellement, parce que c’est un objet public et populaire, reconnaissable de et par tous. Ce choix est également dicté par une conviction plus sociétale : transformer la palette sans la rendre complètement opaque mais juste un peu embrumée, comme une poésie urbaine. pour qu’elle nous parle en toute discrétion de son impact sur le monde. Eco-sensible, elle nous dit le déboisement planétaire, la mondialisation des modes de transport de marchandises dont découle une uniformisation culturelle occidentalisée, la décentralisation de la production qui se répercute sur l’emploi d’une part et induit de nouvelles pollutions atmosphériques d’autre part.
Dès ses premières pièces, Erick instaure ce dialogue paradoxal entre leur apparence présente (en tant qu’œuvre d’art) et leur passé. Les premières palettes sculptées par l’artiste sont figuratives (« Brève » – « Dos » – « Seule ») mais il va s’orienter ensuite vers la réalisation de sculptures abstraites, construites comme de petites architectures (« Comble » – « Mis à jour » – « Réseau » – « Arêtes »). Le sculpteur, comme l’architecte, travaille sur l’érection et la stabilité, le retrait et l’apport ; il étudie la destruction comme une construction.
Avant qu’Erick ne les transforme par son travail d’artiste, les palettes ne sont pas encore des sculptures mais elle sont déjà puissamment architecturées : plusieurs planches forment un plateau cloué à plus ou moins six pieds, eux-mêmes cloués à au minimum deux planches. Chaque palette a ainsi une forme initiale, reconnaissable et quasi immuable.
L’artiste tient à respecter cette construction qui apporte la rigueur de l’objet. « Mon paradoxe consiste à garder la structure de la palette de livraison tout en cherchant à la rendre la moins lisible et apparente possible ».
Transformer et simuler la disparition pour une nouvelle naissance ! Un nouveau regard de l’homme sur la matière.
Archivé: SOREN VANA
Une recherche permanente de nouveaux sujets ( Amazonie, musée , combats sumo) et de nouvelles techniques ( transfert, peinture à l’encaustique)
Archivé: CARCANAGUE Marie-Hélène
Peindre est un prétexte à :
faire des taches, rebelles forcément,
improviser sur la peinture humide,
patauger, s’enliser, se perdre,
libérer la main gauche,
déraper dangereusement,
oublier le blanc, chercher l’invisible, sans en avoir l’air,
rêver de couleurs qui n’existent pas,
tromper les apparences,
peindre le temps qui passe,
voyager sans billet, en solitaire,
se passer des mots,
perdre conscience,
descendre avant l’arrêt complet,
essayer l’inutile,
chercher ce que je cherche.
Archivé: PALLARO Fanny
Quête des origines…
D’où venons-nous ? Où allons-nous ? Qui sommes-nous ? Sommes-nous si différents de la Nature ?
Sculpture, gravure, cyanotypes, estampes…
Archivé: LORET Thaïs
“Mon travail de sculpture est un travail instinctif avec la terre, c’est cette matière qui porte mon geste et qui esquisse la forme initiale de la pièce que je m’apprête à créer.
Les formes organiques poussent, c’est un dialogue entre terre et gestes. Je recherche la rugosité et la vérité de la terre en m’inspirant de la nature.
Par ces formes aux lignes épurées et aux textures sauvages, j’ai envie de créer des œuvres qui dégagent une force et provoquent des émotions.”
Archivé: SAFAR Sarah
Sonder les parcelles trop souvent occultées de notre humanité, celles qui intriguent ou inquiètent, mais nous constituent aussi.
Interroger la relation que l’être humain entretient avec sa nature propre et avec le reste de la Nature.
Pour cela je travaille sur le corps, jouant avec les dimensions et les associations déroutantes : les membres et organes sont parcellaires et redistribués, le visage additionné d’éléments « surgissant » de lui.
Ou bien j’explore la part commune, l’animalité, avec plusieurs types de figures :
des animaux plus ou moins anthropomorphes, des chimères ; ou encore des visages d’hommes un peu monstrueux, parfois risibles… l’humanité diverse.
Archivé: DOUBLET Elsa
“Je crée des sculptures en argile quand quelque chose vient toucher ma sensibilité : l’écologie, la nature, les droits humains, la liberté… mais aussi l’amour et la musique”.
Archivé: ARCHIPEL Astéroïde d’
Un astéroïde (du grec ancien ἀστεροειδής /asteroeidḗs) « qui ressemble à une étoile » est une planète mineure composée de roches, de divers matériaux, de métaux et de glaces et dont les dimensions sont très variables.
Nous sommes un collectif d’artistes, une nébuleuse d’intentions esthétiques venue de l’association Archipel. Ce collectif en est un fragment, une astéroïde se détachant de l’association d’origine. Si tout fragment est fragment de quelque chose, son existence ne renvoie pas nécessairement au tout dont il est issu. Il est donc nécessaire de se définir et de présenter cette astéroïde autonome.
Cet Astéroïde d’Archipel (AdA) est un collectif d’artistes qui travaillent plusieurs disciplines comme la peinture, la sculpture, la céramique et toute autre expression artistique. L’objectif essentiel du groupe est d’amener l’art contemporain vers l’inhabituel par des expérimentations, des matériaux, des techniques nouvelles ou inattendues. Porter une réflexion sur l’image, le sens du langage ou du corps est une préoccupation très présente dans ce collectif.
Pour les Arts en Balade de 2020, l’AdA présente quatre plasticien.nes dans les locaux de l’association Archipel à Arnaud-Bernard, lieu qui leur sert d’ateliers depuis 2015.
Archivé: CHAPELAIN Isabelle
Peintre toulousaine. Initiée au dessin et à la peinture dans le Tarn, puis à Toulouse, par des professeurs d’horizons,de techniques et de démarches artistiques très divers. Depuis 20 ans, fréquente différents ateliers d’artistes toulousains.
“Avec la série de peintures H²O j’aborde la question de la transmission, thème qui m’est très cher. Transmission familiale, transmission des savoirs, transmission écologique : qu’avons-nous reçu, que semons-nous, que laisserons-nous aux générations suivantes? Chacun de nous n’est qu’un maillon de la chaîne. Le cercle, omniprésent dans mon travail en est le symbole. Il est le lien entre le passé et le futur, il est l’oxygène, il est la vie et son éternel recommencement.”
Archivé: ATELIER 19 bis
Notre point commun est un lieu “nature” et la recherche céramique. Ensuite, nos routes prennent des directions artistiques différentes selon nos personnalités : sculptures, matières, illustrations, textures, volumes etc…
Archivé: A9heures – Collectif
A9heures est un collectif formé de deux plasticiennes, valérie Ascos, anne-frédérique Maurer, une céramiste pascale Laplanche et d’artistes invité-es, aude Aussilloux. Nous utilisons librement différents médiums et développons en écho ou en complicité un travail de dessin, gravure, photographie, céramique, écriture, art textile, installations.
Archivé: BLANQUET Ariane
Ariane Blanquet invente son alphabet minéral en taillant le marbre, puis joue des contrastes, des lignes et des textures.
Ses œuvres expressives, pièces à poser ou sculptures murales, dégagent une luminosité et des accords intérieurs apaisants et profonds.
Dans un style épuré et sobre, son œuvre est sans prise avec le réel ; l’abstraction y laisse la place à l’imaginaire.
Archivé: PÉDRO
Pour éviter de tourner en rond dans mon atelier, mes sculptures métalliques deviennent de plus en plus cinétiques, mais toujours réalisées à base de récupération en tout genre : ferrailles tordues mais néanmoins sympathiques, objets divers, chignoles… Rouillées ou colorées, c’est selon. Je produis aussi des carnets de voyages et autres petites choses plastiques, à découvrir et à manipuler pour votre plus grand plaisir.
Archivé: LARROQUE SOUSSAN Cathy
Les Matériaux composant les sculptures de Cathy LARROQUE SOUSSAN trahissent le dérisoire de l’Existence.
Dérisoire ou moins pesamment dissonance , venant mettre à mal toute prétention au sérieux , toute emphase , contre valeurs absolues de l’Artiste.
Autant de couacs dans l’ordre des choses , d’ironies essentielles
Archivé: MOTTA
L’arrivée massive des écrans nous laisse encore papier, crayons, encre… mais a provoqué l’obsolescence quasi-immédiate des machines à écrire mécaniques. De la même façon, l’écriture à la main s’est trouvée reléguée au titre de substitut aux claviers.
C’est pour poser ce double constat que je traite les machines à écrire comme des objets défunts, issus d’une archéologie du virtuel ; et que je les présente comme des antiques. Pour l’écriture manuelle, la genèse du processus renvoie davantage au dessin, à la graphie de la lettre. A sa plastique.
Archivé: MESNILDOT Mathilde du
Peinture
Archivé: FOLLERE Sandrine
Sandrine Follère a une prédilection pour le dessin qui est, selon elle, le chemin de la structure, de la construction, de la forme première, de la prise de risque de raconter dans le vif du sujet, du corps.
La ligne figurative travaillée au stylo ou à l’encre de Chine noire, au pinceau, dans la terre, requestionne l’espace habité, les géographies intimes du corps et de ses limites.
En superposition, des lignes, continues ou discontinues, au stylo feutre ou à l’encre de Chine rouge dessinent des formes connectées par des directions fléchées, des nombres, des signes. Elles définissent ainsi un nouvel espace géométrique.
Le fil rouge en est le conducteur, le tiers reliant divers éléments qui amène à une lecture différente du corps. Ces méridiens forment une trame qui inscrivent le corps dans une représentation symbolique, dans un espace visuel défini par les limites du Trait qui en rectifie l’organisation, le sens.
Penser les limites selon Didier Anzieu, psychanalyste, par les sensations de ce qui définit le corps par le contact, la peau, cette trame habitée, questionne la notion du Dedans et du Dehors, du contenant et du contenu.
Archivé: MIGNE Anne-Sophie
Artiste autodidacte mais expérimentée, j’ai à coeur de rendre vivant, par et avec la terre, ce qui m’émeut et m’interroge. Au fil du temps je parviens à mieux cerner mes obsessions qui prennent la forme d’un regard, d’un habitat, d’une chaise, d’un paysage etc. Chaque fois il s’agit pour moi d’être déroutée afin de poursuivre le chemin en souhaitant qu’il en soit de même pour le “regardeur” !
Archivé: CAMY Anne
Attirance depuis longtemps pour le volume et la sculpture, terre, grès et des incursions vers d’autres matériaux comme le fil de fer .
Goût prononcé pour le monde animal et une tendresse particulière pour les vielles chaussures.
Archivé: LA GRANDE ROUE
Les artistes du collectif de La Grande Roue travaillent dans le champ des Arts Plastiques et Visuels. Leurs univers, imaginaire, décalé, poétique entrent en résonance avec les préoccupations environnementales et existentielles contemporaines.
Leur démarche intègre le remploi de matériaux usagés, rebuts organiques ou industriels.
Ces matériaux régulièrement collectés alimentent une matériauthèque au sein de l’atelier
Accueilli par la ville de Fenouillet en résidence depuis 2016, le collectif La Grande Roue propose au public tout au long de l’année, des ateliers et manifestations.
Archivé: MAUBERT Evelyne
Travailler le papier pour donner corps aux personnages.
Progressivement volumes, ils se retrouvent sur la toile.
Ces personnages avec leurs états d’âme racontent des histoires, peut être nos histoires…
Archivé: ATELIER DENFERT Céramique
Découverte de la Terre lors d’un stage, puis inscription pendant 8 ans au cours de l’atelier Croix Baragnon et pour finir nous avons créé notre propre atelier au départ avec Anne Kurzberg pendant 3 ans rue Pharaon puis Muriel Senaux nous a rejoint et nous louons notre atelier au 32, rue Denfert Rochereau depuis 4 ans et avons créé l’Atelier Denfert où nous travaillons chacune pour notre compte. Notre travail est un travail à la plaque, colombins, estampage….. toutes nos pièces sont uniques ; nous n’avons pas de tour et montons nos pièces à la main, ce qui leur donne un coté irrégulier et unique. Après une première cuisson nous appliquons nos couleurs et nos émaux et terminons par une dernière cuisson à 1250° ; nous utilisons soit des grès soit de la porcelaine.
Archivé: BRAIBANT Vanaja
« Vanaja Braibant a quitté l’Inde à l’âge de 4 ans pour vivre en Belgique puis en France.
Elle fait les Beaux-Arts et des études d’Architecte Paysagiste, découvre la couture, le crochet, le canevas, le tissage… et la magie du fil de fer.
Très rapidement, elle remplace son crayon par le fil de fer qui lui offre cette liberté de « dessiner » en 3 dimensions.
Depuis plus de 20 ans, avec ses doigts de fée et son fil, elle sculpte le vide qui nous entoure et donne vie à des sculptures aériennes de toute beauté. Imprégnée de culture occidentale et indienne, elle mêle poésie, mythologies grecque et indienne ; Les mots dansent autour de ses personnages, relient les Hommes à la Nature.
Laissez-vous porter par cette légèreté et la beauté d’âme de cette artiste. »
Archivé: ATELIER ROUGET – FOURNIE
Florence Fournié Sculpteur-Céramiste
Je me souviens de mes « premiers pas en sculpture ». Mon grand-père, dans du papier journal m’amenait de la terre glaise – ocre- des bords de l’Aude. Je façonnais cette argile avec bonheur. J’ai étudié la philosophie (maîtrise d’épistémologie), la sculpture (marbre, béton) et la céramique aux Beaux-Arts de Marseille, et j’ai obtenu un CAPES d’arts plastiques. Actuellement je me consacre à la céramique. La glaise, matériau de choix, rustique ou fine me passionne par ses possibilités d’adaptations. Avec cette matière rien n’est jamais sûr ni acquis. Le séchage, la cuisson, l’émaillage, les flammes tout est un assemblage de connaissances techniques toujours en devenir. Tout l’avenir reste à explorer … Je joue avec les volumes, les vides, les pleins, les mondes souterrains, la nature, le corps féminin que de sujets qui font de la création en volume un éternel voyage. F.F.
Jean-Louis ROUGET
« Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants » Antoine de Saint-Exupéry.
Les hommes, par cupidité ont oublié ce message universel. Le changement climatique lié aux activités humaines est perçu et vécu comme une évidence pour une grande majorité de l’humanité mais quelques-uns pensent encore que c’est une « TRUMPerie ». Je me rends compte aujourd’hui, après plus de 40 ans de peinture que j’ai tenté, sans toujours en être conscient, au travers de ma peinture : dans mes paysages, mes machines agricoles, mes inondations ou mes incendies, de sensibiliser le spectateur à la fragilité de la nature … J.L. R
Archivé: MASON Emmanuelle
Le regard de l’artiste se pose avant tout sur le monde du vivant et de l’Autre. Ses recherches – sur l’animal, l’érotisme, le corps, la mort, le désastre – ont pour point commun de montrer une extrême délicatesse, une « belle manière » qui piège le regard, alors que les sujets traités sont parfois irregardables ou même immondes. Elle rejoue la question d’un sublime, beau et effrayant à la fois, transposé au monde contemporain et aux apories éthiques, philosophiques, sociales et écologiques qu’il porte. Même lorsque son travail se fait tendre, on trouve une coupure, une brulure, qui tente de prendre en charge la tonalité́ plus ambiguë du sujet, et en laisser percevoir toute l’étrangeté.
« J’ai cette intuition, même si je peine à poser des mots dessus, que lorsque je me rends à l’atelier pour inciser du métal ou tracer des lignes de dessin, j’accomplis un acte essentiel, un acte de résistance. Cet acte me met en lien avec la fonction somptuaire de l’œuvre d’art, celle dont nous parle Bataille à propos de Lascaux, celle de l’esthétique, c’est-à-dire de la quête de sens. »
Archivé: CISELET Barbotine
Ma création est – dès l’origine – profondément humaniste. Elle vise la confrontation entre la réalité contemporaine, ses petits et grands défauts, et un imaginaire issu de l’enfance fortement imprégné de la proximité entre l’humain et l’animal, ce côté brut et instinctif qui est une part indéniable de notre ADN.
Dans la série « vie quotidienne » la femme, l’homme, l’enfant se montrent ainsi sans concession mais surtout pas sans humour et encore moins sans amour : loin des canons de beauté, de l’œuvre parfaite et millimétrée sublimant le beau – parfois jusqu’à la caricature – les sculptures choisissent le contrepied de la « beauté du réel ». Du réel dans son imperfection, ses petits et grands défauts. Que ce soit à la plage (nouvelle vague), dans la quête du graal santé-beauté standardisé (ça balance pas mal), dans les postures sans pose du quotidien (quotidien) ou dans les audaces de couleurs (colorama) nos contemporains et nous-même vivons une comédie humaine qui induit sa pleine et sincère beauté et vaut vraiment d’être captée, sculptée, exposée.
L’articulation avec « Manimal » vient quand se pose la question : Mais pourquoi s’arrêter au réel ? L’âme humaine a toujours désiré sortir de ce quotidien, beau mais limité. Dans la genèse de la série figure cette envie de sortir du « biologiquement borné » pour retrouver cette âme d’enfant qui se permet tout en pensée, sans pouvoir souvent l’exprimer, le concrétiser, le créer. Dans le dépassement des humains de « vie quotidienne » se dressent donc devant nous ces créatures étranges : elles-aussi bienveillantes, elles-aussi habillées d’un substrat de quotidien sur lequel a germé la mutation imaginaire. Le rendu est monochrome, comme si la sculpture elle-même, pourtant posée là devant nos yeux, ne faisait pas vraiment partie du réel …
Finalement, qui est le plus humain ou le plus original ? la créature imaginaire et naïve de notre enfance ou le passant pas si banal du quotidien … ? Le public trouvera certainement SA réponse.
Archivé: MESTRES Jean Paul – POL Marie Ange / ABC Sculpture
L’atelier ABC sculpture est un lieu de création en sculpture sur bois pour deux artistes : Jean Paul MESTRES et Marie Ange POL. Il propose également des cours et des stages de sculpture sur bois. Notre démarche artistique s’appuie sur un travail, essentiellement en taille directe (gouges et maillets) sur du ronde-bosse.
Archivé: CARNÉVALÉ Marie
L’exploration de la forme accumulative d’un même motif (crâne, grains de riz, mouches) et la tentative de la représentation du temps sont au cœur de mes recherches.
Archivé: LANGLOYS Sébastien
Fusain, terre et bronze, je m’inspire des corps et des visages pour en révéler toutes leurs expressions.
Parmi mes principales créations, la sculpture monumentale Regards d’Enfants (créée en tant qu’Ambassadeur du Secours Populaire) ; les statues tailles réelles de Frédéric Mistral à Eyragues, René Goscinny à Drap et bientôt Paris, Claude Nougaro dans le Jardin du Capitole à Toulouse, Le Pêcheur et la Ramendeuse sur le port de Martigues ainsi que les bustes de Jean Jaurès, Aimé Césaire, Nelson Mandela, Jean Paul II, Jean Cocteau, Pierre Baudis …
Il a également réalisé la Médaille d’identité du Sénat.
Archivé: KONTOU Titos
Je me suis toujours intéressé à nos origines, notre nature humaine. D’où venons-nous ? Que faisons-nous ici ? Pourquoi la vie et la mort ? Où allons-nous ? Dans ma recherche picturale, je n’essaye ni de donner des réponses, ni de plaire. Je dénonce, je cherche une certaine vérité liée à notre condition humaine et une harmonie possible avec la nature. Ce qui nous distingue des autres espèces animales ce n’est pas tant, pour moi, l’apparence, la culture ni la nature de nos actes. C’est essentiellement notre conscience, la perception du bien et du mal, du juste et de l’injuste… Mais aussi le langage et la sociabilité. Pour moi les trois principaux aspects de la nature humaine sont : le corps, l’âme et l’esprit, intrinsèquement reliés entre eux. Et ce sont ces trois volets qui guident ma peinture depuis de nombreuses années, j’aime, dans une œuvre d’art, faire ressentir le souffle d’un corps, son mouvement dans l’espace temps et sa partie incorporelle/immatérielle pour donner vie à un tableau, lui donner corps “en chair et en os”. C’est comme un besoin vital pour moi de retourner aux sources, de retrouver une spiritualité et de redonner une place à l’espoir. Notre monde a trop tendance à oublier l’esprit, l’âme ; il donne une très grande importance au corps qui, pourtant, se dégrade et un jour s’éteint inévitablement.
Dans ma dernière série “Enfance”, j’ai voulu un temps de respiration, de pause, de douceur. L’important dans l’élaboration de cette série est de montrer la liberté des enfants, leur insouciance, leur joie de vivre, mais aussi une lumière évidente. Moi-même j’ai eu la chance d’avoir une belle enfance. Aujourd’hui père de deux enfants, je replonge dans cet état de pure béatitude. Quand le monde est trop noir et dur à supporter, il suffit parfois de regarder évoluer les enfants, la nature, l’horizon. Avoir les yeux ouverts sur la beauté du monde c’est aussi regarder le monde à travers les yeux d’un enfant, retrouver l’enfant qui est en nous, sa nature propre.
* Entretien accordé à Magdalini Varoucha
Lire plus: GrèceHebdo | Rubrique: Peintres grecs
Archivé: BRILL Véronique
Au gré de mes hasards, au gré de mes contraintes, mon inspiration vient. Parfois pour du land art, parfois pour la photo, quelquefois juste pour une performance. Pour la beauté, pour dénoncer, pour raconter, pour sublimer et pour calmer les douleurs, pour le sens, pour rien ou pour tout à la fois.
Je crée parce que cela me vient, parce que je n’ai pas les mots, parce que je n’ai pas choisi, parce que je suis comme ça !
Ne me demandez pas de grandes dissertations pour expliquer ma création, sa signification ou pour vous donner tous les mots clés.
Je laisse ce travail aux spécialistes. Moi, je ne suis qu’une artiste.
Archivé: LE DIZET Marc – Atelier 51
Villes “plein champ” ou perdues dans les horizons. Toiles incendiées, déchirées ou apaisées (acrylique, bombe spray…), de la 3D à l’aplat, de la scénographie photographique ou de théâtre, de la sculpture à l’œuvre textile , tout l’atelier est plongé dans la logique des contrastes.
Archivé: NIRMAN Mireille
Je suis arrivée à la Terre tardivement, toutefois elle existait dans ma vie depuis bien longtemps…
Enfant, je l’ai beaucoup caressée.
Plus tard je l’ai cultivée avec passion dans mon jardin, à ce jour je n’ai pas cessé d’ailleurs,
….avant de la prendre vraiment dans mes mains.
Il me semble que j’ai toujours plongé mes doigts en terre.
Enfin, c’est aussi une très longue histoire de racines, à (re)trouver…
Je ne tourne pas mes pièces.
En les façonnant entièrement de mes mains, j’ai le sentiment d’être plus encore avec la Terre. L’illusion de la perfection n’étant pas à mes yeux une priorité, je m’essaie seulement à rendre vivant l’objet que j’ai rêvé, et que je fais évoluer dans mes mains.
J’aime sentir la matière vivre, évoluer et décider de son chemin.
Le traitement par diverses formes d’enfumage conjugue à mes yeux le toucher-terre, la liberté et l’imprévisible.
Car la Terre n’est pas un matériau inerte, elle vit sous les doigts qui tentent de la diriger et de lui donner un mouvement ; plus tard le feu la remodèle, la métamorphose et lui prête sa parole.
D’une simplicité illusoire à première vue, ce travail transmet aux mains et au regard la perpétuelle et difficile recherche de l’équilibre, et qui rappelle celle du funambule. Il donne à comprendre l’âme de la Terre, et laisse s’exprimer le potentiel créatif et la liberté de qui veut bien s’y livrer tout entier-mais il requiert aussi de la constance et un engagement vrai.
En amont de ces techniques, je privilégie la recherche de la Forme. Sans elle, le travail autour du Raku et des enfumages plus élaborés ne se réduirait peut-être qu’à de simples techniques visant à favoriser des effets intéressants.
Imaginer, créer, élaborer une forme harmonieuse est le début de tout.
J’aime créer des contenants ou encore des formes souvent imaginaires dont je ne me lasse pas de décliner les contours, les inclinaisons, les lignes ou encore les courbes.
C’est ainsi que j’espère conjuguer tout ce que m’inspire la Terre, et ce qui me lie à elle.
Archivé: MASON Emmanuelle
Je travaille depuis 1 an sur une série de dessins érotiques à partir d’un répertoire graphique de coupures et de brûlures.
Dans ces « cuts » et « burns », le papier devient la peau même, les opérations plastiques les caresses ou les griffures. Toujours obsédée par le dessin, j’expérimente ce qui se passe lorsque l’outil passe sous le plan du papier, le dessin relevant presque alors de la micro-sculpture.
Ces expériences me permettent d’aborder des questions qui me sont chères, comme la pleine conscience sexuelle, le genre, le couple, hétéro-normativité et le queer.
Précédemment je travaillais sur “la série des désastres”. Cette série s’inscrit dans une filiation avec la peinture romantique. C’est en regardant les peintures de Friedrich, de Turner ou de Géricaut que j’ai initié ce travail. Pourtant, si les paysages romantiques sont à penser dans une dimension mystique – celle de l’homme qui, devant la puissance, la grandeur de la nature, n’a pas d’autre solution que la méditation pour tenter d’atteindre l’Infini, et par là, Dieu – le monde que j’ai à contempler aujourd’hui a été déserté par Dieu. Et c’est par l’écran ou par la presse que je contemple non plus une nature sublime, mais le réel d’une humanité en crise, les désastres et les civilisation qui chutent.
Pour «Syria», j’ai dessiné à partir des images qui nous parviennent actuellement de Syrie. Kobané, Alep, Homs. Ces noms de ville dont nous parviennent les images traumatisées. Des ruines, de la fumée, des corps, des regards. Je me suis forcée à suspendre mon émotion pour engager un travail de conscience, convaincue que mon rôle d’artiste est d’être le témoin résistant et solitaire des horreurs qui se jouent dans le monde contemporain …
A partir de ces dessins j’ai ensuite travaillé en sérigraphie, médium qui m’a permis de composer, mêler, varier la composition de ces ruine. Parfois le dessin disparait, parfois il est hyperréaliste. Le blanc du papier devient le silence de mon jugement, le terrain où erre le regard en quête de sens.
Pour cette série, je tente de dire la ruine de notre monde, d’une civilisation, à travers la ruine de l’image. La ruine de l’homme à travers la ruine de son territoire. Je me force à être le témoin actif d’un drame qui se joue si proche, auquel j’assiste, comme tous, impuissante, les bras ballants, l’âme à vif. Aussi, j’avance à pas prudents pour construire une œuvre qui soit engagée, mais aussi pudique, silencieuse, respectueuse.
Ce travail plastique est mené de front avec un engagement humanitaire, puisque je suis engagée auprès des réfugiés Syriens de Toulouse depuis 1 an et travaille chaque jour à ce que la France accueille de façon décente ces hommes, femmes et enfants.
A l’atelier, je travaille parallèlement à une série sur les réfugiés, et à une série sur les désastres climatiques, qui s’inscriront dans la série des Désastres prochainement.
Avant ça, j’ai travaillé pendant un temps sur la “série des natures mortes”. L’émotion qui est à l’origine de cette série est mieux formulée par Deleuze que par moi : « La viande est la zone commune de l’homme et de la bête, leur zone d’indiscernabilité, elle est ce «fait», cet état même où le peintre s’identifie aux objets de son horreur ou de sa compassion » (Gilles Deleuze Francis Bacon, logique de la sensation).
Lorsque j’ai emménagé à la campagne en 2010, j’ai commencé à me retrouver quotidiennement en présence de charogne (sur les bords des routes, ou que mes chats me ramenaient, ou lors de promenades) et à les dessiner. En 2011, je contactais l’école nationale de vétérinaire de Toulouse, et j’assistais aux séances de dissection et autopsie. Techniquement, c’est un mélange de photographie, de retouche numérique, puis de dessin (ou de gravure). Mon travail graphique, presque topographique, donne de près un entrelacs abstrait, gestuel et nerveux, comme des capillarités graphiques, des paysages… De loin, le dessin est hyperréaliste, le «jus » numérique unifiant le tout. Il y a une notion de tissage, de fil, de patience, les plus grands formats peuvent me prendre jusqu’à 80h de dessin…
Ma fascination pour ces charognes relèverais de l’émotion décrite par Baudelaire dans son poème du même nom : ces restes en putréfactions, trouvés sur le bord de la route, participent de l’immonde, du répugnant, de la maladie. Ils nous parlent de l’animal mais aussi de nous, de notre mortalité.
Il y a, en filigrane, un grand respect pour la bête, peut être une tentative de lui rendre sa sacralité, d’y prêter attention, une fascination d’enfant pour son « animation » (animal en grecque, c’est ce qui est animé, ce qui possède une âme). Lui rendre hommage, loin de la viande sous cellophane, loin de l’industrie alimentaire qui la traite comme un matériau et non un être. Il y a une vraie zone non-pensée dans notre système, qui refuse à l’animal son altérité. Ce n’est pas la viande que je représente, mais la chair, qui a souffert, expiré le souffle vital, je fais l’autopsie du principe vital…
Le fil conducteur de mon travail ces dernières années serait donc cette opposition entre le sujet, qui participerait du drame, de l’immonde, du désastre, et la facture, qui, elle, relève de l’orfèvrerie, du délicat. Avec cette opposition, j’essaye de toucher au sublime : ce qui est beau et effrayant tout à la fois.
Archivé: GAYRAUD
Patrick Gayraud utilise les matériaux qu’il découvre. Il construit, il agence avec des matériaux détournés : compressions d’appareils photo “jetables” devenant sculptures colorées, feuilles de rodhoïd devenant pellicules irisées aux images fantasmatiques, papier devenant relief de paysages incertains, un univers de couleurs, de contrastes, qui nous conduit quelque part du côté du rêve.
Archivé: KRIEG Anne
Mon travail repose sur des techniques primitives qui engagent les instincts visuel et tactile. Je valorise la couleur et la texture de la terre, du grès ou de la porcelaine qui possèdent des qualités intrinsèques proches de l’épure et de la sobriété formelle que je recherche. J’en conserve la beauté essentielle qui est laissée nue dans nombre de mes pièces. De fait, j’utilise le colombin : simple à monter, il me permet de réaliser des pièces abouties, pleines d’arrondis et de sinuosités, par ailleurs infaisables au tour ou à la plaque. Cette rondeur, la finesse de la paroi, l’asymétrie des formes épurées, visent à l’évidence de la fonction : le bon contenu, la légèreté, la préhension par la main, la saisie de l’anse, le flot d’un bec. Au-delà du visuel, c’est la facilité d’usage qui révèlera toute la beauté des pièces. L’engobe ou l’émail les recouvrent partiellement : deux matières, deux touchers, deux rendus visuels qui s’unissent sans se contredire, enrichissant le plus petit des objets. Une longue recherche sur la porcelaine et les sources lumineuses aboutit de même à des luminaires simples, esthétiques et fonctionnels.
Archivé: LARROQUE SOUSSAN Cathy
Les Matériaux composant les sculptures de Cathy LARROQUE SOUSSAN trahissent le dérisoire de l’Existence.
Dérisoire ou moins pesamment dissonance , venant mettre à mal toute prétention au sérieux , toute emphase , contre valeurs absolues de l’Artiste.
Autant de couacs dans l’ordre des choses , d’ironies essentielles
Archivé: CARNÉVALÉ Marie
«…Mon travail porte sur l’humain, jusqu’aux traces de son absence. De mon univers intime, matériau et terreau de mon travail, je tâche d’extraire ce qui de l’individuel, du singulier touche à l’universel. LE TEMPS prend de plus en plus de place dans mon travail, tant dans la tentative de sa représentation que dans l’exécution. Afin de traduire cette idée de temps, j’emploie un procédé formel qui utilise un motif (grain de riz, crâne humain) comme outil visuel et lui applique le langage du dépouillement, du hasard et de l’accumulation jusqu’à la saturation. J’utilise la peinture, le dessin, la gravure, la collecte photographique, le moulage et la broderie pour nourrir ma réflexion sur ma perception de notre temps contemporain…» Marie Carnévalé
Archivé: Erick FOURRIER
Erick FOURRIER est né le 31 mars 1977 dans l’Oise.
En 1994, c’est par l’art floral qu’il fait ses premiers pas dans l’univers de la création artistique.
Ne se réalisant pas complètement dans l’art floral, il s’inscrit aux Ateliers Beaux-Arts de la ville de Paris où il suit, de 2009 à 2012, les cours de Françoise COUTANT, Sun XUE, Antonio ROS-BLASCO et Valérie BEON.
En 2013, il s’installe à Toulouse et dédie désormais tout son temps à la création artistique en se consacrant principalement à la sculpture sur palettes.
Le choix de la palette s’est fait naturellement, parce que c’est un objet public et populaire, reconnaissable de et par tous. Ce choix est également dicté par une conviction plus sociétale : transformer la palette sans la rendre complètement opaque mais juste un peu embrumée, comme une poésie urbaine. pour qu’elle nous parle en toute discrétion de son impact sur le monde. Eco-sensible, elle nous dit le déboisement planétaire, la mondialisation des modes de transport de marchandises dont découle une uniformisation culturelle occidentalisée, la décentralisation de la production qui se répercute sur l’emploi d’une part et induit de nouvelles pollutions atmosphériques d’autre part.
Dès ses premières pièces, Erick instaure ce dialogue paradoxal entre leur apparence présente (en tant qu’œuvre d’art) et leur passé. Les premières palettes sculptées par l’artiste sont figuratives (« Brève » – « Dos » – « Seule ») mais il va s’orienter ensuite vers la réalisation de sculptures abstraites, construites comme de petites architectures (« Comble » – « Mis à jour » – « Réseau » – « Arêtes »). Le sculpteur, comme l’architecte, travaille sur l’érection et la stabilité, le retrait et l’apport ; il étudie la destruction comme une construction.
Avant qu’Erick ne les transforme par son travail d’artiste, les palettes ne sont pas encore des sculptures mais elle sont déjà puissamment architecturées : plusieurs planches forment un plateau cloué à plus ou moins six pieds, eux-mêmes cloués à au minimum deux planches. Chaque palette a ainsi une forme initiale, reconnaissable et quasi immuable.
L’artiste tient à respecter cette construction qui apporte la rigueur de l’objet. « Mon paradoxe consiste à garder la structure de la palette de livraison tout en cherchant à la rendre la moins lisible et apparente possible ».
Transformer et simuler la disparition pour une nouvelle naissance ! Un nouveau regard de l’homme sur la matière.
Archivé: Mahé Alain
Orienté essentiellement dans la pratique de la sculpture céramique…
Dialogue avec l’argile primitif, dans des formes organiques ou architecturées.
Dedans Dehors, visible invisible,les mains et la pensée,à tâtons…
Présence.
Archivé: valentina chambrin
«Attention» pourrait-elle nous dire, «ces images contiennent du désir».
Il paraîtrait bien, en effet, que de ces bords, de ces traits qui découpent et délimitent l’impossible frontière entre l’intérieur et l’extérieur, entre l’intime et le monde, entre le dedans des corps et l’immensité de l’ailleurs, sourdent en secret l’inquiétude de nos manques.
On s’arrête, le doigt posé sur la limite vibrante des ciselures, en suspens, tel un voyageur hésitant qui déplie lentement le parchemin du monde. Alors les corps tendus, comme en attente des traversées, se projettent en avant sur la surface, et c’est cette peau de rêve – comme si c’était aussi la notre – cette peau de rêve tendue comme un tambour que l’on retrouve sur la toile.
L’artiste nous la montre, et la répétition de son geste imprime sans relâche l’ample battement des allez retour, et nous souffle qu’aussi loin que nous allions, qu’aussi vif soit notre élan, c’est «du désir» qui nous trame, et que nos plus beaux voyages, au fond, seraient peut-être ceux du dedans.
Isabelle Floc’h
Archivé: PALLARO Fanny
Quête des origines…
Exploration du visage et du vivant sous ses différents aspects : matières, lignes de force, failles.
Dans le visage d’un être humain il y a quelque chose d’absolument unique mais aussi tous les autres êtres humains. D’où venons-nous ? Où allons-nous ? Qui sommes-nous ? Sommes-nous si différents de la Nature ?
Sculpture et autres mediums.
Archivé: Nirman Mireille
Je suis arrivée à la terre il y a plus de trente ans, toutefois elle existait dans ma vie bien avant. Enfant, je l’ai beaucoup caressée.
Plus tard je l’ai cultivée avec passion dans mon jardin, à ce jour je n’ai pas cessé d’ailleurs….avant de la prendre vraiment dans mes mains.
Il me semble que j’ai toujours plongé mes doigts en terre…..Enfin, c’est aussi une très longue histoire de racines, à (re)trouver…
Après une formation en atelier pour amateurs, j’ai suivi des stages auprès de céramistes renommés : David Roberts, Anne Bulliot, Marie-Laure Gobat- Bouchat, Thérèse Lebrun , Nathalie Domingo, Jean-François Delorme…. J’ai également animé des ateliers céramiques pendant plus de 10 ans .
J’expose régulièrement dans des salons collectifs.
J’ai longtemps développé mes recherches vers la technique du Raku nu, puis j’ai privilégié les terres polies et enfumées . Actuellement je m’intéresse surtout aux mouvements que la terre peut suggérer.
Je ne tourne pas mes pièces. En les façonnant entièrement de mes mains, j’ai le sentiment d’être plus encore avec la Terre. L’illusion de la perfection n’étant pas à mes yeux une priorité, je m’essaie seulement à rendre vivant l’objet que j’ai rêvé. J’aime sentir la matière vivre, évoluer et décider de son chemin. La terre n’est pas un matériau inerte, elle vit sous les doigts qui tentent de la diriger et de lui donner un mouvement. Ce travail transmet aux mains et au regard la perpétuelle et difficile recherche de l’équilibre, et qui rappelle celle du funambule. Il donne à comprendre l’âme de la Terre, et laisse s’exprimer le potentiel créatif et la liberté de qui veut bien s’y livrer tout entier-mais il requiert aussi de la constance et un engagement vrai.
Je privilégie la recherche de formes souvent imaginaires dont je ne me lasse pas de décliner les contours, les inclinaisons, les lignes ou encore les courbes.
C’est ainsi que j’espère conjuguer tout ce que m’inspire la Terre, et ce qui me lie à elle.
Archivé: Evelyne Maubert
Travailler le papier pour donner corps aux personnages.
Progressivement volumes, ils se retrouvent sur la toile.
Ces personnages avec leurs états d’âme racontent des histoires, peut être nos histoires…
Archivé: Mason Emmanuelle
«J’ai renoué avec le dessin il y a une dizaine d’années, et depuis je ne cesse de questionner ce médium, cherchant à le revisiter dans une écriture et une conscience contemporaine. Pour la série des « natures mortes », puis « Syria », je cherchais une opposition entre le sujet, qui participerait du drame, de l’immonde, du désastre, et le dessin, la manière, qui relèverait de l’orfèvrerie, du délicat. Avec cette opposition, j’essayais de toucher au sublime : ce qui est beau et effrayant tout à la fois. Avec les séries érotiques « cut » et « burn », le papier devient la peau même, les opérations plastiques les caresses ou les griffures. Mon travail cherche aussi à engager un travail de conscience, convaincue que mon rôle d’artiste est d’être le témoin résistant et solitaire de ce qui se joue dans le monde contemporain …”
Archivé: GAYRAUD
Patrick Gayraud utilise les matériaux qu’il découvre. Il construit, il agence avec des matériaux détournés : compressions d’appareils photo “jetables” devenant sculptures colorées, feuilles de rodhoïd devenant pellicules irisées aux images fantasmatiques, papier devenant relief de paysages incertains, un univers de couleurs, de contrastes, qui nous conduit quelque part du côté du rêve.
Archivé: MdM-MSM
Atelier de vitrail
Peinture à l’huile
Archivé: Titos KONTOU
Je me suis toujours intéressé à nos origines, notre nature humaine. D’où venons-nous ? Que faisons-nous ici ? Pourquoi la vie et la mort ? Où allons-nous ? Dans ma recherche picturale, je n’essaye ni de donner des réponses, ni de plaire. Je dénonce, je cherche une certaine vérité liée à notre condition humaine et une harmonie possible avec la nature. Ce qui nous distingue des autres espèces animales ce n’est pas tant, pour moi, l’apparence, la culture ni la nature de nos actes. C’est essentiellement notre conscience, la perception du bien et du mal, du juste et de l’injuste… Mais aussi le langage et la sociabilité. Pour moi les trois principaux aspects de la nature humaine sont : le corps, l’âme et l’esprit, intrinsèquement reliés entre eux. Et ce sont ces trois volets qui guident ma peinture depuis de nombreuses années, j’aime, dans une œuvre d’art, faire ressentir le souffle d’un corps, son mouvement dans l’espace temps et sa partie incorporelle/immatérielle pour donner vie à un tableau, lui donner corps “en chair et en os”. C’est comme un besoin vital pour moi de retourner aux sources, de retrouver une spiritualité et de redonner une place à l’espoir. Notre monde a trop tendance à oublier l’esprit, l’âme ; il donne une très grande importance au corps qui, pourtant, se dégrade et un jour s’éteint inévitablement.
Dans ma dernière série “Enfance”, j’ai voulu un temps de respiration, de pause, de douceur. L’important dans l’élaboration de cette série est de montrer la liberté des enfants, leur insouciance, leur joie de vivre, mais aussi une lumière évidente. Moi-même j’ai eu la chance d’avoir une belle enfance. Aujourd’hui père de deux enfants, je replonge dans cet état de pure béatitude. Quand le monde est trop noir et dur à supporter, il suffit parfois de regarder évoluer les enfants, la nature, l’horizon. Avoir les yeux ouverts sur la beauté du monde c’est aussi regarder le monde à travers les yeux d’un enfant, retrouver l’enfant qui est en nous, sa nature propre.
* Entretien accordé à Magdalini Varoucha
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Archivé: Ariane Blanquet
Ariane Blanquet invente son alphabet minéral en taillant le marbre, puis joue des contrastes, des lignes et des textures.
Ses œuvres expressives, pièces à poser ou sculptures murales, dégagent une luminosité et des accords intérieurs apaisants et profonds.
Dans un style épuré et sobre, son œuvre est sans prise avec le réel ; l’abstraction y laisse la place à l’imaginaire.
Archivé: Mosaïques DB ( Danielle Benjamin)
Dans les premières années, la force et l’élégance des lignes guidaient mes réalisations. La construction était réfléchie, les lignes fluides ou marquées, rappelaient quelquefois l’esprit Art-Déco, sans jamais limiter l’expressivité grâce à la grande liberté de découpe et d’assemblage offerte par les matériaux.
Plus tard, la dynamique particulière des couleurs, les possibilités infinies de contrastes et de complémentarité m’ont permis de jouer sur les oppositions mat-brillant, lumière-ombre, et de produire des œuvres très lumineuses. Le choix des matériaux s’est étendu.
Les réalisations les plus récentes s’orientent vers des expérimentations particulières de coupe et de pose, les volumes sont plus marqués, la relation avec la matière est plus charnelle, la pose plus spontanée, les lignes sont oubliées ou seulement suggérées. Les matières, plus naturelles, s’associent et guident le geste, vibrent et s’offrent une vie dans un nouvel univers.
Partant d’une photo, d’un dessin très spontané ou d’une construction réfléchie, je cherche à créer un monde en couleur, en contraste ou en nuances, pour susciter l’émotion, exprimer liberté et légèreté, dévoiler mon ressenti. Dans les œuvres récentes, mon intention est de recréer une ambiance minérale tout en exposant la magie de ces pierres que l’on fragmente puis réunifie et qui expriment la richesse du monde souterrain. Tout un monde dans un monde… une boîte de Pandore.
Le vaste choix des matériaux, leur luminosité, leur richesse, a été l’élément déclencheur de mon activité de mosaïste. La liberté de jouer sur les hauteurs, la joie de créer en volume a ancré davantage ma motivation profonde pour ce médium.
Après de nombreuses années à apprendre l’Art de la Mosaïque auprès de mosaïstes professionnels et de maîtres mosaïstes italiens, j’engage maintenant une réflexion personnelle pour explorer davantage les possibilités infinies de cet art.
Archivé: Sophie Blanc
A une époque de mobilisation et de prise de conscience sur la conservation du patrimoine naturel, mes créations amènent le regard sur une nature simple et merveilleuse. Elles révèlent le sublime d’une herbe folle, d’un nid, d’une fleur des champs, de cette végétation que l’on regarde rarement : celle des fossés, des talus, des buissons ou autres sous-bois.
Archivé: Aneth Patay
l’impression du vivant
Archivé: Béatrice Amouroux
J’aime exprimer l’émotion de l’instant présent au travers de la matière. Sculpter, est pour moi essentiel, un besoin de transcrire et d’immortaliser l’éphémère.
Les sculptures en terre jaillissent d’une émotion sensorielle. Le mouvement s’exprime puis s’imprime dans la terre.
Le bronze fige l’éphémère de l’instant pour faire naître un souvenir éternel.
Archivé: Atelier 13
Atelier d’Estampes contemporaines.
Nous abordons différentes les techniques de gravures ainsi que ,la peinture,la photographie, les installations…
Archivé: Atelier 51 ( Marc Le Dizet – Anne Camy)
Villes “plein champ” ou perdues dans les horizons. Toiles incendiées, déchirées ou apaisées (acrylique, bombe spray…), de la 3D à l’aplat, de la scénographie photographique ou de théâtre, de la sculpture à l’œuvre textile , tout l’atelier est plongé dans la logique des contrastes.
Archivé: Atelier Denfert
Découverte de la Terre lors d’un stage, puis inscription pendant 8 ans au cours de l’atelier Croix Baragnon et pour finir nous avons créer notre propre atelier au départ avec Anne Kurzberg pendant 3 ans rue Pharaon puis Muriel Senaux nous a rejoint et nous louons notre atelier au 32, rue Denfert Rochereau depuis 4 ans et avons créer l’Atelier Denfert où nous travaillons chacune pour notre compte. Notre travail est un travail à la plaque, colombins, estampage….. toutes nos pièces sont uniques nous n’avons pas de tour et montons nos pièces à la main ce qui leur donne un coté irrégulier et unique. Après une première cuisson nous appliquons nos couleurs et nos émaux et terminons par une dernière cuisson à 1250° nous utilisons soit des grès soit de la porcelaine.
Archivé: Marie Carnévalé
L’exploration de la forme accumulative d’un même motif (crâne, grains de riz,mouches) et la tentative de la représentation du temps sont au cœur de mes recherches.
Archivé: Pédro
Sculptures métalliques, parfois cinétiques, carnets de voyages et autres petites choses.
Le tout à base de récupération en tout genre : ferrailles tordues mais néanmoins sympathiques, objets plastiques, chignoles… Rouillées ou colorées, c’est selon.Sans oublier la Spider Oil Company, qui est déconseillée aux arachnophobes, aux automobiphiles mais qui fera rire les petits et grands enfants.
Archivé: Vanaja BRAIBANT
Originaire de Pondichéry (Inde), j’ai grandis dans une famille adoptive belge et étudié à Liège et à Gembloux. A la fin de mes études d’Architecte Paysagiste (1993), je poursuis mes recherches sur « l’art et la nature » grâce à un D.E.A à Paris. Ce n’est qu’en 2000 que le projet « Jardin d’artiste » proposé par le Parc Naturel de Lorraine me permet d’expérimenter en partie mes aspirations artistiques face à la nature. Auparavant, c’est-à-dire dès 1996, je découvre les immenses possibilités plastiques du fil de fer par une commande particulière pour un aménagement privé.
Ma formation d’Architecte Paysagiste laisse transparaître l’univers végétal, c’est même de lui que sort le fil : d’une plante volubile, en imite les contorsions pour se structurer ou se disperser. C’est ainsi que, grâce à cette plasticité étonnante, je n’ai eu de cesse d’exprimer les méandres de la vie.
De ce matériau étonnant : je le plie, le déforme, le déplace, le coupe, le noue, l’entrelace, le contorsionne, le tisse… Le fil de fer est donc travaillé pour lui-même. Il joue avec la lumière, ou se joue d’elle, jeux d’ombre et légèreté aérienne, le fil métallique donne des effets de transparences, de calligraphie sombre ou incandescente. Ainsi déformé par le mouvement des mains, il dessine, écrit, raconte, évoque pour nous laisser appréhender cette présence infinie vivant dans l’espace creux entre deux fils.
Archivé: Jean Paul MESTRES-Marie Ange POL / ABCSculpture
L’atelier ABC sculpture est un lieu de création en sculpture sur bois pour deux artistes : Jean Paul MESTRES et Marie Ange POL. Il propose également des cours et des stages de sculpture sur bois. Notre démarche artistique s’appuie sur un travail, essentiellement en taille directe (gouges et maillets) sur du ronde-bosse.
Archivé: Dhomps
j’aime l’art abstrait qui utilise des objets techniques
Archivé: Wauthier Danielle
Je trouve dans l’Abstraction la possibilité d’une grande liberté de composition et d’organisation de l’espace pictural.
La couleur y devient Sujet.
Elle s’installe par traces, touches, coulures, collages de médiums divers, acrylique, pigments, encres et parfois se tricote, se tisse par l’intermédiaire de matériaux détournés qui refont sens dans la structure.
De vibration, elle redevient alors matière, reprend corps et l’œuvre se voit comme « un Tout Organique ».
Archivé: Langloÿs
Fusain, terre et bronze, je m’inspire des corps et des visages pour en révéler toutes leurs expressions.
Parmi mes principales créations, la sculpture monumentale Regards d’Enfants (créée en tant qu’Ambassadeur du Secours Populaire) ; les statues tailles réelles de Frédéric Mistral à Eyragues, René Goscinny à Drap et bientôt Paris, Claude Nougaro dans le Jardin du Capitole à Toulouse, Le Pêcheur et la Ramendeuse sur le port de Martigues ainsi que les bustes de Jean Jaurès, Aimé Césaire, Nelson Mandela, Jean Paul II, Jean Cocteau, Pierre Baudis …
Il a également réalisé la Médaille d’identité du Sénat.
Archivé: ANGELETTI Hélène
Je crochète des objets pour établir une relation sensuelle à la forme, dans ses plis et ses courbes, son organicité, une relation de durée à laquelle correspond tel volume et tel poids de corde.
Mes peintures poursuivent cet acte répétitif, dans la propagation des motifs, floraux ou autres, qui envahissent les formes organiques.
Archivé: FISCHER Amy
Amy Fischer appartient à cette génération de jeunes créateurs qui tentent d’amorcer en sculpture ou en installation une dimension poétique. Celle-ci se construit en ensembles complexes qui se jouent de la perception tout en la mettant en crise.
Si son installation est titrée « Vertiges du quotidien », c’est que ses paysages intimes, en suspens, convoquent
la mémoire des déséquilibres quotidiens.
Loin de nous procurer un sentiment de malaise, il s’en dégage une mélancolie positive et une errance méditative. Dans des séries telles que « origins indeed» l’éclairage met en lumière une réalité invisible où les ombres deviennent un point de repère dans une errance existentielle.
Amy Fischer tente de donner de la « présence [à] l’absence » (Roland Barthes).
Extrêmement fragile, son oeuvre est un moment suspendu, une trace, une vision fugitive ramenée de l’oubli par la force de l’esprit et de la mémoire.
Amy Fischer s’intéresse à la dualité, au caché et au visible, jouant entre une éventuelle stabilité ancrée dans le sol et cette aspiration vers l’élévation. Le motif du végétal devient récurrent dans son travail souvent fragile à la limite de la rupture ou bien quasi-tentaculaire.
Elle représente le vivant, ce qui nous constitue, dans un va et vient entre la figure humaine et
le végétal, entre la branche et la racine. Ses arbres-personnes et ses racines-jambes sortent tous de la Nature.
Archivé: RIEU Gilles
Ma peinture est empreinte d’êtres humains et de voyages qui ont fait de moi un globe
painter visitant les capitales :Jérusalem, New York ,Ho Chi Minh Ville, Hiroshima,
Cotonou , Montréal, San Francisco.. .
Ce chemin est celui que je trace comme une formulation possible de mon désir,
quand vivre et peindre sont devenus l’unique et impérieuse manière d’être.
La littérature est présente dans mon oeuvre car j’ai toujours pensé qu’une phrase
pouvait nous sauver.
D’une tâche sur la toile un univers de possible surgit, et de là une histoire qui
m’échappe se construit de manière éclatée.Des visages dessinent des paysages
allusifs, des phrases jetées en pâture sur la toile donnent une trame…un monde
apparaît devant moi … il ne me reste plus qu’à saisir ce qui s’offre à moi, le regardeur
finira le tableau.
René Char disait : « Un poète ne devrait laisser que des traces de son passage, et non
des preuves, seules les traces font rêver. »
Archivé: CHAULAIC Nathalie
En rassemblant des petits morceaux – les tesselles – le mosaïste créé l’unité. Il réunit des bribes éparpillées pour donner du sens et de l’harmonie à l’ensemble. C’est l’enjeu de toute une vie : réunir les parts dispersées de nous-mêmes pour atteindre une cohérence. Un travail de reconstruction.
Parce que nous vivons des expériences multiples, nous vivons des états d’âme variés. Nous sommes des êtres de mosaïque et les créations de Nathalie Chaulaic expriment notre complexité d’être humain, spirituel, en questionnement, à travers un travail de matières, de textures et de couleurs. Nathalie travaille à partir de son histoire, du parcours pour devenir femme, mère,… Se réaliser en endossant plusieurs « rôles » tout en étant soi-même.
Archivé: ABC Sculpture
Présentation de l’atelier ABC Sculpture
Inscrit à la Chambre des Métiers de Toulouse en tant qu’ARTISAN D’ART et adhérant aux ATELIERS D’ART DE FRANCE.
ABC Sculpture est né en janvier 2005 de la rencontre de deux artistes sculpteurs sur bois : Marie Ange POL et Jean Paul MESTRES.Tous deux ont plusieurs années de pratique, ils sont reconnus à titre individuel pour leur univers artistique singulier et ont reçu de nombreuses récompenses
Marie Ange POL, revisite avec une certaine tendresse le thème de l’enfance. Ses personnages, aux traits épurés ne sont pas dénués d’expression, espiègles, boudeurs ou câlins, ils mettent en scène le quotidien de cette période où tout leur est permis. Ils sont en bronze ou en bois et souvent associés à la couleur rouge pour souligner l’éclat de cet âge privilégié.
Jean Paul MESTRES, propose des univers traités de façon réaliste, en bois sculpté. Après s’être intéressé aux ethnies et peuplades anciennes, il porte un regard artistique sur leur mode de vie, leurs constructions et leurs habitats. Ses sujets, transposés dans un contexte naturel, participent à la résurgence d’un passé oublié et invitent au rêve.
En complément de leurs créations personnelles, ces deux artistes organisent des cours hebdomadaires et des stages de sculpture sur bois.
Archivé: BIAU Marie-Pierre
Avec mes dessins et mes céramiques j’expérimente le trait comme une matière malléable et imaginaire . Mes céramiques , travaillées comme des contenants, sont plus une mise en relief prolongeant l’abstraction de mes dessins , fait de lignes et de larges surfaces à l’encre de chine ou au crayon. Je réalise une cartographie de l’intime aussi bien à plat qu’en volume.
Archivé: PALLARO Fanny
Aux visages peints ont succédé les visages sculptés…
Mon travail se développe à partir d’une fascination pour le mystère du visage, et plus largement, pour le mystère du vivant.
Je poursuis et approfondis aujourd’hui le travail entrepris : continuer à interroger les visiteurs grâce aux regards de mes êtres de terre…
Je prends des photographies, je réalise des déclinaisons plastiques à partir de mes sculptures, ceci pour renforcer ce que je cherche à exprimer avec la terre.
Nous avons tous été enfants. Un jour (si tout va bien), nous serons vieux. Tout change tout le temps, et le temps passe sans qu’on puisse rien y faire. L’artiste, avec son art, tente d’arrêter le temps. J’aime penser que si c’est réussi, le visiteur s’arrêtera devant l’oeuvre lui accordant un peu de son attention au milieu de notre monde agité où il est certainement très sollicité. Cette attention du visiteur le ramènera-t-elle vers ce qu’il y a de plus précieux : l’instant présent ?
Archivé: BLANQUET Ariane
Vibration apprivoisée du marbre blanc, pureté monochrome des sujets, rondeur obsessionnelle des formats, les oeuvres musives d’Ariane Blanquet dégagent une luminosité et une sensibilité aux subtils contrastes.
Depuis l’atelier blotti au fond du jardin résonne le bruit doux et régulier de la marteline. C’est là, dans ces quelques mètres carrés, retranchée dans sa « grotte » que la mosaïste Ariane Blanquet peaufine sa recherche artistique autour de la pierre. « J’aime ce matériau riche en histoire, né dans le magma originel et qui s’est métamorphosé au fil des années. Son passé m’inspire le respect, sa force la modestie, et sous sa simplicité apparente, je sens frémir des siècles de troubles géologiques, d’énergie, de croyances, de pouvoirs et de beautés minérales qui ne demandent qu’à s’exalter et à ressusciter. »
Archivé: Atelier 19 bis
Notre point commun est un lieu “nature” et la recherche céramique. Ensuite, nos routes prennent des directions artistiques différentes selon nos personnalités : sculptures, matières, illustrations, textures, volumes etc…
Archivé: TINE CHASSAGNE Line
Etude autour de la méditerranée –
Peau sensible de la Terre à caresser, à aimer. Retrouver ses lignes de force, sa matière brut, d’avant la brutalité.
Béton –
Poussées, glissements, élans, il est surtout question ici d’attitudes, de positionnement.
Les éléments de béton et de bois qui allient des formes primitives à une matière plus élaborée forment un ensemble qui recherche un équilibre spatial, musical, une note tenue.
Archivé: DU MESNILDOT SAINT-MICHEL Mathilde
Décloisonner le vitrail : un chemin paradoxal de transparence et d’opacité, d’ombre et de lumière, de rigidité et de souplesse, d’indocilité et de fragilité, d’espace et de forme…
Archivé: MAUBERT Evelyne
Je travaille le papier pour donner corps aux personnages.D’abord volumes, ces personnages rejoignent progressivement la toile, un autre médium venant refléter cet univers ou se mêlent scènes de vie et rêves.
La thématique de l’humain me plait, l’ambiguïté, la fragilité, la différence sont des thèmes qui m’inspirent et que je traite également en gravure.
Archivé: MATTEUDI Véronique
Je suis sculpteur depuis une vingtaine d’années ;
Les volumes que je crée sont graphiques, vides à l’intérieur, l’espace environnant inter –pénètre la forme, offrant ainsi une vision du dehors /dedans.
La sculpture révèle alors cette frontière, ce passage subtil entre le monde extérieur et le monde intérieur.
Je crée en quelque sorte des trames- membranes qui cernent le vide, le révèlent.
Notre regard passe au travers de la forme, il n’est pas arrêté à la surface.
Je m’intéresse à ce va et vient, à la résonance qui émane de ce vide.
J’aime rendre visible plastiquement les correspondances physiques, anatomiques entre l’homme et la nature et ainsi faire ressortir le lien qui nous unit.
« L’homme est nature, morceau de nature dans la nature. » Paul Klee.
La création « in situ » est une dimension importante dans ma démarche ;
elle répond à un désir et une réflexion sur les liens qui se tissent entre soi même et un environnement singulier.
Cette approche de la sculpture permet une immersion dans la réalité physique du paysage, elle est mise en scène à l’intérieur de ce cadre, en interaction avec celui ci.
Chacune de mes recherches me conduit à être dans la nature, à déambuler et observer, à nourrir une méditation.
Au travers de ma création, il m’importe, de nous questionner sur nos origines et notre accomplissement, de témoigner de notre capacité à habiter notre quotidien.
Archivé: BRAIBANT Vanaja
Ce qui retient en premier le regard dans les œuvres de Vanaja Braibant, ce sont l’extrême légèreté, la transparence, une apparente fragilité, une luminosité qui intriguent et qui fascinent en même temps.Le fil de fer qu’elle utilise, est devenu dentelle sous ses doigts de fée.Fil de fer galvanisé de différents calibres selon ses projets, qu’elle tortille en tous sens, qu’elle tisse, qu’elle entrelace, qu’elle contorsionne, qu’elle enroule, qu’elle noue, qu’elle plie avec sa pince à bec rond coudé, qu’elle finit par dompter littéralement pour le transformer en personnages, insectes, œuvres abstraites, lettres…
Vanaja est une artiste sensible et inspirée qui crée au fur et à mesure de son inspiration, sans dessin préalable, seulement une idée directrice voire une intention inconsciente qui guide ses doigts jusqu’à la réalisation finale, l’œuvre aboutie.Cela s’appelle le talent. Et quel talent… !
Article de NIC DU pour« La vi(ll)e en Rose »
Archivé: Atelier 51
Chaque artiste à sa démarche propre mais ils peuvent se rejoindrent sur des expo collectives; EX: NBR et autres sépias
Anne Camy pratique La terre. Chaussures et animaux sont ses principaux sujets.
Viviane Niss , à la peinture, continue d’explorer ” ses arbres et traces végétales”.
Marc Le Dizet , peinture et collages divers , travaille sur les villes 3D et les horizons…
Archivé: Atelier Archipel
Archipel est une association « loi 1901 » à vocation artistique, culturelle et sociale, qui existe depuis 1974. Notre objet est de promouvoir la pratique et la connaissance de l’art et de l’expression sous toutes ses formes. En perpétuel questionnement sur ce qui fait création, ce qui fait art, Archipel propose de :
FAIRE, c’est-à-dire pratiquer, au sens d’incarner, de concrétiser, de passer de l’idée au palpable, de l’enfoui au sensible, ne pas chercher à faire du « beau » en marge des techniques académiques.
PENSER, ou formuler son expérience/expérimentation artistique en mots ou en concepts, se situer dans un contexte, dans une culture, passer du sensible à l’intelligible.
ECHANGER, s’ouvrir au monde, se nourrir de différents arts, d’autres expériences, ne pas s’enfermer sur soi dans la création, interpréter.
MONTRER, c’est rendre visible et accessible nos réflexions, nos actions et notre expérience dans le domaine de l’art plastique et la transmission de savoir.
Archivé: PETERS Amanda
“Le vide, le creux est aussi important que le plein. Du dedans au dehors, je cherche un chemin, une résonance. De l’organique, du végétal, du minéral, une histoire universelle se forme. J’aime la lenteur, l’idée de maturation. C’est sans doute une façon de répondre à l’accélération folle du monde. L’inattendu surgit. Sensibilité et pensées dialoguent, il y a toujours un va et vient entre les deux. L’œuvre est le résultat de ce flux d’énergie.
Je donne vie à la terre et chaque forme en appellera une autre.
L’art et la manière d’être anglaise”.
Amanda Peters est née à Londres. Elle est diplômée des Beaux-Arts en sculpture à Ravensbourne College of Art en 1986. Depuis, elle n’a cessé d’exposer. Elle ne fait jamais de dessin préalable, elle obéit à la loi de la matière.
Archivé: Atelier Bizart
Ils sont un couple à la ville comme dans leur atelier des Arcs St-Cyprien.
Elle, est sculpteur-céramiste et lui est peintre. Ils donnent des cours aux ateliers «Biz’Art» qu’ils ont créés il y a près de 25 ans.
Ils ont choisi de montrer leur travail personnel dans cet atelier d’artiste typique au fond d’une cour.
Jean-Louis Engels, peintre
Il y a d’autres nécessités en peinture que de mettre de belles couleurs ou de faire un “joli”tableau. En particulier, chercher ce moment rare où l’étonnement, le mien et peut-être celui du spectateur, peut surgir.
Au travers des “portraits-nus” , c’est le corps, et sa chair, avec ses 20 siècles de représentations qui m’interroge…Le corps est prêt à dévoiler encore et toujours ce qu’il cache; l’éphémère, l’angoisse, le désir, le sublime….
La démarche de Patricia PONS est une recherche permanente, tant sur les formes que sur les matières.
Formes organiques et minérales, ses réalisations révèlent des traces, des écritures, des asymétries et des accidents. Elles évoquent des matières naturelles, bois, pierre, végétaux, peaux qui combinent la sensualité des couleurs et des textures et appellent le toucher.
Patricia pratique la technique du raku et de l’enfumage à vue, qui permet de jouer sur le contraste des matières, brutes, sombres, enfumées et émaillées, lumineuses, douces…
Elle apprécie également la finition mate et satinée des émaux de grès à haute température associés à l’aspect brut de la terre naturelle ou colorée.