SIMÓN Olga

Fisura

Je travaille avec ce qui ne se voit pas.
Avec ce qui ne se dit pas.
Avec ce qui se devine et se transforme.
Avec les émotions. Avec les intangibles.

La matière est principalement un véhicule : corde, verre, image, lumière, silence.
Le vrai langage se trouve dans la fissure qui s’ouvre, dans la résonance intérieure.

Faire. Défaire. Refaire.
Comme la vie elle-même.

Mes œuvres ne répondent pas, elles interrogent.
Elles ne crient pas, elles murmurent.
Elles n’enseignent pas, elles invitent.

« À travers chaque projet, Olga Simón invite le spectateur à un voyage de réflexion, d’expérimentation et d’émotion, réaffirmant que l’art est un chemin unique pour chaque individu. »

NABONNE Nicolas

Boulonner - 9x9x9cm

Nicolas Nabonne adopte une approche pluridisciplinaire. Le plasticien développe une esthétique hybride et ambivalente dans laquelle le corps et l’objet, l’artifice et la nature, le végétal et le minéral, l’animal et l’humain coexistent. Jouant de façon ludique avec ces oppositions, il transforme les contrastes et les tensions en moteurs de réflexion. Son travail interroge, avec une touche d’ironie, la notion d’environnement au sens polysémique du terme et questionne notre rapport au monde.

KONYALI Sylvain

Les architectures anarchiques, Ardèche II LOW

La proposition artistique de Sylvain Konyali découle d’une lecture des formes architecturales de l’habitat, du vernaculaire aux pratiques habitantes alternatives. S’émancipant du support papier traditionnel du monde de l’estampe, il établit un lien étroit entre la gravure et les matériaux de construction. Dans un contexte environnemental particulier à chacun, la spécificité d’un lieu, sa géographie et sa poétique, des formes architecturales sont générées, répondant à un besoin primaire : Habiter.
En récupérant des matériaux destinés à être détruits, il valorise ces “déchets” du bâtiment. Planche en bois, revêtement et autres surfaces pouvant être gravées deviennent des supports pour réaliser des estampes. Une fois l’impression de ces matrices réalisées, elles réintègrent le circuit de la construction en servant à la fabrication de cabanes. Ses recherches et expérimentations sur les matériaux prennent des formes variées allant de l’image imprimée sur papier à l’installation monumentale, permettant aux spectateurs de ressentir une forme architecturale.
Récemment en résidence au centre de recherche en biomatériaux de Bilbao, le Basque Biodesign Center, il a étendu ces investigations à la couleur. Lors de ses déambulations il récolte résidus, gravats, plantes, cendres et tout ce qui peut être broyé en pigment afin d’élaborer des encres naturelles et artisanales.

GUERIN Isabelle

Résonances Forêt d'Ariège 50x65

Je parle de notre “trait d’union” avec la nature. J’explore les correspondances entre ces deux mondes : corps humain et nature ; après les avoir travaillés séparément (modèle vivant et portrait / croquis et peinture de paysage sur le motif). Ce que je vis intimement face à la réalité du monde d’aujourd’hui, resurgit en moi sous la forme d’images végétales. La Nature devient symbole de mes émotions à vif.

À notre époque d’utilisation intensive de la nature, où tout ce qui existe est considéré comme pouvant servir l’homme, lui être nuisible ou lui être agréable, je pose comme présupposée une relation autre, empreinte de reconnaissance, de résonance, de respect.

Série Résonances : dans les portraits de jeunes contemporains (qu’ils soient militants écologistes de ma région et d’ailleurs, ou amoureux de leur territoire), j’insère des paysages sensibles, dont la trace vivante fait entièrement partie de leur corps et de leur imaginaire. Mes créations interrogent : qui sommes nous ? Ne sommes-nous pas faits de nos rencontres avec le vivant, quelle que soit sa forme ?

Série Etreintes : face à la violence des relations de l’humain avec lui-même et de l’humain avec la Nature, face à la pensée illusoire de notre séparation, je peins et je dessine comme un rituel de réparation. En utilisant des techniques lentes (crayon de couleur, aquarelle, huile), je vis la délicatesse, la douceur et l’attention qui manquent dans le monde d’aujourd’hui.

Dans les fibres du papier se rencontrent le sec et l’humide, le flou et le précis, la délicatesse et la force, le plein et le vide. L’enjeu de cette année est maintenant de retrouver ces ambivalences dans la peinture.

SUIRE Ludovic

Ludovic SUIRE - Clair de Lune - 6

Autodidacte passionné et enthousiaste, je pratique la photographie artistique depuis 15 ans. Enseignant scientifique de profession, cette activité constitue ma bulle d’oxygène, mon espace de liberté.
Après avoir expérimenté différentes voies, mais toujours avec modèles, c’est aujourd’hui avec des danseuses que la quasi-totalité de mes photos sont réalisées. C’est particulièrement leur créativité de tout instant que j’apprécie, et qui me permet de développer la mienne.
J’aime le travail du corps ; j’aime la couleur, les lignes, les espaces, ce que le minimalisme du studio peut apporter.

PENDERED Jo

StoryOfOurTimes

Biographie de’ L’artiste
Jo Pendered (née en 1964) est une peintre britannique installée en France depuis 2016.

1981-83 Formation Beaux Arts
1983-86 BA (Hons) Art Plastiques Canterbury College of Art
1986 – 1989 English, Markell Pockett Design, London
1989 – 1993 Avalon Photography, Manchester
2004 – 2016 Auto entrepreneur – Photographe
2016 – Déménage en France
2023 – Peinture

Demarche artistique
Mon travail est très personnel et parfois très intime puisque je peins les acteurs et l’environnement de ma vie personnelle .  C’est cet aspect de la peinture qui me motive.

Actuellement je travaille sur deux projets :  La série “les Cordais” et “Les Ombres Tatouages”.
Le premier est une série de portraits de personnes que je croise chaque semaine au café. Ils reflètent mon expérience de ce lieu particulier et les interactions personnelles que j’ai avec les gens qui s’y trouvent. Parfois, c’est une conversation. Parfois, il s’agit simplement de prendre conscience de l’existence de l’autre. Ils ignorent parfois qu’ils sont une image gravée dans ma mémoire, que je travaillerai plus tard.

Le deuxième projet, Shadow Tattoos, porte sur la manière dont la lumière projette des ombres et dont les variations de couleur s’y produisent. Les contours flous d’une tache de lumière sur un mur. Les ombres des feuilles sur un mur ensoleillé, les contours de ces ombres et les couleurs qui les composent. Je suis fascinée par la façon dont les contours du corps déforment la manière dont une ombre se projette sur lui.

CARTIER Laurent

Polychromie Latente 1, mixed media sur plâtre

J’aborde l’image comme une peau, capable d’enregistrer des traces, des intensités, des passages.L’imagerie thermique guide ce regard. Elle déplace l’attention du contour vers la chaleur, vers la persistance d’un contact. La couleur devient un état, une température, une manière de rendre une présence ou absence, perceptible.

Mon travail s’inscrit dans une réflexion sur la polychromie, nourrie par l’histoire des sculptures aux couleurs disparues, et de par mon expérience de peintre de prothèses. La peinture y fonctionne comme une membrane, à la fois écran et peau, où le réel apparaît par empreinte, par chaleur, par survivance.

PRIGENT Marilina

MarilinaAEB

Mon travail s’appuie sur la collecte d’archives, lettres, photographies, témoignages oraux que j’intègre à des vidéos et des installations.

Mon travail questionne la construction des récits. Je m’intéresse à la micro-histoire, aux récits de vie et évènements liés à des personnages oubliés, ceux qui échappent à la grande Histoire.

Travailler sur les archives me permet de manipuler un réservoir de significations stratifiées, multiples. Permettant par la déconstruction et la réécriture de dévoiler les narrations implicites. Je crée ainsi des espaces pour glisser la fiction.

Ma réflexion se porte sur les liens entre documents et histoire passée, dans leur dimension poétique afin d’explorer la notion du temps dans ce que l’on qualifie de mémoire collective.

Mes projets vidéo donnent à voir une réalité fragmentaire non-linéaire et polyphonique par laquelle, j’invite le public à une relecture sensible du monde, par une mise en résonance des histoires intimes et historiques.

PUEL Bruno

Demeure

Je pratique le dessin au graphite et à l’ encre dans un travail au trait proche des techniques traditionnelles de gravure. Cela me permet de décrire soigneusement des textures, des ombres, des modelés et de proposer un univers fantastique et onirique dans lequel tout peut arriver: des rochers peuvent flotter, des planètes se rapprocher, des hybridations apparaître et des passages s’ ouvrir entre différents univers. C’ est une recherche de poésie visuelle et hors du temps, devant laquelle la personne qui regarde peut se raconter ses propres histoires.

SAINT PIERRE Marie

Architecture - 2025

Je pratique le collage depuis une quinzaine d’années. Dans des journaux, magazines, prospectus, récents ou anciens et parfois centenaires (l’Illustration, Le Petit Écho de la mode…), je mets de côté des pages où j’ai repéré une photo, un dessin, une forme, des couleurs, un motif, une matière, des bouts de textes…que je découpe ensuite et que j’amasse au fur et à mesure dans des boîtes sans les classer. Ces récoltes successives forment la matière première des collages.
Lorsque je réalise un collage, je n’ai aucune idée de ce qui va se faire : une forme, une couleur, un motif m’inspirent, et feuilletant des revues, cherchant dans les images que j’ai collectées, j’installe, je désinstalle, j’y reviens, jusqu’à ce que quelque chose semble se construire.
Déconstruire me permet de reconstruire ailleurs.
Ainsi de mes collages naissent des amorces de récits, de constructions étranges, surréalistes, des mosaïques abstraites, etc…La peinture, le cinéma, la photographie, la littérature, nourrissent mon inspiration.

KUSHNIR Vesta

Lumière d’hiver 25x25 cm. Technique mixte sur bois

Vesta Kushnir est une artiste peintre ukrainienne, installée en France depuis 2022. Après une formation académique classique, elle s’est éloignée de la représentation réaliste du monde. Elle travaille désormais avec l’espace et crée des ensembles à partir de fragments.
Chaque toile peut exister seule. Mais, réunies dans un espace d’exposition, elles forment un univers unique.
Un univers auquel elle a donné le nom du Jardin d’Eden. C’est une image du monde parfait, un rêve de perfection, de paix, d’harmonie absolue. Nous le cherchons dans le quotidien, dans des fragments de beauté, dans des instants de silence — et pourtant, il nous échappe toujours. Il est impossible de le voir en réalité, mais chacun en a besoin.

ANTOINE Élisa

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Plongez dans un univers où l’absurde danse avec la couleur et où chaque case devient une fenêtre ouverte sur l’intime. Cette série de comic strips, à la fois poétiques et décalés, explore les recoins de l’esprit à travers des récits visuels audacieux. Conçus pour être exposés en grand format sur les murs, ces fragments graphiques invitent le spectateur à s’arrêter, à sourire, à s’interroger — et peut-être à se reconnaître dans ces éclats de vie teintés d’humour et de mélancolie.

REY Paul

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La linogravure

Après avoir pratiqué la peinture, le dessin, la céramique, la linogravure m’est apparue comme une technique propre à retrouver une certaine simplicité, une certaine rudesse, un esprit synthétique allié à un charme brut qui obligent à aller à l’essentiel, y compris dans les phrases ou les mots que j’y associe : les traits sont assez gros, les couleurs sans nuances et très réduites en nombre. Les différentes phases (dessin, gravure, encrage et impression) en font un art où les techniques, les positions, les préoccupations sont variées et renouvellent sans cesse l’intérêt.
Un trentaine de mots pour ma linogravure :
un peu brute mais détaillée, colorée mais souvent monochrome, figurative, rectangulaire, ironique avec sous-entendus rigolards, sensible, elle est conçue sans intelligence artificielle et reconnue apte à chatouiller le neurone.

La gravure sur tétrapak

A l’inverse de la taille d’épargne ( gravure bois ou sur linoléum), la gravure sur tétrapak (matériau des briques, emballages de lait, de soupe, de jus de fruits) est basée sur le même principe que la gravure sur métal : c’est dans le sillon que se réfugie l’encre. Bien que basée sur la récupération d’un déchet, elle est vivante, sauvage, pleine de surprises, en un mot elle a la pureté d’un brutalisme. Je m’en sers pour témoigner d’un certain regard à la fois amusé, moqueur et parfois désenchanté sur le monde qui est le nôtre.

VÉRIL Valérie – LaVraieValérie

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Les Nudités brodées de LaVraieValérie

Des photos de nus brodées, de vieilles collections de jeunesse de cartes postales ou cartes à jouer érotiques, sorties des placards, que je décide de décimer (avec toutefois un petit pincement au cœur).
Je pense à ces femmes qui servent de modèles pour ces photos érotiques. Je me dit que pour la plupart, elles en étaient sans doute rendues à poser nues pour se faire un peu d’argent. En détournant l’objet érotique qu’était la photo au départ pour en faire un tableau brodé, j’avais envie d’offrir à ces jeunes femmes un surplus de beauté, de leur rendre un peu de leur dignité, en voilant, en cachant ou en subliment leur nudité.

CABIROL Christine

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Diplômée des Beaux-Arts de Toulouse, j’ai exercé la quasi totalité de mon activité de graphiste, illustratrice et affichiste dans le domaine culturel pour des théâtres, musée, maison d’éditions, festivals… Mon travail de graphiste a fait l’objet d’un certain nombre d’expos (Ombres Blanches, La Fabrique, Musée de l’affiche).
Il y a une dizaine d’années, j’ai éprouvé le besoin de revenir à mes “fondamentaux”, les Beaux-Arts, et de m’engager sur un travail plus personnel, hors commande.
J’ai à ce moment-là commence un apprentissage de la gravure, technique qui m’attirait depuis longtemps, à l’atelier de la la Main Gauche (Toulouse) et puis je suis devenue membre de son collectif, de sa création jusqu’en 2024.
Pour mon travail de gravure – majoritairement axé sur la technique
de la pointe sèche – j’ai initialement choisi le trait, le noir et blanc,
des mises en lumière, pour dessiner ces parenthèses sur la route
de la mémoire. La couleur s’y est invitée fréquemment
et sa présence aujourd’hui se fait de plus en plus évidente
et nécessaire tant sa vibration participe à l’œuvre.
Il y a ici un temps suspendu, une fraction vivante, de matière,
de mémoire, un peu d’éternité.
Certaines de mes gravures ont des airs de promenades
tranquilles, d’autres vont creuser plus profond.
Observation ou contemplation… elles racontent une émotion.

CONGARD Nicole

Mon parcours, hier et aujourd’hui

Je suis née dans une forêt d’immeubles en région parisienne. Depuis lors, la
nature m’est une grande source d’inspiration.
La photographie est l’histoire forte rattachée à mon père, à mon frère, à mes
compagnons. Elle m’a accompagnée de tout temps presqu’à mon insu.
De mon côté, des expositions, de peinture principalement, l’animation d’ateliers,
mon travail d’infographiste, retracent mon parcours de plasticienne.
La photo est alors un outil, pas plus.
Puis survient la période si spéciale de l’épidémie COVID et ses questions de la
liberté de mouvement.
Ces contraintes finissent de faire éclore chez moi un tout autre rapport à la photo.
Je ne la vois plus uniquement pour son côté utilitaire, mais pour elle-même, une
recherche et une pratique à part entière.
Un témoin du présent, du temps.
Un puissant révélateur des paysages intérieurs.

Mon propos; engager le corps avant l’esprit.

C’est un peu comme cela que je me mets en route avec pour la photo
qui surviendra suite à mes pas, mes déplacements.
Le sentiment de me trouver d’une grande disponibilité intérieure qui precède.
Avant la capture photographique : me laisser surprendre, me laisser envahir par cette impression que tout est possible.
La sensation aussi de commencer à lever le voile des mystères terrestres et humains; de la perte, de l’absence.
Un espace dans lequel je trouve la liberté d’exprimer une certaine mélancolie qui n’est jamais très loin.

Les lumières diaphanes, les atmosphères évanescentes, le brouillard, la brume, qui s’effacent peu à peu sont des fenêtres, des portes, pour moi, vers l’invisible, l’illisible.
Ce sont mes sujets positivement obsessionnels.

Et puis il y a cet élan de transformation ; transformer la photo. L’ancrer par une action au delà de la prise de vue.
Rephotographier la photo, y rajouter des touches de couleur; une fleur, une plume, des symboles de legereté, de fragilité…
Parallèlement, je brode des photos. Des chemins des lignes des liens. C’est également une action de transformation, exterieure et interieure.
Un travail artisanal délicat qui inscrit cette transformation, grâce au temps qu’il faut pour le faire.
Pour moi, la photographie témoigne du temps qui s’écoule,
elle parle de l’instant qui nait et qui disparait. Qui ne reviendra pas.
Elle me console de cette impermanence inévitable.
Car au-delà de nous elle laisse une trace.

CHABOT Sabine

Songe d'une nuit d'automne

Ma démarche photographique s’inscrit dans une recherche sensorielle de l’image. Je conçois la photographie comme un espace de perception élargie, où voir ne suffit pas : il s’agit de ressentir la matière, la lumière et l’énergie d’un lieu.
Issue d’une pratique initialement tournée vers le reportage, mon travail a progressivement évolué vers une écriture plus libre et interprétative. Je ne cherche plus à documenter le réel, mais à en extraire une sensation, une vibration, parfois fugace, souvent intime. Le temps, les éléments naturels, le mouvement ou l’instabilité des surfaces deviennent des matériaux à part entière.
La prise de vue est volontairement modulée selon l’effet recherché : saisir l’éphémère (vent, pluie, poussière, reflets), jouer avec les effets de lumière sur des matières en transformation, ou isoler textures et fragments du réel pour ouvrir un espace imaginaire. Pour certaines images un travail de post-traitement prolonge ce travail en assumant une interprétation plastique de l’image, nourrie par des références à l’impressionnisme, au surréalisme et à la sculpture, notamment à travers un travail sur la couleur, la matière et la transformation des surfaces.
Enfin, le choix des supports d’impression fait partie intégrante de la démarche. La matérialité du tirage, la profondeur ou la réflexion de la lumière participent pleinement à l’expérience visuelle et renforcent la dimension multisensorielle du travail.

MIGNÉ Anne-Sophie

Maison-peau 1

Anne-Sophie Migné est sculptrice. Le modelage du grès comme de la porcelaine constitue le cœur de sa pratique. Nourrie de rencontres, de voyages et de nombreuses lectures, poétiques voire politiques, son œuvre se déploie sur plusieurs territoires imaginaires, allant du buste au paysage abstrait, revendiquant la multiplicité de l’être comme source de son exploration de soi à soi, de soi à l’autre, de soi à son environnement. Qu’il soit animal ou végétal, cet environnement se distord souvent jusqu’à une possible hybridation voire l’effacement de la figure humaine elle-même ou sa réduction à une trace infime. Elle ne s’attelle pas à tenir un monde, mais des mondes entre les mains, tels les poètes qui ont gravé son parcours.

SWIDER Françoise

ROTULUS - RTLS-RG-5 : SWDR MMXXV

La quête d’un sens. Si chère à nos contemporains.
En point de départ, le Rotulus. De textiles, de couleurs. D’encres mouvantes, de matières mêlées, de mots aussi, retenus par un fil.

Viendront, tout naturellement, la reliure et les Codex.
Seule la main qui en tourne les feuillets, sait ce que le Codex lui raconte. Lui, impertinent, se lit par tous les sens. Dans tous les sens aussi. Pourtant, il faudra bien en choisir un, au moins un. Et s’amuser à l’inverser. Au moins pour constater qu’il en existe un autre.

C’est le jeu de la Revue d’artiste « Nouveaux Documents ». Qui emplit le Codex. Qui en cherche le sens. Photographies, écrits, peintures, croquis, témoignages et entretiens, détournent les objets autant que les images, se jouent des certitudes. En tout anachronisme. En dépit du bon sens.

« Pure fiction » penseront certains. Accordé. Uniquement dans la mesure où la mémoire sera, quant à elle, réelle. Incertaine. Interprétée. Influençable, déformable. Usurpée. Imaginée. Peut-être.

DE LA SERVE Marie-Aude

femmes printanières

J'aime infiniment flâner et croquer la beauté gratuite qui nous entoure. Depuis des années, je me balade avec mon carnet à la main pour croquer ces passants qui portent un chapeau dans la rue, cette fleur qui dépasse, ces musiciens qui jouent leur instrument, ces amis qui bavardent, cette femme songeuse… J’ai plaisir à regarder la vie différemment !

CELHAY Emmanuel

Sur le vif 3

La liberté dans une expression singulière. Le mouvement, la turbulence, et tenter de proposer une profondeur sans perspectives. Et ainsi, sans figuration imposée, laisser chacun libre à son tour de tout ressenti.
Au fond, à partir de la solitude et le doute permanent dans le travail pictural, aborder les merveilleux et étonnants domaines qui nous entourent et nous constituent : le cosmos, les entrailles telluriques ou corporelles, le chaos atmosphérique ou la respiration des arbres.

TONCÉ

Découvrez l’univers captivant de Toncé, un artiste du Graffiti qui
réinvente les paysages urbains avec une esthétique géométrique
puissante. À travers ses créations, les murs de la ville
deviennent des œuvres monumentales où la précision des lignes
et la force des formes géométriques s’entremêlent pour créer
un spectacle visuel saisissant.
Chaque œuvre de Toncé est une démonstration de son talent unique pour transformer l’environnement urbain en une galerie d’Art à ciel ouvert, où la beauté de la géométrie rencontre la puissance de l’expression artistique.
Plongez dans un monde offrant une vision renouvelée et audacieuse du Street Art contemporain…

POL Marie Ange – ABC Sculpture

Lolipop1

Il y a presque quarante ans je découvrais la sculpture sur bois auprès d’un artiste diplômé de l’Ecole Boule.
Dès mes premiers pas dans cet art, j’ai sculpté le bois et le marbre pour en extraire des rondeurs, des formes voluptueuses qui racontent les gens, la vie, les rêves… Nul besoin de détails, le trait est épuré ; sans détour ni artifice ce sont les attitudes et la matière qui parlent. Aussi mes femmes sont elles rondes, sensuelles et surtout généreuses de par la douceur et la plénitude qu’elles dégagent. Toujours dans cette même recherche, j’ai ensuite abordé le thème que j’ai dénommé « les récréatives » où je me promène dans le monde ludique de l’enfance avec un regard sûrement plus humoristique, ou parfois plus caustique. Consécutivement à cette exploration humaine, je me suis également intéressée au végétal en m’inspirant de la nature, qui constitue mon environnement quotidien, et de ses différents stades d’évolution. Lorsque je sculpte un fruit, une graine, une gousse, là encore il est question pour moi de souligner la pureté de sa ligne, l’harmonie de ses courbes, tout en respectant la sobriété ou la complexité de sa forme.

BECCO Annie

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Le travail sur la composition, la couleur, le rythme sont des territoires sans cesse explorés. La rapidité du séchage de l'acrylique permet un vrai travail sur la matière en créant des superpositions colorées ou des transparences en donnant au support densité ou profondeur. La créativité ne naît pas d'une intention délibérée mais d'une constante remise en cause d'un savoir-faire.  L'abstraction représente pour moi une page de grande liberté. Je m'affranchis de l'image, je m'émancipe de la réalité.

DUNAND Michel

Violence_gris

Mes sculptures sont des modelages d’argile, cuites puis patinées dont certaines sont proposées en bronze. Elles s’organisent, sont réalisées puis sont présentées au public en séries thématiques.
Elles sont pour moi, le support d'une réflexion sur le "sujet féminin", sur mon rapport à "l'art" et sur moi- même. Elles me permettent au fil du temps, de construire une réflexion sur la place des femmes dans l’humanité.
Mon attrait est pour le naturalisme où les sens (le regard, le toucher, même l’odeur de la terre) conduisent la sculpture, les poses sont alors les plus naturelles possibles. Et seuls les détails, les tensions, les relâchements, les petites imperfections, font vivre la sculpture. L’engagement, la sensibilité et la complicité du modèle pour les projets sont alors essentiels. Nombreuses sont mes séries qui ont cette approche, même si d’autres travaux comme des travaux abstraits sont plus dans un imaginaire expressif.

CANGARDEL Mireille

Poème objet 2026

En principe, je commence ma toile à partir d’un objet, d’un drapé ou d’une silhouette quelconque dont les formes multipliées abolissent le blanc ou le vide pour aboutir au chaos. Terrible moment ! Mais le plaisir de peindre se manifeste rapidement avec des regards, des mains ou divers animaux qui surgissent pour donner forme à l’informe et matérialiser mes obsessions. Depuis de nombreuses années je créé aussi des objets en assemblant, peignant, cassant et transformant les bibelots glanés dans les brocantes et autres vides greniers. que j'ai, enfin, décidé de montrer.

SIDHU Pinky

Oceanique

Pinky Sidhu, plasticienne, propose une exploration complexe de formes sculpturales et d’installations en fil de cuivre tricoté.

À travers ce médium, elle façonne des “sculptures” où se conjuguent transparence, fluidité et mouvement. Le fil devient une métaphore du lien : ses entrelacs révèlent des connexions multiples, insaisissables, qui unissent humains et nature, individu et communauté. Chaque pièce incarne cette tension fertile entre fragilité et résistance, matérialité et poésie.

« Je suis fascinée par le fait que le fil de cuivre tricoté unit couleur et texture à des structures imprévisibles et complexes. De la fragilité apparente émane une force invisible. La fluidité du mouvement et les connections multiples souligne le contraste entre les matériaux tout en jouant sur la transparence. Le début et la fin du fil sont insaisissables et de nombreuses connections existent dans chaque élément.

Cette idée de réaliser des entrelacs est liée à mon désir personnel de faire partie d’une communauté sociale où se créent des relations interpersonnelles de solidarité et de partage d’idées. »

Son travail évoque la solidarité, le partage d’idées et la beauté de l’inattendu. Les structures qu’elle crée sont ouvertes, poreuses, comme pour inviter la lumière et le regard à circuler librement. Ombres mouvantes, jeux de transparence et contrastes de matière soulignent ce dialogue entre visible et invisible.

En explorant le potentiel infini du fil de cuivre tricoté, Pinky Sidhu poursuit une vision claire : créer des espaces où l’art devient une passerelle — entre personnes, entre éléments naturels, et entre toutes ces connexions invisibles qui constituent notre monde.

L'importance des connexions humaines l'a inspirée, avec son mari, à établir la galerie associative Duniya à Muret. Sa mission est de soutenir les artistes contemporains en organisant régulièrement des expositions.

HOUY-GUEDOKO Elisabeth

Sous les feuilles

Au fil des années je me suis intéressée à différents thèmes et techniques qui ont donné naissance à des séries.
Des bestiaires d’animaux imaginaires réalisés au pastel ou à la peinture.
Des dessins d’enchevêtrements de formes organiques, végétales, animales à la frontière du figuratif.
Des paysages désertiques aux compositions horizontales et minimalistes.
Des collages de papiers colorés, peints, déchirés, assemblés selon un rythme évoquant une écriture imaginaire.
Des divagations au gré de mon humeur ou d’un défi graphique, stylo bille glissant sur la feuille.
Des dessins et peintures d’après un ficus monumental, aux formes évocatrices invitant l’œil à reconnaître des corps s’exposant avec impudeur.
Des gouaches, acryliques, aquarelles, paysages imaginaires ou compositions végétales.
Mes centres d’intérêt bougent, et mes outils aussi. Ma démarche artistique n’est pas en ligne droite, les virages sont nombreux. J’aime fouiller différents sujets et processus de création.
Aujourd’hui je privilégie la peinture, la couleur et le végétal.
Côté formation, après des études en arts plastiques et histoire de l’art à l’université, j’ai travaillé comme graphiste, maquettiste et journaliste. Puis j’ai repris une formation à l’Isdat, et je continue aujourd’hui avec Un autre atelier (cours en ligne).

ZAOUCHE GAUDRON Chantal (ZAO)

ZAO-Visuel

Je travaille le grès et la porcelaine à la plaque, au colombin, dans la masse. Une idée qui passe, une situation que j'ai aimée ou une envie soudaine, mes pièces ne suivent pas une trajectoire unique et peuvent être très différentes les unes des autres en fonction des personnes, contextes ou lieux qui m’entourent. Chaque objet raconte, à sa manière, une intention, une sensation, une histoire. Improvisation ou décision, avec toujours l’envie d’expérimenter le geste, les matériaux ou encore les cuissons.

BEAUMONT Jérôme – DJEDJ

Ceci n'est pas une blague. Djedj

La chance de parcourir
De mes rêves empruntés
Sur une plaque de cuivre avec une pointe de fer
Le coton de mes désirs
Je l’ai
Je l’ai déjà
La chance de faire se rencontrer
Rubens et Chardin
Je l’ai
De rendre hommage à Magritte
Avec une pers « à la Escher »
Et un clin d’œil à Dali
Je l’ai
De poser Lucian Freud
Au milieu du bain turc d’Ingres
Je l’ai…
Il ne me manque qu’une chose
Je crois
C’est de partager avec vous
Mes contemporains
Ces idées loufoques qui peuvent un peu nous dérider l’âme !

Mais je ne me suis pas présenté,
Jérôme Beaumont, dit Djedj
Artiste protéiforme, j'ai étudié à l'école des Beaux-Arts de Toulouse (85-90),
Je m’adonne ensuite pendant plusieurs années à la sculpture (bas-reliefs), peinture, mosaïque dans ma campagne gersoise…
Photos, portraits peints, écriture poétique…
En 2022 je découvre la gravure et n’ai de cesse depuis de multiplier eaux-fortes et aquatintes revisitant toiles de maîtres, entremêlant parfois certains d’entre eux sur une même gravure.

LYLOU LE SIGNOR

Lylou Le Signor

Peintre-graveuse passionnée de technique mixte et de gravure alternative ( Non-toxique et moins polluante ) dans la mouvance de l'abstraction lyrique.
Rechercher la germination poétique d'une composition par le jeu de la gestuelle, de la rencontre fertile des contraires et de l'impact créatif de l'aléatoire.
Formation aux Beaux Arts de Quimper puis à l’École Nationale des Arts Appliqués de Paris ( ENSAAMA Olivier de Serres )

SCHROEDER Virginie

LONG BOARD 80X80 ACRYL

Virginie Schroeder, artiste peintre à Toulouse, née en 1967, est une artiste polymorphe dont les talents s’expriment à travers la peinture à l’huile, l’acrylique, l’aquarelle et le design graphique.
Dès son plus jeune âge, Virginie a été captivée par les possibilités infinies de la création artistique. Cette passion l’a guidée vers des études en art et design, où elle a développé son propre style, mêlant couleurs vibrantes et compositions expressives.
Après avoir exploré le monde de la décoration d’intérieur à Paris et Toulouse, Virginie a trouvé sa véritable vocation en tant que graphiste. Son œil aiguisé pour l’esthétique et son goût pour la composition visuelle lui ont permis de concevoir des projets graphiques qui répondent aux attentes de ses clients.
En parallèle de sa carrière de graphiste, Virginie n’a jamais abandonné sa passion pour la peinture. Ses toiles sont des éclats de vie et de lumière, des explosions de couleurs et d’énergie qui invitent le spectateur à ressentir et à vibrer. Chaque coup de pinceau est une invitation à l’émotion.
Inspirée par les courants graphiques du XXe et XXIe siècle et l’art du dessin abrégé du grand maître Keisai, elle axe son travail vers les formes et les valeurs, le contraste et le mouvement, les impressions, l’émotion. Elle affectionne particulièrement le croquis et le « pris sur le vif », une façon de ressentir le présent et l’émotion qui s’en dégage.
Aujourd’hui, Virginie Schroeder, artiste peintre, se consacre uniquement à ses projets picturaux. Elle continue d’explorer les infinies possibilités de la création artistique. Son expression est un témoignage vibrant de la puissance de l’émotion artistique, une source d’inspiration pour les amoureux de l’art.
Artiste Peintre certifié i-CAC N° 022/3228

MAILLARD Maëva

Extrait Serie Métamorphosis

La photographie argentique et l’expérimentation de ses procédés alternatifs sont des moyens d’expression qui me permettent de détourner la représentation du réel pour évoquer l’indicible, et mettre en lumière l’invisible.

Par la répétition du geste et l’accueil du hasard dans mon processus créatif, je laisse la sensibilité guider la technique. Figuration et abstraction chimique peuvent se mêler pour refaçonner des paysages, et faire écho à des souvenirs vécus ou tout simplement rêvés.

La recherche de formes et de matières organiques a récemment fait évoluer ma pratique vers la prise de vue sous-marine explorant d’un autre point de vue la frontière entre rêve et réalité, entre illusion et mémoire.

ISA LA CERNAILLA

Swing du pin sous l'érable

Artiste textile, je développe depuis plusieurs années, une pratique centrée sur l’impression végétale.

Ma démarche est plutôt spontanée. Tout commence par une cueillette en pleine nature ou dans un jardin. Je m’imprègne des sensations visuelles, tactiles et olfactives des plantes qui m’entourent au gré des saisons.

De retour à l’atelier je traduis ces émotions sur le tissu. J’invite chaque feuille, chaque fleur à me livrer ses secrets en révélant (ou pas) leurs formes, teintes et tanins aux cœur des fibres.

Techniquement, l’impression végétale consiste à transférer sous pression et à chaud, les colorants des plantes sur un support naturel (ici fibres de coton, lin, chanvre, soie, laine…).

J’utilise essentiellement des toiles anciennes. Attirée par leur densité, leur texture et les traces du temps qu’elles conservent, leur « toucher » me guide, m’appelle et oriente souvent mon choix sur la forme de l’œuvre à venir.

Les tentures murales de grands formats occupent une place importante dans mon travail. Elles offrent aux empreintes botaniques l’espace nécessaire pour se déployer pleinement, laissant apparaître des motifs qui s’invitent d’eux-mêmes, des surprises qui échappent à toute maîtrise.

Cette part d’imprévisible participe à la magie de mes créations : je compose avec le vivant sans jamais pouvoir tout contrôler, et c’est précisément dans ce dialogue ouvert, entre intention et révélation, que réside ce que j’aime profondément dans mon art.

PIZON Florence – ENCRE LES LIGNES

Japonisant - Encre les lignes

Je suis Florence Pizon, calligraphe fondatrice de la marque Encre Les Lignes. Après m'être formée auprès de grands maîtres français et étrangers (Christel Llop, Kitty Sabatier, Yves Leterme, Rachel Yallop, Elena Pellicoro entre autres), j'ai créé un atelier de calligraphie événementielle au sein duquel je développe des créations sur mesure et des événements autour de l'écriture auprès de maisons de luxe. J'anime également des ateliers d'initiation à la calligraphie. La transmission fait pleinement partie de ma démarche : partager le goût du geste, du papier, de la lenteur presque méditative est pour moi essentielle pour faire vivre cet art et le rendre accessible à tous.
Depuis peu, je renoue en parallèle avec une recherche plus personnelle, la calligraphie abstraite, où le mot s'efface au profit du rythme, de la trace, du mouvement. Mon travail s'ancre dans un attachement profond au papier (j'utilise principalement un papier coton artisanal fabriqué dans l'un des derniers moulins de la région), à l'encre et aux mots. Formée aux écritures classiques, j'y apporte une liberté de mouvement et une sensibilité contemporaine.
La littérature, notamment la poésie nourrit ma pratique. les mots deviennent matière visuelle. Mes compositions invitent à contempler (et non pas à déchiffrer), à redonner aux mots un espace sensible.

TUJAGUE Christel

Vierge

Les harmonies de couleurs, les motifs, les matières, les mises en scènes travaillées, sont au cœur de ma pratique artistique. Je suis également très sensible à la notion d’esthétisme. Je réalise des collages analogiques, qui combinent mon goût pour la mise en scène, les couleurs et les arts visuels.

Mes inspirations viennent de la nature, de la ville, des voyages… mais également du théâtre, de la danse, du cinéma, de la photographie… ainsi que de la représentation de la femme dans les années 50-60. Je détourne avec malice l’image uniformisée et corsetée des femmes de cette époque pour permettre à toutes les femmes, dans mes collages, d’affirmer leur singularité et de goûter à la liberté. Liberté de s’évader, de penser, d’imaginer, d’être soi…

Chacun de mes collages raconte une histoire. La femme y joue le premier rôle, avec humour et légèreté. Les animaux, la nature, les voyages s’invitent également dans mes œuvres avec, en filigrane, toujours, la liberté.

Dans mon atelier, véritable havre de paix au cœur des Minimes, je présente des collages uniques et originaux de formats divers (du 20×20 cm jusqu’au 73×60 cm), mais également des séries thématiques (Tour de France, Enfance, Signes du Zodiaque, Expressions populaires, Fables de La Fontaine, Roman photo féministe…).

KONTOU Titos

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Je me suis toujours intéressé à nos origines, notre nature humaine. D’où venons-nous ? Que faisons-nous ici ? Pourquoi la vie et la mort ? Où allons-nous ? Dans ma recherche picturale, je n’essaye ni de donner des réponses, ni de plaire. Je dénonce, je cherche une certaine vérité liée à notre condition humaine et une harmonie possible avec la nature. Ce qui nous distingue des autres espèces animales ce n’est pas tant, pour moi, l’apparence, la culture ni la nature de nos actes. C’est essentiellement notre conscience, la perception du bien et du mal, du juste et de l’injuste… Mais aussi le langage et la sociabilité. Pour moi les trois principaux aspects de la nature humaine sont : le corps, l’âme et l’esprit, intrinsèquement reliés entre eux. Et ce sont ces trois volets qui guident ma peinture depuis de nombreuses années, j’aime, dans une œuvre d’art, faire ressentir le souffle d’un corps, son mouvement dans l’espace temps et sa partie incorporelle/immatérielle pour donner vie à un tableau, lui donner corps “en chair et en os”. C’est comme un besoin vital pour moi de retourner aux sources, de retrouver une spiritualité et de redonner une place à l’espoir. Notre monde a trop tendance à oublier l’esprit, l’âme ; il donne une très grande importance au corps qui, pourtant, se dégrade et un jour s’éteint inévitablement.

Dans ma dernière série “Enfance”, j’ai voulu un temps de respiration, de pause, de douceur. L’important dans l’élaboration de cette série est de montrer la liberté des enfants, leur insouciance, leur joie de vivre, mais aussi une lumière évidente. Moi-même j’ai eu la chance d’avoir une belle enfance. Aujourd’hui père de deux enfants, je replonge dans cet état de pure béatitude. Quand le monde est trop noir et dur à supporter, il suffit parfois de regarder évoluer les enfants, la nature, l’horizon. Avoir les yeux ouverts sur la beauté du monde c’est aussi regarder le monde à travers les yeux d’un enfant, retrouver l’enfant qui est en nous, sa nature propre.

* Entretien accordé à Magdalini Varoucha

Lire plus: GrèceHebdo | Rubrique: Peintres grecs

PERROS Marika

Paysage été 25 I

Faire peindre la matière elle-même

" L’univers se peint lui-même, c’est la goutte qui gicle, pas moi.
C’est pour cela que je laisse peindre la matière, elle est vivante … "

Peindre, c’est jouer ! Jouer avec la matière, être l’alchimiste d’un monde qui se crée. Depuis plus d’une trentaine d’années, j’explore la figuration suggérée, avec des périodes diverses ayant toujours un lien entre elles. C’est un maillage étroit entre pensée, matière, physique, entre figuration et abstraction. Depuis 10 ans, mon thème de prédilection, NATURE, un seul mot, celui qui manque tant à l’homme !

Et quoi de plus naturel, alors, de faire « peindre la matière elle-même ». Je suis une artificière qui lance le feu d’artifice. Je joue telle une chimiste à reproduire une rivière qui court, une fleur qui respire, un nuage qui se pose.
Cette série est une des nombreuses que je dédie à notre mère nature souffrante et à tous ses habitants de l’amibe à l’humain, eux aussi en danger. Puissions-nous un jour la respecter, nous respecter, inventer un autre monde basé sur la  paix, la tolérance, le partage.

Je veux peindre la beauté de ce monde qui souffre, comme pour conjurer le sort, pour mettre ma goutte au service de la vie, et c’est un choix que j’ai pris très tôt.

Mon sujet, c’est l’équilibre, la paix, la vie, la joie, parfois le silence contemplateur, parfois la force bouillonnante des éléments.

J’estime avoir la fonction en tant qu’artiste puisque j’ai la chance d’occuper ma vie à jouer avec des couleurs, de devoir aider ce monde à aller mieux en  faisant du bien aux spectateurs, leur faire du bien avec mes images, les faire oser rêver d’un monde meilleur.

D’autres dénoncent en montrant les horreurs du monde, c’est très bien, c’est leur fonction, ils sont faits pour cela et leur existence est une bonne chose, mais ce n’est pas la mienne. Je ne veux pas vomir le monde ou le mal-être, je ne veux pas de ces peurs sur mes toiles, ce mal-être qui imprègne ce monde par ses faux objectifs et contribuer à diffuser du malheur et des peurs.

Je veux contrer par mon travail, tel un colibri, la violence qui est faite constamment à tout ce qui est sur terre en diffusant du calme, de la tendresse, de la douceur, de la vigueur, du souffle, que ceux qui regardent s’extirpent du temps qui court pour contempler, sentir la lenteur du regard, la force de l’espoir.

Mon but est d’offrir à travers mes images, de la paix, de la force, de la vigueur, de la tendresse, de l’amour.
S’échapper un instant, des nouvelles encore plus accablantes de jour en jour et oui, ça urge !
Mais pour changer il faut des forces et c’est cette force de vie que je veux donner à voir pour donner du courage.

Je me définis simplement comme une «  passeuse » d’image, je veux humblement déposer mes images doucement ou fortement, je veux laisser le hasard jouer avec moi, je veux laisser transparaître, apparaître tout ce qui doit.

L’univers  se peint lui même, c’est la goutte qui gicle, pas moi.
C’est pour cela que je laisse peindre la matière, elle est vivante …

Marika Perros

CARRET Christophe

Autoportrait

En quête d’abstraction et de recherche dans les textures et les couleurs, je me suis beaucoup intéressé au côté abstrait et symbolique de la matière et à sa relation avec l’humanité. De tout temps, elle a représenté une source d’inspiration en même temps qu’un refuge et une relation avec l’infini. J’utilise des techniques variées qui me permettent de créer des œuvres graphiques et attirant parfois le spectateur en marge de la réalité. Mon dernier travail parle de la migration des italiens venus rejoindre l’Occitanie et contribuer, comme bien d’autres, à notre identité française.

BONNEFIS Nelly

Technique mixte

L’expérience créatrice me confronte à une recherche permanente visant à récupérer les traces d’une histoire et à en retrouver le sens. C’est un processus qui m’amène à cheminer vers l’intime, l’indicible.

J’inscris sur les tableaux la fragilité de nos existences, notre présence et notre effacement à terme.
Cette expérience amène forcément un questionnement et m’oblige à aller de plus en plus loin. Chaque tableau fonctionne comme un passage d’une expression à une autre, d’une question à une autre adressée au monde.

Chaque étape de mon travail m’oblige à déconstruire mes représentations, à chercher dans les sphères les plus opaques un sens, un signe afin que quelque chose advienne d’inattendu qui me contraigne à inventer un savoir nouveau. Chaque tableau de la série est à la fois unique et partenaire d’autres pièces qui s’inscrivent dans la même aventure.

Techniquement la plupart de mes tableaux sont réalisés en technique mixte. La base de mon travail est le plus souvent réalisée à la presse sous la forme de monotypes. J’interviens dans un deuxième temps soit à la pointe sèche, en gravure, en collagraphie ou tout simplement en dessinant à la mine de graphite au pastel ou au fusain (voir le site).
Mes grands formats sont réalisés à la peinture à l’huile ou à l’acrylique.

J’ai par ailleurs réalisé plusieurs livres d’artistes avec des amis poètes qui ont été édités aux éditions Réciproques et chez Az’art atelier éditions .

DONAIRE Sylvie

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Plasticienne diplômée et graveur installée à Toulouse, membre de la fondation Taylor, Sylvie Donaire s’intéresse à la trace mémorielle sensible, qu’elle exprime à travers différents médiums, comme l’encre, l’huile, mais aussi la gravure, principalement l’eau forte sur cuivre, qu’elle pratique depuis l’adolescence dans des ateliers à Paris et à 0rsay. Elle met au point en 2016 une variante de l’aquatinte, le ©Résiquid. Son travail se concentre sur le phénomène de la perception sensorielle, le rapport entre le temps et l’image, et la mémoire sensible des lieux et des objets.
Tous ces éléments se cristallisent autour du concept de traces. Laissées sur l’homme, le paysage et l’objet, à la fois par les éléments et par l’histoire.
Son travail d’eaux fortes, poétique et d’un dessin délicat restitue de manière figurative ou plus abstraite ses ressentis, dans des camaïeux de tons chauds et de noirs, ou des turquoises acides, où elle évoque des paysages lunaires ou imaginaires, des végétaux.
Elle utilise la peinture dans une gestuelle forte au couteau pour parler de la nuit.
Ses livres d’artiste gravés qu‘elle réalise entièrement elle-même ont été récompensés, elle collabore aussi avec des auteurs et des éditeurs français et étrangers. Formatrice professionnelle pour les artistes sur le livre animé, elle intervient aussi dans des structures culturelles.

MESTRES Jean-Paul – ABC Sculpture

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L’atelier ABC sculpture est un lieu de création en sculpture sur bois pour deux artistes : Jean Paul MESTRES et Marie Ange POL. Leur démarche artistique s’appuie sur un travail, essentiellement en taille directe (gouges et maillets) sur des pièces en ronde-bosse. Leurs sculptures sont des pièces uniques sauf pour celles réalisées en bronze. C’est par un style très figuratif que Jean Paul MESTRES explore une thématique ethnique et animalière, tandis que Marie Ange POL aborde le corps humain, le monde de l’enfance ou celui des graines et végétaux dans un style plus épuré. L’atelier propose également des cours et des stages de sculpture sur bois.

FERRER Valérie

Bureau

Faire, parce que d’y penser, ça me stresse. Je peins de façon intuitive et réfléchie. Un alliage entre une capture d’images, rapide, et une maitrise du résultat lent. Le matériau de départ est un stock d’images de magasines (personnages, objets, couleurs). Ma démarche est basée sur un travail d’emprunt, une méthode de hold-up. A l’inverse des malfrats, qui dans un premier temps, lentement, nettoient toutes les pièces de leurs armes, tranquillement en silence et qui, dans un deuxième temps, rapide, opèrent. Et pourquoi une casserole ou une montagne? Ça m’est égal, c’est intuitif. C’est plutôt qu’est ce que je vais faire avec ça, c’est la réflexion.

CUNNAC Annette

Atelier

Annette Cunnac puise dans son environnement proche et au cours de ses lointains voyages, la source de ses peintures qui sont le fruit d’une observation directe et sensible du monde qui l’entoure. Elle peint la réalité en mettant en lumière sa poésie et ses couleurs. Elle révèle toute la richesse d’un univers sublimé. Ses thèmes de prédilection sont les paysages et les scènes de vie.

Elle travaille en extérieur, en prise directe avec le motif pour saisir la lumière et les couleurs. « Lorsque je peins en plein air, je suis en état de réceptivité totale afin que rien ne vienne distraire l’œil de ce qui importe ». Guidée par les formes et les couleurs, elle réalise des croquis, des dessins plus poussés ainsi que des clichés qui vont constituer une base qu’elle utilisera pour son travail en atelier. Là commence le temps de la réflexion et du choix des sujets avant de passer à l’acte de peindre. Elle recherche sans cesse le ton juste, la délicatesse des couleurs et un équilibre entre graphisme et formes colorées. Transmettre l’émotion ressentie lors de la première perception et révéler le caractère profond du sujet est le fil conducteur de son travail qui va ouvrir à une émotion esthétique immédiate et à un dialogue avec le spectateur.

« Sublimer la vérité du sujet, exprimer l’essentiel et atteindre une intensité émotionnelle dans l’œuvre. »

BOUTHIER Anaëlle

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Anaëlle Bouthier crée des tableaux lumineux en bois perforé, où la lumière se déploie au rythme des déplacements de celui qui les contemple. Chaque œuvre invite à éprouver des reliefs vibrants, révélés par le mouvement. La lumière, aux teintes modulables, accompagne les tableaux dans une évolution constante. Chaque tableau est alimenté sur secteur et piloté via une application, permettant de modifier les ambiances lumineuses en temps réel. Par un geste délicat, le pointillisme en bas-relief transforme le bois en une dentelle, où matière et lumière interagissent avec finesse. Ses compositions naissent de manière intuitive, dans un dialogue entre le plein et le vide qui ne font bientôt plus qu’un. Anaëlle intensifie les phénomènes cinétiques grâce à la dorure, qui renforce le dialogue entre lumière intérieure et lumière réfléchie. De cette alchimie naît une poétique singulière, un moment suspendu propice à la contemplation.
À la croisée de la sculpture, de la peinture et de l’installation lumineuse, son travail explore également les liens entre l’art et la santé, donnant naissance à des dispositifs apaisants. Cette approche a notamment conduit à des projets monumentaux, comme L’Espace de ressourcement, une installation de 65 m² au cœur de l’hôpital URM de Purpan (Toulouse), où plus de 40 000 percées constellent les murs et invitent à une expérience immersive et enveloppante. Ce lieu a reçu le Prix du concours de la Construction Bois en 2017. L’engagement et la passion d’Anaëlle l’ont également menée à l’obtention d’un doctorat, salué par la mention très honorable et les félicitations du jury.

KIENY

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Je peins avec le désir d’être ailleurs que là où je suis.
La ville devient mon territoire d’exploration, un espace mental autant que réel. Ses rues, ses façades, ses silences et ses tensions sont des miroirs dans lesquels je me projette.

À travers l’autoportrait, je cherche ma place dans cet environnement urbain. Je me représente comme une présence fragmentée, superposée au paysage, parfois fondue en lui, parfois en décalage. Les superpositions sont essentielles dans mon travail : elles traduisent le mouvement intérieur, les couches d’identité, les pensées qui se croisent.

Mon intention est de tendre vers une forme d’hyperréalisme, non pas seulement pour reproduire fidèlement le réel, mais pour intensifier la sensation d’existence. Chaque détail devient une affirmation, chaque texture une preuve de présence.

Peindre, pour moi, est une manière de me déplacer sans bouger.

PAPIN Virginie

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Docteure en chimie des polymères, j’ai passé vingt-cinq ans au service de l’industrie entre le Berry et Paris. Le soir, je m’évadais dans un autre monde, entourée de mes amis artistes.

De ces rencontres est née une évidence : consacrer une nouvelle part de ma vie à l’art. J’ai fondé une galerie d’art en Ariège afin de soutenir la création contemporaine et d’accompagner les artistes dans leur déploiement. Peu à peu, au contact de leurs univers, j’ai retrouvé le chemin de ma propre respiration : la photographie.

Aujourd’hui, mon travail explore les territoires du lien, de la mémoire, de l’identité et du féminin. J’y tisse des récits visuels à la frontière du documentaire et du poétique, où j’interroge la présence et l’absence, la transformation de l’humain et le devenir du féminin.

Je travaille principalement à partir de fragments de vie — paysages proches, espaces domestiques, visages familiers — que je transforme en territoires sensibles. Mes images cherchent à rendre visible ce qui reste habituellement silencieux : les émotions enfouies, les traces du passé et la fragilité des êtres.

Mes séries — Chi Sono Io ?, Devenir Grands, Marrakech mon amour, Dire ou se taire (en cours) — forment un travail continu autour de la lumière, de la filiation et de l’espace intérieur.

À travers la lumière, la texture et la lenteur du regard, je cherche à capter ce moment fragile où le réel bascule dans la poésie — là où les rivières de la vie se rencontrent.
Mes images cherchent moins à saisir l’instant qu’à révéler le passage — cet entre-deux où les émotions, les êtres et le temps se rejoignent. Ce qui m’intéresse n’est pas l’instantané, mais le moment vécu, que je réinterprète dans toutes ses dimensions afin d’en restituer l’atmosphère contemplative et l’intensité silencieuse.
Le tiraillement entre la joie et la naïveté qui me portent et l’âpreté des épreuves traversées m’amène à travailler des couleurs estompées, proches d’une matière picturale, ainsi qu’un noir et blanc parfois distordu. Ces choix traduisent ma manière de goûter le temps comme un rêve éveillé : un moment suspendu et presque intemporel.

Photographier suppose pour moi d’entrer dans une bulle d’observation où un voile se lève et où le monde environnant prend une autre présence. Cette quête rejoint le désir de retrouver un regard d’enfant, un état d’émerveillement originel, loin des images imposées ou stérilisées des émotions.

La photographie est devenue mon langage émotionnel, les mots que je ne parviens pas à dire. Elle prolonge le rituel instinctif que je pratiquais enfant pour me réconforter : une manière de réconcilier l’intime et le réel et d’exorciser la peur du monde en révélant sa douceur cachée.

MARIN Erwan / COT-ART

BOIS-BRULE-EOLE-100cm

Artiste chasseur-cueilleur, je glane ici et là, au gré de mes déambulations dans la nature et dans les villes, des fragments de paysages qui sont la matière première de mes œuvres : végétaux, graines, bois flottés, morceaux de roches, galets, fragments de matériaux polis par les flots, métal rouillé, débris de chantiers… Le recyclage, le réemploi et la transformation sont fondateurs de mon travail depuis de nombreuses années. Ils permettent d’interpeler le public sur la beauté et la fragilité du monde qui nous entoure.
Mes créations, en faisant souvent appel à une imagerie collective basée sur l’observation de la nature et de l’humain, se veulent partageables et accessibles par le plus grand nombre.
En constante expérimentation mon œuvre se renouvelle en permanence à travers l’exploration de nombreuses techniques : sculpture, modelage, assemblage, soudure, peinture et dessin, moulage en béton et en plâtre, empreintes, sculptures en bois brulé…

WOLFARTH Jennifer

Snif snif memory plage santa monica

Quand on perd l’odorat, on perd aussi une partie de ses souvenirs. Les odeurs sont liées aux images du passé. Sans elles, quelque chose manque.
Pour faire face à l’anosmie, je repars de photos prises avant la perte d’odorat et des odeurs qu’elles me rappellent. A défaut de les sentir, je rends les odeurs visibles à travers des matières, des couleurs, des textures et une représentation de leur flux.
L’absence d’odeur, elle, devient noir, déchirure, vide.
Toutes les oeuvres, collage ou dessin, sont réalisées dans le cadre d’un projet “Snif-snif memory, ou comment rendre visible les odeurs ?”

LANGLOYS Sébastien

La Fontaine

Fusain, terre et bronze, je m’inspire des corps et des visages pour en révéler toutes leurs expressions.
Parmi mes principales créations, la sculpture monumentale Regards d’Enfants, les statues taille réelle de Jean de La Fontaine, Frédéric Mistral à Eyragues, René Goscinny à Paris, Claude Nougaro dans le Jardin du Capitole à Toulouse, Le Pêcheur et la Ramendeuse sur le port de Martigues ainsi que les bustes de Jean Jaurès, Aimé Césaire, Nelson Mandela, Jean Paul II, Jean Cocteau, Pierre Baudis,…
J’ai également réalisé la Médaille d’identité du Sénat.

FAISANT Pierre-Philippe

Papillons

La gravure est avant tout un travail artisanal nécessitant la maîtrise de toutes les étapes avant le moment où l'on retourne délicatement le papier encore humide , source de grande satisfactions après de nombreuses déceptions.
Peu importe le sujet , mais la façon de le traiter que ce soit une eau forte, une aquatinte, un burin ou une manière noire.

LEBRUN Dorothée

Lilith

Je suis photographe : artiste et géographe. Je travaille également avec des fichiers audios et du texte. Mes œuvres sont régulièrement exposées en Europe et à l’étranger, la prochaine exposition ayant lieu au PAM (Pretoria Art Museum), en Afrique du Sud, en 2026.
En avril 2023, mon livre de photos « Quand même / Anyway / Trotzdem » a été publié en France. Je me suis fait connaître grâce à diverses séries de portraits qui reflètent les questions contemporaines de notre société. Je documente la manière dont la nature est modifiée par l’homme.
Les lieux où je photographie sont déterminés par ma biographie. Je suis allemande mais je vis en France et j’ai des ancêtres en Afrique. Je m’intéresse aux personnes qui vivent en harmonie avec la nature et qui se (re) connectent à elle. J’explore les interstices de la vie moderne et le monde des peuples racines.
À Cologne, j’ai travaillé comme photographe de plateau pour des longs métrages et la télévision allemande. Mon amour de la liberté et ma vocation de photographe ont pris le dessus sur les contraintes d’une carrière de fonctionnaire dans l’enseignement.

La série « Facets of the Deep Feminine » présentée pendant les Arts en Balade 2026 a été photographiée à Cologne, Toulouse et en Afrique du Sud depuis 2023.
Mon souhait est d’éveiller la féminité originelle. Je pose aux hommes et aux femmes les questions suivantes : où se trouve ta féminité originelle ? Où la ressens-tu ? Comment l’exprimes-tu ? Ou comment est-elle cachée ou réprimée ?
Après des discussions approfondies avec les modèles, je mets en scène un environnement dans lequel iels peuvent exprimer leur anima, par exemple sous la forme d’une représentation archétypale.
Il existe un déséquilibre dans notre monde. Depuis tant d’années, l’énergie masculine, tournée vers l’avenir, a éclipsé l’énergie féminine. Lorsque nous nous ouvrons à elle, nous activons l’amour, la compassion, l’empathie et la paix intérieure.
Les gens ressentent, s’ils y consacrent de l’espace, une voix intérieure profonde qui est en effet toujours présente, mais à laquelle on prête souvent peu d’attention dans la vie quotidienne. Avec mes œuvres, je rappelle les liens possibles avec la féminité originelle qui est nourricière, bienveillante, affectueuse et attentive.
Les images individuelles et les mini-séries abordent divers thèmes récurrents tels que l’amour, la maternité, la danse, la guérison et les éléments. De courts enregistrements audio donnent la parole aux sujets, ouvrant ainsi un autre espace d’expression, et font partie intégrante de l’exposition.
La première de la série a été au Festival international de la Photographie Cologne en 2025, puis elle a été exposée à Toulouse informellement. Elle est programmée pour le PAM (Musée d’Art de Pretoria) en collaboration avec la peintre sud-africaine Bongi BENGU, Afrique du Sud en 2026.

GILLY Jean-Pierre

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Ma démarche, qui privilégie la couleur et la matière et décline des formes simples, est résolument abstraite. La problématique qui la fonde renvoie au concept de dualité, voire de contradiction, entre l’individuel et le collectif, l’ancien et le nouveau, le dedans et le dehors,…Elle s’est le plus souvent matérialisée sur mes toiles selon une géométrie articulant horizontalité et verticalité.
La série « Ici et ailleurs », la plus récente, fait écho à un thème récurrent de l’histoire de la peinture. Elle s’intéresse plus précisément à l’entre deux, c’est-à-dire aux relations entre monde intérieur et monde extérieur, entre espace local vécu et horizon lointain rêvé ou imaginé… L’ oeuvre peinte, les flux de matières et de couleurs, visent à révéler ce territoire virtuel de l’entre deux et à suggérer au regardeur une nouvelle manière de percevoir l’espace.
C’est ainsi le résultat de ces va et vient qui est proposé au regard et à l’intelligence du spectateur sans aucunement en présager les effets sur sa sensibilité et sa réflexion, toujours singulières… mais en espérant l’inciter, en toute liberté, à se libérer de ses servitudes, à s’ouvrir sur le monde, notre monde et, pourquoi pas, à s’interroger sur son éventuelle transformation.

DUVAL Mickaël

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L’image.
Elle peut nous émouvoir, nous révéler, nous transpercer.
Elle peut faire trace, faire preuve, faire mémoire.
Elle peut être fausse, être fictionnelle, être virtuelle.

Dans cette approche, Mickaël expose par le biais de la peinture, le dessin, la vidéo ou l’installation son point de vue sur l’image d’aujourd’hui. Il fait des va et vient, entre le tangible et le numérique, le fixe et le mouvement, questionnant ainsi la nature même de son sujet. Puisant dans divers domaines où l’image est présente, comme les réseaux sociaux, le cinéma, ou encore l’actualité ; il hybride son discours.

Actuellement, il explore une recherche plastique en trois temps représentée par les couleurs de l’écran :
Le passé / rouge, le présent / vert et le futur / bleu.
Rouge, traitant l’image survivante, implantée dans une mémoire.
Vert, traitant l’image latente, manipulable et actuelle.
Bleu, traitant l’image possible, fictionnelle et virtuelle.

SEUGÉ Fanny – FAJ

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C’est à l’intérieur d’une cave datant du 15 siècle, sur la place Saint-Sernin, que vous pourrez découvrir le travail de Fanny Seugé, artiste brodeuse, qui partage l'espace avec Mickaël Duval, artiste plasticien.
Le dialogue des matières permet à Fanny, guidée par le fil qui trace ou relie, de conter sa sensibilité au vivant et au subtil. Le papier ou encore le bois vient se mêler, parfois percé, parfois en suspension, avec le textile. Ces matières délicates voire fragiles donnent à se connecter avec des sensations de douceur et de légèreté. Fanny va chercher son ancrage dans le monde végétal, coexistant avec le monde humain, avec des rythmes et priorités opposés.

EL CHUZPO – DUCOIN Christophe

On dirait le Sud

El Chuzpo, de son vrai nom Christophe Ducoin, est un artiste peintre néo-expressionniste basé à Toulouse. Son travail explore des thèmes sociaux et émotionnels à travers des couleurs audacieuses et des matériaux variés. Il utilise principalement l’acrylique, l’encre et l’huile, donnant naissance à des œuvres marquantes. Celles-ci intègrent souvent des figures humaines et animales stylisées, exprimant une énergie brute et une spontanéité maîtrisée. Grâce à ce style distinctif, ses peintures captent le regard et suscitent la réflexion.

CASAS Christiane

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Ma démarche est avant tout liée au besoin de construire un univers poétique, harmonieux, sensible et positif, dans lequel les liens perdus entre l’homme et la Nature sont restaurés. A travers un nouveau regard, parfois décalé, sur le monde qui nous entoure, je souhaite questionner notre rapport à la réalité.

J’aime travailler la terre pour son contact et sa douceur, découvrir et sentir la texture du papier sous mes doigts, mais aussi être touchée par les jeux de transparence et de lumière, création et sensorialité mêlées.

A travers les cyanotypes s’exprime mon envie de donner à voir la réalité sous un autre prisme.
Chacun est unique, fruit de l’alchimie entre le papier, les réactifs, la générosité du soleil du moment et la composition.
Leur couleur bleue n’est pas anodine, bleu sérénité, espoir, paix ou rêverie.

Dans mon approche artistique j’essaie de ne mettre aucune barrière technique, tous les mediums étant étroitement liés au service du message.

Ainsi, mes créations en terre ou papier peuvent cohabiter avec des éléments végétaux au sein du même cyanotype final. Dans ce cas, elles entrent dans un nouveau processus de transformation toujours plein de surprise et de magie.

VIEUSSE Laure

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Originaire de Toulouse, je peins depuis l’enfance.
J’expose depuis 1997, en France et à l’International.
Autodidacte, j’ai étudié l’histoire de l’art et l’archéologie, mais ai refusé les propositions de cours de dessin ou de peinture, refusant les influences et laissant libre cours à mon imagination.

Les couleurs chaudes et le mouvement du fond des toiles se trouvent renforcés après avoir vécu sur la Côté Catalane de 2006 à 2009

Je m’inspire du quotidien, de la nature, des spectacles de danse, de la société.

Mes créations parlent de la Vie, de la Nature, la vibration musicale, l’humain faisant partie d’un tout. Les toiles fourmillent de vie, de petits personnages qui vont vers un ailleurs serein. Ces êtres qui donnent vie aux feuilles sont le signe du vivant dans chaque élément.
Tous ces petits êtres sont en lien les uns avec les autres, montrant ainsi la diversité et complexité des rapports entre les humains et entre les vivants.
L’univers des toiles est dynamique, lumineux, il dégage vie et finesse, offrant à l’esprit un voyage dans l’imaginaire.
L’énergie transmise par la danse des individus mis à nu, délivre un message d’espoir dans un mouvement ascendant.

La lumière, le mouvement du fond des toiles sont en eux-même un sujet.

Les toiles sont à voir de loin pour l’ambiance et se laisser imprégner par les couleurs et la chaleur, puis de près pour voir, en seconde lecture, tous les petits détails qui font sens.

L’atelier à Tournefeuille est mon lieu de création. Il n’est ouvert que pour les évènements ponctuels. A ces rares occasions je l’aménage pour le rendre plus spacieux et accueillant. Le reste de l’année les toiles sont visibles en exposition ou sur rendez-vous.
Moi-même en fauteuil roulant, j’ai une rampe que je peux installer lors de cette occasion pour le rendre accessible à un fauteuil.

Je serai heureuse de pouvoir participer aux Arts en balade et présenter mes créations

PALLARO Fanny

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En quête des origines pour aujourd’hui.
Fanny Pallaro développe un univers mêlé d’onirisme et de poésie, très en lien avec les environnements naturels et leurs esprits premiers.
Elle travaille en priorité la terre, qui passe ensuite par le feu. Certaines de ses sculptures deviennent des bronzes.

DARY Florence

Vase  Grès Plongeon

Après de nombreuses années consacrées à la restauration de céramiques anciennes et à la peinture sur porcelaine, j’ai découvert, lors d’un stage de céramique chez mon amie Fabienne Laheurte, céramiste à Narbonne, l’univers de la création céramique. Cette expérience a été une révélation, notamment à travers l’exploration du monde des émaux, dont les possibilités infinies ouvrent un champ de recherche aussi passionnant qu’exigeant.

Quelques années plus tard, au sein des cours de céramique de l’Espace Croix-Baragnon à Toulouse, j’ai rencontré Anne Kurzberg et Muriel Senaux. De cette rencontre est né le désir commun de créer notre propre lieu de travail. En 2016, nous avons ainsi fondé notre atelier au 32, rue Denfert-Rochereau, à Toulouse.

Nous y travaillons le grès et la porcelaine, terres dites de haute température. Chaque pièce est façonnée à la main, sans recours au tour, selon des techniques de modelage. Nous élaborons nos propres émaux et réalisons l’ensemble des cuissons dans notre atelier. Notre démarche privilégie la création de pièces uniques, où la matière, le feu et l’émail dialoguent librement.

PÉDRO

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Mes matières premières sont principalement les rebuts de notre société de consommation. Longtemps, j’ai travaillé avec l’acier, rouillé de préférence. Depuis six ans, je fabrique des masques, aux moins un par semaine, dans une série photographique intitulée : des masques et Vous ? Il en existera à peu prés quatre cent quarante quatre, au moment des Portes Ouvertes. Parallèlement, j’assemble des objets trouvés, comme des vases de fleurs et assiettes. Le papier est de plus en plus présent dans ma production, avec une série de collages-épinglés, à base de Que Sais-Je ? et de vielles gravures, de couvertures de livres transformées. Les visiteurs traversent une maison-musée et découvrent l’atelier, au fond du jardin rempli de sculpture.

GAIO Catherine

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Mon travail pictural est essentiellement basé sur la trace, l’empreinte et le signe.
J’exploite soit la technique mixte ainsi que les différentes techniques de gravure.
L’œuvre se crée sans idée préconçue, pour moi il est important que l’œuvre entre en contact avec une sensibilité plus ou moins collective. En partant de l’imprécision la plus absolue, on peut toucher plus de gens qu’avec trop de définition.

SENAUX Muriel

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Je fabrique des pièces allant de l’utilitaire à la sculpture. Mes pièces sont en grès et en porcelaine, façonnées à l’aide de plaques, de colombins et d’autres techniques. Elles sont cuites à haute température. Les engobes et les émaux sont fabriqués à l’atelier. Mon travail est spontané, mes mains sont les guides de mes inspirations pour donner forme à des pièces uniques.

BALAS Sophie

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Depuis de nombreuses années, je partage mon temps entre des recherches artistiques pures et une activité de plasticienne dans l’espace public.
Ma démarche artistique est avant tout basée sur de la gravure contemporaine avec un travail centré autour de la ligne ( voir plus bas). Je fais également de la céramique.
En tant que plasticienne, je travaille en étroite collaboration avec l’agence de paysage et d’aménagements urbains ” d’une ville à l’autre…” . Mes interventions sont très différentes selon les projets ( design de mobilier urbain, empreintes dans le sol, sculptures, graphisme … etc)
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Travail de la ligne et de la répétition, de la superposition- de la vibration et de la couleur.

La ligne comme un élément vital.
La ligne comme un fil tendu, un élément incisif qui viens strier l’espace, précis, incisif, sans concession.

Le trait pur : une trajectoire qui strie l’espace, traverse la plaque, la feuille de papier.

Je travaille avec plusieurs plaque (cuivre ou zinc) elles mêmes composées de multitudes de traits qui évoquent peut être des fils (résurgence de mon passage dans le textile à Duperré ?), des trames.

Recherche de profondeur, chaque plaque, chaque tirage est un plan qui se superpose à un autre sur une même estampe.
La superposition à la recherche de l’équilibre, équilibre fragile à la limite de la rupture.

Un trait de trop ou une plaque de trop et l’équilibre est rompu.

Chaque épreuve est unique ( épreuve d’artiste) et la gravure seulement un moyen de travailler la répétition en étant à chaque fois proche mais différent.
Travail en série.

Exigence de ce média, comment dire l’essentiel avec une économie de moyens. Dire avec peu.

Travail méditatif exécuté dans la concentration et la tension (le trait juste, la couleur juste).
L’acte de graver en lui même est une “performance”.

FOURNIÉ Florence

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Florence Fournié Sculpteur-Céramiste
Je me souviens de mes « premiers pas en sculpture ». Mon grand-père, dans du papier journal m’amenait de la terre glaise – ocre- des bords de l’Aude. Je façonnais cette argile avec bonheur. J’ai étudié la philosophie (maîtrise d’épistémologie), la sculpture (marbre, béton) et la céramique aux Beaux-Arts de Marseille, et j’ai obtenu un CAPES d’arts plastiques. Actuellement je me consacre à la céramique. La glaise, matériau de choix, rustique ou fine me passionne par ses possibilités d’adaptations. Avec cette matière rien n’est jamais sûr ni acquis. Le séchage, la cuisson, l’émaillage, les flammes tout est un assemblage de connaissances techniques toujours en devenir. Tout l’avenir reste à explorer … Je joue avec les volumes, les vides, les pleins, les mondes souterrains, la nature, le corps féminin que de sujets qui font de la création en volume un éternel voyage. F.F.
Jean-Louis ROUGET
« Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants » Antoine de Saint-Exupéry.
Les hommes, par cupidité ont oublié ce message universel. Le changement climatique lié aux activités humaines est perçu et vécu comme une évidence pour une grande majorité de l’humanité mais quelques-uns pensent encore que c’est une « TRUMPerie ». Je me rends compte aujourd’hui, après plus de 40 ans de peinture que j’ai tenté, sans toujours en être conscient, au travers de ma peinture : dans mes paysages, mes machines agricoles, mes inondations ou mes incendies, de sensibiliser le spectateur à la fragilité de la nature … J.L. R

FOURNIÉR Emilie

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La quarantaine et des lunettes, un regard différent et multiple sur le monde…une photo documentaire engagé /décalé

KURZBERG Anne

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Mon domaine artistique est la céramique. Je travaille le grès et la porcelaine avec la technique de la plaque, mes pièces sont uniques ou en petite série

TROUVÉ Annie

Feuillage

Mon travail est essentiellement basé sur l’estampe sous toutes ces formes (taille douce, linogravure, empreinte, gaufrage…). La nature qui m’entoure est ma principale source d’inspiration (végétaux, paysages, atmosphères…). Tout repose sur des impressions récoltées ça et là, des éléments glanés sur mon chemin, des détails qui accrochent le regard…
Ma démarche n’est pas de reproduire le plus fidèlement possible la réalité mais de laisser libre cours à mon imagination…
La ressemblance n’est pas nécessaire : l’abstrait et le figuratif se mêlent. La gravure, sa technique l’exige, est lente et ce processus me convient car il autorise un cheminement contemplatif.

BERGES Jérôme

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Mon expression avec le médium gravure au sein de l’Atelier Toulouse Gravure peut être résumé ainsi:

‘ Mots absents, formes présentes. Mes gravures puisent dans l’espace négatif des textes pour créer des compositions géométriques et chromatiques. Un jeu de superposition et de transparence qui révèle de nouvelles significations’

Pour l’édition 2026 des AEB je désire présenter un travail ‘miroir’ du médium gravure décrit ci-dessus et du médium céramique que je pratique au sein de ma propre entité (terres_meres). Les réalisations en céramique exploiteront les techniques d’enfumage.

MAUCOURT Catherine

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La Terre, une lente élaboration de la matière, extraire ce qui se donne de soi.
Le Métal, la part de création née de l’inattendu, promouvoir par le geste artistique les matériaux humbles, conserver l’empreinte d’un monde impermanent
Le Bois, parfois …

MESNILDOT Mathilde

Ancrage- Le lien du silence_ huile et fusain sur bois, 140x120 cm_2024

“Explorer les relations, les emboitements, les agencements. Donner à voir, s’ancrer dans le réel, pour faire sentir, toucher le vivant.
Par la matière.
Polyphonie.
Matière-lumière : explorer la capacité des vitraux et du verre à cristalliser la lumière et le temps, en inscrivant une forme fixe dans la matière en même temps que fluide et variant au gré des jours par la lumière. Au-delà du plan en deux dimensions, la déployer dans des structures en volume, privilégiant l’interaction avec l’espace dans lequel s’inscrivent ces formes.
Matières picturales,
Fragilité, évanescence poudreuse des fusains,
Texture, effets des huiles, des médiums, des couches superposées, chercher à re-susciter cette sensation profonde et bouleversante du toucher, de la présence…
A l’intention, née d’une envie, d’une sensation, d’une réflexion, s’associe un choix (médium, fonds, matière, geste).
De cette combinaison, naissent des possibles, je les laisse venir, les écoute, choisis encore… »

BRILL Véronique

Dormir ...nePas

Je vais là où le vent me porte. Au gré du hasard, au gré des contraintes, mon inspiration vient, parfois pour du land art ou pour de la sculpture, parfois pour la photo ou pour une performance. Pour la beauté, pour dénoncer, pour raconter, pour sublimer et pour calmer les douleurs, pour le sens, pour rien ou pour tout à la fois.
Je crée parce que cela me vient, parce que je n’ai pas les mots, parce que je n’ai pas choisi, parce que je suis comme ça !
Ne me demandez pas de grandes dissertations pour expliquer ma création, sa signification ou pour vous donner tous les mots clés.  Je laisse ce travail aux spécialistes. Moi, je ne suis qu’une artiste.

GUIRAUD Catherine

monotype 20 x20 cm

Au terme de « démarche artistique »,  je préfère celui « d’expérience », qui laisse plus d’espace à la curiosité et à la découverte qu’à l’intention.

Je présente un ensemble de travaux en majorité sur papier. Ce sont des peintures abstraites, des acryliques fluides et des encres. J’utilise peu de couleurs, du moins peu de couleurs qui se côtoient, et suis soucieuse d’une certaine qualité de texture.

Ces compositions s’organisent en architectures, en clairs obscurs qui, conjugués à des couleurs terre et une préoccupation récurrente de la lumière, peuvent parfois créer une impression de familiarité et nuancer le qualificatif de “peinture abstraite.”

DE MONTBRON Adrien

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Et si peindre et dessiner c’était donner à voir des sensations intimes, sincères et parfois sublimes ? Et si le dessin ressemblait à un laboratoire mental ? Mon travail rend compte d’une obsession en peinture pour la matière du paysage faite de grouillement végétal, de jeux de lumière, de reflets dans l’eau et de vibrations de couleurs.
Je m’inscris dans une approche picturale du réalisme contemporain tentant de redéfinir la représentation d’un monde familier pour en révéler toute l’humanité et donner à voir sa part de beauté.
Fasciné par le monde paysan qui m’a vu grandir, je donne à voir les membres de ma famille dans leurs gestes quotidiens, dans leurs rapports au vivant et à la nature. Aux gestes du paysan répondent ceux de l’artiste ; leurs anachronismes comme leur humanité nourrissent mon travail.
Les sujets que je représente sont situés dans le contexte intime, associant la dure réalité du quotidien paysan à la mythologie d’une famille liée par le sang à la terre. Le laboureur semble un chevalier, un hobereau à casquette chevauchant son tracteur et luttant contre les éléments, mais en ayant à cœur de préserver l’écrin dans lequel il vit. Il prend alors un aspect ambigu à la fois ouvrier du paysage, héritier d’histoires séculaires et à la merci du contemporain.
En découlent des scènes de semis, de fenaisons, ou encore d’interactions avec des blondes d’aquitaine musculeuses mais aussi des dialogues plus directs avec le paysage comme des coupes d’arbres, des déambulations, des baignades.
Le dessin est quant à lui un laboratoire plus libre, me permettant d’explorer et de jouer avec de nombreux motifs. Une pratique régulière et parfois intensive constitue un véritable recueil d’inventions, tantôt esquisses préalables à la peinture, divagations libres, illustrations narratives, portraits plus intimes.

SOREN VANA

IRIS SOREN VANA

Après des études aux Beaux-Arts de Toulouse section Communication, j’ai été
plusieurs années conceptrice en communication au sein d’un quotidien
régional toulousain.
Maintenant libre de toutes contraintes professionnelles, je profite de mon temps libre pour peindre à l’acrylique sur des supports variés ( bois, tissus, cuir, etc),
J’ai dernièrement redécouvert la gouache et les encres.
J’inclus dans mes créations graphiques des plaques de cuivre travaillées (principe eau-forte).
Je modèle aussi la terre, fais cuire mes créations en utilisant la manière ancestrale du Raku.
J’expose seule mais la plupart du temps accompagnée d’amie(i)s artistes.
Une recherche permanente de nouveaux sujets (Amazonie, musée, combats sumo, animaux oniriques) et de nouvelles techniques ( transfert, peinture à l’encaustique)

MATHIEU Michel

Rendez-vous 1

J’ai depuis l’enfance eu plaisir à pratiquer la sculpture, bien que ma profession principale ait été le théâtre, ceci dans diverses positions allant de la mise en scène, à la performance ou la « poésie d’action » en passant par la scénographie.

Mon père était peintre, Il pratiquait également la gravure sur bois et l’eau-forte. Il savait tout faire et il m’a invité à m’essayer à la taille.

Tout près de Liège, où je suis né, il existe des gisements d’une pierre calcaire très tendre, et nous sommes allés en prélever quelques blocs. J’ai donc sur ce matériau fait mes premiers essais.

Bien plus tard, en vacances à Uzès j’ai repris cette pratique en trouvant dans des murs écroulés des blocs de cette pierre calcaire du Gard dont sont construites les maisons et les monuments de la ville.

Evidemment l’œuvre de Brancusi m’influença dans la recherche d’une forme pure, comme certaines de ces pièces exposées en témoignent à mon sens.

J’ai aussi pratiqué le bois, pour lequel l’aide de la tronçonneuse m’est bien utile au départ. Là où j’habite poussent de nombreux ormeaux qui sèchent sur pied, et que je récupère.

L’inspiration ici procède autrement. L’arbre dans sa structure propose déjà une forme qui ne demande qu’à être épurée. Le travail consiste donc à amener à son terme la promesse de la nature, pour libérer les tensions déjà présentes et les amener à leur épiphanie.

Lors du confinement j’ai entrepris une recherche différente, plus conceptuelle – liée peut-être à mes pratiques théâtrales- où je tente d’associer divers éléments pour dialoguer dans un contraste ou une correspondance inédite. Ainsi par exemple une souche brûlée traversée par un éclat de miroir, ou des « fleurs » d’un nouveau genre, comme une corolle de barbelés avec des lambeaux de tissu accrochés.

De grandes compositions rouges à partir d’éléments de carrosserie de voiture, font la transition entre ces deux modes de recherche.

Michel Mathieu

RIBONNET Christian

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Christian Gerber est né en 1957 à Lausanne en Suisse. Il a grandi au milieu des champs et des vaches, dans une ferme vaudoise, entouré d’une grande famille. Comme ses parents et ses grands-parents, il a choisi le métier d’agriculteur. En 1975, il s’installe dans un domaine du Sud-Ouest de la France, au domaine de Ribonnet, où il se lance dans la viticulture. Il prend vite goût au métier de vigneron. Vers l’âge de 55 ans, Christian Gerber commence à s’intéresser à l’utilisation de la chaux blanche avec les lies de vin. Il démarre des petites expériences sur des panneaux en bois avec deux ou trois teintes de lie de vin rouge mélangées à la chaux, bientôt suivies de l’utilisation de pigments naturels pour diversifier les couleurs. Peu après, il étend son intérêt à l’argile, qui abonde dans les terres environnantes, et à son utilisation sous toutes les formes. Il se rend vite compte qu’utilisée seule, l’argile devient trop cassante en séchant et qu’en ajoutant de l’huile, qui est également produite sur le domaine, on obtient une émulsion de couleur ocre. Cette base est utilisée telle quelle sur le fond des tableaux qu’il peint sur des supports variés : plaques de filtrations usées, toile, bois, papier à tapisser, papier glacé et carton. Les couleurs proviennent de colorants basiques mélangés à de la gomme arabique et de l’eau.

Techniques :

– Gravure sur argile et bois, collage, pochoirs en pression et peintures. Les planches imprimées sont uniques, seul le motif peut se répéter. Toutes les impressions sont manuelles sans presse. Dans la continuité de l’idée d’utiliser et de réutiliser un maximum de produit du domaine, les collages sont faits avec des étiquettes de vin qui ne sont plus utilisées. La matière la plus intéressante semble être l’émulsion argile-huile qui permet une grande variante d’application, de dilution et de coloration.

En résumé, la principale inspiration reste la nature sous toutes ces facettes : végétales, minérales, géométriques et vivantes. Une inépuisable source d’inspiration. L’interprétation et la réalisation sont souvent le reflet du moment de sa création.

Il conviendrait d’ajouter que Christian n’a jamais visité ou pratiqué aucune école d’art. Mais chaque bon artisan est un artiste en soi, quel qu’en soit le métier.

MOTTA Philippe

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L’arrivée massive des écrans nous laisse encore papier, crayons, encre… mais a provoqué l’obsolescence quasi-immédiate des machines à écrire mécaniques. De la même façon, l’écriture à la main s’est trouvée reléguée au titre de substitut aux claviers.
C’est pour poser ce double constat que je traite les machines à écrire comme des objets défunts, issus d’une archéologie du virtuel ; et que je les présente comme des antiques. Pour l’écriture manuelle, la genèse du processus renvoie davantage au dessin, à la graphie de la lettre. A sa plastique.

TERNANO Ludmila

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Ma démarche artistique part de mon regard sur le monde d’aujourd’hui. J’observe la société, ses contradictions et les détails du quotidien. À travers mes tableaux, je traduis mes impressions personnelles face à cette réalité contemporaine. Mon point de vue est volontairement décalé : je préfère suggérer plutôt que montrer de façon directe.

Je garde une certaine distance dans mon travail. Elle me permet d’introduire une touche d’humour, souvent discrète, parfois légèrement ironique. Cette légèreté ouvre un espace de réflexion et invite à regarder autrement. Ma peinture cherche un équilibre entre sérieux et simplicité, et propose une vision sensible, libre et personnelle du réel.

LAB Florence

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La technique de la sérigraphie me permet de mêler photographies retouchées, aplats de couleur et dessin, et d’ouvrir ainsi la voie à un univers graphique épuré et poétique.
Mon travail est traversé par plusieurs thématiques : l’amour, le deuil, la nostalgie, l’enfance. À travers mes créations, je cherche à sublimer ces instants sensibles de nos vies, en leur offrant une nouvelle lecture, à la fois intime et graphique.

SANCHEZ Anne-Marie

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Je dépose ma tête : les bras pleins d’émotions, j’entre à tâtons dans l’ample silence de la peinture et l’espace indicible de l’intime.
L’érosion du geste pictural m’aide à libérer, ouvrir des passages, ajuster, donner forme à l’image.
Je la laisse s’élaborer à son rythme, avec ses heurts, ses vibrations propres, ses soupirs.
J’accompagne l’image en train de se faire .
Elle dirige, j’exécute.
Je travaille à la faire advenir en me servant de l’aléatoire, de traces et d’empreintes obtenues par des impressions aux encres à l’huile, à la presse.
Ma peinture se caractérise par la mixité de techniques utilisées sur le même support.
Je fais confiance aux rencontres fortuites et à mon obstination.
Cet impératif sans apparente nécessité est pour moi un formidable espace de liberté.
Quand, enfin, l’image est là et me regarde, j’accueille dans l’étonnement l’évènement pictural et espère le faire partager…

VOISIN Antoine

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Je m’intéresse depuis plusieurs années à la notion d’ «abstraction narrative », une façon subjective d’aborder le réel par la couleur et la forme. Inspiré par l’énergie de l’expressionnisme abstrait, que je tente de pousser vers un récit ouvert à l’expérience de l’observateur… La figuration n’est jamais très loin. Chacun pourra trouver, dans l’harmonie des couleurs et l’énergie des graphismes, matière à histoire…

Par ailleurs, je mène plusieurs séries à la frontière de la figuration (« flores », « paredes »,…), des fresques murales, des peintures éphémères en concert, et j’ai publié deux livres d’artiste avec le poète Claude Barrère.
Mon atelier est situé à Toulouse.

ZANESI Elisabeth

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Peinture à l’huile

D’abord des balades en plein air puis une peinture instinctive, synthétique, une peinture où le regard cherche à saisir l’ambiance, la lumière d’un moment, une intensité, une profondeur.
Des évocations de paysages, un rythme d’un tableau à l’autre, une quête d’équilibre, d’harmonie, de correspondance…
Le paysage est revisité.

RENCK Hugues

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Ma peinture est figurative, elle évolue en même temps que j’évolue moi-même, à travers le temps, à travers les expériences personnelles et les découvertes visuelles, artistiques, iconographiques et littéraires ;  je la définirais comme une errance.
Je suis issu de l’école des Beaux-Arts de Versailles, je vis et travaille à Toulouse.
J’expose régulièrement mon travail dans des lieux institutionnels, des galeries et des espaces privés ou des lieux associatifs.

Mes tableaux récents sont d’une part, des paysages urbains – ce qui m’intéresse ici c’est la musicalité, le rythme créé par les lignes horizontales, verticales et obliques, jouer entre le réalisme et le déni du réalisme, l’équilibre et le déséquilibre et également de représenter dans un espace la présence humaine sans qu’il y ait besoin de l’y inscrire.
D’autre part, des paysages, moments vus et saisis puis retranscrits. Pour moi, le spectacle qu’offre la nature éveille l’étonnement ; il amène à la concentration de l’esprit et incite à la méditation, c’est le sentiment que j’essaie de transmettre à travers ces tableaux.
Enfin des scènes à personnages inspirés par des poèmes.
Egalement des nus et des portraits inspirés par des artistes (écrivains, peintres,.. ) qui m’intéressent par leur œuvre ainsi que par leur physique.

Au-delà, ce sont des coups de cœur pour des lieux ,à un moment donné, ou des textes auxquels la peinture permet de donner une dimension nouvelle, un cadre, celui certes physique du tableau, mais également et surtout celui de l’esprit qui le réinvente.

COFFINIÈRES Bénédicte

N°6 2026

Il y a trente ans, en posant mes valises dans les Corbières, j’ai ressenti une évidence : ce paysage était le mien. Une appartenance immédiate, presque viscérale, comme un écho à ma première émotion artistique – “La Moisson” de Van Gogh –, découverte à l’âge de huit ans et jamais oubliée.
Mes études d’Histoire de l’Art ont été un premier éveil, une immersion dans la richesse artistique. Bien plus tard, ma rencontre avec Marie Thomas marque un tournant : cinq années d’apprentissage dans son atelier, à explorer la forme, la matière, le langage pictural, jusqu’à acquérir cette autonomie essentielle, celle qui permet d’oser.
Puis, dans les Corbières, la figure de Piet Moget s’impose. Son invitation à peindre “ce qui est derrière la ligne de la jetée, face à la mer, et qui ne se voit pas” transforme mon regard. L’horizon devient mon point d’ancrage, et naît une série de toiles entre ciel et mer.
De cette interaction avec le paysage jaillit une peinture intense, presque obsessionnelle. Mon travail se nourrit de mes explorations : mosaïques antiques, enluminures médiévales, photographie, pratique du collage. Chacune vient enrichir ma manière d’aborder la composition, où la juxtaposition d’aplats de couleur recrée l’énergie et la vibration du paysage.
La force d’un territoire, sa vitalité exubérante, la joie qu’il procure, tout cela s’équilibre dans la contemplation et l’habitation du lieu. On me dit que ma peinture apaise.

CISELET Barbotine

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Les présences et expressions des sculptures de Barbotine Ciselet sont toujours plus engagées.
Ses personnages portent leurs failles comme une force.
Le grès chamotté travaillé au couteau garde la trace du geste brut et sincère. Les couleurs pastel apaisent la matière. L’émotion simple mais puissante de Paul, Julien et des autres touche directement au coeur.

Je suis ravie d’accueillir, pour cette édition 2026, la peintre Elisabeth ZANESI
“D’abord des balades en plein air puis une peinture instinctive, synthétique, une peinture où le regard cherche à saisir l’ambiance, la lumière d’un moment, une intensité, une profondeur. Des évocations de paysages, un rythme d’un tableau à l’autre, une quête d’équilibre, d’harmonie, de correspondance… Le paysage est revisité.

LAVAUD Nathalie

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Je suis inscrite depuis longtemps à la maison des artistes. Pour des raisons économiques, j’ai longtemps exercé au sein d’agences de communication en tant que DA. Néanmoins je maintiens en parallèle, par nécessité créative, une activité artistique et personnelle. Aujourd’hui, j’ai besoin de faire voir mon travail accumulé… Montrer mon travail dans le lieu où je le développe m’aide à passer le cap de cette “mise en danger d’être vu”.
C’est en utilisant le dessin traditionnel (à la main, noir et blanc) et inspirée par mes lectures, littératures jeunesse, comics et BD que je pratique l’accumulation, l’enchevêtrement. Les lignes dessinées créent un nouvel « univers global qui se tient » mêlant faune, flore, objets, pour créer des personnages grotesques et improbables.
Ce foisonnement d’éléments embrouille et permet une lecture progressive de l’œuvre faisant appel à la curiosité de celui qui la regarde tout en abordant et questionnant la notion d’enfermement.

QUEREJETA ROCA Carla

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Il y a presque vingt ans, j’ai commencé à déchirer mes toiles et à construire mes supports différemment. La surface plate ne m’était pas suffisante, j’avais besoin de rentrer dans la matière, d’une approche, d’un contact plus fort. Cela ne répondait pas à quelque chose que j’avais vu, mais à un besoin physique que je ne savais pas tellement expliquer.

Heidegger disait que ‘créer l’espace c’est faire librement un don d’endroits. Nous devons apprendre à reconnaitre que les choses ne font pas partie seulement d’un endroit, mais qu’elles sont, elles-mêmes des endroits.’

Ainsi, je crée des espaces pour héberger d’autres espaces.

Dans mon travail j’explore la relation entre l’espace habité et la construction de l’identité, à travers des matériaux et des supports différents. Des tableaux, des sculptures, des installations, mon travail se décline dans des formes différentes. La destruction et la reconstruction font partie de mon processus créatif; un chaos contrôlé, l’opportunité de l’accident, participent de la dynamique sensorielle qui donne naissance à mes œuvres.

GENAY Thierry

Radis, noix et deux pots blancs

Graphiste dans le textile je suis devenu photographe de natures mortes. Du graphisme j’ai gardé l’expérience de la composition, du textile celle des matières.

Le choix du médium photographique s’est fait par culture, par goût, en accord avec un intérêt tout particulier pour la peinture hollandaise du XVIIème siècle, que ce soit la matière picturale des grands fonds ocres et gris des natures mortes ou la construction rigoureuse des scènes d’intérieur.

Ainsi, je suis un photographe héritier d’une peinture qui, à défaut de motifs nobles et sublimes, se nourrit d’une perception du quotidien. Mes compositions photographiques s’inscrivent dans cette histoire sans cesse renouvelée de la nature morte.

Une nature morte miroir des modes de vies, d’une réalité quotidienne qui s’illustre ainsi, humaniste ou spirituelle, d’une réflexion sur l’harmonie de la nature, mais toujours écho de l’intime.

Un cabinet des curiosités composé d’objets simples, naturels ou manufacturés.
Objets qui perdent leur qualité d’usage pour devenir forme et matière intégrant ainsi celle de l’arrière plan. Objets modestes qui se valorisent mutuellement jusqu’au point où, leurs valeurs devenant égales, ils se fondent dans une composition qui glisse vers l’abstraction.

Il s’agit d’un travail où l’on retranche plutôt que d’ajouter. Il s’agit d’orchestrer précisément un silence, l’expression d’un équilibre en apparence tranquille entre formes et matières, entre plein et vide, entre ce qui se verrait et qui ne se voit pas.

Je suis installé à Toulouse.
Mon travail est présenté en France et à l’étranger.

PATURET Danielle

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La rouille que les aléas du temps a façonnée me propose des paysages dans lesquels je plonge le monde des humains, ses attaches,ses rêves.Les contrastes entre le froid du métal, la rugosité de la rouille, la chaleur de la couleur m’offrent une palette d’animation sans fin .Ce monde est traduit en grès polychrome et accompagne mes tableaux.

GLACE Christian

25.20 (38.44.20cm)

Je sculpte sur des morceaux de bois trouvés dehors dans la nature, des terrains vagues, aux lisières des villes et des campagnes, en bord de mer, de fleuve… là où la nature regagne ses droits, où la société dépose ses déchets, là où le sauvage gagne sur le domestique. Bois flottés, bois éclatés, bois décomposés, bois œuvrés, détériorés, vielles poutres, douelles… Le temps, les phénomènes naturels ont mis à nu la matière, ont révélé des formes et créé déjà une œuvre confuse.
La sculpture est le double du corps et nous interpelle sur nous-mêmes et sur notre rapport au temps, à la matière, à la nature. J’associe, je confronte figure humaine et élément naturel. Je cherche des correspondances avec le corps humain, une présence dans le bois. Une présence à la fois humaine, végétale, minérale qui nous rappelle à nos origines communes.
Entre le naturel et l’artifice, entre le brut et le fini, mon travail est guidé par la matière et repose sur la structure du bois et ses formes originelles. Je m’appuie surtout sur les lignes ascendantes du bois, leur énergie brute, leur élan premier.
Je sculpte le bois pour garder le contact avec les arbres, avec les éléments naturels.
Pour rester dans cet élan vital que l’on voit dans les lignes du bois.
Pour faire corps avec le bois.
Pour chercher la beauté primitive des formes, le calme, une harmonie.
Pour rester debout comme un arbre et ne pas perdre l’équilibre dans ce monde chaotique et violent.

PENOU Elisabeth

Pays-sage doré

Parallèlement à mon travail en peinture acrylique, je pratique depuis 2008 le carnet de voyage, dessin et aquarelle. En solo ou en groupe le dessin et l’aquarelle sont mes compagnons de voyage, ils sont intimement liés à ma recherche.  Je les utilise comme des amplificateurs de mes perceptions, dans un monde visuel où faire sa place c’est se faire entendre. Mes sujets de prédilection sont le paysage, le règne végétal, l’air, l’eau comme partenaires nécessaires à ma recherche : lumière et mouvement, chuchotements et cris, impression et description. La nature donne des sensations fortes, propose sans cesse de nouveaux défis. Défis artistiques, esthétiques, physiques. A l’acrylique, sur toile , même recherche : plonger dans un océan de verdure, voir le monde végétal de l’intérieur, entendre bruisser la couleur, se laisser choisir par son sujet.

BOUCHER Elodie

Boucher-retriever

Je me challenge.
Je cherche à jouer avec les couleurs, entre leurs luminosités et leurs profondeurs. Il faut que les pigments circulent comme une promenade sur mon support.
Je m’amuse à confondre le spectateur dans son observation.
J’aime les traits de caractères et les regards.

LAMBERT Gaélian

Gaelian-Lambert_THE-PORTAL'S-EYE_80x80cm

En parallèle de mes missions de graphiste en Freelance, je développe depuis 2020 un univers artistique inspiré des arts optiques et cinétiques et de l’abstraction géométrique. J’explore également les codes visuels de la science-fiction, de l’astronomie et des mathématiques.

Ma recherche s’articule sur deux axes ;
Le premier est la recherche d’expériences sensorielles visuelles et d’effets optiques induits par les lignes rapprochées ou savamment agencées.
Le deuxième axe se concentre sur le caractère abstrait et sur le fond noir, qui stimulent l’imagination du spectateur.
La peinture apposée sur la toile noire (absence de lumière), permet à la couleur de devenir un objet à part entière, comme lorsque la nuit tombe et que les étoiles deviennent visibles.
Ici, une grande liberté d’interprétation de l’œuvre est permise, et même encouragée. Le sens n’est pas déterminé à l’origine, il est créé et réinventé, selon les imaginaires individuels et à chaque observation.

Mes œuvres sont une invitation au voyage, à des odyssées mentales et cosmiques, au-delà du champ visible du tableau.

LAFFICHE DANS LA RUE

rue perigord

Un personnage, Super-Baigneuse, maillot de bain une pièce noir, bonnet de bain noir et masque de Zorro, elle met en évidence les petits couacs des ruelles toulousaines, elle nous raconte des histoires, elle prend parti pour un monde humaniste.
Tout est bon pour la représenter, affiche en papier ou planche de bois, je la colle, l’installe dans un décor unique, les rues de la ville rose. Chaque Super-Baigneuse est un modèle unique, réalisée, découpée et peinte à la main, sur mesure. Je propose un parcourt dans la ville, une cartographie éphémère, pour finir dans mon atelier, mon salon, ma cave, afin de mieux comprendre le processus de création et les futures œuvres à venir.

LARROQUE SOUSSAN Cathy

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J’ai trouvé dans les éléments TERRE et FER
Les vecteurs et les compagnons de mon Expression.
Tout part de la Matière brute , le modelage du grés incline à la douceur des formes, la Patine et l’Oxydation réchauffent la froideur du Métal, tout e lui conférant une hypothétique mémoire du temps.

BLANQUET Ariane

blanquet ariane yeux 2024

Du crayon à la porcelaine en passant par le tesson, Ariane Blanquet navigue naturellement avec pour guide la couleur qu’elle égrène avec légèreté. Qu’elles se fassent trait de porcelaine, fine plaque ou volume modelé, les pièces d’Ariane Blanquet fonctionnent par assemblage et composition. Aux dessins d’enfant, elle emprunte le schématisme bienheureux, les chromatismes primaires, le goût du gribouillage ou encore certains thèmes essentiels comme celui de la maison. Véritable défi à la fragilité de la céramique, une faiblesse devenue ici une force, Ariane Blanquet dessine avec la terre, explore l’espace avec ses multiples fragments. Le fil que tend Ariane n’est pas univoque : il se répand, circule entre les images, s’éclate et invite à se raconter autant d’histoires que notre imagination nous le permet !

BRUNSTEIN Charlotte

A une passante-DW

Mon travail explore l’invisible à travers la photographie, cherchant à saisir des vibrations, des présences, cette essence indicible qui se révèle au delà des apparences. Je crée des tableaux photographiques conçus comme des portes vers un voyage personnel.
La photographie est ainsi pour moi un processus profondément intuitif.
Mes images sont des passages, des invitations à se laisser traverser par la sensibilité du moment, offrant un écho à ce qui nous habite, fondamentalement.

BARRACHINA Anais

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Anais Barrachina, artiste toulousaine touche-à-tout, concentre dans sa production son savoir acquis à travers diverses formations autour des Arts Appliqués, de l’Illustration et de la Reliure. Elle s’intéresse à toutes techniques d’estampe ( linogravure, monotype, pointe sèche…). Sa production se finalise souvent sous la forme de livres en série limitée faits à la main. Elle est installée dans l’atelier de la Muse en Goguette (Toulouse Nord/Launaguet) et propose des cours et des stages autour de l’estampe et de la reliure.

ABADIE BASTIDE Sylvie

Portrait 1

Dans la série Terre et Mer, Sylvie Abadie-Bastide explore la
puissance des éléments, la liberté du geste et l’énergie du
mouvement.
Ici, tout est lâcher-prise, émotion spontanée et aventure
picturale. Ses toiles naissent souvent d’une impulsion, d’un
ressenti intérieur face à la nature, à sa force et à sa fragilité.
La matière, la couleur et la lumière se répondent dans une
recherche d’équilibre entre terre, air et eau.
Rien n’est figé : tout circule, se transforme, respire.
Cette série lui permet de se libérer, de peindre avec intensité,
sans contrainte, dans un élan où l’instinct guide la main.
Parallèlement, Sylvie Abadie-Bastide poursuit un travail plus
intime autour des portraits de femmes, fait de précision, de patience et de rêverie.
Ces deux univers, très différents, sont pour elle indissociables.
L’un nourrit l’autre : la rigueur du portrait équilibre la liberté
de Terre et Mer, et ensemble, ils forment le cœur même de sa
créativité et de son épanouissement artistique.

VERCELLOTTI Philippe

La chute - Chapitre 102 - 110 x 110 cm Philippe Vercellotti

Depuis sa formation, l’artiste privilégie la peinture à l’acrylique, les supports bois ont sa préférence.
Si le travail de l’artiste a souvent été comparé à celui des maîtres du trompe l’œil, le propos de Philippe Vercellotti échappe au genre.
Le vocable d’ « art narratif onirique » serait plus judicieux, car le propos joue de variations sur la réminiscence, la mémoire, les objets usuels, le quotidien…
Au fil du temps le champ visuel va s’élargir, la dimension s’ouvrira sur la fenêtre, le paysage ; la lumière devenant un des principes, une des caractéristiques de l’écriture. La terre se confronte à l’océan ; grillages, bateaux, flacons et cartonnages divers, ainsi que le pantin Victor, émaillent le propos. La géométrie de la composition joue des lignes de fuites, la numérologie, l’anagramme, le canular qui sont des forces directrices dans l’œuvre, des éléments qui entraînent le regard, le poussent à la découverte de chemins induits par des cartes qui telles des portulans, stimulent l’aventure, suscitent le rêve dans un parcours codé. Pour chaque œuvre, le choix du format est prépondérant, allant de la miniature au polyptyque. Les titres des œuvres renforcent l’alchimie de la composition, contribuent au décryptage du propos, sans pour cela lever le voile de l’intrigue.
La concision, la précision du détail, par l’image donnée, jouent de la contrainte fixée par les dimensions du support. De l’échappée au travers d’une porte vitrée, à la représentation d’une vue panoramique ou à un simple citron posé sur une étagère, il n’y a pas de limite au propos de l’artiste.
Aisance du discours, maîtrise de la technique, originalité de la démarche contribuent à la création d’un univers particulier, à définir une écriture plastique unique qui fait le style Vercellotti.

DARK

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L’art comme langage

Je suis un artiste peintre et calligraffeur basé à Toulouse, dont l’œuvre explore les frontières entre écriture, graffiti et peinture abstraite. Inspiré par le «Calligraffiti », j’ai développé un style qui fusionne la rigueur de la calligraphie, l’énergie du tag, du graffiti et la profondeur des symboles, créant un univers visuel à la fois graphique et organique.
Nourri par les contrastes urbains, les textures industrielles et les mystères de l’écriture ancienne, je transforme les lettres en formes vivantes, où chaque trait raconte une histoire. Mes toiles, souvent noires et rehaussées de couleurs vives (or, bleu électrique, rouge sang) jouent avec la lumière et l’ombre, invitant le spectateur à plonger dans un dialogue entre ordre et chaos.
Artiste urbain issu du mouvement Graffiti, je tire mon univers du cinéma, du hip-hop, de la BD, des comics, du graphisme, de la calligraphie, du mouvement expressionniste, et de tout ce qui m’entoure : artistes, architectures, villes, objets et lieux abandonnés… Ma pratique du dessin, du tag et du graffiti m’a conduit avec les années à peindre le plus souvent de manière abstraite.
Mon travail, basé sur le geste, cherche à retranscrire le mouvement. J’utilise la calligraphie abstraite (« calligraffiti »), le dessin et la peinture pour créer des œuvres sur tous types de supports : murs, toiles, bois, métal, etc. J’ai développé ma pratique artistique en réalisant des interventions auprès du public, principalement avec les jeunes, pendant 15 ans, ainsi que d’autres prestations variées: fresques murales, décorations, illustrations, body-painting, live painting, performances et expositions.
Pour moi, l’apprentissage artistique est un échange. J’ai donc intégré et été membre de plusieurs collectifs, de 2008 à 2023, pour partager et enrichir ma démarche.
Retrouvez mon univers sur Instagram : @dark_calligraffiti

SALAVERA Sylvie

J’ai toujours dessiné depuis l’enfance, les marges des cahiers d’école étaient remplies…
Toutes les techniques m’intéressent.
C’est un art narratif, libre, sans contrainte, chaque tableau raconte une histoire ou montre des scènes empruntées au quotidien avec un regard bienveillant sur l’humanité malgré tout…
Je voyage à travers le réel et l’imaginaire, tout est possible, cela peut être illustré par des ponts; symboles de liaison et de rassemblement mais aussi des thèmes comme le théâtre, le cirque, la mer.. l’évasion telle qu’elle soit : physique ou spirituelle avec un livre, un auteur, les rencontres de la vie..
Mes tableaux sont une invitation à parcourir un monde, à le raconter, à jongler entre la réalité et le rêve, avec des sourires, des petits bonheurs, parfois aussi des inquiétudes, souvent très peuplé de troubadours, amuseurs, saltimbanques, et toutes sortes d’animaux
curieux, complices et acteurs…

MAURER Anne-Frédérique

ChevalAFM

Aujourd’hui, je pratique la gravure en taille douce.
Des sujets introspectifs, oniriques côtoient les autres qui parlent de ce que je vois en bas de chez moi, en ville,
et qu’il m’est urgent de dire. Ma perception des choses va vers ce qui est doux-amer.
De petites séries, dessinées, modelées, brodées finissent par tracer un chemin que je suis.
Si je développe mes projets seule
j’envisage aussi comme une évidence les résidences de création partagées
avec d’autres artistes.
Mon travail est visible sur instagram @annefrederiquemaurer.

AMAGAT Corine

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C’est lors d’un voyage en Afrique, à Conakry, qu’une énergie venant de la terre et des habitants, a réveillé  ma créativité infantile.
J’ai passé une partie de mon enfance dans les bois, la nature et côtoyé une artiste de mon village en Lot-et-Garonne.
Je reprend les beaux arts à 50 ans avec Raphaël Larre à l’ISDAT Toulouse, qui me plonge dans le fusain, la terre et l’aquarelle. Je suis inspirée par le regard et l’émotion de l’autre, chaque sculpture est une construction unique dont la destinée est d’être le miroir de l’âme.
Chaque visage est une mémoire, une aventure.
Mes sculptures sans patine, réalisées à partir des ressources écologiques que sont la terre et l’eau, sont guidées par l’émotion.
Ma démarche est aussi de tisser des liens, transmettre aux autres ; j’ai donc ouvert un atelier en plein cœur de Toulouse dans un lieu calme et serein car je n’avais pas suffisamment de place sur  ma péniche.
J’y travaille mes sculptures et partage de bons moments  à échanger des idées, techniques, céramique, tour, porcelaine avec d’autres personnes passionnées tout au long de l’année.

Je vous invite donc à venir voir nos œuvres et partager un bon moment.

À bientôt.

DROUERE Evelyne

Amour - gravure sur tetra pak et encre

Artiste plasticienne et art thérapeute, je vis et travaille près de Toulouse à Eaunes où j’enseigne le dessin, la peinture et d’autres techniques comme le monotype et la gravure. Dans mon atelier, j’accompagne également les personnes à travers le processus de création.
J’aime expérimenter les techniques et les matières et j’ai choisi la gravure sur matériaux de récupération (emballage alimentaire) pour explorer les formes du corps féminin ou l’expression de l’enfance. J’y ajoute des crayons de couleurs, de l’encre ou des collages de matières en monotype afin de jouer avec les sensations.
La linogravure, la gravure sur tetra pack me mènent pas à pas à mes premières estampes en gravures en eau forte et aquatinte où j’explore la maternité.
Mes créations sont une invitation à partager l’intime, regarder à l’intérieur, s’arrêter et goûter au précieux de l’instant.

RELYVELD Martine

lotus + monotype

La démarche et le thème des gravures :
Racines, fleurs, la traversée des éléments
Traverser les différentes strates, couches, pour pouvoir grandir et s’épanouir. Tel est le défi des végétaux : germer et faire ses racines dans la terre, traverser les différentes couches de terre, et arriver dans l’air. Dans ce monde aérien, toujours relier aux racines, le végétal va monter, faire des feuilles, des fleurs, des fruits, pour ensuite retourner à la terre… Le lotus, germe dans la boue, traverse l’eau et va fleurir à l’air ! Il traverse les 3 éléments qui nous entoure, la terre l’eau et l’air !
Ce thème de la traversée et du voyage immobile sera au cœur des gravures exposées.

Technique : La Gravure en taille douce
Martine Relyveld travaille la gravure utilisant différentes techniques de taille douce et d’impression : en taille douce (gravure sur métal), elle utilise l’aquatinte, la pointe sèche, l’eau forte au trait et le vernis mou. Les tirages sont parfois fait directement sur la feuille, mais parfois elle pratique le marouflage ou le chine-collé.

Formation
Martine Relyveld a fait des études d’Arts Plastiques et Esthétique à Paris I La Sorbonne et obtenu licence et maîtrise. Quelques années plus tard, à Toulouse elle passe un CAPES et Master2 en Arts Plastiques et enseignera les Arts Plastiques.
Elle découvre la gravure en taille douce dans les ateliers de la ville de Paris et lorsqu’elle s’installe à Toulouse où elle réside depuis lors, elle continue à fréquenter des ateliers de gravure. Actuellement elle pratique la gravure dans l’atelier de l’Association Toulouse Gravure.
Elle expose régulièrement à Toulouse et dans ses environs, participe à des expositions individuelles, collectives et des Portes Ouvertes d’Ateliers d’artistes. Elle participe aussi à des expositions dans toute la France et à l’étranger.

MAUBERT Evelyne

Chevauchée

Dans mon travail polymorphe, j’explore les ramifications d’histoires collectives, la fragilité écologique, la place sociale de l’individu, l’altérité, les combats intérieurs, le silence.
Je mets en lumière des présences anthropomorphes ou hybrides, de manière neutre, dans le but de créer un questionnement, d’ouvrir le débat.
Le point de départ peut être une information journalistique, une loi votée, une injustice, un fait de société ou, de manière plus proche, mon histoire personnelle.

ROUGET Jean-Louis

JL ROUGET CIEL D'AUTOMNE 26 100 X 100

Ce sont des rencontres qui ont nourri mon travail, déjà au collège avec le peintre Bernard Ryon puis avec le peintre entomologiste et orientaliste Jeanne Agache-Pointet. J’ai aimé travailler dans l’atelier de Daniel Schintone et dans celui de gravure de René Izaure à l’école des beaux-arts de Toulouse. Les années passées dans l’ancien atelier du peintre Henri Martin à Labastide-du-Vert dans le Lot ont apporté à mes peintures réalisées sur le motif : sincérité et sérénité. J’aborde par la peinture, l’air de rien, les crises sociales et écologiques qui secouent notre terre, mais toujours avec douceur et bienveillance. J’aime isoler un détail qui donne la liberté au spectateur d’imaginer l’hors-champ. Ma peinture est une proposition à voir peut-être autre chose que ce qu’elle veut bien montrer. J’aime les notations rapides que permettent le crayon, l’encre ou l’aquarelle, où dans ces moments fugaces, tout est possible, rien n’est interdit, c’est juste le bonheur de peindre.

CORENTIN Sylvain

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Sylvain Corentin, né en 1962 à Montpellier, est un artiste plasticien français associé à l’art Outsider contemporain. Très tôt il s’enferme dans des mondes imaginés crayonnés sur des feuilles de papier avant de s’ouvrir au volume et à un travail de sculpture et d’assemblage.

Le travail de création de cet « architectoniste » repose sur un processus de destruction constructive qui lui permet de se méfier de lui-même, de la normalité. Il travaille d’instinct, dans l’improvisation.

Les sculptures de Corentin sont des refuges, son monde intérieur. Il aime à penser que si elles étaient à l’échelle d’un habitat, elles seraient en parfaite harmonie avec la nature. Leur blancheur est une fausse réalité. Elle est le support sur lequel ses dessins écrivent ses histoires, ses cartographies. À la fois monumental et intimiste, son travail est une suite de trajectoires non rectilignes qui mènent de découverte en découverte.

GALABRUN Evelyne

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" Entre-tenir " un espace fluide, toujours mouvant à la limite du flou.

C’est au crayon-couleur, au stylo, que je campe ces lieux (topographies informelles, faites de souffle, de flou), portés par l’homophonie d’un trouble qui guide mon regard.
THROUGH…imperceptibles trames du souffle
que constituent ces petites mémoires sauvées du vent

Mon atelier d’écriture expérimente l’intensité avec laquelle le trait s’imbrique dans son réseau de fils, faisant émerger, selon l’état du moment, le souffle d’une matière.
Les flux qui s’élaborent sur le blanc de la feuille, font sourdre du vide, trames et membranes qui se succèdent, s’enchevêtrent, et composent avec leur tension.

Dans l’énergie et la retenue du Faire, rendre tangible, pour le regard patient, des états qui s‘immiscent entre transparence, couvert et dévoilé.

Longtemps, j’ai travaillé la matière ( ses qualités plastiques, ses résistances…), dans un contexte de commandes privées, en lien avec des architectes d’intérieurs. Cette confrontation aux surfaces murales, faite de gestuelle répétitive, je la retrouve dans ma pratique du dessin ; un "encore et encore" qui s’inscrit, le plus souvent, en de grands formats.

LEROY François

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Gravure dans la pierre,
Calligraphies Calames & Pinceaux,
Duo calligraphie & violoncelle, Collages & ensemblages,
Cuisine les saveurs des mots…

VIDDAO

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Je peins l'Autre, autrement. Autodidacte en dessin et peinture, j’ai dû me faire moi-même mes propres bases en la matière. Il s’agit pour moi de (re)forger une méthode en affinant des gestes propres ; méthode où je ne cherche pas la vraisemblance, visant aux symboles ; et tout ce que je peins/sculpte n’est ni figuratif ni abstrait, mais autre ; dans les faits il y a bien des tableaux un peu plus figuratifs et d’autres un peu plus abstraits. Au quotidien c’est joindre de strictes contraints à de pures fantaisies, en travaillant beaucoup la matière, son épaisseur, son creusé ; en superposant les plans, enlevant ici, ajoutant là. De fait l’énergie brute s’allie à une recherche continue, en texturant, mu par un sens subtil, allant de la tache au sublime (et l’inverse). L’esprit voulant plis d’une peinture qui travaille, que travaillée [mais travaillée aussi par les temps morts, comme des fortes impressions]. Nature, celle qui opère en moi est diverse : d’où ce travail, non linéaire, à plusieurs vitesses (en jouant de cette contrainte, ou facilité, l’acrylique séchant vite). Libre et imprévisible, je ne m’interdis rien sauf de céder à la facilité.

KRIEG Anne

théière pitchoune Anne Krieg céramique 1 - photo Tom Bardout

Mon travail repose sur des techniques primitives qui engagent les instincts visuel et tactile. Je valorise la couleur et la texture de la terre, du grès ou de la porcelaine qui possèdent des qualités intrinsèques proches de l’épure et de la sobriété formelle que je recherche. J’en conserve la beauté essentielle qui est laissée nue dans nombre de mes pièces. De fait, j’utilise le colombin : simple à monter, il me permet de réaliser des pièces abouties, pleines d’arrondis et de sinuosités, par ailleurs infaisables au tour ou à la plaque. Cette rondeur, la finesse de la paroi, l’asymétrie des formes épurées, visent à l’évidence de la fonction : le bon contenu, la légèreté, la préhension par la main, la saisie de l’anse, le flot d’un bec. Au-delà du visuel, c’est la facilité d’usage qui révèlera toute la beauté des pièces. L’engobe ou l’émail les recouvrent partiellement : deux matières, deux touchers, deux rendus visuels qui s’unissent sans se contredire, enrichissant le plus petit des objets.

FOURCADE Michel

Trees

Si je dois définir son travail actuel, c’est, une accumulation de bouts de paysages.
La ville, pour lui, est une immense sculpture formée de cubes ou parallélépipèdes se superposant, disposés de telle façon qu’ils se recouvrent entre eux, presque indéfiniment.
Dans l’histoire de chaque toile les bâtiments ou parties de nature constituant l’image ne sont jamais à leur vraie place.
C’est un choix esthétique et il aime combiner et associer les éléments constituant une ville, un paysage, tout comme la vie est mélange de genres, d’ethnies, de catégorie,s d’espèces, de personnages etc.
Dans ces paysages, certains pans de murs qui peuvent faire penser à des décors Hollywoodiens, sont coupés et laissent voir une scène qui n’a rien à voir avec le premier plan.
Comme dans un film de David Lynch, dont je sais que Michel est un inconditionnel absolu, comme beaucoup d’artistes d’ailleurs, ou du moins, le devraient.

Il nous montre l’utopie et la beauté de paysages urbains, mais également dans certaines toiles la dystopie qui peut exister parfois dans un même lieu, une forme de récit de fiction se déroulant dans une scène ou société imaginaire, dont les dysfonctionnements et anomalies y sont annoncés.
Mais tout en montrant de belles images dans lesquelles il fait preuve à nouveau d’une très grande maîtrise.
Certaines visions apocalyptiques, pour nous dire, même au travers de belles peintures, qu’il nous faut faire attention à la Planète sur laquelle on existe.
« Ars longa, vita brevis » comme le disait Hippocrate…
Peter Banner (Traduction de l’Anglais, Claire Beaumont)

CARCANAGUE Marie-Hélène

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Enigmes muettes, les traces, les empreintes et les cicatrices du temps m’interrogent et m’inspirent. Chaque surface raconte une histoire.
Je m’aventure dans les textures, les superpositions de couches, en transparence ou en épaisseur.
Entre abstraction et figuration, j’explore les mystères de l’être humain, espèce d’animal mal élevé, dans le biotope qu’il s’est créé. Dans ce monde en désordre, je m’évade aux frontières d’un univers imaginaire et fantaisiste.

HOCINE A

Enchevêtrements

Pour cette série de dessins je me suis intéressé à la représentation des arbres et plus particulièrement aux troncs, aux écorces et aux racines. Les croquis réalisés sur place ont étés retravaillés en atelier me permettant ainsi de m’approprier mais aussi d’interpréter ces formes évocatrices, puissantes et fantasmagoriques.

CLEVENOT Dominique

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Ma démarche photographique est en partie empirique. Plutôt que de produire des photos répondant à un projet préalablement défini, je cherche à me rendre disponible pour capter, au cours de mes déplacements, proches ou lointains, les images qui font écho à mes sensations ou mes sentiments intérieurs. Il s’agit souvent d’une forme de transfiguration du banal, une façon de faire dire aux images plus que ce qu’elles ne montrent.
Mais ce qui m’intéresse tout autant que la prise de vue et la production d’images, c’est la mise en relation de ces images. C’est là un travail second qui, en jouant sur la mise en espace — espace du livre ou du mur— et sur les rapprochements formels ou sémantiques, permet de produire des effets de sens ou des esquisses de récits offerts à l’interprétation du spectateur. Des récits ou des interrogations ?

BUSHIDO Gala

Carpe Koi (petit demension)

BIO:
ガラ
Gala Bushido est une artiste multidisciplinaire et multiculturelle.
Elle a commencé son chemin d’artiste par l’éducation classique aux Beaux Art en Russie dans les année 90s.
En 2005 elle apporte cette base solide en immigration, en France. Gala s’appuis sur ses connaissances, et sa maitrise de matière et supports différents. Elle ne cesse d ‘évoluer sur son chemin pas toujours facile. Le courage, les recherches, la prise de conscience et détermination sont ses complices.
Avec la finesse française et l’assiduité japonaise cette artiste avance avec des savoirs de langues étrangères, des codes culturelle et des symboles visuelles. Cela l’aide comme une carte de navigation.
Gala travail et crées en France mais elle ressente un lien intime avec la culture du Japon. Pour ce la elle signe ses œuvres en katakana – l’alphabet particulier phonétique : ガラ
Son but c’est de ouvrir via son art les frontière extérieures, mais sur tout ses propres frontière intérieur ainsi que celle de sa publique.
Gala transmet son savoir faire a travers ses expositions et ses projets pédagogiques.
Ses œuvres se trouve dans les collections privée en France, Allemagne, Russie, Lituanie, Hongrie, Israël, Grèce, Mexique et les Etats-Unis.

MANIFESTE:
A travers ma pratique artistique je poursuis mon Besoin Interne. C’est ma raison d’être.Il est impossible de rester sans parole. Et la parole est avant tout une langue. En cela, mon expérience en tant qu’immigrée est enrichissante. Je parle plusieurs langues. Je porte plusieurs langues. J’utilise plusieurs codes culturels. Je suis ambivalente. Je crée les dialogues et je communique au- delà des frontières: physiques ou culturelles.Je suis née et j’ai étudié en Russie. Je vie et je crée en France. J’évolue en permanence. J’expérimente en utilisant de nouvelles techniques, matériaux et langages. Je crée de nouveaux univers. Mon public sont des gens ouverts, curieux, portant leur regard autour du monde. Les gens qui prennent soin de Cosmos externe et interne. Les personnes parlant plusieurs langues au sens large du terme. Ma “Méthode du Hasard Mystique” contient plusieurs étapes: d’abord je crée des “taches” suivant la nature et l’intuition. Je les laisse se reposer, puis je les retravaille quand ils sont mûrs. Ou , plus tôt quand moi, je suis mûre! Le processus est semblable au rythme de méditation, la réunion du conscient et de l’inconscient. Pour cela je me sens particulièrement liée à l’art japonais avec sa philosophie, ses traditions spirituelles et picturales, culture du WABI-SABIPour moi c’est également important de prendre plaisir à l’acte de création. Plaisir de reconnaître et identifier des symboles, des personnages qui apparaissent presque spontanément au cours de la création. Ces symboles peuvent être “lu” et reconnus tant par moi-même que par mon public. Trouver les références en commun – c’est du bonheur! Je transmet par mon art mes sentiments profonds, pour cela la sincérité est un élément indispensable. Je fais confiance à mes spectateurs et je leur laisse un libre champ de l’Interprétation. Les matériaux et les supports utilisés sont accessibles, universels et écologiques. Souvent ils sont “cheap”, c’est volontaire. J’accorde une importance sur les thèmes actuels et les thèmes éternels: la paix, la voie spirituelle, l’écologie dans les termes larges, la Nature : la nature humaine, animale, florale… la Nature tout court.

PIMA

Pollen

Mon travail de sculpture consiste à déconstruire les masses pour mieux parler de l’entre-deux , ce rapport plein- vide qui met en tension notre volonté de mouvement. Sculptures en métal, du petit format au monumental, mes œuvres abstraites sont réalisées dans mon atelier à Layrisse dans les Hautes-Pyrénées (65).

SYLVESTRE-TRIAIRE Adeline

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Au-delà de ma licence en arts plastiques et de mes formations d’illustratrice (spécialisée jeunesse) et de graphiste, la pratique a toujours été présente, tel un fil rouge, dans ma vie. Cette citation d’André Gide définit parfaitement ce que je ressens : “L’art nait par surcroît, par pression de surabondance. Il commence là où vivre ne suffit plus à expliquer la vie.”
Aujourd’hui, je souhaite également placer la créativité et l’art au centre de ma vie professionnelle également, fraichement certifiée en art-thérapie (RNCP).

Pour cette édition, je choisis de ne vous présenter qu’une partie de mon travail : le dessin.

GAYRAUD Patrick

Patrick Gayraud utilise les matériaux qu’il découvre. Il construit, il agence avec des matériaux détournés : compressions d’appareils photo “jetables” devenant sculptures colorées, feuilles de rodhoïd devenant pellicules irisées aux images fantasmatiques, papier devenant relief de paysages incertains, un univers de couleurs, de contrastes, qui nous conduit quelque part du côté du rêve.

Visiter son atelier c’est aussi visiter un petit musée.

LABORIE ORTET Salomé

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Je m’intéresse aux moments où un lieu se décale ; quand il cesse d’être évident et quand quelque chose commence à bouger, même très peu. Ce point instable, juste avant la bascule.
Je travaille avec ce qui se superpose, avec ce qui traverse, avec ce qui glisse. Je m’attache à l’instabilité du lieu, à ce qui persiste sans s’imposer, à ce qui agit encore comme une mémoire de forme.
Le verre permet trois états de l’image :
L’image reflétée, où l’on se voit : la réalité en miroir.
L’image peinte : la transfiguration du réel, la réalité racontée, un récit.
L’image vue à travers, celle du lieu, celle du mur : la réalité brute, telle qu’elle est.
Le verre peut aussi être lu comme trois états du temps : passé, présent, futur.
Par sa transparence, il permet de voir toutes les couches en même temps. Tout s’interpénètre.
Un lieu-paradoxe, sans épaisseur, qu’on traverse pourtant. Comme un fantôme qu’on voit pourtant.
Ce qui m’intéresse, ce n’est pas la frontière, c’est la membrane, la friction, le glissement. L’état intermédiaire. Trop mince pour être vu, trop évident pour être pensé, toujours entre deux choses plus massives. L’endroit où ça se touche : le seuil.
Ma peinture se situe au point de contact entre mon corps et le monde, entre le geste et le retrait, entre l’action et la réserve. Je cherche la juste échelle en plaçant mes pièces là où je me placerais si j’avais à occuper l’espace.
Je travaille aussi avec des moments où un lieu de vie bascule, où il cesse d’être stable. Le seuil n’est pas habitable. Où sont les habitants d’un lieu quand il est en état de seuil ?

DONON Marianne

Au printemps de quoi révais tu JPG

J’ai découvert la mosaïque il y a plus de 20 ans et c’est presque instantanément que la mosaïque est devenue une passion !
Après avoir pratiqué en amateur pendant plusieurs années et réalisé quelques stages pour approfondir et perfectionner ma technique, j’ai pris en 2010, à l’âge de 50 ans, la décision d’en faire mon métier. Ma reconversion professionnelle d’alors est à la fois une décision mûrement réfléchie et un choix très spontané tant il m’apparaissait comme une évidence à ce moment de ma vie.

J’ai suivi une formation professionnelle dans un atelier de mosaïque , puis j’ai ouvert mon propre atelier en octobre 2010, l’Atelier de la Ronde des Tesselles (ART) en réalisant alors exclusivement des créations originales, toutes pièces uniques.

Mon activité s’est développée à mesure que je me suis sentie pleinement qualifiée pour assurer de nouvelles prestations : création et réalisation de mosaïques, cours pour particuliers, jusqu’à devenir moi-même organisme de formation (2013-2024).

J’ai progressivement créé mon style, féminin et géométrique, caractérisé à la fois par sa finesse et sa délicatesse, et par le travail constant sur les courbes et la diffraction de la lumière . Tous mes tableaux sont des pièces uniques et des créations originales.

Je ne cherche ni à reproduire ni à copier mais à exprimer. Ainsi je ne reproduis pas le réel, j’en évoque les émotions.

La transmission est pour moi une source inépuisable de satisfaction que ce soit la transmission du geste professionnel, la transmission de techniques ancestrales, ou la transmission des «  trucs et astuces » que j’ai progressivement développés…
J’ai ainsi progressivement trouvé un équilibre entre création et transmission, développant harmonieusement ces deux volets de mon activité indissociables l’un de l’autre dans ma démarche artistique.
A l’occasion des Arts en Balade, j’aurai le plaisir de témoigner en vraie grandeur de cette articulation permanente entre création et formation : des petits ateliers participatifs seront animés par d’anciens stagiaires de la formation professionnelle et des élèves loisirs qui se prêteront volontiers à l’exercice .

HEATH Sadhu

Liam

Ayant baigné dans un environnement créatif dès le plus jeune âge, la pulsion créatrice m’a toujours accompagné de manière protéiforme. Tout d’abord au travers du dessin qui a toujours été la base de ma pratique, puis, petit à petit, se sont incorporées une multitude de passions diverses, artisanat (vannerie, broderie, tissage), la photographie argentique, la micro-édition, le collage puis le graffiti, qui a occupé les 10 dernières années. J’essaye, dans ma pratique actuelle, de rassembler ces médiums sur un seul support, comme pour rassembler les parties de mon identité fracturée.

Mes influences viennent tout autant de ma formation théorique (licence d’arts plastiques), de mes voyages (Inde, Asie du sud-est, Balkans..) que de mon expérience de la rue par le graffiti. Les métiers que j’ai exercé dans le bâtiment m’ont aussi apporté des outils techniques, les objets que je fabrique sont donc en très grande partie faits main, les châssis, les cadres, et parfois les toiles sont faites dans une optique la plus artisanale et éthique possible.

J’explore des thématiques introspectives, sensibles et sociales en lien avec l’actualité politique, en essayant de mettre les victimes d’un système répressif et ceux qui le combattent au premier plan. Comme le graffiti est une voie qui offre aux invisibles de la société une opportunité de prendre la parole, il me semble être mon devoir d’utiliser cette visibilité au profit de ceux qui n’ont pas de voix.

RATURE Bébert

TALC VANITÉ ; 2023

Tout démarre d’une obsession tenace pour la ville.
Après des années de formations au carrefour des sciences sociales (sociologie, philosophie, économie entre autres) cette fascination s’est transformée par la pratique.
Toujours attaché à une diversité manifeste : Vidéo, micro-édition, performance scénique, et la photographie devenue remède compulsif.

Faire de l’objectif un filtre de la modernité urbaine. S’obstiner à déchiffrer l’environnement construit, réfléchir en image.
La ville mute en sujet sensible, en zone délicate.
Ses rythmes, ses matières, son quotidien se trouvent différentiellement transposées, assemblées comme une mosaïque faites de miroirs brisés.
Du béton, des reflets, des rues, des carreaux, des câbles.
L’espace bouge, se transforme, crée des survivances historiques, donne le vertige du sol.

Ce travail est constitué comme un rond point. Toutes directions. Une ouverture, un point de rencontre, toujours vers une destination possible.
Ce travail a une vocation, déjouer l’isolement, créer collectivement, faire croisement.
Alors, trouver une extériorité, sortir de la ville. Chercher des tensions dans le courant de l’eau, observer le vent qui transforme la forêt en flûte, revoir l’oiseau de feu.
La Ville. Toujours y revenir, à nouveau la vivre. Persévérer. En faire une nature morte.

UNTERREINER-GALABERT

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Il arrive une période dans son existence où donner un sens à sa vie professionnelle devient une priorité. Plusieurs déménagements furent donc l'occasion pour moi de réfléchir à mes fondamentaux et de me lancer dans la reconversion professionnelle.

Passionnée de dessin et de peinture depuis mon plus jeune âge, Je me suis tout d'abord inscrite à l'école des Beaux Arts de Bordeaux où j'ai pu suivre une formation de 4 ans. Puis à l'école des Beaux Arts de Toulouse où j'ai suivi des cours adultes.

De cette boulimie artistique est née mon envie de partager ce que je sais. C'est ainsi que l'Atelier Couleurs fut créé en 2012. Ce fut une révélation… dessiner et peindre mais aussi enseigner sont devenus essentiels à ma vie et à mon équilibre.

En 2020, J'ai ouvert mon propre Atelier Galerie en plein centre de Toulouse. J'y développe désormais ma pratique artistique tournée principalement autour de la ligne et de la courbe, au crayon, à la sanguine ou au fusain mais aussi au stylo ou au feutre en jouant avec le lâcher prise et la largeur des traits. Je donne également des cours de dessin et de peinture aux adultes et aux enfants, j'organise des séances de modèles vivants et je loue parfois le lieu à d'autres artistes pour des expositions éphémères.

KOWSKI

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Kowski réalise des collages, en récupérant tout ce qui peut être collé dans les magazines, dépliants, affiches, mais aussi avec des matériaux (bois, verre …).
De là il assemble les pièces trouvées jusqu’à ce qu’un message fort s’en dégage soit en détournant le message d’une photo déjà existante, soit en créant totalement un visuel, ou soit en créant en 3D de toute pièce la structure d’un ensemble abstrait. Il utilise plusieurs outils et techniques de découpe, avec plusieurs matières et façons de coller. Il conçois dans le but de faire réagir par rapport aux messages que véhicules des images distinctes qui se retrouvent finalement assemblées et donc liées entre elles. Ses collages laissent la porte ouverte à une ébullition de matière grise, il créer soit pour véhiculer un message impactant ou bien pour transmettre un imaginaire plus abstrait et plus ouvert à l’anarchie des pensées.

CHARRIÉ Zabel

Zabel Charrié - fantômes des origines

Je m’intéresse, tant au niveau théorique qu’au niveau plastique, aux notions d’identité et de corporéité, dans toutes leurs dimensions (intime, psychologique, organique, sociétale, sociale, politique, symbolique, historique…)
J’explore les sphères du corps physique, du corps psychique et leurs imbrications : le rapport corps-psyché.
Les techniques utilisées vont du dessin traditionnel à l’image numérique en passant par l’expérimentation et le développement de procédés personnels comme le dessin par la brûlure ou l’utilisation de matériaux récupérés, naturels ou artificiels et la recherche d’effets de profondeur.
Actuellement, je me penche sur  les notions de mémoire et de transmission, notamment familiales : l’influence consciente ou inconsciente sur nos existences de l’histoire, sue ou tue, des parents, des vivants et des disparus.
Ce qui ne m’empêche aucunement d’aller explorer d’autres sphères, pour peu que je pense avoir quelque chose à y apprendre, à y apporter ou à en dire.

MLG

Photo de Présentation MLG

Je m’appelle Maxime Le Guyader connu sous le nom d’artiste MLG, je suis peintre émergent et jeune sculpteur de 33 ans résidant à Muret en région toulousaine.

Je qualifierais mon travail de brut et impulsif. Je peins des œuvres pour la plupart inspirées par les anciennes tribus/civilisations, ou par la préhistoire.
Ce sont des sujets qui me passionnent depuis toujours et qui, selon moi, replacent l’être humain au cœur de son environnement naturel et des enjeux auxquels il doit faire face aujourd’hui.

En découle des œuvres instinctives donnant vie à de multiples visions, interprétations et conversations sur de nombreux sujets tels que la place de l’homme dans la société, son impact sur la nature, la préservation et la protection des anciennes cultures allant même jusqu’aux origines de l’être humain en général.

Je m’inspire de l’environnement qui m’entoure et je l’interprète sur la toile, le carton ou le papier.
Comme nos ancêtres, j’utilise des matières que je trouve à l’extérieur, dans la nature, comme par exemple des pigments de pierres ou des plantes infusées entre autres.

À travers le geste, la répétition, j’essaie de faire ressortir une mémoire archaïque. Je ne cherche pas un résultat précis, je laisse faire mon instinct.

L’art est le premier langage, et c’est celui-là même que j’exprime dans mon travail, un langage brut.

JEANDET Stéphane

Lino Pylone - Stephane Jeandet

Formé aux art graphiques, je pratique depuis une dizaine d’années la technique de la linogravure : un procédé de gravure en relief ou taille d’épargne.

Concrêtement, ça consiste à retirer de la matière sur une plaque de linoléum, à l’aide d’une gouge, pour laisser uniquement le motif à encrer.

J’utilise une plaque de lino par couleur, je fabrique mes couleurs à partir d’une gamme d’encres à l’eau. L’impression s’effectue à l’aide d’une cuillère à soupe, d’un baran ou d’une presse manuelle.

Le résultat est que chaque tirage est unique, du fait des variations de pression et de la combinaison des couleurs. J’aime la linogravure pour son impression artisanale, ses imperfections aux résultats poétiques.

GRANIÉ Virginie

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La photographie est pour moi une passion née dans l’enfance, peut-être le jour où j’ai remporté mon premier appareil photo en plastique lors d’une fête foraine. Je crois que j’y ai découvert une manière de voir, de détacher, de choisir aussi certainement. Vers 14 ans, j’ai eu mon premier reflex, et c’est plus tard, à l’université, que j’ai rencontré le monde du laboratoire photo. Dans les années 2000, j’ai décidé d’y consacrer plus de temps et j’ai suivi une année à l’ETPA en parallèle de plusieurs ateliers menés par Jean-Luc Aribaud.
Depuis une vingtaine d’années, je fais également partie du collectif de photographes « VERTIGE », un espace de partage et de création qui alimente mon regard.
Je pratique la photographie de manière intuitive en explorant plusieurs univers, de la photo de rue à de la photo plus plasticienne et en utilisant diverses techniques comme la surimpression, les tirages spéciaux, les cyanotypes. J’aime métamorphoser l’image, la rendre plus énigmatique.

Cette année je voudrais faire découvrir une série de cyanotypes sur laquelle je travaille actuellement sur le thème du souvenir, de la mémoire – l’image principale sera modifiée lorsque je serai plus avancée.

BARRUOL Isabelle

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La peinture, mon premier objet d’expérimentation, s’est progressivement enrichie de nouvelles pratiques artistiques entre atelier et nature, telles que les installations, la photographie, la gravure ou la céramique. C’est ainsi que mes recherches sur la Trace et la mémoire ont trouvé de nouveaux développements avec les estampes et les cyanotypes, empreintes d’encre et de lumière.
Aujourd’hui de nouvelles séries déclinées transversalement dans divers médiums viennent prolonger ce travail -les séries Horizons, Nuages, Flous, Minéralités ou Spleen. Elles construisent ensemble un univers artistique onirique et contemplatif qui interroge notre relation au monde vivant et résonne avec les enjeux écologiques contemporains.

L’installation présentée associe minéraux et céramiques composés ensemble par contact, empilements ou adossements. Dans le contraste ou la gémellité, ces éléments dialoguent comme autant de fragments d’un paysage élargi, beaucoup plus vaste, en hors champs. Les objets ramassés -ici des pierres- deviennent des unités fondamentales du paysage parcouru, un plus petit commun diviseur qui relie le détail à l’ensemble, le geste intime à l’étendue du monde. Le minéral, brut et originel, rencontre la céramique, objet façonné mais parfois volontairement laissé dans une apparente rudesse. De cette confrontation naît une réflexion sur l’origine des formes, la mémoire des matières.
Des gravures et monotypes présentés en regard viennent documenter librement la lecture de l’installation, telles des planches d’observation, des étapes de recherche.

COMBRET Guillaume

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Ingénieur de formation, je consacre mon temps libre à une pratique artistique au sein du collectif La Poudrière, qui m’offre un espace de création et des échanges enrichissants où je dispose de mon atelier.
J’explore les possibilités offertes par des matériaux bruts, rouillés ou détournés que je sublime par la couleur.
Mon travail s’inspire de mon enfance passée au cœur d’une exploitation agricole, où les objets usés et les traces du temps m’ont toujours fasciné. Aujourd’hui, je réutilise ces fragments du passé — clés oxydées, pièces métalliques, farine, sachets de thé, sable, pigments… — pour créer des œuvres où la rouille, les réactions chimiques et les mélanges imprévisibles dessinent des paysages à la fois organiques et poétiques.
Chaque toile est le résultat d’un dialogue entre la matière et le temps, où le hasard devient une part essentielle de la composition.
Je suis Guillaume Combret, artiste peintre, curieux et autodidacte.

SINGULIÈRES66 – DAT Hélène

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Mes sculptures naissent d’un territoire fragile, où l’équilibre est instable et le mouvement suspendu. Les personnages que je façonne avancent sur un fil invisible, précaire. Je travaille le métal, la résine, le plâtre, comme on assemble des fragments de récits. Ces matières dialoguent, se frottent, se répondent, portant en elles la mémoire du temps et de la transformation.
Artiste autodidacte et plurielle, mon parcours est guidé par la curiosité et l’expérimentation. J’avance sans carte, attentive aux accidents, aux détours qui ouvrent des chemins inattendus. Chaque sculpture devient un espace de recherche poétique, une traversée silencieuse où le corps, en équilibre instable, raconte la fragilité, la résistance et la beauté du vivant.

DUPLOUY Claire

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Oeuvres oniriques et poétiques à l’aquarelle, des paysages imaginaires et des souvenirs colorés et remplis de lumière.

COUSIN Richard

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Travail en cours sur la lumière, l’interaction fluorescente, le portrait, les paysages et leurs superpositions.

Rio

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À travers une pratique transversale qui embrasse une diversité de médiums – livres-objets, peintures à l’huile, aquarelles, pastels, sérigraphies, cyanotypes, estampes, j’interroge les seuils et les interstices : entre l’image et son hors-champ, entre le réel et la fiction. Mon travail explore les traces du temps et du passage, ces moments de transition où tout peut basculer, où l’ordinaire vacille vers l’étrange.
La question du visible et de l’invisible traverse ma recherche : liens imperceptibles qui sous-tendent les relations, tension entre présence et absence, entre apparition et effacement. Le temps semble suspendu, laissant émerger une autre danse du réel.

Inspirée par mon environnement quotidien, j’en détourne la perception pour ouvrir un espace où les repères se troublent. Les paysages que je compose oscillent entre lumière, brumes et ombres grandissantes. Les arbres deviennent des présences vibrantes, tandis que l’humain, lorsqu’il apparaît, n’est qu’une trace fugace, un témoin éphémère face à la majesté d’un monde qui le dépasse.
Dans certaines séries, les humains apparaissent comme des silhouettes, et tout ce qui participe à son anonymat est utilisé, afin qu’ils deviennent des espaces de projection.

GIRAUD Lix

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Lix Giraud est une artiste plasticienne et graphiste originaire d’Argentine.

Depuis son plus jeune âge, elle développe une pratique picturale intuitive où la couleur devient un langage vivant, vibrant et profondément émotionnel. Profondément inspirée par la nature, ses paysages, ses cycles et ses métamorphoses, elle puise dans le monde organique une source constante de recherche et de contemplation. Son travail oscille entre abstraction et évocation de paysages intérieurs, explorant les vibrations invisibles du réel et invitant le regard à se laisser traverser par des textures sensibles et des rythmes subtils.

Après avoir suivi des études d’ingénierie et travaillé plusieurs années dans ce domaine, elle a décidé de suivre son rêve et de développer sa pratique artistique à temps complet.

Lix partage aujourd’hui son univers à travers des expositions, des ateliers artistiques et des stages de peinture en français et en espagnol.

LOMBARD Elisabeth

"La bataille selon" | Extrait | Technique plurielle.

Alors que s’impose à nous l’importance d’un nouvel exotisme de proximité, Elisabeth LOMBARD est un peintre sans racines tisseuse d’univers oniriques et protéiformes.
Ainsi réinventé ce Voyage intérieur oscille entre maniérisme et tribalité, rythmé par un répertoire de figures imprimées sur papier calligraphie. Animal aux yeux d’humains, humains indifférenciés au menton-galoche.
Sur la toile rendue plus explicite à force de traits, pas de narration préparatoire, le peintre travaille sans filet. L’esquisse sous le jeu des motifs récurrents est indissociable des effets qu’elle entraîne, encres bues sur marouflages, fusain mouillé, estompes de craies sèches, indigo cru, pierre noire …

VALETTE Claudine

Livre "Reflets"

La nature et la danse sont pour moi des sources de créativité, de beauté, d’apaisement, de mystère. Leur caractère éphémère évoque notre fragilité, et leur puissance, nos ressources de vitalité et de résilience.
La technique de l’estampe japonaise me relie à la nature par le contact avec la matière (bois gravé), l’ économie de couleurs (un bloc gravé par couleur) incitant à l’équilibre et l’harmonie. La déclinaison d’un même motif en couleurs différentes suggère diverses ambiances, renforcées par les nuances de l’impression manuelle.
Transmettre un savoir-faire ancestral par-delà les continents, n’en a que plus de valeur dans mon attachement pour cette technique artisanale.
Quant à l’expression de la danse, la technique du monotype, trace fugace et aléatoire, me paraît plus appropriée.
J’aspire dans mes livres d’artiste, ouvrages uniques, intimes ou déployés, à naviguer entre gravures, dessins, poésie, sur des supports différents et papiers artisanaux et délicats.
J’invite à poursuivre ce voyage sous forme de grands panneaux composés d’estampes cousues sur tissu léger et transparent, flottant à la lisière du rêve et du sensible.

RIBES Marie-France

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Autodidacte, j’ai commencé à peindre à l’âge de 16 ans. Pour moi, la peinture est le fil conducteur de l’expression de mes sentiments les plus profonds depuis plus de 40 ans.
J’utilise différents médiums (huile, acrylique, encre, techniques mixtes) pour créer mes paysages intérieurs.
Mes peintures sont une anamnèse de visions, perceptions et d’émotions… Dans le hasard d’un geste, trouver la forme qui contiendra l’émotion .

CARNEVALE Marie

Pot de Langues

« Le temps, le reste, l’héritage, voilà ce qui me met en route.
Quand à la forme, je suis dans le plaisir du faire et l’exploration de la sensualité des matériaux.
Les évènements qui jalonnent ma vie, nos vies, entrent en résonnance avec ma pratique artistique.
De fait, l’humain m’intéresse jusqu’aux traces de son absence et je me suis naturellement emparée du crâne.
Impudique et fascinant, il est une représentation de l’humain, autoportrait universel et objet d’art en soi.
« Memento Mori » !
En m’appuyant sur le vocabulaire de la Vanité, j’emploie un procédé formel utilisant un motif comme outil
visuel (crâne humain, grains de riz, mouches, racines) et lui applique le langage du hasard, du
dépouillement et de l’accumulation jusqu’à la saturation et exprime ainsi une mesure du temps. Je me sers
de différents médiums pour explorer la forme accumulative d’un même motif. La peinture, le dessin, la
gravure, la collecte photographique, le moulage, la céramique et la broderie nourrissent ma réflexion sur la
perception de notre temps contemporain.
Je vais à mon pas pour aborder le rivage d’une phase méditative dans le silence et la lenteur. »
Marie Carnévalé, vit et travaille à Toulouse. Elle s’est formée auprès du peintre Alain Corret en
fréquentant l’atelier de dessin de modèles vivants à l’école des Beaux-Arts de Toulouse ainsi qu’auprès du
peintre Bertrand Meyer-Himhof à l’atelier « Couleurs » de l’université de Toulouse Le Mirail

SORBAC Marie-Laure

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Depuis plus de trente ans, Marie-Laure Sorbac pratique la photographie.
En France, où elle passe ses vingt premières années, elle s’intéresse aux mots sous toutes ses formes.
Inventer, mettre en scène, faire parler ; les plumes qui courent sur le papier sont les créations inconscientes de ses pulsions.
Les mots sont ses images.
Dans les années quatre-vingt, elle s’installe à New York pour quelques mois. Elle y restera quatorze ans.
En 1989, elle obtient son diplôme de photojournalisme à la City University de New York (Baruch College), avec mention honorifique et distinction. Elle atteste de son intérêt à raconter des histoires.
Ses images, à la fois sociales, documentaires, et surréalistes parlent de perception et de représentation.
Elles interrogent féminité, identité, créativité.
Marie-Laure Sorbac s’intéresse à l’humain, son corps, ses fantasmes, son éducation. Elle cherche à rendre visibles nos dualités intérieures et extérieures.
Elle dialogue avec Lisette Model, Diane Arbus, Robert Frank, Duane Michals, Man Ray, Hans Bellmer, Viviane Sassen… Tout est prétexte pour parler de : construction mentale et physique.
Ses images sont des mots que l’on pose sur une page, des images qui vous parlent.

SENTOU Philippe

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Philippe  Sentou  est né à Toulouse en 1954. Passionné très jeune par l’art, il commence à peindre à l’âge de douze ans.
Un passage aux Beaux-Arts de Toulouse, des rencontres et des amitiés avec des artistes, des voyages, notamment au Mexique, ont eu une grande influence sur son travail.
Le séjour de cinq ans au Mexique, avec des retours réguliers dans ce pays, a été décisif, de par la culture, la gastronomie, les rencontres, mais aussi l’observation de la faune et de la flore locales, l’Histoire Naturelle étant une passion.
Influencé par le courant du “Réalisme Magique” très présent dans ce pays,  il y fait plusieurs expositions.
Depuis quelques années, son travail passe davantage par l’observation du monde naturel et ses merveilles menacées, qu’il restitue par un langage simple et poétique.

LAVIE Maxime

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Dans son travail, centré sur la peinture figurative, Maxime Lavie mobilise un lexique visuel très varié principalement constitué de personnages tirés de leur réel, de scènes trompeusement réalistes – qui convoquent une part de mystère – d’architectures urbaines, de paysages énigmatiques, de regards plus profonds, contemplatifs, d’une présence animalière déroutante, et parfois même de quelques objets volants non-identifiés. C’est une œuvre qui, au-delà de l’énergie qu’elle expose, renvoie aux notions de contemplation solitaire, de bonheur mélancolique, de désorientation temporelle laissant une impression de déréalisation légère, entre conscience et rêverie, comme une mise à distance du “chaos des choses et des hommes” comme l’écrit Michel Serres. Une œuvre qui propose, par ailleurs, une grammaire picturale qui s’enrichit d’une série à l’autre, avec ses contours mêlés, ses accents esquissés, ses réserves, ses superpositions de fines couches et de glacis prononcés, sa palette complexe et vive, tout en préservant un langage plastique constant qui rend hommage tant à l’exaltation, la spiritualité et l’imaginaire des peintres Romantiques, aux “beaux traits” des dessinateurs des années 70-80, qu’à une radicalité politique contemporaine issue de la Figuration narrative de 1968 !

PINEL Xavier – XP

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Ma pratique artistique explore et met en scène le concept de réalité. Au moyen de peintures, gravures, sérigraphies, vidéos, installations ou performances, je décompose et recompose les éléments qui façonnent notre perception du réel. Si notre conscience semble en être l’architecte, elle s’appuie néanmoins sur un consensus partagé qui dépasse largement notre expérience individuelle.
Dans notre rapport au monde, nous oublions souvent les limitations propres à nos sens, les biais du langage ou encore les repères du temps et de l’espace.
Ces zones aveugles sont au cœur de mon travail.
Ainsi, une scène peut être fragmentée dans une peinture en autant de points de vue qu’il y a de personnages, fissurant l’illusion d’une perception commune.
Dans des vidéos ou des sérigraphies, l’espace et le temps peuvent permuter, créant une impression de simultanéité qui questionne les liens de cause à effet.

Plusieurs installations vidéo mettent en scène une intelligence artificielle. Elle peut y errer dans la campagne ou jouer à l’écrivain. En miroir, les failles de notre appréhension conceptuelle du réel semble s’y révéler. Enfin, en jouant de la représentation dans la représentation, mes performances questionnent le caractère fictionnel de notre relation au monde.
Mon travail cherche à rendre visible ce que nous tenons pour acquis : les filtres et conventions qui organisent notre expérience. Notre réalité n’est peut-être qu’une mise en scène parmi d’autres possibles.

GOUEZ-MANHES Christine

Origine - 100 x 100 cm C. Gouez-Manhes

Artiste peintre et graveur, j’explore le minéral comme une matière vivante, dense et vibrante. Mon travail, nourri par la poésie de Guillevic, avec qui je partage des racines bretonnes, s’attache à la présence de la roche, à sa force silencieuse et à sa verticalité, essentiellement sur grand format. À travers une palette volontairement resserrée — noirs, gris, bleus— la lumière affleure par strates et tensions. La pierre devient surface d’inscription, presque peau, révélant fractures et respirations. Elle porte en elle une idée de résilience : celle d’une matière éprouvée mais résistant au temps. Je cherche moins à représenter un paysage qu’à en faire éprouver la densité en accompagnant la matière, encres, acrylique et huile. Mes tableaux deviennent ainsi témoins de tempêtes intérieures, d’une énergie brute et d’apaisement par les jeux de lumière qui s’infiltrent à travers les failles.
“Travailler sur la pierre, le roc, les rochers, les parois,
Sonder l’insondable,
Extraire la nervure, l’accompagner, la sublimer,
Revenir aux origines,
Au magma en fusion,
A la compression,
Aux falaises qui enferment
ou bien qui nous libèrent en offrant perspective.”

En gravure taille douce, si le sujet des roches reste présent, j’adopte une approche plus figurative mêlant pointe sèche, eaux-fortes, aquatintes, gravures au sucre et prochainement manière noire. J’y reprends également des portraits, accentuant les accidents, oscillant entre force et douceur.

NICOLAS Julien

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Ma pratique aujourd’hui se concentre sur deux médiums, le dessin et la photographie. Ceux-ci dégagent un questionnement, un intérêt pour la composition, l’espace et le gris.
La photographie traduit mon expérience du quotidien, du banal, un regard posé sur ce qu’on voit mais qu’on ne regarde pas. Le point de départ du travail est une exploration d’un espace commun mais pourtant singulier, basée sur une contrainte simple qui varie selon la spécificité de l’espace choisi. Ma photographie ne parle pas de photographie, elle met en place des liens avec les autres mediums. Au travers du cadrage, de l’angle de prise de vue, de la distance avec le sujet, je joue avec la notion de picturalité, de matérialité, de composition, de mise en scène, du statut des objets et d’autres encore.
Le dessin et le rapport que j’entretiens avec ce médium m’a conduit à un constat qui stimule et renouvelle mon intérêt pour lui à chaque instant. Chaque expérience du dessin est l’occasion de jouer sur un équilibre, de le déplacer comme deux champs qui testeraient les limites de l’autre, et d’établir les nouvelles frontières de leur coexistence. Et cela se passe à plusieurs niveaux : sur un plan plastique, sur un plan sensible, sur un plan théorique.

JOHANNA-LISA

Fleurs du mal main 2

A travers la notion d’entrechamps, mon travail propose de créer un lieu de communication entre nature, onirisme et réel. Mon but n’est pas tant la maîtrise du paysage que l’escapade picturale qu’il suscite. Matière et lumière permettent d’éprouver le pouvoir de la couleur et ses enchaînements narratifs. Les zones de non-figuration, ainsi qu’une quasi-permanence de l’élément floral, génèrent une tension qui donne son cadre à la toile. Mais l’escapade reste hors-champ. Jalonnée de micro-événements plastiques, elle est mystérieuse et permet d’interroger notre rapport au monde.

SANSO Lola

Croatie - Duo de zvoncari

Au cœur de l’hiver 2023, je suis partie à la recherche de carnavals cachés dans les montagnes, ou au creux des vallées de l’Europe de l’Est, guidée par le désir de trouver l’universalité parmi les Hommes, celle qui fait tomber les frontières visibles ou invisibles. Carnavals, fêtes votives, célébrations religieuses, sont fait de la même essence et se nourrissent de la même ferveur : celle qui crée du lien, une affinité magique, spirituelle.

Cette année-là marque un changement dans ma pratique de la photographie. Dès lors, elle devint un appui pour partager les expériences que j’ai vues et vécues, devenant un support pour raconter des histoires mêlant dessins, sons et costumes. Elle devint aussi une quête : Comment bien regarder ? Comment partager avec justesse ces expériences ? Comment, sans tomber dans le spectacle, ni l’attendu ?
Ce sera en aiguisant ce regard, qui cherche à faire éprouver une émotion, une sensation. Une vision qui aspire à dépasser le seul plaisir scopique – ce plaisir de regarder passivement un sujet qui devient alors objet, perdant toute son aura, toute sa complexité ; Un œil qui se réfléchit et se questionne aspirant à montrer autrement les sujets photographiés.

ESSA ALLAIN Serge

« Je lutte pour un art libre et métissé, à la pensée multiple. J’explore un univers dans l’improvisation et la prise de risque. Mes démarches graphiques, calligraphiques ou numériques résultent du dessin instinctif. Il s’agit de rendre sensible par l’image divers instants attachés à des moments et lieux prioritaires. Comme une respiration, gestes et contemplation se succèdent ou se superposent. »

Artiste peintre et sculpteur, Serge Allain dit ESSA, fait de la peinture engagée et mise sur les rapports humains. Son travail d’observateur le mène de Paris à l’Algérie, des Antilles à la Réunion puis aux Comores et se poursuit à Toulouse. La photo fixe la mémoire et constitue la matière première de ses travaux.

Archivé: PUJOL Mathieu

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Mathieu est un artiste
Toulousain qui parcourt la France et le monde pour capturer ses images. Sa passion pour la nature remonte à son plus jeune âge. D'abord fasciné par les insectes, il oriente naturellement son parcours vers l'entomologie. Pourtant, à la fin de ses études, c'est en tant que responsable d'une réserve ornithologique qu'il débute sa carrière.

Photographe amateur depuis l'adolescence, il découvre rapidement que cet art le passionne profondément. En 2008, il devient lauréat de la Fondation Jeune du Crédit Agricole Toulousain, ce qui lui permet de réaliser son premier reportage au Kenya. Son objectif : créer une exposition pédagogique pour sensibiliser le public à l'importance de la préservation de la biodiversité. L'exposition sera accueillie pendant plusieurs mois au Muséum d'Histoire Naturelle de Toulouse.

Convaincu d'avoir trouvé sa voie, il fonde sa société de photographie début 2009.

En 2018, il franchit une nouvelle étape en ouvrant sa première galerie photo, où il propose à la vente ses œuvres sous forme de tirages d'art limités, numérotés et signés, ainsi que des reproductions et des livres photo.

Aujourd'hui, après plus d'une centaine de reportages aux quatre coins du monde, de nombreuses collaborations avec des magazines et plus de 150 000 visiteurs cumulés sur ses expositions, Mathieu continue de cultiver et de partager sa passion, que ce soit dans sa galerie ou lors d’événements extérieurs.

Archivé: SIERPINSKI Jacques

Jacques Sierpinski est photographe indépendant depuis 1978. Il vit à Toulouse et mène une recherche personnelle sur le territoire et la mémoire

Archivé: JAFFART Nathalie

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Je suis venue à la céramique il y a maintenant 17 ans après avoir fréquenté différents cours et ateliers de peinture et aquarelle à Paris. Un jour, j’ai mis les mains dans la terre et je n’ai pas pu les en retirer …
J’ai acquis ma technique à force de pratique dans divers ateliers et je me suis installée à mon domicile depuis 12 ans en ayant suivi notamment des stages auprès de Marc Uzan pour les recherches d’émaux haute température et la pratique du Tour. Je continue une autre activité professionnelle tout en proposant des stages de raku. Cela me donne le confort de respecter mon propre rythme de création sans pression.

Je suis en quête de formes uniques, simples, douces et pures qui participent à créer et influencer un espace de vie. Mes voyages intérieurs nourrissent mes inspirations qui prennent leur source dans l’univers animal ou végétal. L’environnement urbain et architectural oriente également mes créations. La matière prend forme par des gestes ancestraux, précis et méditatifs avec des possibilités infinies mais paradoxalement c’est la terre qui décide et impose toujours ses limites ….

Archivé: MOND Mina

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Née en 1974 à Strasbourg.
Son œuvre qu’elle définit comme du “naïf noir” apparaît comme mystique et mythique, envoûtante et sombre, pieuse et païenne, spirituelle et spontanée ne peut être embrassée sans rencontrer ce personnage charismatique et fascinant et son parcours hors-normes.
Née avec une malformation cardiaque rare, Mina Mond fait à l’adolescence l’expérience de mort imminente (EMI) et se tourne vers la foi. Si la timidité l’empêche de devenir pasteur, elle lui ouvre les portes de la création, comme une catharsis, et sa première grande série d’ex-voto relie cette foi à son travail pictural.
Des histoires qui apparaissent dans son esprit comme des sortes d’illuminations, en marchant dans la nature et en écoutant de la musique, créant ainsi un état altéré de l’esprit. Un procédé issu de sa longue pratique de la voyance et du spiritisme, utilisé aussi pour se soigner. La pratique du tambour chamanique qui vient compléter sa quête de spiritualité.
Peintre, graveuse, dessinatrice Mina Mond est une artiste visionnaire. Elle peint des fresques épiques, minutieusement remplies, ses images archétypales deviennent cheminement en temporalité. Proche de l’Outsider Art avec son œuvre catharsis, elle décrypte le monde par le biais du folklore et des mythes universels.

Archivé: CLEVENOT Dominique

Ma pratique photographique relève en grande partie de la cueillette. J’aime saisir ce qui, au détour du hasard, arrête mon regard dans la réalité environnante. Ça peut être un objet abandonné, un détail architectural, une lumière particulière, une ombre ou un simple jeu de formes, des éléments ordinaires que la saisie photographique permet, notamment par les choix plastiques ou les effets du cadrage, d’extraire du banal.
Une question qui traverse la plupart de mes photos est celle de l’absence : peu de personnages, de mouvement ou d’action, mais des d’espaces généralement vides, des objets silencieux et, souvent, une absence de tout contenu explicite.
Dans un second temps, ces images constituent pour moi un matériel dans lequel je puise pour produire des possibilités de lectures diverses : des micro-récits, des ellipses poétiques ou encore des sortes d’énigmes offertes à l’interprétation de chacun.
Je m’intéresse en effet à la façon dont les images peuvent communiquer entre elles : comment deux photographies peuvent dialoguer, du point de vue de la forme comme du contenu, ou comment une photographie peut prendre une signification particulière dans son voisinage avec d’autres.
Ces questions se posent notamment lorsqu’il s’agit de savoir ce que l’on fait des photographies (scénographie d’exposition, installation sérielle, mise en page, édition, etc.). Les images accumulées peuvent ainsi constituer le matériau d’un propos qui n’a pas toujours existé au moment de la prise de vue. Mais cette relecture des photographies engrangées ne peut-elle pas, aussi, révéler des significations qui étaient déjà présentes dans les images, bien que non intentionnelles ?

Archivé: GARRIGUE Alain

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Alain GARRIGUE se définit lui-même comme un « imagier » : il est peintre, auteur de bande dessinée, écrivain et professeur aux Beaux-Arts de Carcassonne. Sa peinture affirme l’alliance de la figuration et de l’abstraction, du signe et de la couleur, de la lecture et de la vision.

Archivé: PINEL Xavier – XP

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Xavier Pinel est un artiste plasticien qui vit et travaille à Toulouse. Dans sa pratique, il questionne la perception du réel à travers la fiction et inversement. Comme ses pairs, il fait dialoguer les techniques anciennes et nouvelles. Images fixes et images en mouvement apparaissent aussi bien en peinture,
photographie, vidéo et installation. La même image peut subir d’infinies traductions. Ces réversibilités sont au cœur de la réflexion de l’artiste. A force de démultiplier les dimensions et les sens, est-il possible de mieux mesurer notre perception ? Pouvons-nous atteindre une forme de vérité, d’absolu… ?
Cet « enjeu perceptif » questionne aussi « un enjeu artistique ». Quel est le statut de l’objet produit par l’artiste ? Et lorsqu’il délègue son geste créatif à une machine, à une intelligence artificielle, quel est cet objet ? Est-ce une œuvre… ?

Archivé: LOMBARD Elisabeth

"La dame blanche". 80 x 80 cm. Sur toile de lin.

Alors que s’impose à nous l’importance d’un nouvel exotisme de proximité, Elisabeth LOMBARD est un peintre sans racine tisseuse d’univers oniriques et protéiformes.
Ainsi réinventé, ce Voyage créatif oscille entre maniérisme et tribalité, mené par un répertoire de figures imprimées sur papier calligraphie ; animal aux yeux d’humains, humains indifférenciés au menton-galoche.
Sur la toile rendue plus narrative à force de traits, pas de croquis préparatoires; le peintre travaille sans filet. L’esquisse sous les effets de motifs récurrents est indissociable des effets qu’elle entraîne : encres bues sur marouflages, fusain mouillé, estompes de craies sèches, indigo cru.

Archivé: TONCÉ

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Après une vingtaine d’années de Graffiti, le travail de Toncé s’oriente maintenant vers des compositions graphiques sur toiles donnant la part belle à la couleur. Couleurs mélangées, enchaînées, liées…
Douceur des courbes, tranchant des lignes, subtile alternance rythmée par de fines traces noires.

L’impact… maître mot de la recherche graphique de Toncé nous rappelle que l’Art n’est qu’impulsion et réalité …

Archivé: SEVESTRE Lydie

Parler de mon travail est compliqué sauf à dire que ce n’est pas un travail mais un plaisir sans cesse renouvelé . Le chemin qui mène de cette matière molle , informe et salissante en pièces solides , propres , voire belles me passionne et m’enchante .Depuis bientôt vingt ans que j’essaie d’apprivoiser ce matériau grâce à différents stages, ateliers et expériences personnelles, les merveilleux gâteaux de gadoue de mon enfance prennent forme et parviennent à traduire
mon imaginaire. L’exploration de différentes textures , de mélange de matériau (bois, métal etc…)

Les contraintes des thèmes imposés dans certaines expositions, permettent à l’imagination de s’envoler, à ma curiosité de continuer à expérimenter, et me confortent dans mon refus de m’enfermer dans un style alors que j’ai la chance de travailler une matière qui offre tant de possibilités.

Archivé: ESSA ALLAIN Serge

« Je lutte pour un art libre et métissé, à la pensée multiple. J’explore un univers dans l’improvisation et la prise de risque. Mes démarches graphiques, calligraphiques ou numériques résultent du dessin instinctif. Il s’agit de rendre sensible par l’image divers instants attachés à des moments et lieux prioritaires. Comme une respiration, gestes et contemplation se succèdent ou se superposent. »

Artiste peintre et sculpteur, Serge Allain dit ESSA, fait de la peinture engagée et mise sur les rapports humains. Son travail d’observateur le mène de Paris à l’Algérie, des Antilles à la Réunion puis aux Comores et se poursuit à Toulouse. La photo fixe la mémoire et constitue la matière première de ses travaux.

Archivé: ROMAN Lula

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Je travaille essentiellement à l’huile. Le voyage, la nature, les réunions sociales, sont souvent sources de mon inspiration. Aujourd’hui je continue mon travail sur le mouvement et les motifs, donnant au corps une sensualité parfois oubliée à cause du conditionnement social où la perfection du corps perd toute humilité et naturalité. Les corps présents, les corps absents dans leur profonde beauté originelle. Un regard poétique et coloré. Parfois légère, parfois sauvage, souvent intime, l’expression de ces corps révèle une subtile sincérité.

Archivé: HAVARD Fabienne

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Mes œuvres s’organisent autour d’une recherche graphique qui s’est développée depuis quelques années sur une recherche en alchimie. La symbolique alliée au travail du trait organise désormais et architecture mes expositions dont un rouleau de plus de trente mètres au total est la colonne vertébrale. Il décline les expressions des règnes, ainsi que les quatre éléments. Basé sur un travail d’introspection, une quête philosophique exigeante, basée sur les lectures de Bachelard, Bergson et les philosophes antiques, mes toiles font partie de cette geste qui se construit au fur et à mesure de l’élaboration des tableaux peints uniquement en noir, blanc et rouge, les trois couleurs des trois œuvres alchimiques. Une recherche persévérante et joyeuse de la quintessence.

Archivé: GRANIÉ Virginie

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La photographie est pour moi une passion née dans l’enfance, peut-être le jour où j’ai remporté mon premier appareil photo en plastique lors d'une fête foraine. Je crois que j’y ai découvert une manière de voir, de détacher, de choisir aussi certainement. Vers 14 ans, j’ai eu mon premier reflex, et c’est plus tard, à l’université, que j’ai rencontré le monde du laboratoire photo. Dans les années 2000, j’ai décidé d’y consacrer plus de temps et j’ai suivi une année à l’ETPA en parallèle de plusieurs ateliers menés par Jean-Luc Aribaud.
Depuis une vingtaine d’années, je fais également partie du collectif de photographes « VERTIGE », un espace de partage et de création qui alimente mon regard.
Je pratique la photographie de manière intuitive, spontanée, sans me poser trop de questions. J’aime autant la photo de rue qu’expérimenter diverses pratiques comme la surimpression, les tirages spéciaux, les cyanotypes, j’aime métamorphoser l’image, la rendre plus énigmatique.

Archivé: PANNIER Émilie

la jf et la baigneuse

Emilie Pannier alias Mia est peintre depuis plus de 20 ans.
Sa peinture est avant tout figurative, elle s'inscrit dans la filiation des "Scènes de Genre », elle explore les thèmes liés à la vie urbaine, à la rue, à son anonymat et à la vie quotidienne.
Mia procède par séries et construit ainsi un répertoire d'images témoins de notre temps, à la recherche d'une sublimation de l'anecdotique et de l’instant.

C'est par un travail précis de la couleur et de la mise en lumière que le pictural entre en scène.
Elle aime conjuguer les temps en citant des œuvres historiques en les mêlant à sa scénographie contemporaine, une manière pour elle de rappeler que l’Histoire construit.
La place des Femmes est un sujet essentiel dans sa peinture, elles y sont libres, indépendantes et circulent dans un espace universel.

"Cette artiste embarque son spectateur dans des tranches de vie colorées, proches de l’humain, où respirent le respect, l’authenticité et le talent de ses coups de pinceau. » Riseart galerie

Archivé: FONTECAVE Annabel

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Je pratique la peinture depuis 20 ans. Fascinée par l’abstraction depuis mon enfance,  je me suis formée auprès d’artistes peintres reconnus et réalise des œuvres contemporaines d’art abstrait qui amènent dans un ailleurs plein de poésie, une autre réalité.

Peintre essentiellement intuitive,  j’aime exprimer mes émotions, mes sensations et laisse la peinture aller. Au gré du « hasard » se dégagent formes, textures, ambiances, que j’accentue ou préfère oublier. C’est ainsi que petit à petit naît un fil directeur, une intention.
Adepte des techniques mixtes, mes tableaux peuvent être faits de différents médiums et matériaux : peinture, encres mais aussi cire fondue ou encore collages de matières et matériaux texturants ( papiers, fils de fer, tissus, bois flottés, cordes et tissus).

Mes peintures évoquent pour l’essentiel les éléments naturels : mousses, lichens, bois, roches, lagons et rivières… L’eau est très présente ainsi que le travail du temps qui passe : coulées, sédimentations, érosions, oxydations, pierres et roches façonnées par les âges sont tour à tour suggérées dans une composition commune.

Archivé: CARTIER Laurent

Les amants

Je peins la peau comme on capte une sensation : une surface vivante, vibrante, traversée par la lumière, la couleur, le souvenir.

Mes peintures montrent des corps en contact, couverts de voiles colorés, transparents comme des halos. Chaque couche est déposée comme un souffle, une caresse. Elles transforment le visible, créent des tensions discrètes, des présences à deviner.

Né en Guadeloupe, j’ai grandi dans un monde où la peau porte des histoires, des regards, des projections. Cette mémoire sensible m’accompagne dans ma manière de peindre, en écho à Frantz Fanon et aux imageries thermiques qui rendent la chaleur visible.

Ce que je cherche, c’est une présence. Pas une forme à identifier, mais une densité à ressentir. Peindre, pour moi, c’est inventer un espace où la peau devient paysage, où l’on regarde avec les yeux… et avec le corps.

Archivé: SENTOU Philippe

La halte près de la cascade  Huile sur toile - 130 x 97 - 2023

Philippe  Sentou  est né à Toulouse en 1954. Passionné très jeune par l’art, il commence à peindre à l’âge de douze ans.
Un passage aux Beaux Arts de Toulouse, des rencontres et des amitiés avec des artistes, des voyages, notamment au Mexique ont eu une grande influence sur son travail.
Le séjour de cinq ans au Mexique, avec des retours réguliers dans ce pays, a été décisif, de par la culture, la gastronomie, les rencontres, mais aussi l’observation de la faune et de la flore locales, l’Histoire Naturelle étant une passion.
Influencé par le courant du “Réalisme Magique” très présent dans ce pays,  il y fait plusieurs expositions.
Depuis quelque années, son travail passe davantage par l’observation du monde naturel et ses merveilles menacées, qu’il restitue par un langage simple et poétique.

Archivé: CELHAY Emmanuel

Intempérance

La liberté dans une expression singulière. Le mouvement, la turbulence, et tenter de proposer une profondeur sans perspectives. Et ainsi, sans figuration imposée, laisser chacun libre à son tour de tout ressenti.
Au fond, à partir de la solitude et le doute permanent dans le travail pictural, aborder les merveilleux et étonnants domaines qui nous entourent et nous constituent : le cosmos, les entrailles telluriques ou corporelles, le chaos atmosphérique ou la respiration des arbres.

Archivé: DONAIRE Sylvie

Poemes, d' Edgar Poe le lac

Plasticienne diplômée et graveur installée à Toulouse, membre de la fondation Taylor, Sylvie Donaire s’intéresse à la trace mémorielle sensible, qu’elle exprime à travers différents médiums, comme l’encre, l’huile, mais aussi la gravure, principalement l’eau forte sur cuivre, qu’elle pratique depuis l’adolescence dans des ateliers à Paris et à 0rsay. Elle met au point en 2016 une variante de l’aquatinte, le ©Résiquid. Son travail se concentre sur le phénomène de la perception sensorielle, le rapport entre le temps et l’image, et la mémoire sensible des lieux et des objets.
Tous ces éléments se cristallisent autour du concept de traces. Laissées sur l’homme, le paysage et l’objet, à la fois par les éléments et par l’histoire.
Son travail d’eaux fortes, poétique et d’un dessin délicat restitue de manière figurative ou plus abstraite ses ressentis, dans des camaïeux de tons chauds et de noirs, ou des turquoises acides, où elle évoque des paysages lunaires ou imaginaires, des végétaux.
Elle utilise la peinture dans une gestuelle forte au couteau pour parler de la nuit.
Ses livres d’artiste gravés qu‘elle réalise entièrement elle-même ont été récompensés, elle collabore aussi avec des auteurs et des éditeurs français et étrangers. Formatrice professionnelle pour les artistes sur le livre animé, elle intervient aussi dans des structures culturelles.

Archivé: DEMEREAU Geneviève

still alive

Le crayon me plaît bien.
La gomme aussi, parce que dessiner en effaçant, c’est drôlement intéressant.
Et maintenant le pinceau. Sacré matière que ces peintures, avec toutes leurs couleurs !
Je fais aussi des combinaisons de volume, des mises en espace, des installations quoi.
Tout ça pour exprimer des choses. Et des choses, c’est pas ce qu’il manque.

Archivé: MAUCOURT Catherine

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Le Métal, la part de création née de l’inattendu, promouvoir par le geste artistique les matériaux humbles, conserver l’empreinte d’un monde impermanent.
La Terre, une lente élaboration de la matière, extraire ce qui se donne de soi.

Archivé: SAMSON Pierre

Les arts recyclés

Piéton de l'humour dessiné (noir, satirique, absurde, poétique…), et du monde graphique. Parcours de dessinateur autodidacte fait de vagabondage professionnel. Les rencontres de hasard m'ont tenu lieu de plan de carrière et le sentiment d'illégitimité d'aiguillon. Jansénisme disent certains. Pour ma part, je me considère alchimiste amateur : fondre les brutalités du siècle, l'humour et l'harmonie des formes. Le beau est-il soluble dans le rire ? L'horrible peut-il faire le beau ? Je m'y essaye. Mes albums témoignent de cette exigence jamais assouvie

Archivé: GALABRUN Evelyne

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"Entre-tenir" un espace fluide, toujours mouvant, à la limite du flou "

C’est au crayon de couleur ou au stylo, que je campe ces espaces (topographies informelles, faites de souffle, de flou) portés par l’homophonie d’un trouble qui guide mon regard.

THROUGH… imperceptibles trames du souffle
que constituent ces petites mémoires sauvées du vent

Mon atelier d’écriture expérimente l’intensité, l’énergie avec lesquelles le trait s’imbrique dans son réseau de fils, faisant émerger, selon l’état du moment, le souffle d’une matière. Les trames qui s’élaborent sur le blanc de la feuille, font sourdre du vide, des états qui se succèdent, s’enchevêtrent pour donner enfin, leur lieu à voir.

Dans l’énergie et la retenue du Faire, rendre tangible :
– des états en suspens
– une matière qui échappe au toucher
– un tissé saisi par le recouvrement

Longtemps, j’ai travaillé la matière (ses qualités plastiques, ses résistances…), dans un contexte de commandes privées, en lien avec des architectes d’intérieurs. Cette confrontation aux surfaces murales, faite de gestuelle répétitive, je la retrouve dans ma pratique du dessin; un "encore et encore", qui s’inscrit, le plus souvent, en de grands formats.

Archivé: PIMA

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Mon travail consiste à déconstruire les masses pour mieux faire parler de l’entre-deux , le vide qui met en tension notre volonté de mouvement. Sculptures en métal, du petit format au monumental. Œuvres abstraites réalisées en tôle dans mon atelier à Layrisse dans les Hautes-Pyrénées (65).

Archivé: JU.

Né en 1980, à Toulouse, je m’intéresse très tôt à la culture hip-hop, au graffiti tout d’abord, puis au break-dance. Adolescent, je suis des cours aux beaux-arts et après le bac, je pars étudier en Arabie saoudite où j’y apprends la calligraphie arabe. Dès mon retour, je poursuis mes études à l’université du Mirail où je participe à des ateliers, animés par les calligraphes Saïd Benjelloun et Abdellatif el Yacoubi. En parallèle, je travaille dans la publicité et suis des formations en graphisme et décoration d’intérieur. De 2012 à 2018,  je travaille à Genève dans une fondation culturelle, où j’organise des expositions et des ateliers de calligraphie. Depuis, je me consacre pleinement à l’art et au design. Je réalise des intérieurs, des graphismes, des sculptures et des tableaux.
MON TRAVAIL : Mon style est la synthèse de mon parcours. On y retrouve les courbes de la calligraphie arabe, l’influence du graffiti (notamment du flop), les supports et techniques de la publicité (Plexiglas, aluminium, pvc) et le minimalisme de l’architecture et du design. Je tire mon inspiration de calligraphes arabes tels que Hassan Massoudy, de ses aplats de couleurs et la géométrie de ses formes, mais aussi du « all-over » des artistes « street-art » comme Keith Haring et Angel Ortiz. Pour réaliser mes tableaux, je détourne les procedés de fabrication industriels tels que la découpe laser, le fraisage, le cutter robotisé. Ainsi, je joue avec les contrastes, les ombres, les reliefs, les transparences et l’assemblage de matières telles que le Plexiglas, le carton, la feutrine, le métal, le pvc et le caoutchouc que je peint ou laisse brut. Chacune de mes réalisations est composée de mots ou phrases en arabe que je modèle et que j’assemble. “ LES COURBES DE LA CALLIGRAPHIE ARABE, L’INFLUENCE DU GRAFFITI  ET LE MINIMALISME DU DESIGN. ”

Archivé: REDON Bruno

FIGURE JAUNE - 92x73 cm - 2025

De nombreuses structures imposent leur force autour de nous : sommets et falaises, mers, grandes étendues, hauteurs, arbres, constructions …
Je ressens cette force et elle correspond à ma recherche : créer des peintures qui relatent cette relation des humains avec leur environnement puissant comme avec eux-mêmes ; montrer une beauté profonde du monde et  transmettre une énergie.

Je peints essentiellement à base de pigments. L’élaboration s’effectue par couches successives, reprises, et effets de texture, le travail est lent, néanmoins il essaie de parvenir à une certaine légèreté et sérénité – également pour celui qui regarde. Je tiens à ce que les peintures soient aussi des objets et ainsi à échapper à une quelconque virtualité.
De ce fait les photos ne reproduisent qu’une partie de l’œuvre.

Archivé: DE MONTBRON Adrien

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Et si peindre et dessiner c’était donner à voir des sensations intimes, sincères et parfois sublimes ? Et si le dessin ressemblait a un laboratoire mental ?Mon travail rend compte d’une obsession en peinture pour la matière du paysage faite de grouillement végétal, de jeux de lumière, de reflets dans l'eau et de vibrations de couleurs.
Je m inscris dans une approche picturale du réalisme contemporain tentant de redéfinir la représentation d’un monde familier pour en révéler toute l’humanité et donner à voir sa part de beauté.
Fasciné par le monde paysan qui m'a vu grandir, je donne à voir les membres de ma famille dans leurs gestes quotidiens, dans leurs rapports au vivant et à la nature. Au geste du paysan répondent celui de l'artiste, leurs anachronismes comme leurs humanité nourrissent mon travail.
Les sujets que je représente sont situé dans le contexte intime, associant la dure réalité du quotidien paysan à la mythologie d’une famille liée par le sang à la terre. Le laboureur semble un chevalier, un hobereau à casquette chevauchant son tracteur et luttant contre les éléments, mais dans ayant à coeur de préserver l’écrin dans lequel il vit. Il prend alors un aspect ambiguë à la fois ouvrier du paysage, héritier d’histoires séculaires et à la merci du contemporain.
En découle des scènes de semis, de fenaisons, ou encore d’interaction avec des blondes d’aquitaines musculeuses mais aussi des dialogue plus directs avec le paysage comme des coupes d’arbres, des déambulations, des baignades.
Le dessin est quant à lui un laboratoire plus libre me permettant d'explorer et de jouer avec de nombreux motifs. Une pratique régulière et parfois intensive constitue un véritable recueil d’inventions, tantôt esquisses préalable à la peinture, divagations libres, illustrations narratives, portraits plus intimes.

Archivé: BUAILLON Laurence

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Mes personnages sont souvent issus de la littérature ou de ma propre mythologie. Ils témoignent d’une quête, de l’inaccompli de l’existence. J’essaie d’attraper l’instant, comme pour le figer.
Je cherche à exprimer l’indicible porosité, l’inquiétante étrangeté du féminin.

Archivé: CARNEVALE Marie

Grands, gros, gras, grains de riz, LES ULTRAS RICHES

« Le temps, le reste, l’héritage, voilà ce qui me met en route.
Quand à la forme, je suis dans le plaisir du faire et l’exploration de la sensualité des matériaux.
Les évènements qui jalonnent ma vie, nos vies, entrent en résonnance avec ma pratique artistique.
De fait, l’humain m’intéresse jusqu’aux traces de son absence et je me suis naturellement emparée du crâne.
Impudique et fascinant, il est une représentation de l’humain, autoportrait universel et objet d’art en soi.
« Memento Mori » !
En m’appuyant sur le vocabulaire de la Vanité, j’emploie un procédé formel utilisant un motif comme outil
visuel (crâne humain, grains de riz, mouches, racines) et lui applique le langage du hasard, du
dépouillement et de l’accumulation jusqu’à la saturation et exprime ainsi une mesure du temps. Je me sers
de différents médiums pour explorer la forme accumulative d’un même motif. La peinture, le dessin, la
gravure, la collecte photographique, le moulage, la céramique et la broderie nourrissent ma réflexion sur la
perception de notre temps contemporain.
Je vais à mon pas pour aborder le rivage d’une phase méditative dans le silence et la lenteur. »
Marie Carnévalé, vit et travaille à Toulouse. Elle s’est formée auprès du peintre Alain CORRET en
fréquentant l’atelier de dessin de modèles vivants à l’école des Beaux-Arts de Toulouse ainsi qu’auprès du
peintre Bertrand MEYER HIMHOFF à l’atelier « Couleurs » de l’université de Toulouse Le Mirail

Archivé: SIDHU Pinky

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Pinky Sidhu a établi sa vie artistique à Muret depuis 2015 et propose une exploration complexe de formes sculpturales et d’installations en fil de cuivre tricoté.

Après plusieurs années par la création de bijoux tricotés en fil d’argent, elle a découvert le fil de cuivre, un matériau plus épais et plus modelable. Avec ce nouveau matériau, elle travaille sur des formes variées afin de créer des œuvres sculpturales qui jouent avec la transparence, le volume et les ombres créées par la lumière.

Elle est très inspirée par la nature, en particulier par la multiplicité des formes qui semblent être entrelacées ou associées, créant de petites communautés. Elle s’intéresse à présenter des con-trastes de matériaux : le fil de cuivre brillant contre le métal rouillé, par exemple. Ces contrastes démontrent la beauté qui peut se révéler dans des liaisons inattendues qui font référence à la possi-bilité de connections positives et motivantes.

« Je suis fascinée par le fait que le fil de cuivre tricoté unit couleur et texture à des structures impré-visibles et complexes. De la fragilité apparente émane une force invisible. La fluidité du mouve-ment et les connections multiples souligne le contraste entre les matériaux tout en jouant sur la transparence. Le début et la fin du fil sont insaisissables et de nombreuses connections existent dans chaque élément. Cette idée de réaliser des entrelacs est liée à mon désir personnel de faire par-tie d’une communauté sociale où se créent des relations interpersonnelles de solidarité et de par-tage d’idées. »

Elle est co-fondatrice et présidente de l’association Duniya à Muret, une galerie associative qui cherche à soutenir les artistes d’art contemporain en proposant régulièrement des expositions.

Archivé: MIGNE Anne-Sophie

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Anne-Sophie Migné est sculptrice. Le modelage du grès comme de la porcelaine constitue le cœur de sa pratique. Nourrie de rencontres, de voyages et de nombreuses lectures, poétique voire politique, son œuvre se déploie sur plusieurs territoires imaginaires, allant du buste au paysage abstrait, revendiquant la multiplicité de l’être comme source de son exploration de soi à soi, de soi à l’autre, de soi à son environnement. Qu’il soit animal ou végétal, cet environnement se distord souvent jusqu’à une possible hybridation voire l’effacement de la figure humaine elle-même ou sa réduction à une trace infime. Elle ne s’attelle pas à tenir un monde, mais des mondes entre les mains, tels les poètes qui ont gravé son parcours.

Archivé: DEBENS Christophe

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Peintre autodidacte depuis 2015. A la recherche de lueurs enfouies ou perdues et d'horizons incertains : lignes et frontières, paysages rêvés et rêves projetés…Production d'huiles et acryliques sur toiles tous formats. Abstraction et figuration (très) libre.

Archivé: LEROY François

FL Gravure AUBE sur ardoise

Gravure dans la pierre,
Calligraphies Calames & Pinceaux,
Duo calligraphie & violoncelle, collages & ensemblages,
Cuisine les saveurs des mots…


Archivé: CASAS Christiane

La Paix

Ma démarche est avant tout liée au besoin de construire un univers poétique, harmonieux, sensible et positif, dans lequel les liens perdus entre l’homme et la Nature sont restaurés. A travers un nouveau regard, parfois décalé, sur le monde qui nous entoure, je souhaite questionner notre rapport à la réalité.

J’aime travailler la terre pour son contact et sa douceur, découvrir et sentir la texture du papier sous mes doigts, mais aussi être touchée par les jeux de transparence et de lumière, création et sensorialité mêlées.

A travers les cyanotypes s’exprime mon envie de donner à voir la réalité sous un autre prisme.
Chacun est unique, fruit de l’alchimie entre le papier, les réactifs, la générosité du soleil du moment et la composition.
Leur couleur bleue n’est pas anodine, bleu sérénité, espoir, paix ou rêverie.

Dans mon approche artistique j’essaie de ne mettre aucune barrière technique, tous les mediums étant étroitement liés au service du message.

Ainsi, mes créations en terre ou papier peuvent cohabiter avec des éléments végétaux au sein du même cyanotype final. Dans ce cas, elles entrent dans un nouveau processus de transformation toujours plein de surprise et de magie.

Archivé: COLIN-FOLCO Louise

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Je travaille principalement le tissage et la couture en parallèle de l’écriture.
Pour moi, ces pratiques artistiques se répondent. Ce sont des modalités d’expression qui me permettent d’appréhender différemment les notions de linéarité, de mémoire et de point de jonction par où une chose se donne à voir en regard d’une autre dans un ensemble.
Dans mon travail j’interroge la notion de trame. Autrement dit, ce qui permet la jonction ou l’alignement d’objets, d’instants ou de tonalités différents sur une même ligne ou dans une même composition.
Concrètement, ce que j’aime créer, ce sont des œuvres fragmentaires qui amalgament toutes sortes de choses et questionnent la notion de linéarité. Linéarité d’un itinéraire, d’une identité, d’une mémoire, d’un moment…
Ce qui me plaît particulièrement, ce sont les écarts, les soubresauts, les manques et des raccordements hasardeux qui viennent “faire défaut” dans un assemblage.
Dans mon travail, je mélange à la fois des éléments organiques, des brindilles, de la céramique, des plantes, des roches, de la cire, des nids d’oiseaux, des morceaux d’écorces, des os ; mais également des tirages photographiques de différentes époques.
En réunissant tous ces éléments de factures différentes et chargés pour moi de significations différentes, je donne à voir la fragilité ou plutôt la porosité de certains fragments qui, au contact d’autres choses, s’activent, s’agitent différemment.

En somme, je dirais donc que mon travail artistique, tant plastique que littéraire, consiste à trouver, récolter, mélanger ou réunir des fragments, de petites choses ténues que je glane. En les unissant, je tente d’en faire jaillir de nouvelles possibilités et de proposer de nouveaux chemins de mémoires touffus, racinaires.

Archivé: RIBONNET Christian

Christian Gerber est né en 1957 à Lausanne en Suisse. Il a grandi au milieu des champs et des vaches, dans une ferme vaudoise, entouré d’une grande famille. Comme ses parents et ses grands-parents, il a choisi le métier d’agriculteur. En 1975, il s’installe dans un domaine du Sud-Ouest de la France, au domaine de Ribonnet, où il se lance dans la viticulture. Il prend vite goût au métier de vigneron. Vers l’âge de 55 ans, Christian Gerber commence à s’intéresser à l’utilisation de la chaux blanche avec les lies de vin. Il démarre des petites expériences sur des panneaux en bois avec deux ou trois teintes de lie de vin rouge mélangées à la chaux, bientôt suivies de l’utilisation de pigments naturels pour diversifier les couleurs. Sous peu il étend son intérêt à l’argile, qui abonde dans les terres environnantes, et à son utilisation sous toutes les formes. Il se rend vite compte que, utilisée seule, l’argile devient trop cassante en séchant et qu’en ajoutant de l’huile, qui est également produite sur le domaine, on obtient une émulsion de couleur ocre. Cette base est utilisée telle quelle sur le fond des tableaux qu’il peint sur des supports variés: plaques de filtrations usées, toile, bois, papier à tapisser, papier glacé et carton. Les couleurs proviennent de colorants basiques mélangés à de la gomme arabique et de l’eau.

Techniques :

– Gravure sur argile et bois, collage, pochoirs en pression et peintures. Les planches imprimées sont uniques, seul le motif peut se répéter. Toutes les impressions sont manuelles sans presse. Dans la continuité de l’idée d’utiliser et de réutiliser un maximum de produit du domaine, les collages sont faits avec des étiquettes de vin qui ne sont plus utilisées. La matière la plus intéressante semble être l’émulsion argile-huile qui permet une grande variante d’application, de dilution et de coloration.

En résumé, la principale inspiration reste la nature sous toutes ces facettes : végétales, minérales, géométriques et vivantes. Une inépuisable source d’inspiration. L’interprétation et la réalisation sont souvent le reflet du moment de sa création.

Il conviendrait d’ajouter que Christian n’a jamais visité ou pratiqué aucune école d’art. Mais chaque bon artisan est un artiste en soi, quel qu’en soit le métier.

Archivé: FAJEAU Dominique

Après une formation à l’Ecole Supérieure des Arts Modernes et à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, Dominique Fajeau commence son activité professionnelle en tant qu’architecte d’intérieur et décorateur pour Bang & Olufsen France et pour Nokia Mobile Phone France.

Sa carrière de peintre débute dans les années 80 par un travail d’abstraction lyrique qui fera l’objet d’une trentaine d’expositions personnelles de 1980 à 2008, et à de multiples expositions collectives en France et à l’étranger.

Il réalise aussi des œuvres monumentales telle une installation sidérale dont le fil conducteur est la clé et sa symbolique dans le Parc aux Bambou à Lapenne.

Archivé: LAZARO Joseph

Joseph Lazaro - Végétaux connexion 80 x 80 cm

Peintre intuitif, je pratique une peinture du lâcher-prise pour essayer de trouver des parcelles de vie dans la création, pour que la peinture me dépasse, qu’elle me surprenne.
J’essaie de m’écarter de la pensée et je fais confiance en mes mains pour trouver un chemin, je n’imagine pas en pensée, mais au sens propre, en créant l’image qui se découvre devant moi.
Je pars avec une intention, je commence à peindre et j’attends ce moment où les choses se mettent à se faire seules, le moment où, si je veux que ma peinture soit bonne, je doive simplement faire sans me projeter, souvent renoncer à mon idée et laisser parler cette autre chose que je ne peux définir, mais dont je sens l’existence.

Archivé: GUIRAUD Catherine

77 X 79 cm toile

Au terme de « démarche artistique »,  je préfère celui « d’expérience », qui laisse plus d’espace à la curiosité et à la découverte qu’à l’intention.

Je présente un ensemble de travaux en majorité sur papier. Ce sont des peintures abstraites, des acryliques fluides et des encres. J’utilise peu de couleurs, du moins peu de couleurs qui se côtoient, et suis soucieuse d’une certaine qualité de texture.

Ces compositions s’organisent en architectures, en clairs obscurs qui, conjugués à des couleurs terre et une préoccupation récurrente de la lumière, peuvent parfois créer une impression de familiarité et nuancer le qualificatif de "peinture abstraite.”

Archivé: BARRUOL Isabelle

nuage gravure

La peinture, mon premier objet d’expérimentation, s’est progressivement enrichie de nouvelles pratiques artistiques entre atelier et nature, telles que les installations, la photographie, la gravure ou la céramique. C’est ainsi que mes recherches sur la Trace et la mémoire ont trouvé de nouveaux développements avec les estampes et les cyanotypes, empreintes d’encre et de lumière.
Aujourd’hui de nouvelles séries déclinées transversalement dans divers médiums viennent prolonger ce travail -les séries Horizons, Nuages, Flous, Pierres ou Spleen. Elles construisent ensemble un univers artistique onirique et contemplatif assombri par la crise écologique en cours qui met en péril la nature et notre avenir.

Archivé: COUSIN Richard

Gaza

Je suis très sensible aux événements du monde actuel. Il y a tellement de sujets auxquels je me sens dans l’urgence de répondre : urgence politique d’abord avec la guerre en Ukraine et en Israël, à Gaza ; urgence climatique ensuite avec les séismes au Maroc, les inondations en Libye, les instabilités politiques des pays environnants . Tout cela amène des flux migratoires réguliers vers les côtes méditerranéennes, passage obligé vers l’Europe. Cette actualité riche et dramatique ne peut pas laisser indifférent. En tant qu’artiste, il me semble important de répondre à ces enjeux sociétaux.

Je ne propose pas de faire un travail documentaire ou de journalisme, mais un travail artistique de remise en question sur notre façon de regarder un visuel. En effet, l’image est tellement omniprésente qu’il semble inutile d’illustrer ces évènements, largement diffusés par médias interposés. Les images s’empilent quotidiennement, banalisant le chaos ; pire, elles s’ignorent elles-mêmes par leur fréquence de diffusion sans rien proposer en réflexion, comme si le journalisme s’autodétruisait à chaque événement, comme si chaque désastre annulait le précédent.

J’aimerais étudier une nouvelle réflexion sur la façon de mobiliser notre capacité sensorielle visuelle, comme si je prêtais une paire de lunettes pour attirer le regard et essayer de décoder le sujet présent.

Archivé: RICHARD-DAUPHINOT Christelle

2023 Performance urbaine - Galerie 3.1 Toulouse

Ma technique artistique ? Je suis métisse des arts !
C’est quelque peu incommode pour m’inscrire dans une case. Je m’initie, je
réactualise, je croise, je détourne, je déflagre le médium en fonction du projet, du lieu, du propos, dans une dynamique contemporaine.
Mes pratiques vont de la création textuelle investie plastiquement jusqu’à à ma
chaîne YouTube aux accès on ne peut plus dématérialisés sans oublier les
performances collaboratives dans des installations immersives.
Par-delà le défi technique, l’émulation funambule, le qui-vive, quelles raisons à cette diversité, dans le fond ? Je vous invite à venir me poser la question à l’occasion des Arts en balade 2025.
Nomade, je m’envole pour ces deux jours vers cette curieuse et belle adresse du 8 rue
Perchepinte : la galerie Beauty of Kilims.
Découvrez-y des œuvres antérieures (créations graphiques, tirages photos) et des traces de productions éphémères (pièces uniques issus des installations et
performances, portfolios).
Vous êtes là, plus particulièrement spectateur.ices en avant-première de la recherche plastique qui m’anime en cet instant : contre toute attente, c’est un retour à la peinture.
Pour quand et pour où ? Laissez-vous surprendre, étanchez votre soif et ressortez avec les clés de ce pourquoi.

Archivé: LARROQUE SOUSSAN Cathy

Les matériaux composant les sculptures de Cathy LARROQUE SOUSSAN trahissent le dérisoire de l’Existence.
Dérisoire ou moins pesamment dissonance, venant mettre à mal toute prétention au sérieux, toute emphase, contre les valeurs absolues de l’Artiste.
Autant de couacs dans l’ordre des choses, d’ironies essentielles.

Archivé: GRIMAUD Cécile

Terre et ciel

Admirative des courants artistiques du XVIII au début du XX° siècle, émerveillée par la nature , amoureuse des couleurs, je cherche d’abord à exprimer ma propre interprétation du monde.
J’explore ainsi les relations étroites et complexes qui se tissent sur la toile entre la couleur et la composition, les jeux de transparence et de clair-obscur qui font naître la lumière et la profondeur dans une œuvre. De cette subtile alchimie vont éclore des contrastes, des vibrations chromatiques accompagnées ou pas de mouvement, créant ainsi mon univers pictural emprunt de nature, parfois de poésie; tantôt figuratif, tantôt abstrait ou à mi-chemin.. Le tableau devient alors une fenêtre d’évasion vers une autre vision du monde.
Plus récemment, je me sens guidée par un élan inconscient qui me pousse à retranscrire cette sensation de profondeur, d’espace et de lumière qui m’anime depuis toujours, le thème de l’horizon s’impose de lui-même et devient alors ma ligne directrice picturale.. Cet horizon hypnotique et fascinant, à la fois universel et singulier comme une ligne insaisissable nous reliant tous autant que nous sommes..
Introduits par la matière, enduits par mes mains, noyés dans mes jus d’encre et marqués par la couleur.. puis définis par mes craies, parfois nimbés de doré ou subtilement tracés de noir; c’est ainsi que naissent mes “HORIZONS”, révélés par la lumière, comme des fenêtres de contemplation, de réflexion ou de repère sur notre propre vie d’humain face à la nature.
Animée par la relation ambivalente et complexe qui se tisse entre humain et nature, je cherche à conjuguer et réconcilier les deux entités dans mon œuvre.

Archivé: CAMPOS Sandra

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Après des études d’Arts Plastiques à l’Université de Las Américas Puebla, Mexique et la réalisation de quelques expositions, elle part vivre à Toulouse où elle se perfectionne dans l’art de la gravure à l’atelier des Beaux Arts de la “ville rose”. Son art au début figuratif est passé plus tard à la limite de l’abstrait, en fouillant sans pudeur, les recoins intimes du corps donnant à son travail une charge érotique étonnante. Depuis quelques années ses créations sont devenues plus simples avec une dominance géométrique, plus diffuse ; comme un paysage d’assemblage de formes et de matières sensuelles.

Archivé: POL Marie Ange – ABC Sculpture

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Il y a presque quarante ans je découvrais la sculpture sur bois auprès d’un artiste diplômé de l’Ecole Boule.
Dès mes premiers pas dans cet art, j’ai sculpté le bois et le marbre pour en extraire des rondeurs, des formes voluptueuses qui racontent les gens, la vie, les rêves… Nul besoin de détails, le trait est épuré ; sans détour ni artifice ce sont les attitudes et la matière qui parlent. Aussi mes femmes sont elles rondes, sensuelles et surtout généreuses de par la douceur et la plénitude qu’elles dégagent. Toujours dans cette même recherche, j’ai ensuite abordé le thème que j’ai dénommé « les récréatives » où je me promène dans le monde ludique de l’enfance avec un regard sûrement plus humoristique, ou parfois plus caustique. Consécutivement à cette exploration humaine, je me suis également intéressée au végétal en m’inspirant de la nature, qui constitue mon environnement quotidien, et de ses différents stades d’évolution. Lorsque je sculpte un fruit, une graine, une gousse, là encore il est question pour moi de souligner la pureté de sa ligne, l’harmonie de ses courbes, tout en respectant la sobriété ou la complexité de sa forme.

Archivé: MESTRES Jean-Paul – ABC Sculpture

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L’atelier ABC sculpture est un lieu de création en sculpture sur bois pour deux artistes : Jean Paul MESTRES et Marie Ange POL. Leur démarche artistique s’appuie sur un travail, essentiellement en taille directe (gouges et maillets) sur des pièces en ronde-bosse. Leurs sculptures sont des pièces uniques sauf pour celles réalisées en bronze. C’est par un style très figuratif que Jean Paul MESTRES explore une thématique ethnique et animalière, tandis que Marie Ange POL aborde le corps humain, le monde de l’enfance ou celui des graines et végétaux dans un style plus épuré. L’atelier propose également des cours et des stages de sculpture sur bois.

Archivé: HOCINE A

Lalla Khedidja

Cette série de dessins s’apparente à un carnet de voyage. Ces visages sont ceux de proches et de membres de ma famille vivant en Kabylie représentant des époques et des générations différentes.
A travers ces dessins, par cette approche graphique personnelle, je tente d’apporter ma propre vision sensible à ces portraits.

Archivé: MOTTA Philippe

pe.C

L'arrivée massive des écrans nous laisse encore papier, crayons, encre… mais a provoqué l'obsolescence quasi-immédiate des machines à écrire mécaniques. De la même façon, l'écriture à la main s'est trouvée reléguée au titre de substitut aux claviers.
C'est pour poser ce double constat que je traite les machines à écrire comme des objets défunts, issus d'une archéologie du virtuel ; et que je les présente comme des antiques. Pour l'écriture manuelle, la genèse du processus renvoie davantage au dessin, à la graphie de la lettre. A sa plastique.

Archivé: TERNANO Ludmila

Les tableaux de Ludmila Dolgova- Ternano relayent ses impressions contemporaines avec le regard décalé que l’on attend de tout artiste à part entière. Elle y ajoute une distance élégante quelque peu amusée avec – souvent – une touche d’humour qui invite au sourire.

Archivé: MAUBERT Evelyne

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Dans mon travail polymorphe, j’explore les ramifications d’histoires collectives, la fragilité écologique, la place sociale de l’individu, l’altérité, les combats intérieurs, le silence.

Archivé: SAPIN Véronique

01-TRACES-encre sur tissu marouflée sur toile puis arrachée

Véronique Sapin est plasticienne (art-génératif, vidéo, installation, photo, peinture à l’encre, art textile, livre-d’artiste). Depuis 1995, ses oeuvres ont participé à plus de 260 évènements dans une quarantaine de pays (galeries, museums, centres-d’art, biennales, festivals).

Véronique Sapin est également curatrice et co-fondatrice et du collectif international de femmes artistes, FemLink-Art depuis 2005 auquel 143 artistes de 63 pays ont accepté de participer. Elle a initié d’importants partenariats avec des institutions telles que l’Unesco, pour la formation en vidéo d’artistes femmes du continent africain.

La danse a fait partie de la vie de Véronique Sapin pendant une quinzaine d’années de pratique intensive et a orienté ses premiers projets professionnels avant de se muer en questionnement sur le mouvement, sa trace et sa mémoire, à travers toutes ses productions artistiques.

Véronique Sapin présentera pendant les Arts en Balade, ses dernières séries d’encres sur tissu, marouflées sur toile puis arrachées. L’encre qui subsiste s’inscrit en traces de matière, mémoire d’un évènement traumatique mais néanmoins créatif.

L’espace d’incertitude et de déséquilibre qui soustend toutes les productions artistiques de Véronique Sapin, se produit également dans ses oeuvres génératives grâce au changement de perspective qu’offre l’informatique.

En premier lieu, Véronique Sapin utilise l’encre de chine pour créer des formes destinées à être numérisées et animées; ensuite, elle détermine les règles informatiques qui délimiteront le processus créatif de chacune de ses œuvres génératives; et enfin les programmes conduisent le processus vers le résultat souhaité en opérant dans le cadre d’un ensemble de contraintes définis par l’artiste. Les spécificités algorithmiques de chacune des œuvres de Véronique Sapin sont uniques. “Avec l’art génératif, l’encre retrouve son mouvement originel dans un nouvel espace de liberté. La forme peinte de mes encres montre leurs rythmes intrinsèques tels que je les ai délibérément arrêtés sur la toile.”

Ses trois dernières vidéos seront aussi visibles pendant les Arts en Balade.

Archivé: MARTIN Bertrand

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Dans son art, il a développé un style bien particulier, une narration issue de la fusion entre les styles classiques et modernes qui peut être vue comme une métaphore de la vie elle-même – une combinaison entre l’ancien et le nouveau, de la beauté et de la douleur, de l’ordre et du chaos, de la lumière et de l’obscurité. Il porte un soin tout particulier à la transition entre la figuration et l’abstraction, cherchant un équilibre entre une abstraction complète et une figuration trop présente qui ne laisse pas la place à l’abstraction, à l’imagination. Pour obtenir cet effet, il passe tout d’abord plusieurs couches d’acrylique qu’il gratte pour donner une apparence proche d’un mur arraché témoin du passage du temps. Ensuite, il travaille à l’huile pour tous les éléments de figuration : le portrait, les vêtements, les mains. Pour terminer, en général, il apporte des éléments à l’acrylique pour équilibrer la composition.

Ses portraits et figures représentent des êtres humains dans leur intériorité, leur émotion et leur mystère. Chaque sujet est unique et raconte une histoire.
Bertrand Martin expose en France et à l’étranger, ses oeuvres connaissent un succès croissant auprès de collectionneurs du monde entier

Archivé: QUEREJETA ROCA Carla

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Il y a presque vingt ans, j’ai commencé à déchirer mes toiles et à construire mes supports différemment. La surface plate ne m’était pas suffisante, j’avais besoin de rentrer dans la matière, d’une approche, d’un contact plus fort. Cela ne répondait pas à quelque chose que j’avais vu, mais à un besoin physique que je ne savais pas tellement expliquer.

Heidegger disait que ‘créer l’espace c’est faire librement un don d’endroits. Nous devons apprendre à reconnaitre que les choses ne font pas partie seulement d’un endroit, mais qu’elles sont, elles-mêmes des endroits.’

Ainsi, je crée des espaces pour héberger d’autres espaces.

Dans mon travail j’explore la relation entre l’espace habité et la construction de l’identité, à travers des matériaux et des supports différents. Des tableaux, des sculptures, des installations, mon travail se décline dans des formes différentes. La destruction et la reconstruction font partie de mon processus créatif; un chaos contrôlé, l’opportunité de l’accident, participent de la dynamique sensorielle qui donne naissance à mes œuvres.

Archivé: CANGARDEL Mireille

Sortie de théâtre

En principe, je commence ma toile à partir d’un objet, d’un drapé ou d’une silhouette quelconque dont les formes multipliées abolissent le blanc ou le vide pour aboutir au chaos. Terrible moment ! Mais le plaisir de peindre se manifeste rapidement avec des regards, des mains ou divers animaux qui surgissent pour donner forme à l’informe et matérialiser mes obsessions.Depuis de nombreuses années je créé aussi des objets en assemblant, peignant, cassant et transformant les bibelots glanés dans les brocantes et autres vides greniers. que j'ai, enfin, décidé de montrer.

Archivé: PALLARO Fanny

F. Pallaro_Ancetre_Amour

En quête des origines pour aujourd’hui : Fanny Pallaro réalise des déclinaisons plastiques à partir de ses sculptures (mises en scène dans la nature, installations, photographies, gravure et estampes numériques…) afin d’approfondir l’univers qui se déploie sous ses doigts étonnés.

Archivé: AMAGAT Corine

C’est lors d’un voyage en Afrique, à Conakry, qu’une énergie venant de la terre et des habitants, a réveillé  ma créativité infantile.
J’ai passé une partie de mon enfance dans les bois, la nature et côtoyé une artiste de mon village en Lot-et-Garonne.
Je reprend les beaux arts à 50 ans avec Raphaël Larre à l’ISDAT Toulouse, qui me plonge dans le fusain, la terre et l’aquarelle. Je suis inspirée par le regard et l’émotion de l’autre, chaque sculpture est une construction unique dont la destinée est d’être le miroir de l’âme.
Chaque visage est une mémoire, une aventure.
Mes sculptures sans patine, réalisées à partir des ressources écologiques que sont la terre et l’eau, sont guidées par l’émotion.
Ma démarche est aussi de tisser des liens, transmettre aux autres ; j’ai donc ouvert un atelier en plein cœur de Toulouse dans un lieu calme et serein car je n’avais pas suffisamment de place sur  ma péniche.
J’y travaille mes sculptures et partage de bons moments  à échanger des idées, techniques, céramique, tour, porcelaine avec d’autres personnes passionnées tout au long de l’année.

Je vous invite donc à venir voir nos œuvres et partager un bon moment.

À bientôt.

Archivé: ALLIENS Delphine

Delphine Alliens, Sois gentille, 2025, performance, Prépar't Toulouse, Les Rencontres internationales Traverse 2025, capture vidéo Philippe Cadu (1)

Être mère mais pas trop. Être salope mais pas trop. Être trop mais pas trop. Être quoi au juste?
Se définir, se caractériser, se caser. Merci mais non merci.
Ma pratique se situe dans une approche libre, pluridisciplinaire, elle est à géométrie variable. Elle se transforme. Elle expérimente la matière. La matière, c’est le temps, les souvenirs et les secrets, c’est la famille et ceux que je ne connais pas et que j’avale de mon corps. La matière c’est marcher pendant des heures, c’est collecter des photos, des vidéos en quantités énormes, et garder, tout garder, de peur de manquer, un jour, peut-être. La matière c’est la solitude et le trop plein. La matière c’est une mémoire. Une empreinte. Mon empreinte que je décline au fil de mes rencontres. Dans une approche sensible et à vif du rapport à l’autre, je repeins les contours de ma maison, j’en explore l’espace intime et social, coincée entre réalité et abstraction, je confronte le langage verbal et non verbal et je mets nos corps à l’épreuve. Je performe. En toile de fond, je dis les non-dits. Jour et nuit. J'écris des fragments de vies. Je souligne les chairs et je m’expose. Je trace les mémoires pour signifier le temps qui passe, marcher encore, frôler la folie mais ne jamais la croiser. Ma robe tachée, ma toile, mon geste, mon amour me suit. Je reste à danser avec les mots que je ne prononce pas. Et je remplis à nouveau, je glane, j'observe de mon corps et j'ardoise le tissus, le papier, le plastique. Je rentre dans un acte chirurgical et acéré, pour m'installer à nouveau dans un territoire. J'accueille les récits, je les transforme dans le soucis de dénoncer, de soumettre au regard, de mettre à plat nos sentiments et nos sensibles.
Et enfin Je recouds nos peaux déformées dans les errances de nos années, je nous demande d'être justes, de nous entendre. Il y a urgence. Couche après couche, je dépose sur cet espace, le contexte, les outils, la matière. Le geste est là pour attester. Il est vital, il est fusion, il est viscéral, il écrase les limites.
Et après ? Il y a le calme, le vide. Jusqu'à la prochaine fois.

Archivé: RENCK Hugues

Le dirigeable

Ma peinture est figurative, elle évolue en même temps que j’évolue moi-même, à travers le temps, à travers les expériences personnelles et les découvertes visuelles, artistiques, iconographiques et littéraires ;  je la définirais comme une errance.
Je suis issu de l’école des Beaux Arts de Versailles, je vis et travaille à Toulouse.
J’expose régulièrement mon travail dans des lieux institutionnels, des galeries et des espaces privés ou des lieux associatifs.

Mes tableaux récents sont d’une part, des paysages urbains : ce qui m’intéresse ici c’est la musicalité, le rythme crée par les lignes horizontales, verticales et obliques, jouer entre le réalisme et le déni du réalisme, l’équilibre et le déséquilibre et également de représenter dans un espace la présence humaine sans qu’il y ait besoin de l’y inscrire.
D’autre part, des paysages, moments vus et saisis puis retranscrits. Pour moi, le spectacle qu’offre la nature éveille l’étonnement, il amène à la concentration de l’esprit et incite à la méditation, c’est le sentiment que j’essaye de transmettre à travers ces tableaux.
Enfin des scènes à personnages inspirés par des poèmes.
Egalement des nus et des portraits inspirés par des artistes (écrivains, peintres…) qui m’intéressent par leur œuvre ainsi que par leur physique.

Au-delà ce sont des coups de cœur pour des lieux à un moment donné ou des textes auxquels la peinture permet de donner une dimension nouvelle, un cadre, celui certes physique du tableau, mais également et surtout celui de l’esprit qui le réinvente.

Archivé: VIAL Valérie

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Née en Colombie, après une première expérience dans le design graphique, j’arrive en France pour
continuer mon parcours artistique. J’étudie à l’École Nationale Supérieure d’Art Paris – Cergy (ENSAPC)
pendant cinq ans. J’explore l’art dans sa pluridisciplinarité : je peins, je fais de la photo, de la performance,
des installations, de la vidéo. Je travaille à partir d’archives, de témoignages, de rencontres. Avec l’artiste
Carole Benzaquen, je collabore avec des femmes migrantes, un projet de rencontres sociales et
artistiques, des récits de mémoire. Cette expérience confirme mon désir de donner une voix et de rendre
visible celles et ceux qui ne le sont pas ainsi que leurs histoires.

À travers mes oeuvres, je cherche des échos de la mémoire intime dans une mémoire collective,
plus large. Je suis fascinée par la manière dont nos identités se forgent à travers nos vécus et nos
expériences.
Je m’interroge sur la déconstruction de nos apprentissages souvent imposés et/ou dirigés. Je détourne
des techniques, je les remanie, me les appropie.
J’adopte des gestes hérités des femmes avec qui j’ai grandi : coudre, tisser, filer, réparer, broder.
Dans mes installations, différentes pièces dialoguent entre elles : matières végétales, fils, tissus,
structures tissées et moulées, végétaux suspendus, cousus…

Archivé: JAMMES Julien

Habit

Je poursuis différents projets en lien avec des questions réflexives. Je les ai intitulés Lignes de crêtes, Miniatures, Passages, Histoires particulières, etc. Voici un extrait des deux derniers :

1. Des Versets
J'ai écrit un poème pour mon père et me suis servi de versets pour construire mes tableaux, écrivant inlassablement les mots, le rythme de la phrase, les superposant jusqu'à ne plus rien lire. Puis j'ai continué à écrire avec des outils effaçant les couches cumulées au fil des mois (…).

2. Vibrants
Je suis parti marcher en Laponie, j'y ai ressenti l'immense bonheur d'être dans une nature vaste et sauvage sans danger. Cette série évoque le vivant dans ses moindres détails, son grouillement incessant et invisible (…).

Archivé: HAREL Fabien

Ours

Ce pourrait être les vestiges exhumés d’un nouveau Lascaux. Empreintes du combat titanesque que se seraient livrés les hommes et les bêtes en des temps immémoriaux.
Sauvage, puissant, tragique, mouvant est le bestiaire fantastique aux allures de tentures rupestres que Fabien Harel fait soudain vivre de la pointe acérée de ses flèches qu’il trempe dans une encre que l’on dirait de goudron et de sang.
Dompteur d’un trait précis et exigeant, sous sa main en viennent à danser des fauves terrifiants, des buffles menaçants ou des taureaux puissants. Même le coq vaniteux se donne des airs de rapace et les zèbres de vouloir s’affranchir de leurs robes de rayures qu’un peintre céleste et maladroit aurait figé à travers des persiennes. Mais là elles dansent comme prises d’une ivresse aussi incontrôlable que soudaine. Eclaboussant la toile dans un désordre jamais totalement fortuit sans être pourtant totalement volontaire. Car là est la volonté de Fabien Harel : laisser au trait et aux pigments un fil dans l’espace et le temps, pour y générer cette sensation de vie. Retrouver, tout à la fois, le geste primitif et faire vibrer les formes.
Ainsi, sur l’étendu de ces papiers rustres et industriels qu’il prend pour support, naissent d’étranges chorégraphies entre l’homme et « ses bêtes ». Entre la main qui griffe la matière et danse sur des pointes et elles qui se convulsent ou tournoient, drôles ou pathétiques, imposantes ou furieuses, intrigantes ou complices.
Elles sont là, irrémédiablement figées, et pourtant si vivantes qu’on jurerait les regarder et les voir bouger.
Ce pourrait n’être que les vestiges exhumés d’une éternel Lascaux mais ce sont, au demeurant, les empreintes, définitivement intemporelles, d’un artiste résolument moderne, attaché à ces gestes premiers qui vont à l’essentiel, ceux de l’animalité de la vie et du mouvement.
Patrick Ehme

Archivé: PUEL Bruno

Monde éclos

Je pratique le dessin au graphite et à l’ encre dans un travail au trait proche des techniques traditionnelles de gravure. Cela me permet de décrire soigneusement des textures, des ombres, des modelés et de proposer un univers fantastique et onirique dans lequel tout peut arriver: des rochers peuvent flotter, des planètes se rapprocher, des hybridations apparaître et des passages s’ ouvrir entre différents univers. C’ est une recherche de poésie visuelle et hors du temps, devant laquelle la personne qui regarde peut se raconter ses propres histoires.

Archivé: BALAS Sophie

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Depuis de nombreuses années, je partage mon temps entre des recherches artistiques pures et une activité de plasticienne dans l'espace public.
Ma démarche artistique est avant tout basée sur de la gravure contemporaine avec un travail centré autour de la ligne ( voir plus bas). Je fais également de la céramique.
En tant que plasticienne, je travaille en étroite collaboration avec l'agence de paysage et d'aménagements urbains " d'une ville à l'autre…" . Mes interventions sont très différentes selon les projets ( design de mobilier urbain, empreintes dans le sol, sculptures, graphisme … etc)
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Travail de la ligne et de la répétition, de la superposition- de la vibration et de la couleur.

La ligne comme un élément vital.
La ligne comme un fil tendu, un élément incisif qui viens strier l'espace, précis, incisif, sans concession.

Le trait pur : une trajectoire qui strie l'espace, traverse la plaque, la feuille de papier.

Je travaille avec plusieurs plaque (cuivre ou zinc) elles mêmes composées de multitudes de traits qui évoquent peut être des fils (résurgence de mon passage dans le textile à Duperré ?), des trames.

Recherche de profondeur, chaque plaque, chaque tirage est un plan qui se superpose à un autre sur une même estampe.
La superposition à la recherche de l'équilibre, équilibre fragile à la limite de la rupture.

Un trait de trop ou une plaque de trop et l'équilibre est rompu.

Chaque épreuve est unique ( épreuve d'artiste) et la gravure seulement un moyen de travailler la répétition en étant à chaque fois proche mais différent.
Travail en série.

Exigence de ce média, comment dire l'essentiel avec une économie de moyens. Dire avec peu.

Travail méditatif exécuté dans la concentration et la tension (le trait juste, la couleur juste).
L'acte de graver en lui même est une "performance".

Archivé: BARRACHINA Anais

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Anais Barrachina, artiste toulousaine touche-à-tout, concentre dans sa production son savoir acquis à travers diverses formations autour des Arts Appliqués, de l’Illustration et de la Reliure. Elle s’intéresse à toutes techniques d’estampe (sérigraphie, linogravure, monotype,…). Sa production se finalise souvent sous la forme de livres en série limitée faits à la main. Elle est installée dans l’atelier de la Muse en Goguette (Toulouse Nord/Launaguet) et propose des cours, des événements et des expositions.

Archivé: CARCANAGUE Marie-Hélène

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Enigmes muettes, les traces, les empreintes et les cicatrices du temps m'interrogent et m'inspirent. Chaque surface érodée raconte une histoire.
Entre abstraction et figuration, avec en arrière-plan un monde en désordre, j'explore l'être humain, espèce d’animal mal élevé, aux frontières d’un univers imaginaire et fantaisiste.

Archivé: RELYVELD Martine

Arbre-Monde Taille douce aquatinte vernis mou

Martine Relyveld a fait des études d’Arts Plastiques et Esthétique à Paris I La Sorbonne et acquis licence et maîtrise. Quelques années plus tard, à Toulouse elle passe le CAPES et le Master2 en Arts Plastiques puis enseigne les Arts Plastiques.
Actuellement elle pratique la gravure à l’atelier de l’Association Toulouse Gravure.
Elle expose régulièrement à Toulouse et dans ses environs, participe à des expositions individuelles, collectives et des Portes Ouvertes d’Ateliers d’artistes. Elle participe aussi à des expositions dans toute la France et à l’étranger.

Technique pratiquée : La Gravure, le Monotype
Martine Relyveld travaille la gravure utilisant différentes techniques de taille douce et d’impression : l’aquatinte, la pointe sèche, l’eau forte au trait, le carborundum et le vernis mou. Les tirages sont parfois fait directement sur la feuille, mais parfois elle pratique le marouflage ou le chine-collé. Elle utilise des végétaux et des empreintes qui peuplent son univers graphique. Chaque tirage est différent, les couleurs varient à chaque impression.
Ainsi, malgré la multiplicité des tirages, chaque épreuve sera unique.

Archivé: SANCHEZ Anne-Marie

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Je dépose ma tête ;
les bras pleins d'émotions, j'entre à tâtons dans l'ample silence de la peinture et l'espace indicible de l'intime.
L'érosion du geste pictural m'aide à libérer, ouvrir des passages, ajuster, donner forme à l'image.
Je la laisse s'élaborer à son rythme, avec ses heurts, ses vibrations propres, ses soupirs.
J'accompagne l'image en train de se faire ;
elle dirige, j'exécute.
Cet impératif sans apparente nécessité est pour moi un formidable espace de liberté.
Quand, enfin, l'image advient et me regarde, j'accueille dans l'étonnement l'évènement pictural et espère le faire partager…

Archivé: PACAUD Arielle

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Peindre c’est ressentir le besoin de transférer une énergie sur la toile, moins une chose vue qu’une chose sue. Charriant un vécu poétique, des émotions intenses, des voyages intérieurs, l’oeuvre se construit sur la toile; l’oeil bataillant avec la main réfute, choisit et finalement révèle un résidu alchimique, à la fois intime et étranger, ce qui me semble être la nature même de la création »

Archivé: EL CHUZPO (Ducoin Christophe)

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El Chuzpo, de son vrai nom Christophe Ducoin, est un artiste peintre néo-expressionniste basé à Toulouse. Son travail explore des thèmes sociaux et émotionnels à travers des couleurs audacieuses et des matériaux variés. Il utilise principalement l’acrylique, l’encre et l’huile, donnant naissance à des œuvres marquantes. Celles-ci intègrent souvent des figures humaines et animales stylisées, exprimant une énergie brute et une spontanéité maîtrisée. Grâce à ce style distinctif, ses peintures captent le regard et suscitent la réflexion.

Archivé: DION Patrice

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Artiste indépendant formé aux Beaux-Arts, et initié très jeune à la photographie, Patrice Dion développe un univers onirique qui résonne avec son enfant intérieur.
En harmonisant le fond et la forme, l’artiste tente d’éveiller sa conscience, d’interroger les qualités et les travers de notre monde, de la condition humaine à travers le corps et le paysage. Dans son travail artistique à la démarche expérimentale, l’auteur cherche à placer le végétal au cœur de l’unité fondamentale du vivant. Comme une mise en abyme, il interroge la valeur du regard que l’on pose sur les choses dignes d’estime. Avec un procédé de tirage sur le végétal qu’il a nommé l’Hélio-Chlorophylle-Type, l’artiste jardinier à réinventer une technique de révélation sans chimie qui questionne notre empreinte écologique.
Aventurier du sensible, l’être parcourt notre écorce.

Archivé: PERROS Marika

Vagues Huile sur toile 135:160 cm

Faire peindre la matière elle-même

" L’univers se peint lui-même, c’est la goutte qui gicle, pas moi.
C’est pour cela que je laisse peindre la matière, elle est vivante … "

Peindre, c’est jouer ! Jouer avec la matière, être l’alchimiste d’un monde qui se crée. Depuis plus d’une trentaine d’années, j’explore la figuration suggérée, avec des périodes diverses ayant toujours un lien entre elles. C’est un maillage étroit entre pensée, matière, physique, entre figuration et abstraction. Depuis 10 ans, mon thème de prédilection, NATURE, un seul mot, celui qui manque tant à l’homme !

Et quoi de plus naturel, alors, de faire « peindre la matière elle-même ». Je suis une artificière qui lance le feu d’artifice. Je joue telle une chimiste à reproduire une rivière qui court, une fleur qui respire, un nuage qui se pose.
Cette série est une des nombreuses que je dédie à notre mère nature souffrante et à tous ses habitants de l’amibe à l’humain, eux aussi en danger. Puissions-nous un jour la respecter, nous respecter, inventer un autre monde basé sur la  paix, la tolérance, le partage.

Je veux peindre la beauté de ce monde qui souffre, comme pour conjurer le sort, pour mettre ma goutte au service de la vie, et c’est un choix que j’ai pris très tôt.

Mon sujet, c’est l’équilibre, la paix, la vie, la joie, parfois le silence contemplateur, parfois la force bouillonnante des éléments.

J’estime avoir la fonction en tant qu’artiste puisque j’ai la chance d’occuper ma vie à jouer avec des couleurs, de devoir aider ce monde à aller mieux en  faisant du bien aux spectateurs, leur faire du bien avec mes images, les faire oser rêver d’un monde meilleur.

D’autres dénoncent en montrant les horreurs du monde, c’est très bien, c’est leur fonction, ils sont faits pour cela et leur existence est une bonne chose, mais ce n’est pas la mienne. Je ne veux pas vomir le monde ou le mal-être, je ne veux pas de ces peurs sur mes toiles, ce mal-être qui imprègne ce monde par ses faux objectifs et contribuer à diffuser du malheur et des peurs.

Je veux contrer par mon travail, tel un colibri, la violence qui est faite constamment à tout ce qui est sur terre en diffusant du calme, de la tendresse, de la douceur, de la vigueur, du souffle, que ceux qui regardent s’extirpent du temps qui court pour contempler, sentir la lenteur du regard, la force de l’espoir.

Mon but est d’offrir à travers mes images, de la paix, de la force, de la vigueur, de la tendresse, de l’amour.
S’échapper un instant, des nouvelles encore plus accablantes de jour en jour et oui, ça urge !
Mais pour changer il faut des forces et c’est cette force de vie que je veux donner à voir pour donner du courage.

Je me définis simplement comme une «  passeuse » d’image, je veux humblement déposer mes images doucement ou fortement, je veux laisser le hasard jouer avec moi, je veux laisser transparaître, apparaître tout ce qui doit.

L’univers  se peint lui même, c’est la goutte qui gicle, pas moi.
C’est pour cela que je laisse peindre la matière, elle est vivante …

Marika Perros

Archivé: SOREN VANA

SOREN VANA -LE CROCODILE

Après des études aux Beaux arts de Toulouse section Communication, j’ai été
plusieurs années conceptrice en communication au sein d’un quotidien
régional toulousain
Maintenant libre de toutes contraintes professionnelles je profite de mon temps
libre pour peindre à l’acrylique sur des supports variés ( bois, tissus cuir, etc),
J’ai dernièrement redécouvert la gouache et les encres.
J’inclus dans mes créations graphiques des plaques de cuivre travaillée, principe eau-forte.
Je modèle aussi la terre, cuire mes créations en utilisant la manière ancestrale du Raku.
J’expose seule mais la plus part du temps accompagnée d’amie(i)s artistes.
Une recherche permanente de nouveaux sujets (Amazonie, musée, combats sumo, animaux oniriques) et de nouvelles techniques ( transfert, peinture à l’encaustique)

Archivé: SYLVESTRE-TRIAIRE Adeline

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Au-delà de ma licence en arts plastiques et de mes formations d'illustratrice (spécialisée jeunesse) et de graphiste, la pratique a toujours été présente, tel un fil rouge, dans ma vie. Cette citation d'André Gide définit parfaitement ce que je ressens : "L'art nait par surcroît, par pression de surabondance. Il commence là où vivre ne suffit plus à expliquer la vie."
Aujourd'hui, je souhaite également placer la créativité et l'art au centre de ma vie professionnelle également, fraichement certifiée en art-thérapie (RNCP).

Pour cette édition, je choisis de ne vous présenter qu'une partie de mon travail : le dessin.

Archivé: COMBES Véronique

Peinture sur écorce 2025

Mon travail, principalement figuratif, en relation avec les questions actuelles, s’élabore à partir d’un lien intime entre support et sujet traité.
Sur des matériaux simples, presque ordinaires (planches, écorces, toiles cirées, couvertures de survie, plexiglass, canevas…) se dessinent des bribes de vies bafouées et se crée une esthétique qui se veut révéler toute la force et la dignité du vivant.
A travers cette perception sensible du vivant, dans un aujourd’hui incertain, un futur à construire, je ne cesse d’interroger nos existences, notre relation à l’autre et notre propre vulnérabilité.

Archivé: LA RUE S'EXPRIME

Expérience 4 - Jour 6 Jour

"La rue s'exprime" est une installation urbaine participative qui a donné naissance à plusieurs « Expériences », des séries photographiques uniques.
Pour chaque « Expérience », une photo prise dans la rue est replacée dans l’espace urbain, là où elle a été prise. Installée sur une structure et imprimée en grand format, la photo est agrémentée d'une phrase et de feutres qui incitent les personnes à s'exprimer. Chaque jour, une photo de cette installation est réalisée et publiée sur instagram afin de voir l'évolution des messages et les traces du temps sur l'image.
Je propose de découvrir chaque « Expérience » : la série de photo prise chaque jour ainsi que le résultat final : l’image métamorphosée par les messages, enrichie ou détériorée, entière ou en lambeaux…

Archivé: CISELET Barbotine

barbotineciselet

Ma création est – dès l’origine – profondément humaniste.
Dans la série « vie quotidienne » la femme, l’homme, l’enfant se montrent ainsi sans concession mais surtout pas sans humour et encore moins sans amour : loin des canons de beauté, de l’œuvre parfaite et millimétrée sublimant le beau, les sculptures choisissent le contrepied de la « beauté du réel ».

J’aurai cette année le plaisir d’accueillir dans mon atelier la peintre Phanette FRANZINI, originaire de Marseille, est une artiste autodidacte dont le travail s’établit entre Art singulier et Art Naïf. Ses réalisations se caractérisent par un trait noir et franc cernant des formes rondes, une peinture haute en couleur ; des œuvres spontanées, expressives, ancrées dans l’émotivité.
https://www.phanettef.com/

Archivé: FERRER Valérie

Bureau

Faire, parce que d’y penser, ça me stresse. Je peins de façon intuitive et réfléchie. Un alliage entre une capture d’images, rapide, et une maitrise du résultat lent. Le matériau de départ est un stock d’images de magasines (personnages, objets, couleurs). Ma démarche est basée sur un travail d’emprunt, une méthode de hold-up. A l’inverse des malfrats, qui dans un premier temps, lentement, nettoient toutes les pièces de leurs armes, tranquillement en silence et qui, dans un deuxième temps, rapide, opèrent. Et pourquoi une casserole ou une montagne? Ça m’est égal, c’est intuitif. C’est plutôt qu’est ce que je vais faire avec ça, c’est la réflexion.

Archivé: MENGALL HR

« Revisitons nos classiques » est la nouvelle série de Mengall HR. Elle débute avec sa peinture Hommage à
Juliette Mey, jeune cantatrice toulousaine couronnée aux Victoires de la Musique Classique en février 2024. Le
peintre gravite autour de thèmes tels que la littérature, le théâtre de l’absurde, les arts, la musique… La peinture
« Guerres et paix » est présentée au Salon d’automne à Paris en octobre 2024.
Mengall HR vit et travaille à Toulouse. Il expose à Paris, en Bretagne d’où il est originaire, en Occitanie et en
Catalogne. Il commence à peindre en 1985, suit les cours du soir des Beaux-Arts de Rennes et se forme à la
sérigraphie. Sa peinture est figurative. Mengall HR, dans le courant « expression libre », porte son regard sur
l’humain.
Pour lui l’art graphique est viscéral. C’est la peinture et les évènements marquants de son actualité qui
façonnent le chemin de vie de l’artiste. Le rock, la femme, le pourtour Méditerranéen, le conflit des Balkans, la
Dame à la licorne…
Mengall HR est devenu artiste peintre pour illustrer ses écrits. Il commence dans le milieu du rock rennais et
présente un décor sur la mythique scène de l’Ubu. On le retrouve pour une exposition personnelle dans le
wagon exposition de la SNCF sur la ligne Rennes / Paris Montparnasse en 1988. Pendant la guerre des Balkans,
Il rencontre sa femme originaire de Sarajevo, la série « Sarajevo mon amour » naît. Pour Mengall HR ce
travail est venu de la nécessité de traduire l’histoire au travers d’expositions / conférences dans le milieu
scolaire. Une rétrospective a lieu sur ce thème au Musée de la littérature MAK à Sarajevo. En 2018 sa femme
décède. L’artiste décide de s’engager pleinement dans la peinture. Après la venue des tentures médiévales de la
Dame à la licorne au Musée des Abattoirs de Toulouse, Mengall HR aborde une longue série sur ce thème qui
voit naître un livre du même nom. Il traite le thème de la condition de la femme, l’importance de la nature au
Moyen-Age au travers des cinq sens.

Archivé: DELFOUR Evelyne

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J’ai exercé durant 25 ans le métier de Luthier pour construire des violoncelles, restauré des instruments, passionnée par la musique, pratiquant de façon modeste et amateur d’abord la guitare classique puis ensuite le violoncelle.
En 1998 je reçois un véritable choc émotionnel et pictural en découvrant l’Aquarelle m’intéressant déjà depuis mon plus jeune âge à la peinture en général. Très vite j’ai souhaité apprendre à travailler ce médium qu’est l’aquarelle. J’ai inlassablement durant de nombreuses années essayé de parfaire les compétences techniques requises pour ce médium très particulier. Lorsque je travaille avec l’eau , je rentre dans un état méditatif, ou l’effort de concentration que l’aquarelle requiert me fait oublier qui je suis pour ne devenir qu’une avec l’eau et le papier.
Depuis quelques temps déjà, je peins en techniques mixtes, me permettant d’utiliser de la gouache, de la tempera, de l’acrylique, du pastel et aussi bien sûr l’aquarelle. Ma liberté de peindre s’en est trouvée augmentée, ne m’interdisant rien pour donner libre cours à la création de mes tableaux.
Je peins la vie, mes pleurs et mes joies, mon désespoir et la sérénité.
je peins pour partager, pour émouvoir, pour savoir si je suis bien vivante.
Je peins pour aimer.
Je peins pour arriver à l’épuisement et dormir enfin calmement.
Je peins pour essayer d’ajouter quelque chose en enlevant ce qui encombre.
je peins pour interroger le monde, bousculer mon quotidien ,mon rapport à ce monde et ma relation à l’autre.
Ma peinture ne vit qu’à travers le regard que l’autre lui porte, elle se nourrit de la différence et permet à chacun de se découvrir, se révéler à travers nos singularités.
Elle ne se limite pas à ce qu’elle représente, ni à l’artiste qui l’a peinte, elle existe seulement gràce au regard de l’autre.
J’enseigne l’Aquarelle à Toulouse sous forme de cours d’une journée entière, ce qui permet aux élèves d’approfondir la pratique de cet art et j’expose dans des galeries et de nombreux salons.

Archivé: VOISIN Antoine

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Je m’intéresse depuis plusieurs années à la notion d’ «abstraction narrative », une façon subjective d’aborder le réel par la couleur et la forme. Inspiré par l’énergie de l’expressionnisme abstrait, que je tente de pousser vers un récit ouvert à l’expérience de l’observateur… La figuration n’est jamais très loin. Chacun pourra trouver, dans l’harmonie des couleurs et l’énergie des graphismes, matière à histoire…

Par ailleurs, je mène plusieurs séries à la frontière de la figuration (« flores », « paredes »,…), des fresques murales, des peintures éphémères en concert, et j’ai publié deux livres d’artiste avec le poète Claude Barrère.
Mon atelier est situé à Toulouse.

Archivé: CHARRIE Zabel

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Je m’intéresse, tant au niveau théorique qu’au niveau plastique, aux notions d’identité et de corporéité, dans toutes leurs dimensions ( intime, psychologique, organique, sociétale, sociale, politique, symbolique, historique…)
J'explore les sphères du corps physique, du corps psychique et leurs imbrications : le rapport corps-psyché.
Les techniques utilisées vont du dessin traditionnel à l'image numérique en passant par l'expérimentation et le développement de procédés personnels comme le dessin par la brûlure ou l'utilisation de matériaux récupérés, naturels ou artificiels et la recherche d'effets de profondeur.
Actuellement, je me penche sur  les notions de mémoire et de transmission, notamment familiales : l'influence consciente ou inconsciente sur nos existences de l'histoire, sue ou tue, des parents, des vivants et des disparus.
Ce qui ne m’empêche aucunement d’aller explorer d’autres sphères, pour peu que je pense avoir quelque chose à y apprendre, à y apporter ou à en dire.

Archivé: CUNNAC Annette

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Annette Cunnac puise dans son environnement proche et au cours de ses lointains voyages, la source de ses peintures qui sont le fruit d’une observation directe et sensible du monde qui l’entoure. Elle peint la réalité en mettant en lumière sa poésie et ses couleurs. Elle révèle toute la richesse d’un univers sublimé. Ses thèmes de prédilection sont les paysages et les scènes de vie.

Elle travaille en extérieur, en prise directe avec le motif pour saisir la lumière et les couleurs. « Lorsque je peins en plein air, je suis en état de réceptivité totale afin que rien ne vienne distraire l’œil de ce qui importe ». Guidée par les formes et les couleurs, elle réalise des croquis, des dessins plus poussés ainsi que des clichés qui vont constituer une base qu’elle utilisera pour son travail en atelier. Là commence le temps de la réflexion et du choix des sujets avant de passer à l’acte de peindre. Elle recherche sans cesse le ton juste, la délicatesse des couleurs et un équilibre entre graphisme et formes colorées. Transmettre l’émotion ressentie lors de la première perception et révéler le caractère profond du sujet est le fil conducteur de son travail qui va ouvrir à une émotion esthétique immédiate et à un dialogue avec le spectateur.

« Sublimer la vérité du sujet, exprimer l’essentiel et atteindre une intensité émotionnelle dans l’œuvre. »

Archivé: FOURCADE Michel

Walking Among Tore

Si je dois définir son travail actuel, c’est, une accumulation de bouts de paysages.
La ville, pour lui, est une immense sculpture formée de cubes ou parallélépipèdes se superposant, disposés de telle façon qu’ils se recouvrent entre eux, presque indéfiniment.
Dans l’histoire de chaque toile les bâtiments ou parties de nature constituant l’image ne sont jamais à leur vraie place.
C’est un choix esthétique et il aime combiner et associer les éléments constituants une ville, un paysage, tout comme la vie est mélange de genre, d’ethnies, de catégorie, d’espèces, de personnages etc.
Dans ces paysages, certains pans de murs peuvent faire penser à des décors Hollywoodiens, sont coupés et laissent voir une scène qui n’a rien à voir avec le premier plan.
Comme dans un film de David Lynch, dont je sais que Michel est un inconditionnel absolu, comme beaucoup d’artistes d’ailleurs, ou du moins, le devraient.

Il nous montre l’utopie et la beauté de paysages urbains, mais également dans certaines toiles la dystopie qu’il peut exister parfois dans un même lieu, une forme de récit de fiction se déroulant dans une scène ou société imaginaire, dont les dysfonctionnements et anomalies y sont annoncés.
Mais tout en montrant de belles images dans lesquelles il fait preuve à nouveau d’une très grande maîtrise.
Certaines visions apocalyptiques, pour nous dire, même au travers de belles peintures, qu’il nous faut faire attention à la Planète sur laquelle on existe.
« Ars longa, vita brevis » comme le disait Hippocrate…
Peter Banner (Traduction de l’Anglais, Claire Beaumont)

Archivé: BECCO Annie

Sillages

Le travail sur la composition, la couleur, le rythme sont des territoires sans cesse explorés. La rapidité du séchage de l'acrylique permet un vrai travail sur la matière en créant des superpositions colorées ou des transparences en donnant au support densité ou profondeur. La créativité ne naît pas d'une intention délibérée mais d'une constante remise en cause d'un savoir-faire.  L'abstraction représente pour moi une page de grande liberté. Je m'affranchis de l'image, je m'émancipe de la réalité.

Archivé: POINCLOUX

Pâte à papier

Je suis artiste plasticienne. Je travaille le papier et la pâte à papier exclusivement recyclés.
Après avoir travaillé pour des magasins, décorateurs, théâtre, musées, centres culturels et particuliers en produisant des décors en papier, pâte à papier, je souhaite intégrer ma démarche dans une dynamique de ce que j’appelle ‘l’art durable’.
Progressivement, mes découvertes, expériences et mes convictions m’entrainent vers une pratique différente. Ma technique évolue ce qui me permet d’utiliser de façon inédite le papier pour réaliser des sculptures et des œuvres murales à la recherche des nuances et de textures. Mes matières premières sont issues du recyclage. Je les associe a des pigments, des terres que je collecte souvent moi-même, des liants naturels, du linge ancien, des objets tombés en désuétude, des éléments naturels. J’utilise des techniques et recettes anciennes que je ré invente. Mon travail évoque l’impermanence, le souvenir dans un esprit wabi sabi.

Archivé: JOHANNA-LISA

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A travers la notion d’entrechamps, mon travail propose de créer un lieu de communication entre nature, onirisme et réel. Mon but n’est pas tant la maitrise du paysage que l’escapade picturale qu’il suscite. Matière et lumière permettent d’éprouver le pouvoir de la couleur et ses enchainements narratifs. Les zones de non-figuration, ainsi qu’une quasi-permanence de l’élément floral, génèrent une tension qui donnent son cadre à la toile. Mais l’escapade reste hors-champ. Jalonnée de micro-événements plastiques, elle est mystérieuse et permet d’interroger notre rapport au monde.

Archivé: BOUCHER Elodie

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Je me challenge.
Je cherche à jouer avec les couleurs, entre leurs luminosités et leurs profondeurs. Il faut que les pigments circulent comme une promenade sur mon support.
Je m’amuse à confondre le spectateur dans son observation.

Archivé: VALETTE Claudine

Leporello "A la source"

La nature est pour moi source de beauté, apaisement, mystère. Elle est aussi puissance et fragilité, vitalité et résilience, indissociable de l' être.
J'ai exprimé ces sensations dans la peinture, le dessin, autres techniques, en résonance la plupart du temps avec des poèmes, dans des petits ouvrages, pour restituer une mémoire, sorte d'hommage, et inviter au voyage onirique.
La technique de l'estampe japonaise, bois gravé, m'a permis le contact direct avec cette matière, et s' accordant avec ses contraintes, la patience et l' humilité. Se relier également à un savoir-faire ancestral par-delà les continents, les siècles, n'en a que plus de valeur dans mon attachement pour cette technique.
Sa particularité (un bloc de bois gravé par couleur) m'a conduite à la simplicité dans le choix des couleurs, lignes, surfaces, l'expressivité, et la recherche d'équilibre et d'harmonie.
Ainsi, lors de l' impression, émergent des paysages étranges, primitifs.
Ils résonnent avec les mots, textes poétiques, dans mes livres-objets, formats intimes, qui se transforment pour se déployer et être partagés, exposés.
La poésie s' exprime également dans une série de panneaux en tissu léger(sortes de "kakemonos") avec estampes cousues sur le thème des arbres et de l'eau.

Archivé: CARRET Christophe

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Notre Terre, poussière d’étoile agglomérée, fabrique et refabrique à l’infini des formes singulières, dans un processus de transformation permanente. Du fond des âges, la matière nous montre ses multiples facettes. La relation – symbolique, artistique ou réaliste – de cette matière avec l’humanité m’interpelle et m’apparait comme une évidence, car de tout temps, elle a représenté pour l’homme une source d’inspiration, un refuge et une relation avec l’infini.

Archivé: RIBES Marie-France

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Autodidacte, j'ai commencé à peindre à l'âge de 16 ans. Pour moi la peinture est le fil conducteur de l'expression de mes sentiments les plus profonds depuis plus de 40 ans.
J'utilise différents médiums (huile, acrylique, encre, techniques mixtes) pour créer mes paysages intérieurs .
Mes peintures sont une anamnèse de visions, perceptions et d'émotions… Dans le hasard d'un geste, trouver la forme qui contiendra l'émotion .

Archivé: LAVAUD Nathalie

LES-BALEINES-CARRÉ

Je suis inscrite depuis longtemps à la maison des artistes. Pour des raisons économiques, j’ai longtemps exercé au sein d’agences de communication en tant que DA. Néanmoins je maintenais en parallèle, par nécessité créative, une activité artistique et personnelle. Aujourd’hui, j’ai besoin de faire voir mon travail accumulé… La formule de montrer mon travail dans le lieu où je le développe m’aide à passer le cap de cette “mise en danger “.
Mon travail repose sur l’idée qu’il y a plusieurs lectures possibles d’une œuvre. Je m’efforce donc d’embrouiller les pistes pour mieux les faire découvrir par la curiosité de l’observateur.
C’est en utilisant le dessin traditionnel (à la main, noir et blanc) et inspiré par mes lectures, littératures jeunesse, comics et BD que je pratique l’accumulation, l’enchevêtrement, l’association des lignes dessinées pour créer un nouvel « univers global qui se tient » mêlant faune, flore, objets, pour créer des personnages grotesques et improbables.

Archivé: BALMARY Sophie

Majestic

L’imaginarium, une invitation aux rêves et à l’imaginaire.

Bercée et influencée par la musique, la poésie et la peinture, j’ai créé “L’imaginarium” comme un aquarium à rêves et à poésies.
Un aquarium où mes songes se métamorphosent en images, à moins que ce ne soient, finalement, ces mêmes images qui alimentent sans cesse les vagabondages de mon âme.

Passionnée et sensible depuis toujours aux multiples incursions du passé dans nos vies quotidiennes que ce soit par des objets anciens ou par des éléments architecturaux, j’ai également un rapport très fort avec la nature et son énergie vitale invisible.
Dans sa fragilité apparente réside une grande force et une résilience sans faille, qui lui confèrent une présence et une beauté sans égal, notamment quand elle est confrontée à un héritage humain comme dans une ruine ou un palais abandonné.

Ainsi deux grands thèmes se dégagent aujourd’hui de mon travail:
– « Ces ruines oniriques » où la poésie silencieuse des ruines à l’abandon,
– « Ces murmures invisibles » où la vie secrète de nos objets du quotidien au fil du temps qui passe.

Archivé: GAIO Catherine

Mon travail pictural est essentiellement basé sur la trace, l’empreinte et le signe.
J’exploite soit la technique mixte ainsi que les différentes techniques de gravure.
L’œuvre se crée sans idée préconçue, pour moi il est important que l’œuvre entre en contact avec une sensibilité plus ou moins collective. En partant de l’imprécision la plus absolue, on peut toucher plus de gens qu’avec trop de définition.

Archivé: COFFINIERES Bénédicte

N°2 2025

Il y a trente ans, en posant mes valises dans les Corbières, j’ai ressenti une évidence: ce paysage était le mien. Une appartenance immédiate, presque viscérale, comme un écho à ma première émotion artistique – "La Moisson" de Van Gogh –, découverte à l’âge de huit ans et jamais oubliée.
Mes études d’Histoire de l’Art ont été un premier éveil, une immersion dans la richesse artistique. Bien plus tard, ma rencontre avec Marie Thomas marque un tournant : cinq années d’apprentissage dans son atelier, à explorer la forme, la matière, le langage pictural, jusqu’à acquérir cette autonomie essentielle, celle qui permet d’oser.
Puis, dans les Corbières, la figure de Piet Moget s’impose. Son invitation à peindre "ce qui est derrière la ligne de la jetée, face à la mer, et qui ne se voit pas" transforme mon regard. L’horizon devient mon point d’ancrage, et naît une série de toiles entre ciel et mer.
De cette interaction avec le paysage jaillit une peinture intense, presque obsessionnelle. Mon travail se nourrit de mes explorations : mosaïques antiques, enluminures médiévales, photographie, pratique du collage. Chacune vient enrichir ma manière d’aborder la composition, où la juxtaposition d’aplats de couleur recrée l’énergie et la vibration du paysage.
La force d’un territoire, sa vitalité exubérante, la joie qu’il procure, tout cela s’équilibre dans la contemplation et l’habitation du lieu. On me dit que ma peinture apaise.

Archivé: PÉDRO

Pedro-DMEV-AEB

Mes matières premières sont principalement les rebuts de notre société de consommation. Longtemps, j'ai travaillé avec l'acier, rouillé de préférence. Depuis cinq ans, je fabrique des masques, aux moins un par semaine, montrés dans une série photographique intitulée : des masques et Vous ? Il en existera plus de trois cent quatre-vingt, au moment des Portes Ouvertes. Parallèlement, j'assemble des objets trouvés, comme des vases de fleurs et assiettes. Le papier commence à être de plus en plus présent dans ma production, avec une série de collages-épinglés, à base de Que Sais-Je ? et de vielles gravures. Les visiteurs traversent une maison-musée et découvrent l'atelier, au fond du jardin. Cette année, j'invite à nouveau le photographe Patrice DION à poser son camion sténopé devant la maison. Les visiteurs pourront découvrir ses techniques anciennes de développement photographique.

Archivé: LANGLOYS Sébastien

La Fontaine

Fusain, terre et bronze, je m’inspire des corps et des visages pour en révéler toutes leurs expressions.
Parmi mes principales créations, la sculpture monumentale Regards d’Enfants, les statues taille réelle de Jean de La Fontaine, Frédéric Mistral à Eyragues, René Goscinny à Paris, Claude Nougaro dans le Jardin du Capitole à Toulouse, Le Pêcheur et la Ramendeuse sur le port de Martigues ainsi que les bustes de Jean Jaurès, Aimé Césaire, Nelson Mandela, Jean Paul II, Jean Cocteau, Pierre Baudis,…
J’ai également réalisé la Médaille d’identité du Sénat.

Archivé: PERRET Sylviane

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ATTENTION cet atelier ne sera pas ouvert

L’impermanence est la loi et la condition de tous les règnes, humain, animal, végétal ou minéral. Nous ne cessons de nous transformer, d’évoluer, de muter. Ceci est la seule certitude et peut-être la seule raison de notre existence. Notre société technologique et consumériste a modifié notre perception du temps ; perçu jadis lent et continu, il est aujourd’hui fragmenté et frénétique ; nous voulons durer sur de l’éphémère. Quelles sont les conséquences d’une telle contradiction sur notre avenir et sur nous-mêmes ?
Ces questions sont en rapport étroit avec mon travail, et procèdent directement de la matière utilisée et des formes recherchées.

Le choix de l’argile « sauvage » et de récoltes de minéraux me renvoie aux temps géologiques ; l’argile a son temps propre qui n’est pas le temps social qui règle notre quotidien. Récoltés à un instant T de leur «état» physique et chimique, les minéraux poursuivent leur transformations et recompositions dans le temps du feu et l’atmosphère du four.
Les formes de mes sculptures sont en rapport avec le minéral qui les compose. Si la matière nous apparaît inerte, ce n’est qu’une question d’échelles de temps. La montagne rocheuse deviendra poussière un jour. Notre incapacité mentale à appréhender le vertige de l’évolution nous permet en revanche de vivre intensément le moment présent.

Archivé: VIGNAT Félicie

Encres et collages papier 55x41

Présentation de ma recherche picturale :

Mes mots sont des signes, mes sons des couleurs, ma danse des rythmes… alors se glissent sur la toile ou la fragilité du papier, des formes aux contours simples et aux lignes subtiles.
C’est la peinture qui me guide ; à chaque œuvre s’invente une nouvelle forme, une histoire différente, un geste en appelle un autre, une couleur se lie à une autre. D’une apparente simplicité, les formes apparaissent dans un jeu de transparences et d’opacités réalisées lors des passages intuitifs de la brosse, et se crée alors un environnement qui s’impose avec vigueur et fermeté.
Usant de toutes les composantes que constitue la peinture (composition couleur geste matière lumière…), l’acte essentiel de peindre se matérialise alors sur la page blanche en un tout cohérent et qui mène à l’évidence.
Et comme une araignée qui tisse sa toile, celle du peintre naît de toutes ces contradictions et complexités qui, une fois ordonnées, permettent d’offrir une œuvre construite, instinctive, et porteuse de sa propre lumière.

Archivé: GILLY Jean-Pierre

"Ici et ailleurs" 3

Ma peinture décline généralement des formes simples et privilégie la couleur et la matière. Le principe qui la sous-tend est celui de la dualité, voire de la contradiction. Il vise à introduire de la dynamique dans mon travail et se traduit plastiquement par des rapports multiformes de proximité/distance entre les éléments de mes compositions.
Cette approche s'est ainsi matérialisée par des compositions géométriques articulant le plus souvent horizontalité et verticalité. En témoignent les séries "Infinis", "La force du collectif"et "Ici et ailleurs".

Archivé: BONNEFIS Nelly

Technique mixte 2024

L’expérience créatrice me confronte à une recherche permanente visant à récupérer les traces d’une histoire et à en retrouver le sens. C’est un processus qui m’amène à cheminer vers l’intime, l’indicible.

J’inscris sur les tableaux la fragilité de nos existences, notre présence et notre effacement à terme.
Cette expérience amène forcément un questionnement et m’oblige à aller de plus en plus loin. Chaque tableau fonctionne comme un passage d’une expression à une autre, d’une question à une autre adressée au monde.

Chaque étape de mon travail m’oblige à déconstruire mes représentations, à chercher dans les sphères les plus opaques un sens, un signe afin que quelque chose advienne d’inattendu qui me contraigne à inventer un savoir nouveau. Chaque tableau de la série est à la fois unique et partenaire d’autres pièces qui s’inscrivent dans la même aventure.

Techniquement la plupart de mes tableaux sont réalisés en technique mixte. La base de mon travail est le plus souvent réalisée à la presse sous la forme de monotypes. J’interviens dans un deuxième temps soit à la pointe sèche, en gravure, en collagraphie ou tout simplement en dessinant à la mine de graphite au pastel ou au fusain (voir le site).
Mes grands formats sont réalisés à la peinture à l’huile ou à l’acrylique.

J’ai par ailleurs réalisé plusieurs livres d’artistes avec des amis poètes qui ont été édités aux éditions Réciproques et chez Az’art atelier éditions .

Archivé: SCHROEDER Virginie

MATIN BLANC 80X80 ACRYL

Les couleurs comme éléments structurels façonnent mes peintures.
Inspirée par les courants graphiques du XXe et XXIe siècle et l’art du dessin abrégé du grand maître Keisai, j’axe mes peintures sur les formes et les valeurs, le contraste et le mouvement, les impressions, l’émotion.
Je peins tour à tour à l’aquarelle à l’huile ou à l’acrylique avec le plaisir de capturer l’instant présent, les paysages urbains, les tranches de vie.
J’affectionne particulièrement le croquis et le « pris sur le vif »,
une façon de ressentir le présent et l’émotion qui s’en dégage.

Archivé: SORBAC Marie-Laure

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Depuis plus de trente ans, Marie Laure Sorbac pratique la photographie.
En France, ou elle passe ses vingt premières années, elle s’intéresse aux mots sous toutes ses formes.
Inventer, mettre en scène , faire parler; les plumes qui courent sur le papier sont les créations inconscientes de ses pulsions.
Les mots sont ses images.
Dans les années quatre-vingt, elle s’installe à New York quelques mois. Elle y restera quatorze ans.
En 1989, elle obtient son diplôme de photojournalisme à la City University de New York ( Baruch College ), avec mention honorifique et distinction. Elle atteste de son intérêt à raconter des histoires.
Ses images, à la fois sociales, documentaires, et surréalistes parlent de perception et de représentation.
Elles interrogent féminité, identité, créativité.
Marie Laure Sorbac s’intéresse à l’humain, son corps, ses fantasmes, son éducation. Elle cherche à rendre visibles nos dualités intérieures et extérieures.
Elle dialogue avec Lisette Model, Diane Arbus, Robert Frank, Duane Michals, Man Ray, Hans Bellmer, Viviane Sassen… tout est prétexte pour parler de : construction mentale et physique.
Ses images sont des mots que l’on pose sur une plage, des images qui vous parlent.

Archivé: TUJAGUE Christel

Les harmonies de couleurs, les motifs, les matières, les mises en scènes travaillées, sont au cœur de ma pratique artistique. Je suis également très sensible à la notion d’esthétisme. Je réalise des collages analogiques, qui combinent mon goût pour la mise en scène, les couleurs et les arts visuels.

Mes inspirations viennent de la nature, de la ville, des voyages… mais également du théâtre, de la danse, du cinéma, de la photographie… ainsi que de la représentation de la femme dans les années 50-60. Je détourne avec malice l’image uniformisée et corsetée des femmes de cette époque pour permettre à toutes les femmes, dans mes collages, d’affirmer leur singularité et de goûter à la liberté. Liberté de s’évader, de penser, d’imaginer, d’être soi…

Chacun de mes collages raconte une histoire. La femme y joue le premier rôle, avec humour et légèreté. Les animaux, la nature, les voyages s’invitent également dans mes œuvres avec, en filigrane, toujours, la liberté.

Dans mon atelier, véritable havre de paix au cœur des Minimes, je présente des collages uniques et originaux de formats divers, mais également des séries thématiques (Tour de France, Enfance, Signes du Zodiaque, Expressions populaires…).

Archivé: BRILL Véronique

Jardin - atelier

Je vais là où le vent la porte. Au gré du hasard, au gré des contraintes, mon inspiration vient, parfois pour du land art ou pour de la sculpture, parfois pour la photo ou pour une performance. Pour la beauté, pour dénoncer, pour raconter, pour sublimer et pour calmer les douleurs, pour le sens, pour rien ou pour tout à la fois.
Je crée parce que cela me vient, parce que je n’ai pas les mots, parce que je n’ai pas choisi, parce que je suis comme ça !
Ne me demandez pas de grandes dissertations pour expliquer ma création, sa signification ou pour vous donner tous les mots clés.  Je laisse ce travail aux spécialistes. Moi, je ne suis qu’une artiste.

Archivé: BECCO Annie

sans titre 80:80

Le travail sur la composition, la couleur, le rythme sont des territoires sans cesse explorés. La rapidité du séchage de l’acrylique permet un vrai travail sur la matière en créant des superpositions colorées ou des transparences en donnant au support densité ou profondeur. La créativité ne naît pas d’une intention délibérée mais d’une constante remise en cause d’un savoir-faire.  L’abstraction représente pour moi une page de grande liberté. Je m’affranchis de l’image, je m’émancipe de la réalité.

Archivé: CARRET Christophe

Marcheur-2021

A  l’instar de la peinture qui a vu se développer les pratiques abstraites, la photographie, formidable outil de témoignage, est devenue un moyen d’expression libre à part entière. Entre abstraction et détails singuliers, le travail que je présente est le fruit d’expérimentations utilisant différentes techniques. Mon travail interroge à la fois la transformation de la matière au sens large, ainsi que la relation entre l’humain et cette matière qui l’entoure. D’où venons-nous ? De quoi sommes-nous fait ? La conscience qui nous habite est-elle une exception ou bien partie d’un grand ensemble où chaque chose respire et vit à sa façon ?

J’expose dans mon salon, dans mon jardin, sur des murs ou dans des lieux associatifs et galeries.

Archivé: FONTECAVE Annabel

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Je pratique la peinture depuis 20 ans. Fascinée par l’abstraction depuis mon enfance,  je me suis formée auprès d’artistes peintres reconnus et réalise des œuvres contemporaines d’art abstrait qui amènent dans un ailleurs plein de poésie, une autre réalité.

Peintre essentiellement intuitive,  j'aime exprimer mes émotions, mes sensations et laisse la peinture aller. Au gré du « hasard » se dégagent formes, textures, ambiances, que j'accentue ou préfère oublier. C’est ainsi que petit à petit naît un fil directeur, une intention.
Adepte des techniques mixtes, mes tableaux peuvent être faits de différents médiums et matériaux : peinture, encres mais aussi cire fondue ou encore collages de matières et matériaux texturants ( papiers, fils de fer, tissus, bois flottés, cordes et tissus).

Mes peintures évoquent pour l'essentiel les éléments naturels : mousses, lichens, bois, roches, lagons et rivières… L'eau est très présente ainsi que le travail du temps qui passe : coulées, sédimentations, érosions, oxydations, pierres et roches façonnées par les âges sont tour à tour suggérées dans une composition commune.

Archivé: DELFOUR Evelyne

Arabesque

J’ai exercé durant 25 ans le métier de Luthier pour construire des violoncelles, restauré des instruments, passionnée par la musique, pratiquant de façon modeste et amateur d’abord la guitare classique puis ensuite le violoncelle.
En 1998 je reçois un véritable choc émotionnel et pictural en découvrant l’Aquarelle m’intéressant déjà depuis mon plus jeune âge à la peinture en général. Très vite j’ai souhaité apprendre à travailler ce médium qu’est l’aquarelle. J’ai inlassablement durant de nombreuses années essayé de parfaire les compétences techniques requises pour ce médium très particulier. Lorsque je travaille avec l’eau , je rentre dans un état méditatif, ou l’effort de concentration que l’aquarelle requiert me fait oublier qui je suis pour ne devenir qu’une avec l’eau et le papier. L’humilité que je rencontre m’aide à comprendre un peu mieux ce qui nous entoure.
Depuis quelques temps déjà, je peins en techniques mixtes, me permettant d’utiliser de la gouache, de la tempera, de l’acrylique, du pastel et aussi bien sûr l’aquarelle. Ma liberté de peindre s’en est trouvée augmentée, ne m’interdisant rien pour donner libre cours à la création de mes tableaux. J’enseigne l’Aquarelle à Toulouse sous forme de cours d’une journée entière, ce qui permet aux élèves d’approfondir la pratique de cet art et j’expose dans des galeries et de nombreux salons.

Archivé: RENCK Hugues

Vue depuis l'atelier

Ma peinture est figurative, elle évolue en même temps que j’évolue moi-même, à travers le temps, à travers les expériences personnelles et les découvertes visuelles, artistiques, iconographiques et littéraires, je la définirais comme une errance.
Je suis issu de l’école des Beaux Arts de Versailles, je vis et travaille à Toulouse.
J’expose régulièrement mon travail dans des lieux institutionnels, des galeries et des espaces privés ou des lieux associatifs.

Mes tableaux récents sont d’une part, des paysages urbains : ce qui m’intéresse ici c’est la musicalité, le rythme crée par les lignes horizontales, verticales et obliques, jouer entre le réalisme et le déni du réalisme, l’équilibre et le déséquilibre et également de représenter dans un espace la présence humaine sans qu’il y ait besoin de l’y inscrire.
D’autre part, des paysages, moments vus et saisis puis retranscrits. Pour moi, le spectacle qu’offre la nature éveille l’étonnement, il amène à la concentration de l’esprit et incite à la méditation, c’est le sentiment que j’essaye de transmettre à travers ces tableaux.
Enfin des scènes à personnages inspirés par des poèmes.
Egalement des nus et des portraits inspirés par des artistes (écrivains, peintres…) qui m’intéressent par leur œuvre ainsi que par leur physique.

Au-delà ce sont des coups de cœur pour des lieux à un moment donné ou des textes auxquels la peinture permet de donner une dimension nouvelle, un cadre, celui certes physique du tableau, mais également et surtout celui de l’esprit qui le réinvente.

Archivé: FOURCADE Michel

The Old Lovers

« De fait, c’est moins la sédimentation des formes qui se superposent, le palimpseste paysager ou l’accumulation urbaine qui intéressent Fourcade que le choc visuel qui peut naître de la fusion dans le même espace de quelques éléments spatialement hétérogènes, choisis pour leur capacité d’emboîtement esthétique et la fiction plastique qu’ils révèlent ou inventent. » « Un peu comme si l’on se promenait dans un décor new-yorkais, dit-il, et qu’un pan de mur s’effondre qui laisse entrevoir une autre réalité. Un trou soudain dans l’épaisseur du réel.
Chez Fourcade, toute forme qui apparaît semble toujours prête à se transformer en une autre.
De cette manipulation du regard naît alors un espace singulier, non dépourvu d’humour.
Un ordre esthétique émerge de cette apparence espiègle où chaque « anomalie » qui vient interrompre ces improbables décors devient à son tour une sorte d’attracteur étrange qui charrie d’autres images hybrides.
La ville, pour lui, est une immense sculpture formée de cubes ou parallélépipèdes se superposant, disposés de telle façon qu’ils se recouvrent entre eux, presque indéfiniment.
Dans l’histoire de chaque toile les bâtiments ou parties de nature constituant l’image ne sont jamais à leur vraie place.
C’est un choix esthétique et il aime combiner et associer les éléments constituants une ville, un paysage, tout comme la vie est mélange de genre, d’ethnies, de catégorie, d’espèces, de personnages etc.
Dans ces paysages, certains pans de murs peuvent faire penser à des décors Hollywoodiens, ils sont coupés et laissent voir une scène qui n’a rien à voir avec le premier plan.
Comme dans un film de David Lynch, dont je sais que Michel est un inconditionnel absolu.”
Jean-Paul Chavent

Archivé: COUSIN Richard

War #2. Ukraine, 2023

Je suis très sensible aux événements du monde actuel ; il y a tellement de sujets auxquels je me sens dans l’urgence de répondre ; urgence politique d’abord avec la guerre en Ukraine et en Israël, à Gaza ; urgence climatique ensuite avec les séismes au Maroc, les inondations en Libye, les instabilités politiques des pays environnants ; tout cela amène des flux migratoires réguliers vers les côtes méditerranéennes, passage obligé vers l’Europe. Cette actualité riche et dramatique, ne peut pas me laisser indifférent ; en tant qu’artiste, il me semble important de répondre à ces enjeux sociétaux. Je ne propose pas de faire un travail documentaire ou de journalisme mais un travail artistique de remise en question sur notre façon de regarder un visuel. En effet, l’image est tellement omniprésente qu’il me semble inutile d’illustrer ces évènements, largement diffusés par les médias interposés ; les images s’empilent quotidiennement banalisant le chaos, pire elles s’ignorent elles-mêmes par leur fréquence de diffusion sans rien proposer en réflexion, comme si le journalisme s’autodétruisait à chaque événement, comme si chaque désastre annulait le précédent. J’aimerais étudier une nouvelle réflexion sur la façon de mobiliser notre capacité sensorielle visuelle, comme si je prêtais une paire de lunettes pour attirer le regard et essayer de décoder le sujet présent.

Archivé: JACQUES Christian

ITALIENNE

Je raconte des histoires humaines avec les formes, la matière, la lumière.
Je taille la pierre pour susciter l’imaginaire et l’émotion.

C’est ce que je fais qui me dit ce que je cherche.
C’est la chose faite qui dit.
Je sculpte pour résister à la bêtise et à la vulgarité de la société de la marchandise.

Archivé: BONTEMPS Léonce

Crédits Alicia Fuenmayor Cardozo

Pour moi, peindre c’est avant tout quelque chose de fun. S’il n’y a pas de fun, je m’ennuie et si je m’ennuie, je fais autre chose.
Que je couche sur le papier des souvenirs d’enfance, des silhouettes humaines ou animales, des décors urbains ou minéraux, je m’attache à ce que mon trait soit toujours marqué par un immense degré de liberté. Oui, il faut que ce soit libérateur, c’est comme ça que je vois l’art en général.
Je puise mon inspiration dans mes rêves, en regardant les gens dans la rue, en levant la tête quand je marche dans ma ville, en visitant des musées, mais je la cherche aussi en sondant mes émotions, connues ou refoulées.
Je me concentre sur l’harmonie des couleurs, des contrastes et des textures. Au début ce ne sont que des tâches, puis les sujets prennent vie grâce au cerne noir que je trace systématiquement autour de mes aplats de pastel. À ce moment-là, je me sens un peu comme le Pr Frankenstein, je regarde mes créatures prendre vie… C’est la plus grande des récompenses !

Archivé: GILLY Jean-Pierre

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Ma peinture décline généralement des formes simples et privilégie la couleur et la matière. Le principe qui la sous-tend est celui de la dualité, voire de la contradiction. Il vise à introduire de la dynamique dans mon travail et se traduit plastiquement par des rapports multiformes de proximité/distance entre les éléments de mes compositions.
Cette approche s'est ainsi matérialisée par des compositions géométriques articulant le plus souvent horizontalité et verticalité. En témoignent les séries "Infinis" et "La force du collectif".

Archivé: SCHROEDER Virginie

CRIQUE ET FALAISE 80X80 ACRYL

Les couleurs comme éléments structurels façonnent mes peintures.
Inspirée par les courants graphiques du XXe et XXIe siècle et l’art du dessin abrégé du grand maître Keisai, j’axe mes peintures sur les formes et les valeurs, le contraste et le mouvement, les impressions, l’émotion.
Je peins tour à tour à l’aquarelle à l’huile ou à l'acrylique avec le plaisir de capturer l’instant présent, les paysages urbains, les tranches de vie.
J’affectionne particulièrement le croquis et le « pris sur le vif »,
une façon de ressentir le présent et l’émotion qui s’en dégage.

Archivé: BONNEFIS Nelly

Visuel N.B 1

L’expérience créatrice me confronte à une recherche permanente visant à récupérer les traces d’une histoire et à en retrouver le sens. C’est un processus qui m’amène à cheminer vers l’intime, l’indicible.

J’inscris sur les tableaux la fragilité de nos existences, notre présence et notre effacement à terme.
Cette expérience amène forcément un questionnement et m’oblige à aller de plus en plus loin. Chaque tableau fonctionne comme un passage d’une expression à une autre, d’une question à une autre adressée au monde.

Chaque étape de mon travail m’oblige à déconstruire mes représentations, à chercher dans les sphères les plus opaques un sens, un signe afin que quelque chose advienne d’inattendu qui me contraigne à inventer un savoir nouveau. Chaque tableau de la série est à la fois unique et partenaire d’autres pièces qui s’inscrivent dans la même aventure.

Techniquement la plupart de mes tableaux sont réalisés en technique mixte. La base de mon travail est le plus souvent réalisée à la presse sous la forme de monotypes. J’interviens dans un deuxième temps soit à la pointe sèche, en gravure, en collagraphie ou tout simplement en dessinant à la mine de graphite au pastel ou au fusain (voir le site).
Mes grands formats sont réalisés à la peinture à l’huile ou à l’acrylique.

J’ai par ailleurs réalisé plusieurs livres d’artistes avec des amis poètes qui ont été édités aux éditions Réciproques et chez Az’art atelier éditions .

Archivé: GUIRAUD Catherine

77 X 79 cm toile

Au terme de « démarche artistique »,  je préfère celui « d’expérience », qui laisse plus d’espace à la curiosité et à la découverte qu’à l’intention.

Je présente un ensemble de travaux en majorité sur papier. Ce sont des peintures abstraites, des acryliques fluides et des encres. J’utilise peu de couleurs, du moins peu de couleurs qui se côtoient, et suis soucieuse d’une certaine qualité de texture.

Ces compositions s’organisent en architectures, en clairs obscurs qui, conjugués à des couleurs terre et une préoccupation récurrente de la lumière, peuvent parfois créer une impression de familiarité et nuancer le qualificatif de "peinture abstraite.”

Archivé: RIBES Marie-France

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Autodidacte, j'ai commencé à peindre à l'âge de 16 ans. Pour moi la peinture est le fil conducteur de l'expression de mes sentiments les plus profonds depuis plus de 40 ans .
J'utilise different médiums ( huile, acrylique, encre, techniques mixtes) pour créer mes paysages intérieurs .
Mes peintures sont une anamnèse de visions, perceptions, d'émotions…, dans le hasard d'un geste, trouver la forme qui contiendra l'émotion .

Archivé: SENTOU Philippe

La halte près de la cascade  Huile sur toile - 130 x 97 - 2023

Philippe  Sentou  est né à Toulouse en 1954. Passionné très jeune par l'art, il commence à peindre à l'âge de douze ans.
Un passage aux Beaux Arts de Toulouse, des rencontres et des amitiés avec des artistes, des voyages, notamment au Mexique ont eu une grande influence sur son travail.
Le séjour de cinq ans au Mexique, avec des retours réguliers dans ce pays, a été décisif, de par la culture, la gastronomie, les rencontres, mais aussi l'observation de la faune et de la flore locales, l'Histoire Naturelle étant une passion.
Influencé par le courant du "Réalisme Magique" très présent dans ce pays,  il y fait plusieurs expositions.
Depuis quelque années, son travail passe davantage par l'observation du monde naturel et ses merveilles menacées, qu'il restitue par un langage simple et poétique.

Archivé: GOSSELIN-FEVRIER Virginie

Light My Cells Spin 13

“Je ne raconte pas d’histoires, ce sont elles qui me racontent.”
Ma démarche artistique est un travail sur le fond et sur la forme, la recherche d’harmonies et d’équilibres sur une base purement intuitive et instinctive. Je me laisse guider par mon inconscient, par les formes et les figures qui se profilent au-delà de toute volonté formelle. Ces figures apparaissent à la fois incarnées et flottantes, centrales et silencieuses, emplissant l’ici et voguant dans l’ailleurs, multiples et scindées. Plus que de représentation, il s’agit de présence, de transcendance, c’est l’idée de la chose plus que la chose elle-même qui m’importe. Je rationalise peu, le moins possible, et laisse mon intuition me guider. J’aspire à me laisser traverser par ce qui flotte autour de moi, à capter des informations dont j’ignore à priori la substance bien qu’elles soient nourries d’une foule de données relatives à mes voyages, mes rêves, diverses nourritures à la fois culturelles, spirituelles et intellectuelles. C’est volontairement que je ne les formalise pas. Je les laisse créer, au delà de tout intellect, de toute théorie, des visions et des scènes, qui plus tard, une fois achevées pourront me surprendre ou, en aval, mériter une réflexion, voire un discours, une conceptualisation. Le récit s’esquisse, s’impose et m’impose de poser tel trait, telle forme, telle couleur, telle phrase pour laisser une empreinte qui en sera la synthèse. Je travaille principalement l’acrylique sur toile de lin. J’y ajoute ici et là collages, huile, craies pastel et feutres. La matière, la richesse et la profondeur du rendu occupent autant de place que le travail des couleurs, des formes et du propos. Mes influences sont multiples. A la base, il y a l’Art aborigène que j’ai découvert lors de longs séjours en Australie. Un art à la fois abstrait, symbolique et ésotérique, intrinsèquement secret car porteur d’un savoir ancestral dont seuls quelques initiés possèdent la clé. Enfin, les symbolistes (Odilon Redon, Gustave Klimt) et les néoexpressionnistes (Jean-Michel Basquiat…) font également partie de mes inspirations puisqu’ils laissent une grande part au monde onirique, dans ce qu’il peut avoir de plus doux mais aussi de plus étrange et libéré du réel. Tel l’Art iconique religieux qui ne représente pas le monde qui nous entoure mais le transfigure en s’affranchissant de notre vision terrestre en trois dimensions. Enfin, j’ai toujours été fascinée par les peintures ou dessins d’enfants qui portent en eux la création artistique telle que j’essaye de la vivre : spontanément et instinctivement.

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Après des études d’Art à la Sorbonne, à Paris, Virginie Gosselin-Février part en Australie pour rencontrer ses rêves de désert et d’espace. C’est ici que le face à face avec l’Art et la Culture aborigène marquera un point décisif qui ne se révélera que plus tard. Après de nouvelles études de journalisme, la route et les années suivantes se partagent entre écriture et voyages, entre les terres rouges et les océans, entre le monde (Amérique du Sud, Océanie, Asie, Afrique…) et Paris. Sa peinture est le reflet de ces songes itinérants aux dimensions plurielles. Entrelacs de cultures et de chemins où les animaux sont ancestraux, les hommes découvreurs et l’intuition reine. Elle vit et travaille aujourd’hui à Toulouse.

Archivé: LOMBARD Elisabeth

3-La sourcelleuse, 65 x 55cm. Impressions sur papier Xuan, indigo, cires, encres, peirre noire.

Alors que s’impose à nous l’importance d’un nouvel exotisme de proximité, Elisabeth LOMBARD est un peintre sans racine tisseuse d’univers oniriques et protéiformes.
Ainsi réinventé, ce Voyage créatif oscille entre maniérisme et tribalité, mené par un répertoire de figures imprimées sur papier calligraphie ; animal aux yeux d’humains, humains indifférenciés au menton-galoche.
Sur la toile rendue plus narrative à force de traits, pas de croquis préparatoires; le peintre travaille sans filet. L’esquisse sous les effets de motifs récurrents est indissociable des effets qu’elle entraîne : encres bues sur marouflages, fusain mouillé, estompes de craies sèches, indigo cru.

Archivé: CANGARDEL Mireille

1-Cangardel

En principe, je commence ma toile à partir d’un objet, d’un drapé ou d’une silhouette quelconque dont les formes multipliées abolissent le blanc ou le vide pour aboutir au chaos. Terrible moment ! Mais le plaisir de peindre se manifeste rapidement avec des regards, des mains ou divers animaux qui surgissent pour donner forme à l’informe et matérialiser mes obsessions.

Archivé: PINEL Xavier – XP

L'ombre A4

Xavier Pinel est un artiste plasticien qui vit et travaille à Toulouse. Dans sa pratique, il questionne la perception du réel à travers la fiction et inversement. Comme ses pairs, il fait dialoguer les techniques anciennes et nouvelles. Images fixes et images en mouvement apparaissent aussi bien en peinture,
photographie, vidéo et installation. La même image peut subir d’infinies traductions. Ces réversibilités sont au cœur de la réflexion de l’artiste. A force de démultiplier les dimensions et les sens, est-il possible de mieux mesurer notre perception ? Pouvons-vous atteindre une forme de vérité, d’absolu… ?
Cet « enjeu perceptif » questionne aussi « un enjeu artistique ». Quel est le statut de l’objet produit par l’artiste ? Et lorsqu’il délègue son geste créatif à une machine, à une intelligence artificielle, quel est cet objet ? Est-ce une œuvre… ?

Archivé: MAUCOURT Catherine

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La matière est primordiale, elle est le support de l'œuvre au-delà de tout aspect figuratif. Tour à tour, les sculptures sont légèreté, tension, fragilité et force. Elles s’imprègnent des traces d’une histoire et révèlent leur origine dans un voyage où la sensualité se joue de la matière brute. Elles parlent du temps, de la mémoire des hommes, de nos sociétés de consommation.

Archivé: PONS ENGELS Patricia

Estampe & Céramique

Pratique de la céramique et de la sculpture (modelage terre)
Pratique régulière de diverses techniques de gravure (taille douce, monotype …). Réalisation d’estampes originales.

J’aime me confronter à la matière pour créer des pièces uniques, aussi bien pour travailler les volumes avec le modelage de la terre que pour réaliser en deux dimensions dessins, peintures, estampes et gravures.
J’affectionne particulièrement la mise en œuvre de la couleur (peintures, encres ou patines) sur mes diverses réalisations artistiques.
Ma démarche est une recherche permanente, tant sur les formes que sur les matières.
Formes organiques et minérales, mes volumes révèlent des traces, des écritures, des asymétries et des accidents.
Je pratique la technique du raku et de l’enfumage à vue, qui permet de jouer sur le contraste des matières, brutes, sombres, enfumées et émaillées, lumineuses, douces…
J’apprécie également la finition mate et satinée des émaux de grès à haute température associés à l’aspect brut de la terre naturelle ou colorée.
Pour les estampes ma démarche consiste à expérimenter les mélanges de couleurs, la réaction des encres et des peintures pour réaliser des portraits et des paysages majoritairement maritimes.
Ma liberté de composer avec des éléments collés a produit des polychromies figuratives, proposées à la libre interprétation du spectateur.

Archivé: LANGLOYS Sébastien

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Fusain, terre et bronze, je m’inspire des corps et des visages pour en révéler toutes leurs expressions.
Parmi mes principales créations, la sculpture monumentale Regards d’Enfants, les statues taille réelle de Jean de La Fontaine, Frédéric Mistral à Eyragues, René Goscinny à Paris, Claude Nougaro dans le Jardin du Capitole à Toulouse, Le Pêcheur et la Ramendeuse sur le port de Martigues ainsi que les bustes de Jean Jaurès, Aimé Césaire, Nelson Mandela, Jean Paul II, Jean Cocteau, Pierre Baudis,…
J’ai également réalisé la Médaille d’identité du Sénat.

Archivé: COFFINIERES Bénédicte

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Les couleurs fortes, les formes synthétiques, les aplats cernés sont les acteurs de mon avancée vers l'abstraction en peinture de paysages.
J'ai deux lieux pour travailler l'un à Toulouse et le second à Roquefort-des-Corbières.
Mes toiles naissent d'une longue confrontation avec les paysages des Corbières maritimes, méditerranée, étangs, villages.
J'essaie d'en extraire une perception personnelle, émotionnelle imprimant au réel mon imaginaire en toute liberté. Je peins l'apparence extérieure des formes naturelles, soucieuse de l'harmonie entre la ligne, la couleur et la forme.
Bénédicte Coffinières

Archivé: FAISANT Pierre-Philippe

Monarque et Polygone

J'aime le côté artisanal de la gravure et l'atmosphère de l'atelier avec sa presse, les encres et les papiers , les outils, les odeurs des différents produits , atelier qui à l'occasion devient un lieu d'échange et de partage.
Peu me chaut le sujet , mon outil de prédilection est le burin qui permet d'inciser le cuivre pour créer des lignes longues et sinueuses, mais les autres techniques : l'eau forte, l'aquatinte, la pointe sèche ou la manière noire me sont familières.

Archivé: SANCHEZ Anne-Marie

affiche A3 Anne-Marie Sanchez

Je dépose ma tête ;
les bras pleins d’émotions, j’entre à tâtons dans l’ample silence de la peinture et l’espace indicible de l’intime.
L’érosion du geste pictural m’aide à libérer, ouvrir des passages, ajuster, donner forme à l’image.
Je la laisse s’élaborer à son rythme, avec ses heurts, ses vibrations propres, ses soupirs.
J’accompagne l’image en train de se faire ;
elle dirige, j’exécute.
Cet impératif sans apparente nécessité est pour moi un formidable espace de liberté.
Quand, enfin, l’image advient et me regarde, j’accueille dans l’étonnement l’évènement pictural et espère le faire partager…

Archivé: CUNNAC Annette

Toulouse - Reflets sous le pont Saint-Pierre

Annette Cunnac puise dans son environnement proche et au cours de ses lointains voyages, la source de ses peintures qui sont le fruit d’une observation directe et sensible du monde qui l’entoure. Elle peint la réalité en mettant en lumière sa poésie et ses couleurs. Elle révèle toute la richesse d’un univers sublimé. Ses thèmes de prédilection sont les paysages et les scènes de vie.

Elle travaille en extérieur, en prise directe avec le motif pour saisir la lumière et les couleurs. « Lorsque je peins en plein air, je suis en état de réceptivité totale afin que rien ne vienne distraire l’œil de ce qui importe ». Guidée par les formes et les couleurs, elle réalise des croquis, des dessins plus poussés ainsi que des clichés qui vont constituer une base qu’elle utilisera pour son travail en atelier. Là commence le temps de la réflexion et du choix des sujets avant de passer à l’acte de peindre. Elle recherche sans cesse le ton juste, la délicatesse des couleurs et un équilibre entre graphisme et formes colorées. Transmettre l’émotion ressentie lors de la première perception et révéler le caractère profond du sujet est le fil conducteur de son travail qui va ouvrir à une émotion esthétique immédiate et à un dialogue avec le spectateur.

« Sublimer la vérité du sujet, exprimer l’essentiel et atteindre une intensité émotionnelle dans l’œuvre. »

Archivé: VALETTE Claudine

L'arbre de vie

La nature est pour moi source de beauté, apaisement, mystère. Elle est aussi puissance et fragilité, vitalité et résilience, indissociable de l' être.
J'ai exprimé ces sensations dans la peinture, le dessin, en résonance la plupart du temps avec des poèmes, dans des petits ouvrages, pour restituer une mémoire, sorte d'hommage, et inviter au voyage onirique.
La technique de l'estampe japonaise, bois gravé, m'a permis le contact direct avec cette matière, et s' accordant avec ses contraintes, la patience et l' humilité. Se relier également à un savoir-faire ancestral par-delà les continents, les siècles, n'en a que plus de valeur dans mon attachement pour cette technique.
Sa particularité (un bloc de bois gravé par couleur) m'a conduite à la simplicité dans le choix des couleurs, lignes, surfaces, l'expressivité, et la recherche d'équilibre et d'harmonie.
Ainsi, lors de l' impression, émergent des paysages étranges, primitifs.
Ils résonnent avec les mots, textes poétiques, dans mes livres-objets, formats intimes, qui se transforment pour se déployer et être partagés, exposés.
La poésie s' exprime également dans une série de panneaux en tissu léger(sortes de "kakemonos") avec estampes cousues sur le thème des arbres et de l'eau.

Archivé: DEBENS Christophe

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Peintre autodidacte depuis 2015. A la recherche de lueurs enfouies ou perdues et d'horizons incertains. Production d'huiles et acryliques sur toiles tous formats. Abstraction et figuration (très) libre.

Archivé: CISELET Barbotine

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Pour cette édition 2024, j'aurai le plaisir d'accueillir à l'atelier le photographe Hervé Bais
Ma création est – dès l’origine – profondément humaniste.
Dans la série « vie quotidienne » la femme, l’homme, l’enfant se montrent ainsi sans concession mais surtout pas sans humour et encore moins sans amour : loin des canons de beauté, de l’œuvre parfaite et millimétrée sublimant le beau, les sculptures choisissent le contrepied de la « beauté du réel ».
J'aurai cette année le plaisir d'accueillir dans mon atelier le photographe Hervé Bais et la peintre Mélanie Bais

Archivé: PALLARO Fanny

F. Pallaro_Ancetre_Amour

En quête des origines pour aujourd’hui : Fanny Pallaro réalise des déclinaisons plastiques à partir de ses sculptures (mises en scène dans la nature, installations, photographies, gravure et estampes numériques…) afin d’approfondir l’univers qui se déploie sous ses doigts étonnés.

Archivé: MARTIN Bertrand

The Wait

Dans son art, il a développé un style bien particulier, une narration issue de la fusion entre les styles classiques et modernes qui peut être vue comme une métaphore de la vie elle-même – une combinaison entre l’ancien et le nouveau, de la beauté et de la douleur, de l’ordre et du chaos, de la lumière et de l’obscurité. Il porte un soin tout particulier à la transition entre la figuration et l’abstraction, cherchant un équilibre entre une abstraction complète et une figuration trop présente qui ne laisse pas la place à l’abstraction, à l’imagination. Pour obtenir cet effet, il passe tout d’abord plusieurs couches d’acrylique qu’il gratte pour donner une apparence proche d’un mur arraché témoin du passage du temps. Ensuite, il travaille à l’huile pour tous les éléments de figuration : le portrait, les vêtements, les mains. Pour terminer, en général, il apporte des éléments à l’acrylique pour équilibrer la composition.

Ses portraits et figures représentent des êtres humains dans leur intériorité, leur émotion et leur mystère. Chaque sujet est unique et raconte une histoire.
Bertrand Martin expose en France et à l’étranger, ses oeuvres connaissent un succès croissant auprès de collectionneurs du monde entier

Archivé: CARTIER Laurent

Couvert d'azur

Artiste Guadeloupéen, vivant et travaillant à Toulouse. Diplômé de l’ISDAT (Beaux-arts) d’un DNSEP Art en 2023 obtenu avec les félicitations du
jury.
Ma démarche artistique explore la perception et l’impact émotionnel des couleurs, remettant en question leur conventionnalité. Je m’inspire des statues anciennement colorées, de la colorisation des images d’archives et des limites de notre perception des couleurs. J’utilise des éléments symboliques comme les fleurs et les voiles, et j’aime représenter la carnation de la peau. Mon travail expérimente la composition des couleurs et célèbre l’intensité des couleurs guadeloupéennes. J’invite les spectateurs à réfléchir à la signification et à l’impact des couleurs dans notre réalité visuelle.

Archivé: CAMPOS Sandra

Paysage géométrique

Après des études d’Arts Plastiques à l’Université de Las Américas Puebla, Mexique et la réalisation de quelques expositions, elle part vivre à Toulouse où elle se perfectionne dans l’art de la gravure à l’atelier des Beaux Arts de la “ville rose”. Son art au début figuratif est passé plus tard à la limite de l’abstrait, en fouillant sans pudeur, les recoins intimes du corps donnant à son travail une charge érotique étonnante. Depuis quelques années ses créations sont devenues plus simples avec une dominance géométrique, plus diffuse ; comme un paysage d’assemblage de formes et de matières sensuelles.

Archivé: VOISIN Antoine

equilibre

Je m’intéresse depuis plusieurs années à la notion d’ «abstraction narrative », une façon subjective d’aborder le réel par la couleur et la forme. Inspiré par l’énergie de l’expressionnisme abstrait, que je tente de pousser vers un récit ouvert à l’expérience de l’observateur… La figuration n’est jamais très loin. Chacun pourra trouver, dans l’harmonie des couleurs et l’énergie des graphismes, matière à histoire…

Par ailleurs, je mène plusieurs séries à la frontière de la figuration (« flores », « paredes »,…), des fresques murales, des peintures éphémères en concert, et j’ai publié deux livres d’artiste avec le poète Claude Barrère.
Mon atelier est situé à Toulouse.

Archivé: FERRER Valérie

peaux_de_peinture

Faire, parce que d’y penser, ça me stresse.
je peins de façon intuitive et réfléchie. un alliage entre une capture d’images, rapide; et une maitrise du résultat lent.
Le matériau de départ est un stock d’images de magasines (personnages, objets, couleurs).
Ma démarche est basée sur un travail d’emprunt, une méthode de hold-up. A l’inverse des malfrats, qui dans un premier temps lentement:
nettoient toutes les pièces de leurs armes tranquillement en silence

et qui, dans un deuxième temps rapide:

opèrent.
Et pourquoi une casserole ou une montagne? Ça m’est égal, c’est intuitif.
C’est plutôt qu’est ce que je vais faire avec ça, c’est la réflexion.

Archivé: DHOMPS Catherine

DHOMPS - LA MÊLÉE - 116 x 80 Acrylique sur toile - 2023

Mon travail est une réflexion sur l'Art et sur le monde qui m'entoure.
Les tableaux racontent des histoires développées en thèmes et séries.
On y est spectateur, on s'y promène, on songe, on sourit.

Archivé: LAVAUD Nathalie

L'ATELIER

Je suis inscrite depuis longtemps à la maison des artistes. Pour des raisons économiques, j'ai longtemps exercer au sein d'agences de communications en tant que DA. Néanmoins je maintenais en parallèle, par nécessité créative, une activité artistique et personnelle. Aujourd'hui, j'ai besoin de faire voir mon travail accumulé… La formule de montrer mon travail dans le lieu où je le développe m'aide à passer le cap de cette "mise en danger ".
Mon travail repose sur l'idée qu'il y a plusieurs lectures possibles à une œuvre. Je m'efforce donc d'embrouiller les pistes pour mieux les faire découvrir par la curiosité de l’observateur.
C’est en utilisant le dessin traditionnel (à la main, noir et blanc) et inspiré par mes lectures, littératures jeunesse, comics et BD que je pratique l’accumulation, l’enchevêtrement, l’association des lignes dessinées pour créer un nouvel « univers global qui se tient » mêlant faune, flore, objets pour créer des personnages grotesques et improbables.

Archivé: CHARRIÉ Zabel

AUTOPROTECTION

Je m’intéresse, tant au niveau théorique qu’au niveau plastique, aux notions d’identité et de corporéité, dans toutes leurs dimensions ( intime, psychologique, organique, sociétale, sociale, politique, symbolique, historique…)
J’explore les sphères du corps physique, du corps psychique et leurs imbrications : le rapport corps-psyché.
Les techniques utilisées vont du dessin traditionnel à l’image numérique en passant par l’expérimentation et le développement de procédés personnels comme le dessin par la brûlure ou l’utilisation de matériaux récupérés, naturels ou artificiels et la recherche d’effets de profondeur.
Actuellement, je me penche sur  les notions de mémoire et de transmission, notamment familiales : l’influence consciente ou inconsciente sur nos existences de l’histoire, sue ou tue, des parents, des vivants et des disparus.
Ce qui ne m’empêche aucunement d’aller explorer d’autres sphères, pour peu que je pense avoir quelque chose à y apprendre, à y apporter ou à en dire.

Archivé: LARROQUE SOUSSAN

Les matériaux composant les sculptures de Cathy LARROQUE SOUSSAN trahissent le dérisoire de l’Existence.
Dérisoire ou moins pesamment dissonance, venant mettre à mal toute prétention au sérieux, toute emphase, contre les valeurs absolues de l’Artiste.
Autant de couacs dans l’ordre des choses, d’ironies essentielles.

Archivé: GALABRUN Evelyne

Je chemine debout, face au papier, auquel je me confronte d’un trait menu.
C’est au stylo, sans repentir, que je campe ces espaces
(topographies informelles, faites de souffle, de flou) portés par l’homophonie d’un trouble qui guide mon regard.

THROUGH… imperceptibles trames du souffle
que constituent ces petites mémoires sauvées du vent

J’ai longtemps travaillé la matière ( ses qualités plastiques, ses résistances…), dans un contexte de commandes privées, en lien avec des architectes d’intérieurs. Cette confrontation aux surfaces murales, faite de gestuelle répétitive, je la retrouve dans ma pratique du dessin; un « encore et encore », qui s’inscrit, le plus souvent, en de grands formats.
Les trames qui s’élaborent sur le blanc de la feuille, font sourdre du vide, des états qui se succèdent, s’enchevêtrent pour donner enfin, leur lieu à voir.
Une gestuelle patiente, sans forcer le dessein, opère sur l’image qui, lentement, advient…
Dans l’énergie et la retenue du Faire, rendre tangible :
– des états en suspens
– une matière qui échappe au toucher
– un tissé qui file entre les doigts

Entre-tenir un espace fluide, toujours mouvant, jusqu’aux lisières du noir

Archivé: VIDDAO

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Autodidacte, d’abord poète, le dessin m’a vite mené à l’acrylique pour une recherche constante depuis 2020. Je ne sais pas vraiment choisir entre figuratif et abstrait, je suis dans l’entre-deux, ma peinture est un mixte. Et même, ce n’est pas que la peinture, mais assez souvent entre la peinture et la sculpture, parce qu’il me plait de modeler la matière, de travailler l’épaisseur en préparant une pâte de bonne consistance comme un maçon qui monte un mur, en associant l’acrylique à divers médiums : de fil en aiguille, d’ouvrage en ouvrage, d’incident en incident j’ai développé mes propres procédés de grattage, de modelage, de montage, qui se réaffinent régulièrement. L’inconnu me happe et me tire sur ses rails invisibles, en cela j’aime être à la croisée des genres, que ma peinture évoque tour-à-tour la sculpture, la pâtisserie ou le tissage. Alors cette recherche est forcément dite singulière : tout vient d’ailleurs, et ailleurs commence au fond de soi. Niveau matière, j’ai plusieurs consistances d’acrylique : de l’épaisse, assez visqueuse, associée à divers médiums pour monter des parois en place des contours d’un dessin, et des fluides à très fluides pour peindre et gratter des fonds plats. Et l’encre/acrylique pour travailler les coulées. Tout ça surtout ou uniquement sur toile pour la légéreté, avec pinceaux
et couteaux (des couteaux pour gratter, en faisant comme un effet de tissage).

Archivé: GAIO Catherine

Mon travail pictural est essentiellement basé sur la trace, l’empreinte et le signe.
J’exploite soit la technique mixte ainsi que les différentes techniques de gravure.
L’œuvre se crée sans idée préconçue, pour moi il est important que l’œuvre entre en contact avec une sensibilité plus ou moins collective. En partant de l’imprécision la plus absolue, on peut toucher plus de gens qu’avec trop de définition.

Archivé: VANDERMARCQ Héloïse

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Héloïse Vandermarcq est une artiste plasticienne qui place la matière au centre de sa démarche de création. Elle souhaite retranscrire et partager des vibrations qui la touchent.
Elle attache aussi de l’importance à la provenance de ces matériaux, et souhaite réutiliser autant que possible la matière déjà produite pour lui donner une autre forme de vie.

Archivé: ABEILLE Catherine / Abeilleprint

Eau, nuit, monotype, 2023

Mon medium favori est la gravure, dont je pratique de plus en plus souvent des techniques moins classiques que l'eau-forte, la pointe sèche ou l'aquatinte. Collagraphie, mokulito, gravure sur matériaux d'emballage, impression à partir d'une plaque de gélatine ou même d'une plaque de cuisson (oui !), toutes ces techniques informelles m'ouvrent de nouveaux horizons créatifs, chaque technique me permettant parfois de produire ce que je voulais créer depuis longtemps sans savoir comment m'y prendre.

Je travaille toujours par séries (il m'a toujours semblé impossible d'"épuiser" un sujet en une seule image…), dont certaines ne seront peut-être jamais terminées…

Les thèmes qui me tiennent le plus à coeur sont notamment "Ecocide", "Océans Mers", "Arbres", "Autobiographie" (qui ne représentent pas forcément ma vie, mais plutôt des images glanées dans mon vécu et qui peuvent parler à d'autres personnes), et bien d'autres encore, dont certaines sur lesquelles je "cale" pour le moment pour ne savoir pas comment m'y prendre. J'envisage par exemple de travailler sur le féminisme en lien avec la relation homme-femme et le monde qui en a résulté jusque là, sans avoir encore réussi à choisir les formes des oeuvres à produire sur ce thème.

Mes dernières oeuvres sont devenues au fil du temps le plus souvent des monotypes (reproduire une image plusieurs fois m'intéresse beaucoup moins aujourd'hui…), qui tendent également de plus en plus vers le pictural, voire même l'abstraction… Ce que je veux représenter est encore présent, mais devient moins visible, voire parfois complètement brouillé par la couleur elle aussi devenue prégnante.

Vers quoi se dirigeront mes prochains travaux, impossible pour moi de le dire ; découvertes de nouvelles techniques ou focalisation vers des thèmes qui se rajouteront à ceux qui me tiennent déjà à coeur, les oeuvres encore en devenir sont autant de pistes riches et exaltantes à poursuivre…

Mes autres mediums sont le dessin, la peinture et l’écriture.

Archivé: ROUSSE Hélène

Portrait

Faisant partie de l’association Toulouse Gravure Garrigou, je partage la démarche artistique du collectif. En ce qui concerne mon travail personnel au sein de l’atelier je me suis vivement intéressée ce début d’année à plusieurs techniques: la linogravure pour des motifs encadrés par deux espaces (air et eau), l’eau forte sur le thème de la disparition /apparition

Archivé: BALAS Sophie

Création d'empreintes pour la ville d'Hossegor ©dunevillealautre

Depuis de nombreuses années, je partage mon temps entre des recherches artistiques pures et une activité de plasticienne dans l’espace public.
Ma démarche artistique est avant tout basée sur de la gravure contemporaine avec un travail centré autour de la ligne ( voir plus bas). Je fais également de la céramique.
En tant que plasticienne, je travaille en étroite collaboration avec l’agence de paysage et d’aménagements urbains ” d’une ville à l’autre…” . Mes interventions sont très différentes selon les projets ( design de mobilier urbain, empreintes dans le sol, sculptures, graphisme … etc)
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Travail de la ligne et de la répétition, de la superposition- de la vibration et de la couleur.

La ligne comme un élément vital.
La ligne comme un fil tendu, un élément incisif qui viens strier l’espace, précis, incisif, sans concession.

Le trait pur : une trajectoire qui strie l’espace, traverse la plaque, la feuille de papier.

Je travaille avec plusieurs plaque (cuivre ou zinc) elles mêmes composées de multitudes de traits qui évoquent peut être des fils (résurgence de mon passage dans le textile à Duperré ?), des trames.

Recherche de profondeur, chaque plaque, chaque tirage est un plan qui se superpose à un autre ou sur une même estampe.
La superposition à la recherche de l’équilibre, équilibre fragile à la limite de la rupture.

Un trait de trop ou une plaque de trop et l’équilibre est rompu.

Chaque épreuve est unique ( épreuve d’artiste) et la gravure seulement un moyen de travailler la répétition en étant à chaque fois proche mais différent.
Travail en série.

Exigence de ce média, comment dire l’essentiel avec une économie de moyens. Dire avec peu.

Travail méditatif exécuté dans la concentration et la tension (le trait juste, la couleur juste).
L’acte de graver en lui même est une “performance”.

Archivé: MARCHADIER Laurence

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Artiste, plasticienne pluridisciplinaire, mon travail s’articule sur des questions sociales, humanistes et environnementales avec comme point de départ “La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948” et “La Charte de la Terre”.
Avec le processus « Alphacolor » code couleur personnel de l’alphabet et des signes de ponctuations, comme un “ADN »
je propose une réécriture de ces textes (ou un extrait) sous forme d’installations pour nuancer, mettre en visibilité
les sujets de droits humains au regard de l’actualité.

Archivé: ROUGET Jean-Louis

JL Rouget  la clôture acrylique

Ce sont des rencontres qui ont nourri mon travail, déjà au collège avec le peintre Bernard Ryon puis avec le peintre entomologiste et orientaliste Jeanne Agache-Pointet. J’ai aimé travailler dans l’atelier de Daniel Schintone et dans celui de gravure de René Izaure à l’école des beaux-arts de Toulouse. Les années passées dans l’ancien atelier du peintre Henri Martin à Labastide-du-Vert dans le Lot ont apporté à mes peintures réalisées sur le motif : sincérité et sérénité. J’aborde par la peinture, l’air de rien, les crises sociales et écologiques qui secouent notre terre, mais toujours avec douceur et bienveillance. J’aime isoler un détail qui donne la liberté au spectateur d’imaginer l’hors-champ. Ma peinture est une proposition à voir peut-être autre chose que ce qu’elle veut bien montrer. J’aime les notations rapides que permettent le crayon, l’encre ou l’aquarelle, où dans ces moments fugaces, tout est possible, rien n’est interdit, c’est juste le bonheur de peindre.

Archivé: POL Marie Ange – ABC Sculpture

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Il y a presque quarante ans je découvrais la sculpture sur bois auprès d’un artiste diplômé de l’Ecole Boule.
Dès mes premiers pas dans cet art, j’ai sculpté le bois et le marbre pour en extraire des rondeurs, des formes voluptueuses qui racontent les gens, la vie, les rêves… Nul besoin de détails, le trait est épuré ; sans détour ni artifice ce sont les attitudes et la matière qui parlent. Aussi mes femmes sont elles rondes, sensuelles et surtout généreuses de par la douceur et la plénitude qu’elles dégagent. Toujours dans cette même recherche, j’ai ensuite abordé le thème que j’ai dénommé « les récréatives » où je me promène dans le monde ludique de l’enfance avec un regard sûrement plus humoristique, ou parfois plus caustique. Consécutivement à cette exploration humaine, je me suis également intéressée au végétal en m’inspirant de la nature, qui constitue mon environnement quotidien, et de ses différents stades d’évolution. Lorsque je sculpte un fruit, une graine, une gousse, là encore il est question pour moi de souligner la pureté de sa ligne, l’harmonie de ses courbes, tout en respectant la sobriété ou la complexité de sa forme.

Archivé: MESTRES Jean-Paul – ABC Sculpture

Surma

L’atelier ABC sculpture est un lieu de création en sculpture sur bois pour deux artistes : Jean Paul MESTRES et Marie Ange POL. Leur démarche artistique s’appuie sur un travail, essentiellement en taille directe (gouges et maillets) sur des pièces en ronde-bosse. Leurs sculptures sont des pièces uniques sauf pour celles réalisées en bronze. C’est par un style très figuratif que Jean Paul MESTRES explore une thématique ethnique et animalière, tandis que Marie Ange POL aborde le corps humain, le monde de l’enfance ou celui des graines et végétaux dans un style plus épuré. L’atelier propose également des cours et des stages de sculpture sur bois.

Archivé: TUJAGUE Christel

Une bouffée d'air frais

Les harmonies de couleurs, les motifs, les matières, les mises en scènes travaillées, sont au cœur de ma pratique artistique. Je suis également très sensible à la notion d’esthétisme. Je réalise des collages analogiques, qui combinent mon goût pour la mise en scène, les couleurs et les arts visuels.

Mes inspirations viennent de la nature, de la ville, des voyages… mais également du théâtre, de la danse, du cinéma, de la photographie… ainsi que de la représentation de la femme dans les années 50-60. Je détourne avec malice l’image uniformisée et corsetée des femmes de cette époque pour permettre à toutes les femmes, dans mes collages, d’affirmer leur singularité et de goûter à la liberté. Liberté de s’évader, de penser, d’imaginer, d’être soi…

Chacun de mes collages raconte une histoire. La femme y joue le premier rôle, avec humour et légèreté. Les animaux, la nature, les voyages s’invitent également dans mes œuvres avec, en filigrane, toujours, la liberté.

Dans mon atelier, véritable havre de paix au cœur des Minimes, je présente des collages uniques et originaux de formats divers, mais également des séries thématiques (Tour de France, Enfance, Signes du Zodiaque…).

Archivé: COLIN-FOLCO Louise

Détail de l'oeuvre Nouées, 2020. Tissage. Louise Colin-Folco

Je travaille principalement le tissage et la couture en parallèle de l’écriture.
Pour moi, ces pratiques artistiques se répondent. Ce sont des modalités d'expression qui me permettent d'appréhender différemment les notions de linéarité, de mémoire et de point de jonction par où une chose se donne à voir en regard d'une autre dans un ensemble.
Dans mon travail j'interroge la notion de trame. Autrement dit, ce qui permet la jonction ou l'alignement d'objets, d’instants ou de tonalités différents sur une même ligne ou dans une même composition.
Concrètement, ce que j'aime créer, ce sont des œuvres fragmentaires qui amalgament toutes sortes de choses et questionnent la notion de linéarité. Linéarité d'un itinéraire, d'une identité, d'une mémoire, d'un moment…
Ce qui me plaît particulièrement, ce sont les écarts, les soubresauts, les manques et des raccordements hasardeux qui viennent "faire défaut" dans un assemblage.
Dans mon travail, je mélange à la fois des éléments organiques, des brindilles, de la céramique, des plantes, des roches, de la cire, des nids d'oiseaux, des morceaux d'écorces, des os ; mais également des tirages photographiques de différentes époques.
En réunissant tous ces éléments de factures différentes et chargés pour moi de significations différentes, je donne à voir la fragilité ou plutôt la porosité de certains fragments qui, au contact d'autres choses, s'activent, s'agitent différemment.

En somme, je dirais donc que mon travail artistique, tant plastique que littéraire, consiste à trouver, récolter, mélanger ou réunir des fragments, de petites choses ténues que je glane. En les unissant, je tente d'en faire jaillir de nouvelles possibilités et de proposer de nouveaux chemins de mémoires touffus, racinaires.

Archivé: SORBAC Marie-Laure

Marie-Laure Sorbac_ Autoportraits_ NY - 1989

Depuis plus de trente ans, Marie Laure Sorbac pratique la photographie.
En France, ou elle passe ses vingt premières années, elle s’intéresse aux mots sous toutes ses formes.
Inventer, mettre en scène , faire parler; les plumes qui courent sur le papier sont les créations inconscientes de ses pulsions.
Les mots sont ses images.
Dans les années quatre-vingt, elle s’installe à New York quelques mois. Elle y restera quatorze ans.
En 1989, elle obtient son diplôme de photojournalisme à la City University de New York ( Baruch College ), avec mention honorifique et distinction. Elle atteste de son intérêt à raconter des histoires.
Ses images, à la fois sociales, documentaires, et surréalistes parlent de perception et de représentation.
Elles interrogent féminité, identité, créativité, légitimité.
Marie Laure Sorbac s’intéresse à l’humain, son corps, ses fantasmes, son éducation. Elle cherche à rendre visibles nos dualités intérieures et extérieures.
Elle dialogue avec Lisette Model, Diane Arbus, Robert Frank, Duane Michals, Man Ray, Hans Bellmer, Viviane Sassen… tout est prétexte pour parler de : construction mentale et physique.
Ses images sont des mots que l’on pose sur une plage, des images qui vous parlent.

Archivé: ROUGET Emilie

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La quarantaine et des lunettes, un regard différent et multiple sur le monde…une photo documentaire engagé /décalé

Archivé: BROSSARD Bernard

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Ma peinture dépend du motif qui va apparaître sur la toile, brut, libre. Avec les empâtements et les jeux chromatiques il s’enrichit de nouvelles dimensions, entre vide et plein, la couleur vibre de la lumière ou de l’ombre. D’autres éléments comme les silouhettes interrogent l’espace qui nous entoure.
C’est un équilibre instable dont je m’efforce de garder le contrôle, une approche du langage des couleurs et du sens éphémère de notre nature.

Archivé: CELHAY Emmanuel

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La liberté dans une expression singulière. Le mouvement, la turbulence, et tenter de proposer une profondeur sans perspectives. Et ainsi, sans figuration imposée, laisser chacun libre à son tour de tout ressenti.
Au fond, à partir de la solitude et le doute permanent dans le travail pictural, aborder les merveilleux et étonnants domaines qui nous entourent et nous constituent : le cosmos, les entrailles telluriques ou corporelles, le chaos atmosphérique ou la respiration des arbres.

Archivé: LA RUE S’EXPRIME

couverture

“La rue s’exprime” est une installation urbaine participative qui a donné naissance à plusieurs « Expériences », des séries photographiques uniques.
Pour chaque « Expérience », une photo issue d’une précédente série, “Urban still life” (des objets et meubles abandonnés dans les rues) est replacée dans l’espace urbain, là où elle a été prise. En grand format, elle est agrémentée d’une phrase et de feutres qui incitent les personnes à s’exprimer. Chaque jour, une photo de cette installation est réalisée afin de voir l’évolution des messages et les traces du temps sur l’image.
Je propose de découvrir chaque « Expérience » : la série de photo prise chaque jour ainsi que le résultat final, l’image métamorphosée par les messages, enrichie ou détériorée, entière ou en lambeaux…

Archivé: LAULHÉ Isabelle

Photo Atelier

Il y a le silence de l’atelier et puis le grain d'une toile, celui d'une feuille Velin, de Chine, l'odeur de l'encre… Tout commence, se reprends, se poursuit, il y a dans ce monde tant et tant à explorer, à penser, à aimer.
L'estampe et la peinture sont mes moyens d'expressions. Grâce à eux ont surgi tout le long des dernières décennies des paysages désertiques, des architectures enfouies, des jeux avec l'élégance des écritures.
Aujourd'hui, quand tournent les roues des presses c'est pour les Rêveurs, les Eternelles, les Enchanteurs et autres Sentinelles de notre Terre.

Archivé: FATIN Aurélie

Ayant longtemps travaillé l’installation, je reprends principalement une pratique de dessin à partir de 2019 et plus récemment de céramique. Je m’attache à explorer l’organique, le vivant par des processus de prolifération des formes. Mes dessins s’inspirent des formes de la nature, du corps vu sous sa dimension microscopique, évoquant tantôt des veines, des cellules, des synapses, tantôt des branches, végétaux, pierres. Chacun y lit ce qui lui parle le plus, les formes s’enchevêtrant les unes aux autres. Je travaille essentiellement à la pierre noire, au fusain et au crayon de couleur pour le dessin et en porcelaine et porcelaine papier pour la céramique.

Archivé: REDON Bruno

2023 SANS TITRE II ; 100x100 cm

De nombreuses structures imposent leur force autour de nous : sommets et falaises, mers, grandes étendues, hauteurs, arbres, constructions …
Je ressens cette force et elle correspond à ma recherche : créer des peintures qui relatent cette relation des humains avec leur environnement puissant comme avec eux-mêmes ; à montrer une beauté profonde du monde et à transmettre une énergie.

Cette recherche s’appuie sur l’histoire de l’Art, notamment l’abstraction lyrique — et quelques Maîtres plus récents comme Maurice Estève, Nicolas De Staël, Alfred Manessier, Bram Van Velde, Henry Moore, Georges Braque, Eugène Leroy, Georges Rouault, Jean Fautrier … — avec le désir de comprendre les préoccupations actuelles et de les illustrer.
Hors de tout récit mon travail vise à essentialiser des formes en autant de motifs primitifs et silencieux.

Construire les peintures autour d’un noyau d’énergie – des formes, des couleurs, des fluides, circulent, se superposent et s’organisent. Poursuivre une vérité autant qu’un résultat plastique — jusqu’à faire monter un espace qui prenne sens.
La composition en progressant impose ses nécessités, elle finit par se résoudre à la condition d’une radicalité :  sans quoi il n’y a pas de peinture.

Je peins essentiellement à base de pigments mélangés à des huile et résine. L’élaboration s’effectue par couches successives, reprises et effets de texture, le travail est lent néanmoins j’essaye de parvenir à une certaine légèreté et sérénité – également pour celui qui regarde. Je tiens à ce que les peintures soient aussi des objets et ainsi à échapper à une quelconque virtualité. De ce fait les photos ne reproduisent qu’une partie de l’oeuvre.

Archivé: LUCCE

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Lucce, artiste muraliste et plasticienne, joue avec les matières, l’ombre et la lumière, le vivant
et l’insaisissable. Elle se découvre et nous livre l’intime..
Traduction en couleur d’une palette d’émotions qui lui appartient et nous touche. Sans fard,
elle nous demande le temps d’une œuvre de se questionner sur notre rapport à soi, à l’autre,
au vivant, aux désillusions, et à cette lumière qui nous anime.
Alliant le pinceau à la bombe, ses supports de prédilection sont les murs des rues qui
permettent des moments d’échanges, une ouverture sur l’art accessible à tous.
Sur toile comme sur mur, Lucce cultive la poésie de l’accident.

Archivé: LABORIE ORTET Salomé

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Le travail de Salomé Laborie Ortet interroge la dimension fantomatique qui subsiste au-delà de l’expérience physique de notre environnement. Elle cherche à établir un lien entre notre appréhension des champs matériels du monde et notre capacité à percevoir d’autres réalités.
Ce qu’elle poursuit est l’endroit où nous accompagnent les souvenirs, les impressions, la mémoire collective, les projections.
La question du lieu est un élément central dans sa pratique. Elle interroge ce qui, au-delà de l’espace, fait l’énergie du lieu à travers sa mémoire, son architecture, sa topographie et sa dimension immatérielle, qui habite dans un milieu qu’elle nomme le fantôme. Les éléments architecturaux par exemple, sont mis en scène comme des formes archétypales qui figurent les repères nous accompagnant dans la traversée du lieu fantomatique. Plusieurs des projets de l’artiste s’articulent autour de cette notion de lieu, notamment la résidence à La Passerelle Negreneys, où elle travaille sur la destruction partielle du quartier Negreneys.
Les supports qu’elle sollicite sont souvent caractérisés par la transparence (verre, plexiglas, soie, bâche). Cet aspect permet à leur environnement d’interagir avec eux et d’expérimenter la symbiose entre la forme et son milieu.
L’intérêt pour plusieurs disciplines accompagne la pratique de Salomé. Les théories de la philosophie quantique et les expériences de physique quantique contemporaines répondent à des questionnements qui ont jalonné son parcours artistique et font avancer sa réflexion et sa définition du fantôme.

Archivé: LAZARO Joseph

huile sur toile 50 x 50 cm

Peintre intuitif, je pratique une peinture du lâcher-prise pour essayer de trouver des parcelles de vie dans la création, pour que la peinture me dépasse, qu’elle me surprenne.
J’essaie de m’écarter de la pensée et je fais confiance en mes mains pour trouver un chemin, je n’imagine pas en pensée, mais au sens propre, en créant l’image qui se découvre devant moi.
Je pars avec une intention, je commence à peindre et j’attends ce moment où les choses se mettent à se faire seules, le moment où, si je veux que ma peinture soit bonne, je doive simplement faire sans me projeter, souvent renoncer à mon idée et laisser parler cette autre chose que je ne peux définir, mais dont je sens l’existence.

Archivé: MOTTA Philippe

pe.C

L’arrivée massive des écrans nous laisse encore papier, crayons, encre… mais a provoqué l’obsolescence quasi-immédiate des machines à écrire mécaniques. De la même façon, l’écriture à la main s’est trouvée reléguée au titre de substitut aux claviers.
C’est pour poser ce double constat que je traite les machines à écrire comme des objets défunts, issus d’une archéologie du virtuel ; et que je les présente comme des antiques. Pour l’écriture manuelle, la genèse du processus renvoie davantage au dessin, à la graphie de la lettre. A sa plastique.

Archivé: PERROS Marika

Vibrations Huile sur toile 80/80 cm

Faire peindre la matière elle-même

” L’univers se peint lui-même, c’est la goutte qui gicle, pas moi.
C’est pour cela que je laisse peindre la matière, elle est vivante … ”

Peindre, c’est jouer ! Jouer avec la matière, être l’alchimiste d’un monde qui se crée. Depuis plus d’une trentaine d’années, j’explore la figuration suggérée, avec des périodes diverses ayant toujours un lien entre elles. C’est un maillage étroit entre pensée, matière, physique, entre figuration et abstraction. Depuis 10 ans, mon thème de prédilection, NATURE, un seul mot, celui qui manque tant à l’homme !

Et quoi de plus naturel, alors, de faire « peindre la matière elle-même ». Je suis une artificière qui lance le feu d’artifice. Je joue telle une chimiste à reproduire une rivière qui court, une fleur qui respire, un nuage qui se pose.
Cette série est une des nombreuses que je dédie à notre mère nature souffrante et à tous ses habitants de l’amibe à l’humain, eux aussi en danger. Puissions-nous un jour la respecter, nous respecter, inventer un autre monde basé sur la  paix, la tolérance, le partage.

Je veux peindre la beauté de ce monde qui souffre, comme pour conjurer le sort, pour mettre ma goutte au service de la vie, et c’est un choix que j’ai pris très tôt.

Mon sujet, c’est l’équilibre, la paix, la vie, la joie, parfois le silence contemplateur, parfois la force bouillonnante des éléments.

J’estime avoir la fonction en tant qu’artiste puisque j’ai la chance d’occuper ma vie à jouer avec des couleurs, de devoir aider ce monde à aller mieux en  faisant du bien aux spectateurs, leur faire du bien avec mes images, les faire oser rêver d’un monde meilleur.

D’autres dénoncent en montrant les horreurs du monde, c’est très bien, c’est leur fonction, ils sont faits pour cela et leur existence est une bonne chose, mais ce n’est pas la mienne. Je ne veux pas vomir le monde ou le mal-être, je ne veux pas de ces peurs sur mes toiles, ce mal-être qui imprègne ce monde par ses faux objectifs et contribuer à diffuser du malheur et des peurs.

Je veux contrer par mon travail, tel un colibri, la violence qui est faite constamment à tout ce qui est sur terre en diffusant du calme, de la tendresse, de la douceur, de la vigueur, du souffle, que ceux qui regardent s’extirpent du temps qui court pour contempler, sentir la lenteur du regard, la force de l’espoir.

Mon but est d’offrir à travers mes images, de la paix, de la force, de la vigueur, de la tendresse, de l’amour.
S’échapper un instant, des nouvelles encore plus accablantes de jour en jour et oui, ça urge !
Mais pour changer il faut des forces et c’est cette force de vie que je veux donner à voir pour donner du courage.

Je me définis simplement comme une «  passeuse » d’image, je veux humblement déposer mes images doucement ou fortement, je veux laisser le hasard jouer avec moi, je veux laisser transparaître, apparaître tout ce qui doit.

L’univers  se peint lui même, c’est la goutte qui gicle, pas moi.
C’est pour cela que je laisse peindre la matière, elle est vivante …

Marika Perros

Archivé: FOURNIÉ Florence

Florence  Fournié états de terres  Céramique - 40 X 20 X 120 (2)

Florence Fournié Sculpteur-Céramiste
Je me souviens de mes « premiers pas en sculpture ». Mon grand-père, dans du papier journal m’amenait de la terre glaise – ocre- des bords de l’Aude. Je façonnais cette argile avec bonheur. J’ai étudié la philosophie (maîtrise d’épistémologie), la sculpture (marbre, béton) et la céramique aux Beaux-Arts de Marseille, et j’ai obtenu un CAPES d’arts plastiques. Actuellement je me consacre à la céramique. La glaise, matériau de choix, rustique ou fine me passionne par ses possibilités d’adaptations. Avec cette matière rien n’est jamais sûr ni acquis. Le séchage, la cuisson, l’émaillage, les flammes tout est un assemblage de connaissances techniques toujours en devenir. Tout l’avenir reste à explorer … Je joue avec les volumes, les vides, les pleins, les mondes souterrains, la nature, le corps féminin que de sujets qui font de la création en volume un éternel voyage. F.F.
Jean-Louis ROUGET
« Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants » Antoine de Saint-Exupéry.
Les hommes, par cupidité ont oublié ce message universel. Le changement climatique lié aux activités humaines est perçu et vécu comme une évidence pour une grande majorité de l’humanité mais quelques-uns pensent encore que c’est une « TRUMPerie ». Je me rends compte aujourd’hui, après plus de 40 ans de peinture que j’ai tenté, sans toujours en être conscient, au travers de ma peinture : dans mes paysages, mes machines agricoles, mes inondations ou mes incendies, de sensibiliser le spectateur à la fragilité de la nature … J.L. R

Archivé: VOG Veronica

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Je suis une peintre de l'instant, de l'exploration de l'âme, d'une mise en lumière de l'inconscient au moyen d'un process créatif que j'ai peaufiné au fil des saisons et que je partage aujourd'hui dans le cadre d'ateliers en Art intuitif.
Mes créations sont une "mise en matière" d'une conversation intérieure, nourrie de lectures, de poésie, de regards, de l'attention que l'on porte à l'autre, à l'Être.
Si depuis Décembre 2022, l'encre et l'aquarelle sont devenues mes mediums de prédilection afin d'illustrer mon propos artistique, les techniques mixtes sont encore présentes dans mes peintures sur toile.
+++ Horaires d'ouverture WE AEB : 11h-16h Samedi et Dimanche

Archivé: SYLVESTRE-TRIAIRE Adeline

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Au-delà de ma licence en arts plastiques et de mes formations d’illustratrice et de graphiste, la pratique a toujours été présente, tel un fil rouge, dans ma vie. Cette citation d’André Gide définit parfaitement ce que je ressens : “L’art nait par surcroît, par pression de surabondance. Il commence là où vivre ne suffit plus à expliquer la vie.”
Aujourd’hui, je souhaite également placer la créativité et l’art au centre de ma vie professionnelle en suivant une formation d’art-thérapeute.

Pour cette édition, je choisis de ne vous présenter qu’une partie de mon travail : le dessin.

Archivé: PUEL Bruno

La veille

Je pratique le dessin au graphite et à l’ encre dans un travail au trait proche des techniques traditionnelles de gravure. Cela me permet de décrire soigneusement des textures, des ombres, des modelés et de proposer un univers fantastique et onirique dans lequel tout peut arriver: des rochers peuvent flotter, des planètes se rapprocher, des hybridations apparaître et des passages s’ ouvrir entre différents univers. C’ est une recherche de poésie visuelle et hors du temps, devant laquelle la personne qui regarde peut se raconter ses propres histoires.

Archivé: BLANQUET Ariane

2 - Blanquet Ariane - 2023 - Gribouillages

Du crayon à la porcelaine en passant par le tesson, Ariane Blanquet navigue naturellement avec pour guide la couleur qu’elle égrène avec légèreté. Qu’elles se fassent trait de porcelaine, fine plaque ou volume modelé, les pièces d’Ariane Blanquet fonctionnent par assemblage et composition. Aux dessins d’enfant, elle emprunte le schématisme bienheureux, les chromatismes primaires, le goût du gribouillage ou encore certains thèmes essentiels comme celui de la maison. Véritable défi à la fragilité de la céramique, une faiblesse devenue ici une force, Ariane Blanquet dessine avec la terre, explore l’espace avec ses multiples fragments. Le fil que tend Ariane n’est pas univoque : il se répand, circule entre les images, s’éclate et invite à se raconter autant d’histoires que notre imagination nous le permet !

Archivé: VIAL Valérie

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Née en Colombie, après une première expérience dans le design graphique, j’arrive en France pour
continuer mon parcours artistique. J’étudie à l’École Nationale Supérieure d’Art Paris – Cergy (ENSAPC)
pendant cinq ans. J’explore l’art dans sa pluridisciplinarité : je peins, je fais de la photo, de la performance,
des installations, de la vidéo. Je travaille à partir d’archives, de témoignages, de rencontres. Avec l’artiste
Carole Benzaquen, je collabore avec des femmes migrantes, un projet de rencontres sociales et
artistiques, des récits de mémoire. Cette expérience confirme mon désir de donner une voix et de rendre
visible celles et ceux qui ne le sont pas ainsi que leurs histoires.

À travers mes oeuvres, je cherche des échos de la mémoire intime dans une mémoire collective,
plus large. Je suis fascinée par la manière dont nos identités se forgent à travers nos vécus et nos
expériences.
Je m’interroge sur la déconstruction de nos apprentissages souvent imposés et/ou dirigés. Je détourne
des techniques, je les remanie, me les appropie.
J’adopte des gestes hérités des femmes avec qui j’ai grandi : coudre, tisser, filer, réparer, broder.
Dans mes installations, différentes pièces dialoguent entre elles : matières végétales, fils, tissus,
structures tissées et moulées, végétaux suspendus, cousus…

Mon projet artistique « Nous étions des graines », est une installation en hommage aux métiers
généralement réalisés par les femmes, d’une grande importance pour la société, mais invisibilisés,
dévalorisés. Un quotidien propre au domestique évoqué à travers du linge, du fil, des aiguilles, des feuilles
séchées utilisées en cuisine… auxquels sont mêlés des éléments traditionnellement associés au féminin :
la terre, les plantes, la nature.
Je continue actuellement ce travail, j’explore la capacité de résilience, de transformation et d’adaptation
des femmes au monde qui nous entoure, à nos différents environnements, souvent hostiles.

Archivé: MESNILDOT Mathilde

Dérive

“Explorer les relations, les emboitements, les agencements. Donner à voir, s’ancrer dans le réel, pour faire sentir, toucher le vivant.
Par la matière.
Polyphonie.
Matière-lumière explorer la capacité des vitraux et du verre à cristalliser la lumière et le temps, en inscrivant une forme fixe dans la matière en même temps que fluide et variant au gré des jours par la lumière. Au-delà du plan en deux dimensions, la déployer dans des structures en volume, privilégiant l’interaction avec l’espace dans lequel s’inscrivent ces formes.
Matières picturales,
Fragilité, évanescence poudreuse des fusains,
Texture, effets des huiles, des médiums, des couches superposées, chercher à re-susciter cette sensation profonde et bouleversante du toucher, de la présence…
A l’intention, née d’une envie, d’une sensation, d’une réflexion, s’associe un choix (médium, fonds, matière, geste).
De cette combinaison, naissent des possibles, je les laisse venir, les écoute, choisis encore… »

Archivé: HAVARD Fabienne

Maman Chamane Rouleau Alchimique 1500

Mes œuvres s’organisent autour d’une recherche graphique qui s’est développée depuis quelques années sur une recherche en alchimie. La symbolique alliée au travail du trait organise désormais et architecture mes expositions dont un rouleau de plus de trente mètres au total est la colonne vertébrale. Il décline les expressions des règnes, ainsi que les quatre éléments. Basé sur un travail d’introspection, une quête philosophique exigeante, basée sur les lectures de Bachelard, Bergson et les philosophes antiques, mes toiles font partie de cette geste qui se construit au fur et à mesure de l’élaboration des tableaux peints uniquement en noir, blanc et rouge, les trois couleurs des trois œuvres alchimiques. Une recherche persévérante et joyeuse de la quintessence.

Archivé: QUEREJETA ROCA Carla

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Il y a presque vingt ans, j’ai commencé à déchirer mes toiles et à construire mes supports différemment. La surface plate ne m’était pas suffisante, j’avais besoin de rentrer dans la matière, d’une approche, d’un contact plus fort. Cela ne répondait pas à quelque chose que j’avais vu, mais à un besoin physique que je ne savais pas tellement expliquer.

Heidegger disait que ‘créer l’espace c’est faire librement un don d’endroits. Nous devons apprendre à reconnaitre que les choses ne font pas partie seulement d’un endroit, mais qu’elles sont, elles-mêmes des endroits.’

Ainsi, je crée des espaces pour héberger d’autres espaces.

Dans mon travail j’explore la relation entre l’espace habité et la construction de l’identité, à travers des matériaux et des supports différents. Des tableaux, des sculptures, des installations, mon travail se décline dans des formes différentes. La destruction et la reconstruction font partie de mon processus créatif; un chaos contrôlé, l’opportunité de l’accident, participent de la dynamique sensorielle qui donne naissance à mes œuvres.

Archivé: MELLAERTS Hélène

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L’emploi du collage allié à l’acrylique apporte une présence et un relief au travers duquel je joue des contrastes et des profondeurs, y ajoutant cette touche de couleurs imprévisibles voire quelque peu déconcertantes, qui captent le regard jusqu’à l’interrogation. La forme a peine apprivoisée s’échappe et s’estompe dans un ailleurs à la frontière du figuratif et de l’abstraction.

Archivé: BOILLON Pierre

Danseuses floues

Les photographies que je présente sont réalisées avec un
projecteur de lumière noire ou lumière de Wood. Cette lumière
proche de l’ultraviolet est absorbée et réémise sous forme de
lumière visible par les substances fluorescentes, elle fait également
ressortir les blancs des tissus synthétiques. Elle est souvent
utilisées dans les discothèques. Ma démarche est de me
démarquer de ce monde de la fête et de créer des images un peu
magiques avec une douce esthétique.

Archivé: CHICOTE Céline

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L’an passé, les visiteurs de mon atelier ont vu la toile se faire par morceaux, cette année je la présente entièrement. Vous allez entrer dans une toile peinte de 42 mètres de long. L’équivalent d’un tour de piste. Le cirque comme miroir du monde, permet d’éprouver une sensation de vertige lorsqu’on entre sous un chapiteau. Un immense espace vide et circulaire dédié à la vitalité créatrice où la mort est une menace permanente. Fellini voyait dans le cirque l’origine de toute forme de spectacle.
L’exigence, l’acharnement, la dévotion qui sont liés à cet art populaire m’intéresse.
Une piste de cirque est toujours de taille identique. Cette constante permet aux artistes de cirque de garder les mêmes repères quelque soit le lieu de représentation et le nombre de spectateurs, 100 ou 1000, le diamètre de la scène sera toujours de 13,5 mètres de diamètre. Une valeur immuable dans le temps et dans l’espace. Autant qu’est immuable la possibilité aux humains de se déplacer. La capacité, l’instinct, la possibilité, le droit, le besoin, l’envie, le loisir, la nécessité vitale de changer d’endroit, l’habitude.
Cette question du déplacement est le point de départ de ce travail. On croise au long de cette toile des personnages en mouvement qui font écho à notre propre avancée dans la peinture. Il s’agit d’être en interaction avec la peinture par le mouvement. L’aspect cinématographique, narratif, est pleinement assumé ainsi que le goût pour l’illustration. Je travaille d’après des photos ou des modèles que j’ai choisi et que je transforme pour en faire autre chose. J’ai besoin du modèle pour être au plus juste dans la construction du dessin.
Le déplacement des femmes et des hommes est une constante. Vouloir la stopper serait comme vouloir changer la ramification des arbres. On pénètre dans cette toile progressivement, cet aspect géologique se réalise sur la toile elle-même où les traits de construction du dessin sont parfois visibles comme le sont l’ébauche transparente des ombres et les empâtements de la lumière. Au delà de ça, comme beaucoup de peintres et dessinateur-trices figuratifs, j’ai le culte de l’image peinte ou dessinée.
La toile est rythmée par les quatre éléments, la terre, l’air, l’eau et le feu qui font ce que nous sommes. Les changements d’états m’obligent à des changements de représentations, de couleurs et d’intentions. Notre part animale est aussi figurée sur la toile par la présence d’animaux. Les premiers représentés sont les oiseaux. En hommage aux tziganes, et aux peuples nomades.

Archivé: BARRACHINA Anais

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Anais Barrachina, artiste toulousaine touche-à-tout, concentre dans sa production son savoir acquis à travers diverses formations autour des Arts Appliqués, de l'Illustration et de la Reliure. Elle s'intéresse à toutes techniques d'estampe (sérigraphie, linogravure, monotype,…). Sa production se finalise souvent sous la forme de livres en série limitée faits à la main. Elle est installée dans l'atelier de la Muse en Goguette (Toulouse Nord/Launaguet) et propose des cours, des événements et des expositions.

Archivé: VIGNAT Félicie

Encres sur papier Arches 77x57

Présentation de ma recherche picturale :

Mes mots sont des signes, mes sons des couleurs, ma danse des rythmes… alors se glissent sur la toile ou la fragilité du papier, des formes aux contours simples et aux lignes subtiles.
C’est la peinture qui me guide ; à chaque œuvre s’invente une nouvelle forme, une histoire différente, un geste en appelle un autre, une couleur se lie à une autre. D’une apparente simplicité, les formes apparaissent dans un jeu de transparences et d’opacités réalisées lors des passages intuitifs de la brosse, et se crée alors un environnement qui s’impose avec vigueur et fermeté.
Usant de toutes les composantes que constitue la peinture (composition couleur geste matière lumière…), l’acte essentiel de peindre se matérialise alors sur la page blanche en un tout cohérent et qui mène à l’évidence.
Et comme une araignée qui tisse sa toile, celle du peintre naît de toutes ces contradictions et complexités qui, une fois ordonnées, permettent d’offrir une œuvre construite, instinctive, et porteuse de sa propre lumière.

Archivé: JEANMART Claude

LE CARMEL VERNISSAGE_01+++

Après 10 ans consacrés à l’oeuvre de Kafka, je suis maintenant en compagnie de Diderot, depuis 14 ans, dans une problématique de dessin en aveugle : dessiner ce que l’on sent et non pas ce que l’on sait. Je dessine les yeux bandés en touchant des corps nus. Puis je numérise ces dessins, acceptant toutes les déformations. La suite se fait les yeux grand ouverts. Puis échange de procédé, je deviens le modèle de mon modèle, dans un partage égalitaire, fondé sur la confiance et sur l’humain. Les oeuvres sont réalisées sur des feuilles de polyester de 200 x 90, pour les Géantes ( 120 à ce jour ) et pour les Atlantes ( 22 ) tandis que les portraits font 150 x 90. Plusieurs séries d’oeuvres numériques ou d’impressions, complètent cet ensemble ainsi que des vidéos. Les séries en cours sont les Apsaras et les Couples Colonnes ( 320 x 180 ).

Archivé: THOMAS Marie

arbre de lumière

Ma pratique picturale met en lien symboliquement et graphiquement les canaux qui nous irriguent et les méandres arborescents de la nature.
Il n’y a qu’un pas pour faire le lien entre les flux de vie qui circulent dans la nature et ceux qui coulent dans notre corps.
Léonard de Vinci a dit : ” Les hommes sont comme des arbres et tous les canaux qui les irriguent comme des branches”.
Ainsi, je peins donc des arbres de vie, avec des racines , des méandres et des canaux, avec des nervures, des branches et des artères, avec des veines, des sillons et des veinules.
Chaque goutte de peinture y circule comme la sève ou le sang.
Et si, en traçant ces méandres, goutte après goutte, l’arbre de vie répandait du vivant ?

Archivé: ABADIE BASTIDE Sylvie

PANDORA

Depuis que Sylvie expose ses œuvres, le fil conducteur de son imagination et de sa créativité l’a conduite vers des réalisations inattendues mais tellement révélatrices de sa nature profonde.
Elle crée des paysages à la fois mystérieux et ludiques où règne le calme et la beauté que rien ne vient troubler. Sa peinture suggestive pleine de couleurs stimule notre imagination. Puis le regard s'arrête sur les détails, parfois familiers, qui peuplent les compositions et racontent des histoires avec un souriant mystère.
Sa peinture est intuitive : de l'émotion ressentie naît la forme, c'est la couleur qui la guide peu à peu vers la thématique du tableau ; des scènes de vie, des séquences aquatiques, surgissent de son inconscient. Ses camaïeux de couleurs apportent une douceur infinie à ses créations. Exister loin du réel et le rendre accessible.

Sa grande sensibilité transparaît dans ses œuvres. C’est alors que l’œil extérieur du spectateur peut inventer une histoire, souvent sa propre histoire. L’art n’est qu’une histoire de rencontre.

Archivé: TERNANO Ludmila

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Les tableaux de Ludmila Dolgova- Ternano relayent ses impressions contemporaines avec le regard décalé que l’on attend de tout artiste à part entière. Elle y ajoute une distance élégante quelque peu amusée avec – souvent – une touche d’humour qui invite au sourire.

Archivé: MENGALL HR

La Dame à la licorne a bien fait de capter l’attention de Mengall HR. Puissance du symbolisme, explosion des couleurs, les cinq sens à « fleur d’Univers ». Somptueux tableaux de cette tapisserie réinventée, sensualité tremblante de cette femme blanc nacré. Les cinq éléments réunis, terre, ciel, eau, feu et amour dansent dans ses toiles. Les oiseaux présents font le lien entre la terre et le ciel, entre le monde visible et invisible. Sa fameuse intuition, oui il l’a. Ce cri de l’artiste tellement puissant qu’il fait trembler les cathédrales. Chaque peinture ressemble à un vitrail, un hymne à la vie, au sublime, au sacré, chaque nu à l’amour.
Mengall HR ne le sait pas encore, mais il y a dans ses œuvres quelque chose de l’ordre du sacré.
Permettez qu’on vous aime.

Archivé: GARRIGUE Alain

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Alain GARRIGUE se définit lui-même comme un « imagier » : il est peintre, auteur de bande dessinée, écrivain et professeur aux Beaux-Arts de Carcassonne. Sa peinture affirme l’alliance de la figuration et de l’abstraction, du signe et de la couleur, de la lecture et de la vision.

Archivé: SOREN VANA

LE LOUP-SORENVANA

Après des études aux Beaux arts de Toulouse section Communication, j’ai été
plusieurs années conceptrice en communication au sein d’un quotidien
régional toulousain
Maintenant libre de toutes contraintes professionnelles je profite de mon temps
libre pour peindre à l’acrylique sur des supports variés ( bois, tissus cuir, etc),
J’ai dernièrement redécouvert la gouache et les encres. J’utilise aussi l’huile.
Mon projet découvrir la peinture à l’encaustique.
Je modele aussi la terre, cuire mes créations en utilisant la manière ancestrale du Raku.
J’expose seule mais la plus part du temps accompagnée d’amie(i)s artistes.
Une recherche permanente de nouveaux sujets (Amazonie, musée, combats sumo) et de nouvelles techniques ( transfert, peinture à l’encaustique)

Archivé: DONAIRE Sylvie

Petits Haïkus d'hiver, livres à systèmes, poésies, 2022. Sylvie Donaire

Plasticienne diplômée et graveur installée à Toulouse, membre de la fondation Taylor, Sylvie Donaire s’intéresse à la trace mémorielle sensible, qu’elle exprime à travers différents médiums, comme l’encre, l’huile, mais aussi la gravure, principalement l’eau forte sur cuivre, qu’elle pratique depuis l’adolescence dans des ateliers à Paris et à 0rsay. Elle met au point en 2016 une variante de l’aquatinte, le ©Résiquid. Son travail se concentre sur le phénomène de la perception sensorielle, le rapport entre le temps et l’image, et la mémoire sensible des lieux et des objets.
Tous ces éléments se cristallisent autour du concept de traces. Laissées sur l’homme, le paysage et l’objet, à la fois par les éléments et par l’histoire.
Son travail d'eaux fortes, poétique et d'un dessin délicat restitue de manière figurative ou plus abstraite ses ressentis, dans des camaïeux de tons chauds et de noirs, ou des turquoises acides, où elle évoque des paysages lunaires ou imaginaires, des végétaux.
Elle utilise la peinture dans une gestuelle forte au couteau pour parler de la nuit.
Ses livres d’artiste gravés qu‘elle réalise entièrement elle-même ont été récompensés, elle collabore aussi avec des auteurs et des éditeurs français et étrangers. Formatrice professionnelle pour les artistes sur le livre animé, elle intervient aussi dans des structures culturelles.

Archivé: CHARPS

Une pensée pacifique renouvelable

Art singulier et poétique
Collections privée dans plus de vingt pays
Il n’est jamais facile de qualifier son art ….. Surtout quand il est inclassable
Ma principale source d’inspiration est l’humain dans ce qu’il a de curieux, de fragile, de sensible.
J’ai créé un univers fait d’humour et de poésie qui laisse une place prépondérante à une pensée positive et dans lequel le spectateur peut également s’interroger sur notre société.
Mon univers ouvrent une fenêtre vers un ailleurs et invitent à un voyage au-delà de notre quotidien, dans un monde où tout à chacun peut laisser vagabonder son imagination.
Les personnages semblent être hors du temps, déconnectés de la vie réelle mais acteurs de leurs propres rêves.
Vous remarquerez aussi que mes personnages sont pieds nus. Il s’agit de représenter la simplicité, le retour et l’attachement à la terre.
Le spectateur est acteur de ce qu’il découvre avec sa propre sensibilité et sa propre histoire.

Archivé: SANAME

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Né en septembre 1980, Saname est un élève en échec scolaire, au fond de la classe il s'imagine ….
Il se réfugie très tôt dans le dessin et le vélo qui lui procure plaisir et liberté.
Il découvre le graffiti dans une ancienne usine près de chez lui alors qu'il n'a que 10ans.
Cela l’attire mais loin de la ville, de la culture hip hop et du street art il s’exprime d’abord avec une peinture habitée de personnages oniriques puis au travers de la sculpture.
Par la suite l’art de la rue, les musés façonneront son éducation artistique.
Il reviendra des années plus tard au graffiti art, nourri de son expérience précédente.
Autodidacte engagé sur une voie spontanée et abstraite mêlant formes géométriques, lettres, lignes, coulures et éclaboussures, Saname crée des œuvres hautes en couleurs.
L’énergie gestuelle et l’intensité des couleurs place le spectateur dans une composition musicale et dynamique.
Artiste engagé et attentif à l’environnement il s’inscrit également dans une démarche de recycl’art pour une partie de ses créations.

Archivé: SAPIN Véronique

01-TRACES-encre sur tissu marouflée sur toile puis arrachée

Véronique Sapin est plasticienne (art-génératif, vidéo, installation, photo, peinture à l’encre, art textile, livre-d’artiste). Depuis 1995, ses oeuvres ont participé à plus de 260 évènements dans une quarantaine de pays (galeries, museums, centres-d’art, biennales, festivals).

Véronique Sapin est également curatrice et co-fondatrice et du collectif international de femmes artistes, FemLink-Art depuis 2005 auquel 143 artistes de 63 pays ont accepté de participer. Elle a initié d’importants partenariats avec des institutions telles que l’Unesco, pour la formation en vidéo d’artistes femmes du continent africain.

La danse a fait partie de la vie de Véronique Sapin pendant une quinzaine d’années de pratique intensive et a orienté ses premiers projets professionnels avant de se muer en questionnement sur le mouvement, sa trace et sa mémoire, à travers toutes ses productions artistiques.

Véronique Sapin présentera pendant les Arts en Balade, ses dernières séries d’encres sur tissu, marouflées sur toile puis arrachées. L’encre qui subsiste s’inscrit en traces de matière, mémoire d’un évènement traumatique mais néanmoins créatif.

L’espace d’incertitude et de déséquilibre qui soustend toutes les productions artistiques de Véronique Sapin, se produit également dans ses oeuvres génératives grâce au changement de perspective qu’offre l’informatique.

En premier lieu, Véronique Sapin utilise l’encre de chine pour créer des formes destinées à être numérisées et animées; ensuite, elle détermine les règles informatiques qui délimiteront le processus créatif de chacune de ses œuvres génératives; et enfin les programmes conduisent le processus vers le résultat souhaité en opérant dans le cadre d’un ensemble de contraintes définis par l’artiste. Les spécificités algorithmiques de chacune des œuvres de Véronique Sapin sont uniques. “Avec l’art génératif, l’encre retrouve son mouvement originel dans un nouvel espace de liberté. La forme peinte de mes encres montre leurs rythmes intrinsèques tels que je les ai délibérément arrêtés sur la toile.”

Ses trois dernières vidéos seront aussi visibles pendant les Arts en Balade.

Archivé: POINCLOUX

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Je suis artiste plasticienne. Je travaille le papier et la pâte à papier exclusivement recyclés.
Après avoir travaillé pour des magasins, décorateurs, théâtre, musées, centres culturels et particuliers en produisant des décors en papier, pâte à papier, je souhaite intégrer ma démarche dans une dynamique de ce que j’appelle ‘l’art durable’.
Progressivement, mes découvertes, expériences et mes convictions m’entrainent vers une pratique différente. Ma technique évolue ce qui me permet d’utiliser de façon inédite le papier pour réaliser des sculptures et des œuvres murales à la recherche des nuances et de textures. Mes matières premières sont issues du recyclage. Je les associe a des pigments, des terres que je collecte souvent moi-même, des liants naturels, du linge ancien, des objets tombés en désuétude, des éléments naturels. J’utilise des techniques et recettes anciennes que je ré invente. Mon travail évoque l’impermanence, le souvenir dans un esprit wabi sabi.

Archivé: POUYET Fabrice

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Passionné par la couleur (Saul LEITER), j’aime me perdre dans les recoins inexplorés. Si je suis depuis toujours attiré par l’esthétisme de l’objet, je me dirige vers le portrait en cherchant un point de vue original.
Il m’arrive aussi de présenter mes images sous forme de diaporama, via l’outil DaVinci

Je me suis nourri principalement au Centre Culturel Saint Cyprien , mais je continu à participer à des associations comme DECLIC, Le Labo Sauvage

Archivé: ROBBIANI Daniele

Un mois après la naissance de Daniele, le jour de l’an 1956, l’Europe fut couverte de neige. Tous les bruits lui parvinrent étouffés et le monde se présenta comme un tableau tout blanc, animé par les couleurs vives des enfants avec leurs bonnets rouges ou bleus. Le petit garçon grandissait et devint un homme qui parle toujours d’une voix douce, retenue, tout comme il marche silencieusement, tout comme il vit, tout comme il peint. Ses tableaux expriment toujours la recherche de la vie belle et joyeuse sur fond de neige blanche, sans aucun bruit, en chuchotant, discrets. Jamais il ne parle de son Curriculum.

Archivé: MENDO

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Un langage artistique distinct, reliant l'histoire du mouvement à son évolution contemporaine.
Mendo opère dans le recycl'art sur des supports durables tels que des panneaux de signalisation ou des planches de bois.
Son processus artistique débute par la transformation de photographies en noir et blanc, puis il donne vie à ses œuvres avec la peinture, offrant une dimension organique unique.
Les personnages qu'il crée, à la fois rock 'n' roll et punk, restent ancrés dans l'essence du hip-hop et du voyage mêlant les racines old school avec une approche moderne du street art.

Archivé: RIBONNET Christian

Taureau - Ribonnet

Vigneron, Christian Ribonnet (Christian Gerber) est devenu peintre depuis une quinzaine d’année. Une autre façon d’exprimer le terroir.

Christian Ribonnet travaille avec les matériaux que la nature autour de lui lui offre, l’argile des champs du domaine et divers végétaux et avec les matériaux qu’il manipule dans son travail de vigneron, la gomme arabique, les étiquettes, plaques de filtration récupérées, etc. Il fait différents mélanges de ces matériaux. Il confectionne des pochoirs pour réaliser des impressions, toutes uniques.

Archivé: PÉDRO

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Mes matières premières sont principalement les rebuts de notre société de consommation. Longtemps, j'ai travaillé avec l'acier, rouillé de préférence. Depuis quatre ans, je fabrique des masques, aux moins un par semaine, montrés dans une série photographique intitulée : des masques et Vous ? Il en existera plus de trois cents, avant les Portes Ouvertes. Parallèlement, j'assemble des objets trouvés, comme des vases de fleurs et assiettes. Le papier commence à être de plus en plus présent dans ma production, avec une série de collage-épinglés, à base des Que Sais-Je ? et de vielles gravures. Les visiteurs traversent une maison-musée et découvrent l'atelier, au fond du jardin. Cette année, j'invite le photographe Patrice DION à poser son camion laboratoire et sa remorque sténopé  devant la maison. Les visiteurs pourront découvrir des techniques anciennes de développement photographique.

Archivé: AMAGAT Corine

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C'est lors d'un voyage en Afrique, à Conakry, qu'une énergie venant de la terre et des habitants, a réveillé  ma créativité infantile.
J'ai passé une partie de mon enfance dans les bois, la nature et côtoyé une artiste de mon village en Lot-et-Garonne.
Je reprend les beaux arts à 50 ans avec Raphaël Larre à l'ISDAT Toulouse, qui me plonge dans le fusain, la terre et l'aquarelle. Je suis inspirée par le regard et l'émotion de l'autre, chaque sculpture est une construction unique dont la destinée est d'être le miroir de l'âme.
Chaque visage est une mémoire, une aventure.
Mes sculptures sans patine, réalisées à partir des ressources écologiques que sont la terre et l'eau, sont guidées par l'émotion.
Ma démarche est aussi de tisser des liens, transmettre aux autres ; j'ai donc ouvert un atelier en plein cœur de Toulouse dans un lieu calme et serein car je n'avais pas suffisamment de place sur  ma péniche.
J'y travaille mes sculptures et partage de bons moments  à échanger des idées, techniques, céramique, tour, porcelaine avec d'autres personnes passionnées tout au long de l'année.

Je vous invite donc à venir voir nos œuvres et partager un bon moment.

À bientôt.

Archivé: JAMMES Julien

Des Versets (en cours)

DES VERSETS
Dans cette série débutée fin 2023, je me sers de versets d'un poème personnel que je répète et superpose, les écritures sont rendues illisibles et j'en viens à utiliser seulement le rythme des syllabes pour accompagner les traces. Ces versets sont bien présents, ils constituent la peinture et pourtant ils ne sont plus là, comme un souvenir.

DES PAYSAGES
Dans cette série débutée en 2018, je dessine de vastes paysages en traçant des écritures sans mots, enchevêtrées, puis des points, pour chercher un effet de fourmillement, de flottement particulaire. C'est une nature vibrante à contempler.

Archivé: BRAGANCE Yan

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Originaire de Guyane française, ce sont les couleurs de l’imposante nature amazonienne, les visages des femmes et des enfants de Guyane, l’authenticité des habitants dans leur diversité, l’eau en cascades et la forêt foisonnante qui m’inspirent. Je vis depuis 1998 dans la belle région d’Occitanie, d’abord dans le Gers, puis près de Tarbes dans les Hautes-Pyrénées, en France. Là encore, entre la campagne rustique et la montagne majestueuse, les torrents effervescents ne cessent de m’encourager à peindre. Dans mes compositions, je cherche avant tout à saisir la lumière, à l’approcher… Nostalgie, sensualité, dans un tempo de temps et contre-temps, palette de sentiments et de rythmes guident mon pinceau. L’aura du modèle, les sentiments et pensées de la figure humaine, de la couleur, un peu de courbes, le geste est là pour traduire l’état d’âme en ébullition.
Si mes peintures sont majoritairement réalisées à l’acrylique et huile sur toile, j’explore différentes techniques comme le couteau, les projections, les empâtements et les coulures, laissant toujours place noble à la recherche et le style évoluer.

Archivé: DION Patrice

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Artiste indépendant formé aux Beaux-Arts, et initié très jeune à la photographie, Patrice Dion développe un univers onirique qui résonne avec son enfant intérieur.
En harmonisant le fond et la forme, l’artiste tente d’éveiller sa conscience, d’interroger les qualités et les travers de notre monde, de la condition humaine à travers le corps et le paysage. Dans son travail artistique à la démarche expérimentale, l’auteur cherche à placer le végétal au cœur de l’unité fondamentale du vivant. Comme une mise en abyme, il interroge la valeur du regard que l’on pose sur les choses dignes d’estime. Avec un procédé de tirage sur le végétal qu’il a nommé l’Hélio-Chlorophylle-Type, l’artiste jardinier à réinventer une technique de révélation sans chimie qui questionne notre empreinte écologique.
Aventurier du sensible, l’être parcourt notre écorce.

Archivé: BOUTHIER Anaëlle

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Anaëlle Bouthier crée des œuvres lumineuses en bois ajouré qui ont la particularité de se mouvoir dans l’œil du spectateur au cours de son déplacement. Les spectres de la lumière se transforment au grès du mouvement. Plus que de voir, il est question de sentir et d’éprouver. Le corps, en habitant l’espace, active l’œuvre et fait corps avec elle.
Dans le processus créatif, elle se laisse surprendre par les lignes qui apparaissent au fur et à mesure de la construction des tableaux, elles ne sont ni préméditées ni esquissées en amont. Il apparait alors des mouvements plus ou moins significatifs, suffisamment libres d’interprétation pour que chacun puisse y apporter sa propre lecture et tisser un lien avec l’infiniment petit et l’infiniment grand. Comme l’énonçait Bergson, « L’œuvre d’art nous fait voir ce que nous ne percevons pas naturellement. L’œuvre d’art nous fait sentir ce que nous ne sentons pas naturellement ».
En 2016, elle a conçu une oeuvre monumentale, un espace de 65 m², au CHU de Toulouse. Ce lieu, l’Espace de ressourcement, tout en bois, invite à un voyage au cœur d’un arbre. Les myriades de percées qui constellent les murs proposent une expérience totale et englobante à 360 degrés.

Archivé: PRIGENT Marilina

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Mon travail s’appuie sur la collecte d’archives, lettres, photographies, témoignages oraux que j’intègre à des vidéos et des installations.

Mon travail questionne la construction des récits. Je m’intéresse à la micro-histoire, aux récits de vie et évènements liés à des personnages oubliés, ceux qui échappent à la grande Histoire.

Travailler sur les archives me permet de manipuler un réservoir de significations stratifiées, multiples. Permettant par la déconstruction et la réécriture de dévoiler les narrations implicites. Je crée ainsi des espaces pour glisser la fiction.

Ma réflexion se porte sur les liens entre documents et histoire passée, dans leur dimension poétique afin d’explorer la notion du temps dans ce que l’on qualifie de mémoire collective.

Mes projets vidéo donnent à voir une réalité fragmentaire non-linéaire et polyphonique par laquelle, j’invite le public à une relecture sensible du monde, par une mise en résonance des histoires intimes et historiques.

Archivé: CLEVENOT Dominique

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Ma pratique photographique relève en grande partie de la cueillette. J’aime saisir ce qui, au détour du hasard, arrête mon regard dans la réalité environnante. Ça peut être un objet abandonné, un détail architectural, une lumière particulière, une ombre ou un simple jeu de formes, des éléments ordinaires que la saisie photographique permet, notamment par les choix plastiques ou les effets du cadrage, d’extraire du banal.
Une question qui traverse la plupart de mes photos est celle de l’absence : peu de personnages, de mouvement ou d’action, mais des d’espaces généralement vides, des objets silencieux et, souvent, une absence de tout contenu explicite.
Dans un second temps, ces images constituent pour moi un matériel dans lequel je puise pour produire des possibilités de lectures diverses : des micro-récits, des ellipses poétiques ou encore des sortes d’énigmes offertes à l’interprétation de chacun.
Je m’intéresse en effet à la façon dont les images peuvent communiquer entre elles : comment deux photographies peuvent dialoguer, du point de vue de la forme comme du contenu, ou comment une photographie peut prendre une signification particulière dans son voisinage avec d’autres.
Ces questions se posent notamment lorsqu’il s’agit de savoir ce que l’on fait des photographies (scénographie d’exposition, installation sérielle, mise en page, édition, etc.). Les images accumulées peuvent ainsi constituer le matériau d’un propos qui n’a pas toujours existé au moment de la prise de vue. Mais cette relecture des photographies engrangées ne peut-elle pas, aussi, révéler des significations qui étaient déjà présentes dans les images, bien que non intentionnelles ?

Archivé: DE MONTBRON Adrien

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Et si peindre et dessiner c’était donner à voir des sensations intimes, sincères et parfois sublimes ? Et si le dessin ressemblait a un laboratoire mental ?Mon travail rend compte d’une obsession en peinture pour la matière du paysage faite de grouillement végétal, de jeux de lumière, de reflets dans l’eau et de vibrations de couleurs.
Je m inscris dans une approche picturale du réalisme contemporain tentant de redéfinir la représentation d’un monde familier pour en révéler toute l’humanité et donner à voir sa part de beauté.
Fasciné par le monde paysan qui m’a vu grandir, je donne à voir les membres de ma famille dans leurs gestes quotidiens, dans leurs rapports au vivant et à la nature. Au geste du paysan répondent celui de l’artiste, leurs anachronismes comme leurs humanité nourrissent mon travail.
Les sujets que je représente sont situé dans le contexte intime, associant la dure réalité du quotidien paysan à la mythologie d’une famille liée par le sang à la terre. Le laboureur semble un chevalier, un hobereau à casquette chevauchant son tracteur et luttant contre les éléments, mais dans ayant à coeur de préserver l’écrin dans lequel il vit. Il prend alors un aspect ambiguë à la fois ouvrier du paysage, héritier d’histoires séculaires et à la merci du contemporain.
En découle des scènes de semis, de fenaisons, ou encore d’interaction avec des blondes d’aquitaines musculeuses mais aussi des dialogue plus directs avec le paysage comme des coupes d’arbres, des déambulations, des baignades.
Le dessin est quant à lui un laboratoire plus libre me permettant d’explorer et de jouer avec de nombreux motifs. Une pratique régulière et parfois intensive constitue un véritable recueil d’inventions, tantôt esquisses préalable à la peinture, divagations libres, illustrations narratives, portraits plus intimes.

Archivé: ROMAN Lula

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Je travaille essentiellement à l’huile. Le voyage, la nature, les réunions sociales, sont souvent sources de mon inspiration. Aujourd’hui je continue mon travail sur le mouvement et les motifs, donnant au corps une sensualité parfois oubliée à cause du conditionnement social où la perfection du corps perd toute humilité et naturalité. Les corps présents, les corps absents dans leur profonde beauté originelle. Un regard poétique et coloré. Parfois légère, parfois sauvage, souvent intime, l’expression de ces corps révèle une subtile sincérité.

Archivé: COMBES Véronique

Installation

Mon travail, principalement figuratif, en relation avec les questions actuelles, s’élabore à partir d’un lien intime entre support et sujet traité.
Sur des matériaux simples, presque ordinaires (planches, écorces, toiles cirées, couvertures de survie, plexiglass, canevas…) se dessinent des bribes de vies bafouées et se crée une esthétique qui se veut révéler toute la force et la dignité du vivant.
A travers cette perception sensible du vivant, dans un aujourd’hui incertain, un futur à construire, je ne cesse d’interroger nos existences, notre relation à l’autre et notre propre vulnérabilité.

Archivé: BUAILLON Laurence

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Mes personnages sont souvent issus de la littérature ou de ma propre mythologie. Ils témoignent d'une quête, de l’inaccompli de l'existence. J'essaie d'attraper l'instant, comme pour le figer.
Je cherche à exprimer l'indicible porosité, l'inquiétante étrangeté du féminin.

Archivé: PATAY Anne

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Mon univers est celui de la mémoire kinesthésique, les ressentis de la petite enfance
reviennent sous forme de petites bulles émotionnelles, on ne peut les définir en mots,
en les percevant on a que l’idée de choses qu’on touche, de bruissements, de gnons à
l’estomac, d’ associations bizarres, des odeurs qui nous tapotent le palais, comme si on
mangeait un air qui nous échappe au moment même où on veut le définir, comme le
font les rêves.
Je travaille principalement sur l’humain.
Mes dernières séries parlent souvent d’attachement, de liens familiaux, ou amoureux.

Archivé: DEMEREAU Geneviève

Choeur-1

J’ai tenté au fil du temps d’explorer avec mes dessins, la frontière sensible qui sépare le matériel de l’immatériel. Ce travail rigoureusement répété permet d’aller toujours un peu plus loin dans le laisser faire. Laisser les images se construire, à partir de quelque chose. La mémoire bien sûr, des archétypes, des mécanismes, des états émotionnels…

Archivé: ESSA – ALLAIN Serge

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« Je lutte pour un art libre et métissé, à la pensée multiple. J’explore un univers dans l’improvisation et la prise de risque. Mes démarches graphiques, calligraphiques ou numériques résultent du dessin instinctif. Il s’agit de rendre sensible par l’image divers instants attachés à des moments et lieux prioritaires. Comme une respiration, gestes et contemplation se succèdent ou se superposent. »

Artiste peintre et sculpteur, Serge Allain dit ESSA, fait de la peinture engagée et mise sur les rapports humains. Son travail d’observateur le mène de Paris à l’Algérie, des Antilles à la Réunion puis aux Comores et se poursuit à Toulouse. La photo fixe la mémoire et constitue la matière première de ses travaux.

Archivé: MALIGOY Laurent

W-Maligoy Pause casse croûte 20240216_163510

Je fais de la peinture sans peinture avec des couleurs tirées de divers magazines qui constituent ma palette.
Je tente de saisir l’humain au-delà de ses agitations quotidiennes.
Voir aussi sur Artmajeur : https://www.artmajeur.com/fr/magazine/8-portraits-d-artistes/laurent-maligoy-le-grotesque-de-notre-quotidien/329909

Archivé: JOHANNA-LISA

L’art, c’est le sacre de l’instantané. En explorant le terme de l’Echappée belle, j’envisage la peinture comme une escapade, une immersion dans la couleur et les territoires inconnus. L’oeuvre mène ailleurs immédiatement. L’immersion qu’elle suscite permet le déploiement de nouveaux territoires où la nature donne à éprouver son caractère onirique ; l’échappée se veut mystérieuse, car c’est elle qui questionne, rend possible le dialogue avec l’homme. Ainsi cette nature imaginaire, cette nature d’après, inspire-t-elle l’idée de sa propre régénération. Le monde floral décrit n’existe pas encore. C’est celui qui cherche à vivre autour de nous, interroge son statut de nature morte. Ainsi mes œuvres donnent à voir le monde floral et se transforment en lieux de vie. L’objet explose pour que le spectateur éprouve le pouvoir de la couleur et son enchainement narratif. La transparence et la lumière dynamisent l’œuvre. La non-figuration génère une tension avec les espaces figurés. Parce qu’une œuvre n’a de présence que si elle se fait théâtre d’une lutte en sourdine, où il n’y a ni vainqueur ni vaincu.

Archivé: SAFAR Sarah

Jhorus 1

Se réapproprier des objets qui ont longtemps eu pour fonction de protéger chaque maison – dans nos contrées.
S’éloigner un peu de la religion pour approcher autre chose, quelque chose de plus large.
Des crucifix portant des figures hybrides. Humaines, animales, divines ? De genre masculin, féminin ou indéterminé. De toutes sortes, comme la diversité du vivant.
Et plus qu’hybrides, des figures en mutation… tel un humain qui transformerait ses fonctionnements pour n’être plus séparé, mais véritablement relié à tous les éléments de son environnement – notamment les vivants non humains, enfin considérés comme de véritables partenaires sociaux.
Questionnement philosophique autant que politique : apprendre de l’écosophie, de sa quête d’harmonie avec le reste de la Nature, pour changer notre façon de faire monde.
Et réattribuer ce pouvoir singulier à chaque Jhorus : la nature protectrice d’un objet habité.

Archivé: BALMARY Sophie

ESPOIRS

L'imaginarium, une invitation aux rêves et à l'imaginaire.

Bercée et influencée par la musique, la poésie et la peinture, j’ai créé "L'imaginarium" comme un aquarium à rêves et à poésies.
Un aquarium où mes songes se métamorphosent en images, à moins que ce ne soient, finalement, ces mêmes images qui alimentent sans cesse les vagabondages de mon âme.

Passionnée et sensible depuis toujours aux multiples incursions du passé dans nos vies quotidiennes que ce soit par des objets anciens ou par des éléments architecturaux, j’ai également un rapport très fort avec la nature et son énergie vitale invisible.
Dans sa fragilité apparente réside une grande force et une résilience sans faille, qui lui confèrent une présence et une beauté sans égal, notamment quand elle est confrontée à un héritage humain comme dans une ruine ou un palais abandonné.

Ainsi deux grands thèmes se dégagent aujourd’hui de mon travail:
– « Ces ruines oniriques » où la poésie silencieuse des ruines à l’abandon,
– « Ces murmures invisibles » où la vie secrète de nos objets du quotidien au fil du temps qui passe.

Archivé: SAMSON Pierre

l'homme qui marche dedans

Si je dois me définir: fantassin de l’humour dessiné ( noir, satirique, absurde , poétique…), et piéton du monde graphique. Parcours de dessinateur autodidacte fait de vagabondage professionnel où les rencontres de hasard m’ont tenu lieu de plan de carrière et aiguilloné par l’exigence de ceux qui se sentent illégitimes . Jansénisme disent certains. Pour ma part je me considère alchimiste amateur: fondre les brutalités du siècle dans l’humour et l’harmonie des formes . Le beau est il soluble dans le rire? je m’y emploie un peu à contre courant, depuis presque cinquante ans. Mes albums témoignent de cette obstination jamais assouvie.

Archivé: HAREL Fabien

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Ce pourrait être les vestiges exhumés d’un nouveau Lascaux. Empreintes du combat titanesque que se seraient livrés les hommes et les bêtes en des temps immémoriaux.
Sauvage, puissant, tragique, mouvant est le bestiaire fantastique aux allures de tentures rupestres que Fabien Harel fait soudain vivre de la pointe acérée de ses flèches qu’il trempe dans une encre que l’on dirait de goudron et de sang.
Dompteur d’un trait précis et exigeant, sous sa main en viennent à danser des fauves terrifiants, des buffles menaçants ou des taureaux puissants. Même le coq vaniteux se donne des airs de rapace et les zèbres de vouloir s’affranchir de leurs robes de rayures qu’un peintre céleste et maladroit aurait figé à travers des persiennes. Mais là elles dansent comme prises d’une ivresse aussi incontrôlable que soudaine. Eclaboussant la toile dans un désordre jamais totalement fortuit sans être pourtant totalement volontaire. Car là est la volonté de Fabien Harel : laisser au trait et aux pigments un fil dans l’espace et le temps, pour y générer cette sensation de vie. Retrouver, tout à la fois, le geste primitif et faire vibrer les formes.
Ainsi, sur l’étendu de ces papiers rustres et industriels qu’il prend pour support, naissent d’étranges chorégraphies entre l’homme et « ses bêtes ». Entre la main qui griffe la matière et danse sur des pointes et elles qui se convulsent ou tournoient, drôles ou pathétiques, imposantes ou furieuses, intrigantes ou complices.
Elles sont là, irrémédiablement figées, et pourtant si vivantes qu’on jurerait les regarder et les voir bouger.
Ce pourrait n’être que les vestiges exhumés d’une éternel Lascaux mais ce sont, au demeurant, les empreintes, définitivement intemporelles, d’un artiste résolument moderne, attaché à ces gestes premiers qui vont à l’essentiel, ceux de l’animalité de la vie et du mouvement.
Patrick Ehme

Archivé: VERDIER Annelise

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Autrice de bande-dessinée, prof de dessin et d’infographie, j’explore tous les domaines de la petite édition et de l’impression (fanzines, gravure Tetra Pack, peinture). Mes thèmes de prédilection sont les voyages, les hybridations culturelles, les migrations humaines.

Archivé: GRIMAUD Cécile

Pollen

Admirative des courants artistiques du XVIII au début du XX° siècle, émerveillée par la nature , amoureuse des couleurs, je cherche d'abord à exprimer ma propre interprétation du monde.
J'explore ainsi les relations étroites et complexes qui se tissent sur la toile entre la couleur et la composition, les jeux de transparence et de clair-obscur qui font naître la lumière et la profondeur dans une œuvre. De cette subtile alchimie vont éclore des contrastes, des vibrations chromatiques accompagnées ou pas de mouvement, créant ainsi mon univers pictural emprunt de nature, parfois de poésie; tantôt figuratif, tantôt abstrait ou à mi-chemin.. Le tableau devient alors une fenêtre d’évasion vers une autre vision du monde.
Plus récemment, je me sens guidée par un élan inconscient qui me pousse à retranscrire cette sensation de profondeur, d'espace et de lumière qui m'anime depuis toujours, le thème de l'horizon s'impose de lui-même et devient alors ma ligne directrice picturale.. Cet horizon hypnotique et fascinant, à la fois universel et singulier comme une ligne insaisissable nous reliant tous autant que nous sommes..
Introduits par la matière, enduits par mes mains, noyés dans mes jus d'encre et marqués par la couleur.. puis définis par mes craies, parfois nimbés de doré ou subtilement tracés de noir; c'est ainsi que naissent mes "HORIZONS", révélés par la lumière, comme des fenêtres de contemplation, de réflexion ou de repère sur notre propre vie d'humain face à la nature.
Animée par la relation ambivalente et complexe qui se tisse entre humain et nature, je cherche à conjuguer et réconcilier les deux entités dans mon œuvre.

Archivé: GRANIÉ Virginie

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Je ne recherche pas la photo de détail, la photo parfaite, la photo qui montre le "réel".
Mon travail photographique, qu’il soit en collectif (je fais partie du collectif VERTIGE) ou individuel est un avant tout intuitif, parfois plasticien. Son esthétique, je l'espère, évoque une ambiance particulière que chacun s'approprie selon son ressenti.
J’aime pratiquer diverses techniques, en laboratoire comme en numérique : cyanotype, anthotypes, tirages Lith, … En ce moment je réalise une série de photographies au sténopé numérique (avec un reflex numérique bricolé).
La série que je propose ici a été réalisée lors d’un voyage avec le collectif Vertige qui propose une exposition sur une grande ville d’Europe tous les 2 ans.

Archivé: CHAMPIERRE Elisabeth

Acrylique sur toile 100x100

"La peinture d’Elisabeth Champierre explore la structure de notre existence. Par sa maîtrise de la couleur, son sens de l’équilibre des formes et sa compréhension des limites qu’impose le support, l’artiste révèle la profondeur et l’étendue de l’expérience humaine. Sur un fond construit essentiellement de blocs rectilignes, elle réussit le défi, qui échappe à tant de créateurs, d’introduire le mouvement, de concilier le constant et le variable, de représenter ce moment de grâce à la charnière de la continuité et du changement. Peindre devient ainsi une inépuisable source d’énergie, un moyen privilégié d’expression, un engagement vital."

Extrait d'un texte écrit par Thomas Michael Gunther

Archivé: GAIO Catherine

Brume- monotype  60x60cm

Peintre autodidacte, je suis née à Toulouse où j’ai travaillé en tant qu’infirmière art-thérapeute au CHU de Toulouse jusqu’en 2016.
Je travaille parallèlement dans différents ateliers avec Claudette Ferrié à Croix Baragnon et Gerard Jan au centre culturel Airbus.
Mon travail pictural est essentiellement basé sur la trace, l’empreinte et le signe.
J’exploite soit la technique mixte ainsi que les différentes techniques de gravure.
L’œuvre se crée sans idée préconçue, pour moi il est important que l’œuvre entre en contact avec une sensibilité plus ou moins collective. En partant de l’imprécision la plus absolue, on peut toucher plus de gens qu’avec trop de définition.

Archivé: BOUTHIER Anaëlle

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Anaëlle Bouthier crée des œuvres lumineuses en bois ajouré qui ont la particularité de se mouvoir dans l’œil du spectateur au cours de son déplacement. Les spectres de la lumière se transforment au grès du mouvement. Plus que de voir, il est question de sentir et d’éprouver. Le corps, en habitant l’espace, active l’œuvre et fait corps avec elle.
Dans le processus créatif, elle se laisse surprendre par les lignes qui apparaissent au fur et à mesure de la construction des tableaux, elles ne sont ni préméditées ni esquissées en amont. Il apparait alors des mouvements plus ou moins significatifs, suffisamment libres d’interprétation pour que chacun puisse y apporter sa propre lecture et tisser un lien avec l’infiniment petit et l’infiniment grand. Comme l’énonçait Bergson, « L’œuvre d’art nous fait voir ce que nous ne percevons pas naturellement. L’œuvre d’art nous fait sentir ce que nous ne sentons pas naturellement ».
En 2016, elle a conçu une oeuvre monumentale, un espace de 65 m², au CHU de Toulouse. Ce lieu, l’Espace de ressourcement, tout en bois, invite à un voyage au cœur d’un arbre. Les myriades de percées qui constellent les murs proposent une expérience totale et englobante à 360 degrés.

Archivé: PACAUD Arielle

Arielle Pacaud

Mon travail tente de saisir les métamorphoses de l’eau et de la lumière en tentant de fixer l’éphémère rencontre entre les ondes aquatiques et lumineuses et de suivre leur va-et-vient énergétique sur la roche. De même, “l’arbre et la pierre incarnent des vérités essentielles. En eux, circule encore le souffle originel.” Francois Cheng

Archivé: Sophie Balas

Des passages pietons contemporains Saint-Félix-Lauragais

Depuis de nombreuses années, je partage mon temps entre des recherches artistiques pures et une activité de plasticienne dans l’espace public.
Ma démarche artistique est avant tout basée sur de la gravure contemporaine avec un travail centré autour de la ligne ( voir plus bas). Je fais également de la céramique.
En tant que plasticienne, je travaille en étroite collaboration avec l’agence de paysage et d’aménagements urbains ” d’une ville à l’autre…” . Mes interventions sont très différentes selon les projets ( design de mobilier urbain, empreintes dans le sol, sculptures, graphisme … etc)
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Travail de la ligne et de la répétition, de la superposition- de la vibration et de la couleur.

La ligne comme un élément vital.
La ligne comme un fil tendu, un élément incisif qui viens strier l’espace, précis, incisif, sans concession.

Le trait pur : une trajectoire qui strie l’espace, traverse la plaque, la feuille de papier.

Je travaille avec plusieurs plaque (cuivre ou zinc) elles mêmes composées de multitudes de traits qui évoquent peut être des fils (résurgence de mon passage dans le textile à Duperré ?), des trames.

Recherche de profondeur, chaque plaque, chaque tirage est un plan qui se superpose à un autre ou sur une même estampe.
La superposition à la recherche de l’équilibre, équilibre fragile à la limite de la rupture.

Un trait de trop ou une plaque de trop et l’équilibre est rompu.

Chaque épreuve est unique ( épreuve d’artiste) et la gravure seulement un moyen de travailler la répétition en étant à chaque fois proche mais différent.
Travail en série.

Exigence de ce média, comment dire l’essentiel avec une économie de moyens. Dire avec peu.

Travail méditatif exécuté dans la concentration et la tension (le trait juste, la couleur juste).
L’acte de graver en lui même est une “performance”.

Archivé: PAYROS Emilie

Ma peinture évolue beaucoup en ce moment;
je vous propose cette année de venir découvrir les dessins, peintures sur papier et toile qui jalonnent mes nouvelles recherches.

Archivé: LOMBARD Elisabeth

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L'ATELIER DE BELFORT EST OUVERT JUSQU'A 20 HEURE CE DIMANCHE 1er OCTOBRE !!! … Au Plaisir …

Alors que s’impose à tous l’importance d’un nouvel exotisme de proximité, Elisabeth LOMBARD est un peintre sans racine tisseuse d’univers oniriques et protéiformes.
Ainsi réinventé, ce Voyage créatif oscille entre maniérisme et tribalité, mené par un répertoire de figures imprimées sur papier calligraphie ; animal aux yeux d’humains, humains indifférenciés au menton-galoche.
Sur la toile rendue plus narrative à force de traits, pas de croquis préparatoires; le peintre travaille sans filet. L’esquisse sous les effets de motifs récurrents est indissociable des effets qu’elle entraîne : encres bues sur marouflages, fusain mouillé, estompes de craies sèches, indigo cru.

Archivé: Brigitte Giorgiadis

Depuis 20 ans un parcours d’estampes : des monotypes aux eaux fortes, du dessin à la pointe, laisser s’exprimer les émotions sous la presse.

Archivé: BARRUOL Isabelle

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La peinture, objet premier de mes recherches, s’est progressivement enrichie d’autres pratiques artistiques entre atelier et nature, notamment grâce aux créations in situ.
Mon travail hybride se nourrit de différents savoirs et savoir-faire en perpétuelle évolution. J’expérimente la mise en espace dans diverses installations, les touchers dans la série Empreintes, l’écriture végétale avec les Entrelacs.
Mes recherches sur la trace et la mémoire trouvent de nouveaux développements avec les Cyanotypes, empreintes de lumière, et les estampes, monotypes et gravures.

Archivé: Henri PRADE & Vincent GAILLAUD

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Nous sommes au milieu des choses, des objets ordinaires du quotidien. Il ne s’agit pas de montrer ces objets dans leur apparence habituelle. Pas plus que de les exhiber fêlés, abîmés – même si c’est ainsi que tout finit.
Les photographies donnent à voir des reconstructions dues au hasard, au-delà de l’usage normal.
Ces assemblages – ni reliques, ni vanités d’un nouveau type – mènent du même au différent. Tels des corps fragmentés, dispersés, reconstitués pour un possible renouveau, ces objets réanimés de manière inattendue révèlent quelque chose d’eux-mêmes.
Au-delà de leur banalité première, ils acquièrent une nouvelle dimension, et peut être témoignent-ils d’une douleur surmontée.
D’abord résultat d’un travail plastique, ces objets revendiquent de nouveaux regards, que fixe la photographie. Il s’agit d’un travail de réinvention de l’objet, qui exprime un nouveau parti pris des choses. L’objet, ainsi mis en image, mis en scène, nous assujettit, nous interroge.

Archivé: LAULHÉ Isabelle

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Créer ? le silence de l’atelier, le grain d’une toile, le toucher d’une feuille Velin, de Chine… Tout peut commencer ou se poursuivre.
J’essaie d’explorer ce que ce monde me donne à penser et encore à aimer : paysages désertiques, des architectures enfouies au creux des mémoires, l’élégance et le mystère des écritures , l’humble univers des enchanteurs et sentinelles.

L’estampe et la peinture sont mes moyens d’expressions.

Archivé: MIGNE Anne-Sophie

Artiste autodidacte mais expérimentée, j’ai à coeur de rendre vivant, par et avec la terre, ce qui m’émeut et m’interroge. Au fil du temps je parviens à mieux cerner mes obsessions qui prennent la forme d’un regard, d’un habitat, d’une chaise, d’un paysage, etc. Chaque fois, il s’agit pour moi d’être déroutée afin de poursuivre le chemin en souhaitant qu’il en soit de même pour le “regardeur” !

Archivé: HAVARD Fabienne

Mes œuvres s’organisent autour d’une recherche graphique qui s’est développée depuis quelques années sur une recherche en alchimie. La symbolique alliée au travail du trait organise désormais et architecture mes expositions dont un rouleau de plus de trente mètres au total est la colonne vertébrale. Il décline les expressions des règnes, ainsi que les quatre éléments. Basé sur un travail d’introspection, une quête philosophique exigeante, basée sur les lectures de Bachelard, Bergson et les philosophes antiques, mes toiles font partie de cette geste qui se construit au fur et à mesure de l’élaboration des tableaux peints uniquement en noir, blanc et rouge, les trois couleurs des trois œuvres alchimiques. Une recherche persévérante et joyeuse de la quintessence.

Archivé: Mémoire d’une tour

Mémoire d'une tour

Découvrez, dans un appartement du 14ème étage, une exposition de photographies et une vidéo-installation sur la mémoire, l’ancrage dans le quartier et les travaux de rénovation de cet immeuble des années 60, emblématique du quartier Marengo-Bonnefoy à Toulouse et représentatif d’une partie de l’histoire urbaine, sociale et architecturale de la seconde moitié du XXe siècle.
Marie-Stéphane Salgas, photographe et Marilina Prigent, plasticienne, retracent «La mémoire d’une tour», pour montrer comment, à partir d’une expérience de chantier lourd, on peut renforcer le collectif d’habitants en travaillant sur l’histoire sociale des générations de propriétaires.

ATTENTION HORAIRES PROPRES à CET EVENEMENT

Jeudi 28/09 et  samedi 30/09 de 16h à 20h dans le cadre des Arts en Balade à Toulouse et dimanche 17/09 de 16h à 20h dans le cadre des journées du patrimoine.

Œuvres présentés : “Les passeurs” vidéo-installation, dix portraits vidéo, 50 min.
Dans ce projet, le regard se focalise au présent ; comment les résidents vivent-ils les changements qui se produisent autour d’eux, dans l’immeuble ? Comment se projettent-ils dans cette nouvelle ville qui se dessine ? Quel regard portent ces résidents qui habitent un bâtiment datant des années 60 dans une ville qui se modernise ? Des questionnements autour de l’habitant, la communauté, qu’est-ce que vivre ensemble ?…
Avec des photos du chantier, des ouvriers et de la tour dans la ville.

Bonus : projection du premier film de 20 minutes réalisé par Marilina Prigent en 2021-2022, le 28 septembre à 21h à Place Commune, rue des jumeaux (en extérieur).

Archivé: DOUBLET Elsa

J’utilise l’argile et le modelage comme moyen d’expression artistique.
Je transforme la matière brute pour créer une œuvre en relation avec mon for intérieur.
Je présente entre autre une série de musiciens car la musique et les instruments sont également un outil d’expression artistique ancestral et présent dans toutes les cultures.

Archivé: GUIRAUD Catherine

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Au terme de « démarche artistique »,  je préfère celui « d’expérience », qui laisse plus d’espace à la curiosité et à la découverte qu’à l’intention.

Je présente un ensemble de travaux en majorité sur papier. Ce sont des peintures abstraites, des acryliques fluides et des encres. J’utilise peu de couleurs, du moins peu de couleurs qui se côtoient, et suis soucieuse d’une certaine qualité de texture.

Ces compositions s’organisent en architectures, en clairs obscurs qui, conjugués à des couleurs terre et une préoccupation récurrente de la lumière, peuvent parfois créer une impression de familiarité et nuancer le qualificatif de “peinture abstraite.”

Archivé: MAUCOURT Catherine

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La matière est primordiale, elle est le support de l'œuvre au-delà de tout aspect figuratif. Tour à tour, les sculptures sont légèreté, tension, fragilité et force. Elles s’imprègnent des traces d’une histoire et révèlent leur origine dans un voyage où la sensualité se joue de la matière brute. Elles parlent du temps, de la mémoire des hommes, de nos sociétés de consommation.

Archivé: CLEVENOT Dominique

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Ma pratique photographique relève en grande partie de la cueillette. J’aime saisir ce qui, au détour du hasard, arrête mon regard dans la réalité environnante. Ça peut être un objet abandonné, un détail architectural, une lumière particulière, une ombre ou un simple jeu de formes, des éléments ordinaires que la saisie photographique permet, notamment par les choix plastiques ou les effets du cadrage, d’extraire du banal.
Une question qui traverse la plupart de mes photos est celle de l’absence : peu de personnages, de mouvement ou d’action, mais des d’espaces généralement vides, des objets silencieux et, souvent, une absence de tout contenu explicite.
Dans un second temps, ces images constituent pour moi un matériel dans lequel je puise pour produire des possibilités de lectures diverses : des micro-récits, des ellipses poétiques ou encore des sortes d’énigmes offertes à l’interprétation de chacun.
Je m’intéresse en effet à la façon dont les images peuvent communiquer entre elles : comment deux photographies peuvent dialoguer, du point de vue de la forme comme du contenu, ou comment une photographie peut prendre une signification particulière dans son voisinage avec d’autres.
Ces questions se posent notamment lorsqu’il s’agit de savoir ce que l’on fait des photographies (scénographie d’exposition, installation sérielle, mise en page, édition, etc.). Les images accumulées peuvent ainsi constituer le matériau d’un propos qui n’a pas toujours existé au moment de la prise de vue. Mais cette relecture des photographies engrangées ne peut-elle pas, aussi, révéler des significations qui étaient déjà présentes dans les images, bien que non intentionnelles ?

Archivé: METTRA-VIDEAU Jeanne

Peintre, dessinatrice et sculptrice, je crée en autodidacte depuis ma jeunesse des reliefs, des collages, des dessins et des peintures à l’huile ou à l’acrylique. Pour mes œuvres figuratives ou abstraites, je trouve mon inspiration dans l’exploration du réel et sa transposition dans le monde du conte et des rêves. Je m’attache autant à la finesse du trait qu’au dynamisme des couleurs. Mes derniers thèmes sont : les Deltas en tant que lieux d’union entre l’eau, la terre et le ciel, réalisés à la peinture à l’huile, et les Oiseaux, pour lesquels je joue sur la diversité des techniques et des styles.

Archivé: CANGARDEL Mireille

L'éveil de la fiancée

En principe, je commence ma toile à partir d’un objet, d’un drapé ou d’une silhouette quelconque dont les formes multipliées abolissent le blanc ou le vide pour aboutir au chaos. Terrible moment ! Mais le plaisir de peindre se manifeste rapidement avec des regards, des mains ou divers animaux qui surgissent pour donner forme à l’informe et matérialiser mes obsessions.

Archivé: CHICOTE Céline

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Ma pratique fait autant appel au travail manuel et à un savoir-faire transmis qu’au travail intellectuel propre à la création artistique. Je fabrique des images, ces images s’inscrivent dans le courant actuel qui utilise la peinture à l’huile pour renouveler l’art figuratif.
Peintre de facture classique, j’utilise toutes les possibilités de ce médium pour donner de l’âme à mes représentations. Une représentation du corps et de son mouvement dynamique qui cherche aujourd’hui à le rendre moins «sentimental », à travailler davantage sur les conséquences d’un mouvement, d’un geste, d’une activité, d’un traumatisme sur la chair.
Les temps de réalisations sont visibles dans ma peinture, tout est encore présent, le fond, le crayon, l’ébauche, les différentes matières . C’est aussi ce temps de réalisation sur un espace (la toile) que je donne à voir. Le mouvement de celui ou celle qui regarde une œuvre est toujours intéressant et je tiens compte de ce mouvement.
Mes sujets de représentation sont les corps contraints et plein d’énérgie vitale. Je transforme et redonne à voir des moments arrêtés. Je souhaite retenir ces instants suspendus tout en captant le mouvement. Tentant de recueillir les contradictions :
l’acharnement / l’abandon
l’équilibre / le déséquilibre
la soumission / la confiance
l’apparence / la réalité

Archivé: BOUCHER Élodie

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Curieuse des expressions humaines, j'aime observer les états d'âme de chacun, les moments d'innocence et d'introspection, les différentes manières dont l'autre m'apparaît.
Je privilégie le corps et en particulier le visage pour révéler un aspect de l’être et une atmosphère, mais je me détache du simple visible en couvrant directement la toile de couleurs vives sans me soucier de la ressemblance physique avec mes sujets. Je m’éloigne alors du portrait mais m’affirme dans la représentation de la figure.
Petit à petit, des détails apparaissent sur les visages, sur les fonds. Je vois mes modèles se fondre dans un espace, mes toiles s’ouvrent vers un extérieur. Le corps, auparavant plaqué au premier plan, est en mouvement. Je prends en compte le cadre.

Archivé: EKIN

Suite II

Formée au dessin à l’Académie Royale des Beaux-arts de Bruxelles, je m’initie à la gravure à l’Académie d’Ixelles.
Je rejoins en 2010 l’atelier de gravure La Main Gauche à Toulouse dont j’intègre le Collectif et y enseigne la gravure jusqu’en août 2016.
Je suis aujourd’hui installée à Sainte-Croix Volvestre, en Ariège, où je dispose d’un atelier de gravure. J’y initie des projets collectifs, des rencontres avec d’autres artistes et artisans des métiers de l’art et du livre et y propose des ateliers et des stages pour adultes et enfants.
D’autre part, une petite presse et un matériel transportable me permettent de me déplacer dans différents lieux afin d’y proposer des interventions, démonstrations, atelier et stages dans des lieux institutionnels, associatifs, publics ou privés (milieux scolaire, hospitalier, bibliothèque, librairie, etc.).
J’ai commencé à travailler la gravure pour aller explorer, creuser, découvrir mes intériorités.
Dans le geste de la gravure, la matière est enlevée, extraite, elle me connecte à ce qui est au plus profond de moi.

Parce que la gravure est un corps à corps avec la matrice, une fouille dans ses entrailles, elle révèle couche après couche sa mémoire et sa matière et les fait remonter à la surface par le biais de multiples interventions chimiques et alchimiques.
La taille devient trace et s’inscrit dans la mémoire du temps.

L’application de la couleur par ajout s’est faite à posteriori.
Rehausser mes gravures et faire se rencontrer ces différentes dimensions en créant des interstices, des transparences, des espaces qui donnent à voir entre les lignes et invitent à passer à travers l’épaisseur du temps.
Peu à peu, mon travail est devenu plus léger, comme si les couches inférieures une fois creusées et traitées, s’étaient guéries, cicatrisées.
Le geste moins profond, les formes s’adoucissent, s’arrondissent.
Depuis peu, je commence à coudre le papier, à venir lier, comme pour réparer, suturer la plaie qui a été ouverte.
A présent, je compose mon propre papier en fibres végétales, intégrant ainsi à ma démarche la création du support, du corps qui accueillera la trace.
Des profondeurs de mes entrailles à la surface du papier.
Telle une peau dont la porosité lie le visible à l’invisible.

Archivé: FERRER Valérie

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Je peins de façon intuitive et réfléchie. Un alliage entre une capture d’images, rapide ; et une maîtrise du résultat lente.

Archivé: Marie Ange Pol – ABC Sculpture

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Il y a presque quarante ans je découvrais la sculpture sur bois auprès d’un artiste diplômé de l’Ecole Boule.
Dès mes premiers pas dans cet art, j’ai sculpté le bois et le marbre pour en extraire des rondeurs, des formes voluptueuses qui racontent les gens, la vie, les rêves… Nul besoin de détails, le trait est épuré ; sans détour ni artifice ce sont les attitudes et la matière qui parlent. Aussi mes femmes sont-elles rondes, sensuelles et surtout généreuses de par la douceur et la plénitude qu’elles dégagent. Toujours dans cette même recherche, j’ai ensuite abordé le thème que j’ai dénommé « les récréatives » où je me promène dans le monde ludique de l’enfance avec un regard sûrement plus humoristique, ou parfois plus caustique. Consécutivement à cette exploration humaine, je me suis également intéressée au végétal en m’inspirant de la nature, qui constitue mon environnement quotidien, et de ses différents stades d’évolution. Lorsque je sculpte un fruit, une graine, une gousse, là encore il est question pour moi de souligner la pureté de sa ligne, l’harmonie de ses courbes, tout en respectant la sobriété ou la complexité de sa forme.

Archivé: DEDIONIGI Federico

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Né à Buenos Aires, Argentine. Baccalauréat en Arts Visuels de l’Université du Musée social (UMSA), 2011. Il a ensuite complété le master en Art-Thérapie à l’Université National des Arts (UNA), 2018.
Il a vécu à Paris et dans le sud de la France entre 2016 et 2017, ayant l’opportunité de rencontrer des pays, des villes, des musées et des galeries qui ont influencé son travail et sa formation comme l’Angleterre, l’Espagne, l’Italie, Berlin, Bruxelles, l’Islande entre autres.
Étudiant aussi des enseignants artistiques de la taille de Brickles, Tapia Vera, Marina Rothberg, Andres Besatard Maggio et Bernardo Kehoe.
En tant que professeur assistant d’enseignement en Peinture 1 à l’UMSA, dans différentes écoles publiques et privées de la banlieue de Buenos Aires, il a travaillé dans le programme éducatif du Centre Culturel Borges dans la section visites guidées en 2009.
En tant qu’Art Thérapeute, il a travaillé à l’hôpital interzonal Dr.J. Esteves (Temperley) et il a fait son stage à l’association civile Antilco, maison de soutien familial (Dock Sud, Avellaneda) en 2014. Il a également travaillé dans le domaine du handicap dans divers Centres de la banlieue de Buenos Aires.
Il a réalisé des missions scénographiques pour des groupes musicaux, “Experimentores” sur le centre de loisirs et technologie de Buenos Aires Tecnopolis et a été responsable de l’Atelier de Scénographie à la Compagnie de Théâtre “Verte Volar”, pour le programme d’ateliers de Culture Inclusive d’Almirante Brown. Il a travaillé également en tant que technicien lumière pour “A Thousand Words productions”. Illumination de huit courts métrages pour le ministère du développement social. Fabriqué en novembre 2015 dans différentes régions de la province de Buenos Aires.
Il a fait une premère résidence artistique en Argentine à CIMA Recidency, Open Space Intervention, fabriqué à Portezuelo, province de Catamarca en septembre 2018 par Josemiel Platz et Romina Estecher. Et une autre résidence d’art en Islande à Gilfelag Association, à Akureyri, un travail sur la série “Etats d’être”.
Il a continué à développer son travail à Berlin et maintenant après un stage de formation d’artiste au BBB, centre culturel contemporain, il habite et produit à Toulouse depuis 2020.

Archivé: CELHAY Emmanuel

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La liberté dans une expression singulière. Le mouvement, la turbulence, et tenter de proposer une profondeur sans perspectives. Et ainsi, sans figuration imposée, laisser chacun libre à son tour de tout ressenti.
Au fond, à partir de la solitude et le doute permanent dans le travail pictural, aborder les merveilleux et étonnants domaines qui nous entourent et nous constituent : le cosmos, les entrailles telluriques ou corporelles, le chaos atmosphérique ou la respiration des arbres.

Archivé: LANGLOYS Sébastien

Fusain, terre et bronze, je m’inspire des corps et des visages pour en révéler toutes leurs expressions.
Parmi mes principales créations, la sculpture monumentale Regards d’Enfants, les statues taille réelle de Jean de La Fontaine, Frédéric Mistral à Eyragues, René Goscinny à Paris, Claude Nougaro dans le Jardin du Capitole à Toulouse, Le Pêcheur et la Ramendeuse sur le port de Martigues ainsi que les bustes de Jean Jaurès, Aimé Césaire, Nelson Mandela, Jean Paul II, Jean Cocteau, Pierre Baudis,…
J’ai également réalisé la Médaille d’identité du Sénat.

Archivé: TONCÉ

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Après une vingtaine d’années de Graffiti, le travail de Toncé s’oriente maintenant vers des compositions graphiques sur toiles donnant la part belle à la couleur. Couleurs mélangées, enchaînées, liées…
Douceur des courbes, tranchant des lignes, subtile alternance rythmée par de fines traces noires.

L’impact… maître mot de la recherche graphique de Toncé nous rappelle que l’Art n’est qu’impulsion et réalité …

Archivé: CelineGelisArt

Créative depuis toujours, c'est réellement en 2018 que j'ai commencé à dessiner à temps plein.
J'ai commencé par les portraits hyperréalistes aux crayons graphite et fusains, mais courant 2022, j'ai voulu essayer de changer un peu de registre et de supports.
Mon choix s'est dont tourné vers l'architecture, que je veux toujours un maximum réaliste au premier abord mais dévoilant un tout autre monde lorsqu'on s'en approche un peu.
Je m'amuse avec cette fois ci mes stylos à insérer des éléments magiques, métaphysiques, alchimiques, mythologiques, astrologiques, dans les anciennes architectures de Toulouse.
Pour nous plonger au cœur d'un univers entre réalité et onirisme.

Archivé: GIULIOLI Charles

Giulioli

Après 30 ans de peinture, je crée maintenant des œuvres numériques génératives. L’outil informatique est un prolongement de ma peinture. Ce qui m’intéresse particulièrement est la possibilité de faire surgir des événements de façon imprévue. La vie est pleine de ces événements qui se produisent sans aucune raison et rendent notre quotidien toujours nouveau. Je cherche dans mes œuvres à rendre palpable cette intrication des choses programmées et des événements contingents. La fonction informatique «random» permet de générer des événements aléatoires qui viennent habiter mes compositions. Je recherche la surprise, la coïncidence. Et il se trouve que parmi toutes les images générées par mes programmes, certaines éveillent quelque chose en moi et me « parlent ». Ce sont ces images que j’imprime et présente au public.

Archivé: DUFRAISSE Jenny Aimée

Mélodie ondulante

Ouverture vendredi, samedi et dimanche 🙂
Entrée de l'immeuble à l'angle de la rue Bialar, je viens vous ouvrir appelez-moi 🙂

Je suis peintre, illustratrice, graphiste. Accessoirement, photographe technicienne.
Addicte des couleurs, fascinée par l’émotionnel,  je cherche à raconter, à traduire l’être, le cheminement de l’être, un état affectif, son évolution dans une quête holistique, d’unité avec le Tout, par la mise en situation d’un personnage, de motifs narratifs internes et externes à celui-ci.
L'acrylique est prédominant dans mes derniers travaux, et depuis peu je couds et colle des lainages, des fils de coton et papiers artisanaux sur mes toiles.
Dans un univers graphique composé de toiles et papiers, les jeux de matières, encres, feutres, craies, crayons, stylos, huile, peintures sur photos, peuvent s’inviter en fonction de ce que je souhaite exprimer.
Je suis en perpétuelle recherche d’harmonies, des formes, des couleurs, de l’accord entre chaque technique que j’ai envie d’utiliser en fonction des sujets. Dans une volonté d’amener chacun à sa libre interprétation, l’adapter à sa réalité, développer l’imaginaire.
Les formes imbriquées les unes aux autres, les noirs et blancs, les couleurs vives et contrastes, sont les éléments caractéristiques de l’ensemble de mes travaux.

Je décline tous mes travaux en articles de papeterie faits à la main, reliures d'art, cartes postales, marque-page, magnets, tirages sur papiers d'art 🙂

Archivé: DEVILLOCE

Devilloce (Océane Devillers) peint, dessine, découpe, recompose, évoque, imagine, agence, scénographie, photographie, écrit depuis… toujours. Ses travaux personnels ont fait l’objet de plusieurs expositions. Elle crée aussi des objets joyeux et poétiques : lampes, jouets, boîtes… et anime également des ateliers d’expression artistique où l’on suscite l’effervescence créatrice à partir de petits riens, carton, ficelle, bois flottés, hommages au landart et au recycl’art.

Archivé: VERDIER Sandrine

Etude Buste 27

Dans la série des mutations artistiques de mon travail, la terre est un chemin vers le bronze – deux de mes travaux sont actuellement confiés à une fonderie, en vu d’une prochaine exposition collective à Paris – mais la terre reste la matière première de ma recherche créative sur le corps de la femme. C’est une matière brute, capable d’être travaillée sous toutes les formes pour rendre les tensions et l’énergie corporelle saisie dans l’instant. C’est aussi une matière fragile, soumise aux aléas du séchage et de la cuisson, comme un prolongement de la fragilité des corps. Corps parfois brisés et recomposés ou scarifiés par des failles laissées par les expériences de la vie. Ces brisures racontent des histoires qui deviendront peut-être, au fil du temps, plus intenses que la matérialité des fragments corporels qu’elles traversent de part en part. C’est en tout cas le chemin qui s’est imposé à moi et que j’ai décidé de suivre.

Archivé: LARROQUE SOUSSAN Cathy

Les matériaux composant les sculptures de Cathy LARROQUE SOUSSAN trahissent le dérisoire de l’Existence.
Dérisoire ou moins pesamment dissonance, venant mettre à mal toute prétention au sérieux, toute emphase, contre les valeurs absolues de l’Artiste.
Autant de couacs dans l’ordre des choses, d’ironies essentielles.

Archivé: GAYRAUD Patrick

Patrick Gayraud utilise les matériaux qu’il découvre. Il construit, il agence avec des matériaux détournés : compressions d’appareils photo “jetables” devenant sculptures colorées, feuilles de rodhoïd devenant pellicules irisées aux images fantasmatiques, papier devenant relief de paysages incertains, un univers de couleurs, de contrastes, qui nous conduit quelque part du côté du rêve.

Attenti

Archivé: Hocine A

Ma pratique artistique prend des formes diverses entre sculptures, dans lesquelles j’assemble différents matériaux de récupération, et travail de peinture. Mes dernières créations m’ont amené à réaliser une série de dessins sur la représentation du corps. Ils questionnent les choix de cadrage et l’occupation de l’espace. Les drapés aux tissus imprimés de motifs, par leurs mouvements, s’inscrivent dans ce jeu sur l’espace où parfois fond et forme s’entremêlent.

Archivé: Xavier PINEL / XP

Le réel comme consensus entre nos représentations phénoménales – Rêve

Xavier Pinel est un artiste plasticien qui vit et travaille à Toulouse. Dans sa pratique, il questionne la perception du réel à travers la fiction et inversement. Comme ses pairs, il fait dialoguer les techniques anciennes et nouvelles. Images fixes et images en mouvement apparaissent aussi bien en peinture,
photographie, vidéo et installation. La même image peut subir d’infinies traductions. Ces réversibilités sont au cœur de la réflexion de l’artiste. A force de démultiplier les dimensions et les sens, est-il possible de mieux mesurer notre perception ? Pouvons-vous atteindre une forme de vérité, d’absolu… ?
Cet « enjeu perceptif » questionne aussi « un enjeu artistique ». Quel est le statut de l’objet produit par l’artiste ? Et lorsqu’il délègue son geste créatif à une machine, à une intelligence artificielle, quel est cet objet ? Est-ce une œuvre… ?

Archivé: ALSEMO

Atelier ALSEMO

Je pratique les arts plastiques depuis de nombreuses années. J'ai exploré et développé des techniques, thèmes et styles variés en conservant la plus grande liberté possible.
C'est ainsi que dessin, illustration, photographie, peinture,
sculpture, art numérique, etc., font partie de ma "valise" de
compétences et d'expériences. Bien entendu, se sont succédées
plusieurs "périodes", on ne peut tout faire à la fois.
Mais il est bien de s'intéresser à tout, de ne pas se donner
de limites de genres ou stylistiques, et de rester ainsi
disponible à l'exploration, en la filtrant toutefois avec
sa "propre manière", autrement dit "la moulinette" de son
univers personnel. Au bout du compte, bien souvent,
la cohérence de l'ensemble émerge toute seule.
Et sinon, il en reste au moins la richesse des expériences acquises.

Archivé: Claire Ponselle

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Dans mon travail, en gravure, en création textile ou en céramique, je travaille sur des motifs issus du paysage.

Archivé: COMBES Véronique

Mon travail, principalement figuratif, en relation avec les questions actuelles, s’élabore à partir d’un lien intime entre support et sujet traité.
Sur des matériaux simples, presque ordinaires (planches, écorces, toiles cirées, couvertures de survie, plexiglass…) se dessinent des bribes de vies bafouées et se crée une esthétique qui se veut révéler toute la force et la dignité de l’être humain.
A travers cette perception sensible de la condition humaine, dans un aujourd’hui incertain, un futur à construire, je ne cesse d’interroger nos existences, notre relation à l’autre et notre propre vulnérabilité.

Archivé: SYLVESTRE-TRIAIRE Adeline

Au-delà de ma licence en arts plastiques et de mes formations d'illustratrice et de graphiste, la pratique a toujours été présente, tel un fil rouge, dans ma vie. Cette citation d'André Gide définit parfaitement ce que je ressens : "L'art nait par surcroît, par pression de surabondance. Il commence là où vivre ne suffit plus à expliquer la vie."
Je choisis de ne vous présenter qu'une partie de mon travail : le dessin.
Au fil du temps, le format s'agrandit et les traits s'affinent. Je réalise aussi bien des portraits que des "sans visages", ces tableaux où beaucoup de personnes peuvent s'y projeter car ils invitent à l'intimité, aux émotions et à la solitude.
Pour le reste de ma pratique, je vous invite à venir à ma rencontre via les réseaux sociaux ou directement au Grand Bazar !

Archivé: COLMAN & PIERROT

Lune_Bleue

Marine
Je suis presque née avec un crayon dans les mains. A trois ans j’ai commencé à gribouiller sur le papier et cela jusqu’à aujourd’hui. Après un passage par les Beaux-Arts de Paris pour côtoyer les plus grands, retour à Toulouse avec l’évidence du dessin pour expression. Lorsque je prends une feuille de papier je suis comme le sculpteur face à un bloc de pierre, je cherche à faire émerger la forme. Cette forme et cette idée préexistent dans ma tête et dans mon corps. C’est souvent une impulsion viscérale de vouloir comprendre quelque chose en le déposant sur le papier. Il s’ensuit une série d’actions : faire trace, recouvrir, gommer, faire réapparaître, puis disparaître, strier, poncer, révéler; autant de strates de matières pour laisser le dessin venir affleurer à la surface. Ici je vous propose une série de dessins avec comme fil conducteur la notion d’être au monde. Chaque dessin est une recherche, et je les nomme ainsi, répondant à mon questionnement sur l’existence. Il y est question du commencement, de ce qu’il y avait avant, de ce qui est là, de ce qui est vivant -animé/inanimé, de soi, de l’altérité, et de ce qui nous rassemble : le monde d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Mes dessins fonctionnent souvent par deux : deux interprétations, deux facettes d’un même élément, deux dessins qui dialoguent et qui s’interrogent, vous interrogent… peut-être?

Vincent
Autodidacte, j’ai d’abord abordé la photographie avant de redécouvrir le dessin auprès de Marine. Je suis attentif aux couleurs, formes et textures, avec le but de redécouvrir le monde qui m’entoure. Le dessin permet de m’évader de mon travail quotidien plus cartésien en m’apportant un caractère méditatif. Mon travail se base principalement sur des inspirations photographiques et des interprétations de grands classiques.

Nous deux
Nous avons mis en commun nos univers. Complémentaires, nous nous émulons, échangeons des techniques, idées, aspirations, regards. Chacun nourrit le travail de l’autre et ensemble nous parlons du monde d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

Archivé: FOURCADE Michel

Walking On Blackfriars Road Bridge

« De fait, c’est moins la sédimentation des formes qui se superposent, le palimpseste paysager ou l’accumulation urbaine qui intéressent Fourcade que le choc visuel qui peut naître de la fusion dans le même espace de quelques éléments spatialement hétérogènes, choisis pour leur capacité d’emboîtement esthétique et la fiction plastique qu’ils révèlent ou inventent. » « Un peu comme si l’on se promenait dans un décor new-yorkais, dit-il, et qu’un pan de mur s’effondre qui laisse entrevoir une autre réalité. Un trou soudain dans l’épaisseur du réel.
Chez Fourcade, toute forme qui apparaît semble toujours prête à se transformer en une autre.
De cette manipulation du regard naît alors un espace singulier, non dépourvu d’humour.
Un ordre esthétique émerge de cette apparence espiègle où chaque « anomalie » qui vient interrompre ces improbables décors devient à son tour une sorte d’attracteur étrange qui charrie d’autres images hybrides.
La ville, pour lui, est une immense sculpture formée de cubes ou parallélépipèdes se superposant, disposés de telle façon qu’ils se recouvrent entre eux, presque indéfiniment.
Dans l’histoire de chaque toile les bâtiments ou parties de nature constituant l’image ne sont jamais à leur vraie place.
C’est un choix esthétique et il aime combiner et associer les éléments constituants une ville, un paysage, tout comme la vie est mélange de genre, d’ethnies, de catégorie, d’espèces, de personnages etc.
Dans ces paysages, certains pans de murs peuvent faire penser à des décors Hollywoodiens, ils sont coupés et laissent voir une scène qui n’a rien à voir avec le premier plan.
Comme dans un film de David Lynch, dont je sais que Michel est un inconditionnel absolu.”
Jean-Paul Chavent

Archivé: VIEL Louis

Petites eaux 1

Le travail plastique que je développe est engagé autour des problématiques socioculturelles contemporaines et plus particulièrement, depuis quelques années, sur le rapport de l’homme à la nature en utilisant différents supports : photographie, images animées, volumes, écrits, matériaux divers. L’art est bien une forme d’aide à la connaissance de nous-mêmes, de notre environnement, de notre monde.
Le champ d’expérience photographique exploré depuis des années s’est élargi de l’image-trace, à l’installation art-nature où le geste se confronte à la matière. Je me nourris de l’art abstrait, minimal, conceptuel, … Artistes de prédilection : Opalka, Beuys, Penone, Soulages, Klein, Fontana, …
Mon écriture se détache du réalisme pour un donné à voir et à penser par la recherche d’organisations de rapports forme-couleur pouvant signifier par métaphores, symboles ou autres vocabulaires. Le sens de mes œuvres se voudrait porter des interrogations.

Archivé: ESSA Serge ALLAIN

« Je lutte pour un art libre et métissé, à la pensée multiple. J’explore un univers dans l’improvisation et la prise de risque. Mes démarches graphiques, calligraphiques ou numériques résultent du dessin instinctif. Il s’agit de rendre sensible par l’image divers instants attachés à des moments et lieux prioritaires. Comme une respiration, gestes et contemplation se succèdent ou se superposent. »

Artiste peintre et sculpteur, Serge Allain dit ESSA, fait de la peinture engagée et mise sur les rapports humains. Son travail d’observateur le mène de Paris à l’Algérie, des Antilles à la Réunion puis aux Comores et se poursuit à Toulouse. La photo fixe la mémoire et constitue la matière première de ses travaux.

Archivé: VIDDAO

DesnosAEB

Autodidacte, d'abord poète, via le dessin, depuis 2020 je sculpte et grave l'acrylique en une maçonnerie de brillances, en travaillant le relief, par l'échange entre pinceau et couteau. J'essaie de donner corps à des vues d'esprit qui me troublent, en osant tous les mélanges de formes et de couleurs. Mes découvertes se font par inadvertance, à chaque fois je trouve quelque chose que je ne cherchais pas, du moins sciemment : l'Art est langage au Corps, langage d'abord inconscient. J'opère à plat sur table, lentement, avec soin, c'est chirurgical, en partant sur des modèles (photos d'oeuvres d'art ou prises en ville, dans la nature ; sinon à vide je feuillette le Grand Larousse illustré). Assemblage autant mûri que subi, un dessin précis tracé à même la toile me base. Tout m'inspire, de sorte que la vie est faite de ruisseaux se jetant dans l'Art.
L'acrylique m'est une pâte qui se modèle là où la peinture me mène (ses voies de demain me sont inconnues)

Archivé: SAFAR Sarah

Cœur hybridé, 2022, technique mixte, 60x38x35 cm

Interroger les relations de l’humain à son environnement pour mieux revenir à son essence. Non pas l’universel (caution de l’uniformisation), mais un commun autorisant toutes les singularités.
Je cherche à (re)mettre en lumière notre part animale, prenant souvent pour objet le corps, dissocié de son caractère fonctionnel. J’utilise l’hybridation pour matérialiser l’étroite imbrication entre humain et animal, entre intériorité et physicalité, entre le tangible et l’invisible.
Revisiter l’existant en redistribuant et mixant les éléments des différentes familles du vivant : masques dont surgissent des attributs animaux ou du végétal ; cœurs anatomiques – à la croisée de l’organique et du symbolique – constitués en partie d’un morceau de ce qui est communément appelé «nature» et considéré comme extérieur aux humains…

Archivé: GODENZI Patrice

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Chaque élément de cet univers possède une fréquence vibratoire. Nous-mêmes vibrons à une certaine fréquence. Nous la percevons, par nos sens et par notre intuition. Or, cette perception reste intime et subjective, elle a des contours mal définis, capter son image ne peut se faire figurativement mais en fixant l’aura ondulatoire des sujets. Dans la lignée du Pictorialisme, au travers de ses diverses expérimentations passant par des mouvements imposés a son reflex numérique et de déplacements vers le sujet photographié, Patrice Godenzi capte dans un instant de vie les émanations énergétiques de ses sujets. Son approche du temps est plus verticale que linéaire ; comme un paradigme, l’instant se décline, se fragmente, se déploie, dévoile ses vibrations, ses sonorités et nous montre « ce qui est là mais que nous ne voyons pas forcément. »

Archivé: SOREN VANA

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Une recherche permanente de nouveaux sujets (Amazonie, musée, combats sumo) et de nouvelles techniques ( transfert, peinture à l’encaustique)

Archivé: PALLARO Fanny

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En quête des origines pour aujourd’hui : Fanny Pallaro réalise des déclinaisons plastiques à partir de ses sculptures (mises en scène dans la nature, installations, photographies, gravure et estampes numériques…) afin d’approfondir l’univers qui se déploie sous ses doigts étonnés.

Archivé: BARRACHINA Anais

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Anais Barrachina, artiste toulousaine touche-à-tout, concentre dans sa production son savoir acquis à travers diverses formations autour des Arts Appliqués, de l’Illustration et de la Reliure. Elle s’intéresse à toutes techniques d’estampe (sérigraphie, linogravure, monotype,…). Sa production se finalise souvent sous la forme de livres en série limitée faits à la main. Elle est installée dans l’atelier de la Muse en Goguette (Toulouse Nord/Launaguet) et propose des cours, des événements et des expositions.

Archivé: GOSSELIN-FEVRIER Virginie

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"Je ne raconte pas d'histoires, ce sont elles qui me racontent."
Ma démarche artistique est un travail sur le fond et sur la forme, la recherche d'harmonies et d'équilibres sur une base purement intuitive et instinctive. Je me laisse guider par mon inconscient, par les formes et les figures qui se profilent au-delà de toute volonté formelle. Ces figures apparaissent à la fois incarnées et flottantes, centrales et silencieuses, emplissant l'ici et voguant dans l'ailleurs, multiples et scindées. Plus que de représentation, il s'agit de présence, de transcendance, c'est l'idée de la chose plus que la chose elle-même qui m'importe. Je rationalise peu, le moins possible, et laisse mon intuition me guider. J'aspire à me laisser traverser par ce qui flotte autour de moi, à capter des informations dont j'ignore à priori la substance bien qu'elles soient nourries d'une foule de données relatives à mes voyages, mes rêves, diverses nourritures à la fois culturelles, spirituelles et intellectuelles. C'est volontairement que je ne les formalise pas. Je les laisse créer, au delà de tout intellect, de toute théorie, des visions et des scènes, qui plus tard, une fois achevées pourront me surprendre ou, en aval, mériter une réflexion, voire un discours, une conceptualisation. Le récit s'esquisse, s'impose et m'impose de poser tel trait, telle forme, telle couleur, telle phrase pour laisser une empreinte qui en sera la synthèse. Je travaille principalement l'acrylique sur toile de lin. J'y ajoute ici et là collages, huile, craies pastel et feutres. La matière, la richesse et la profondeur du rendu occupent autant de place que le travail des couleurs, des formes et du propos. Mes influences sont multiples. A la base, il y a l'Art aborigène que j'ai découvert lors de longs séjours en Australie. Un art à la fois abstrait, symbolique et ésotérique, intrinsèquement secret car porteur d'un savoir ancestral dont seuls quelques initiés possèdent la clé. Enfin, les symbolistes (Odilon Redon, Gustave Klimt) et les néoexpressionnistes (Jean-Michel Basquiat…) font également partie de mes inspirations puisqu'ils laissent une grande part au monde onirique, dans ce qu'il peut avoir de plus doux mais aussi de plus étrange et libéré du réel. Tel l'Art iconique religieux qui ne représente pas le monde qui nous entoure mais le transfigure en s'affranchissant de notre vision terrestre en trois dimensions. Enfin, j'ai toujours été fascinée par les peintures ou dessins d'enfants qui portent en eux la création artistique telle que j'essaye de la vivre : spontanément et instinctivement.

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Après des études d'Art à la Sorbonne, à Paris, Virginie Gosselin-Février part en Australie pour rencontrer ses rêves de désert et d'espace. C'est ici que le face à face avec l'Art et la Culture aborigène marquera un point décisif qui ne se révélera que plus tard. Après de nouvelles études de journalisme, la route et les années suivantes se partagent entre écriture et voyages, entre les terres rouges et les océans, entre le monde (Amérique du Sud, Océanie, Asie, Afrique…) et Paris. Sa peinture est le reflet de ces songes itinérants aux dimensions plurielles. Entrelacs de cultures et de chemins où les animaux sont ancestraux, les hommes découvreurs et l'intuition reine. Elle vit et travaille aujourd'hui à Toulouse.

Archivé: QUEREJETA ROCA Carla

Heidegger disait que « Créer l’espace c’est faire librement un don d´endroits. Nous devons apprendre à reconnaître que les choses ne font pas seulement partie d’un endroit mais qu’elles sont elles-mêmes des endroits ».

Je crée l’espace. Œuvre qui est un espace en soi même. C´est l´intervention dans la matière, et en même temps la représentation de celle-ci. C´est une dualité qui semble se nier et s´affirmer mutuellement. La matière, située dans l'espace, se transforme en une représentation de celui-ci, sans perdre pourtant sa propre entité.

Mon approche de la matière se nourrit des sources spatialistes : Lucio Fontana affirma que « ce n´est plus la figure comme tableau, mais le tableau comme figure qui se détruit, se perce… », c´est l´objet artistique. Puisque toute œuvre est création-destruction, et elles n´existent qu´ensemble, dans ma recherche je commençai à couper, rompre et déchirer, pour rapiécer et reconstruire à partir des dépouilles. Représentant des espaces, mais créant un espace nouveau pour eux, en leur donnant une nouvelle entité.

J’applique à la peinture des principes déconstructivistes: La rupture, la fragmentation de l’espace, un chaos contrôlé comme méthode de travail et recherche, derrière une nouvelle structuration-déstructuration de la réalité. L’espace créé pour l’espace hébergé. Les architectes déconstructivistes sont partis des structures classiques pour, après un processus de re-formation structurale, de destruction-création, un processus profondément vital, créer des espaces-réalités nouveaux. Je cherche ces principes dans la peinture. Des espaces hébergés dans une nouvelle réalité qui se fond avec eux en leur donnant une nouvelle entité. Un être en soi. Ce chaos contrôlé, un provoquer et laisser se passer, arrêter et détruire, reconstruire. Une dynamique sensitive et sensorielle. De nouveaux espaces offerts au spectateur, qui sera la personne qui les habitera, qui va les parcourir. Des espaces d’humanité absente, comme un symbole de la déshumanisation provoquée par nous-mêmes dans notre propre monde. Espaces dans lesquels se ‘ré-former’ intérieurement. Espaces desquels se ‘ré-approprier’ et dans lesquels ré-exister, se ‘ré-créer’. Ainsi j’explore la construction de l’identité dans l’espace au long du temps.

Archivé: THOMAS Marie

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Ma pratique picturale met en lien symboliquement et graphiquement les canaux qui nous irriguent et les méandres arborescents de la nature.
Il n’y a qu’un pas pour faire le lien entre les flux de vie qui circulent dans la nature et ceux qui coulent dans notre corps.
Léonard de Vinci a dit : " Les hommes sont comme des arbres et tous les canaux qui les irriguent comme des branches".
Ainsi, je peins donc des arbres de vie, avec des racines , des méandres et des canaux, avec des nervures, des branches et des artères, avec des veines, des sillons et des veinules.
Chaque goutte de peinture y circule comme la sève ou le sang.
Et si, en traçant ces méandres, goutte après goutte, l'arbre de vie répandait du vivant ?

Archivé: FONTECAVE Annabel

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Je pratique la peinture depuis 20 ans. Fascinée par l’abstraction depuis mon enfance,  je me suis formée auprès d’artistes peintres reconnus et réalise des œuvres contemporaines d’art abstrait qui amènent dans un ailleurs plein de poésie, une autre réalité.

Peintre essentiellement intuitive,  j’aime exprimer mes émotions, mes sensations et laisse la peinture aller. Au gré du « hasard » se dégagent formes, textures, ambiances, que j’accentue ou préfère oublier. C’est ainsi que petit à petit naît un fil directeur, une intention.
Adepte des techniques mixtes, mes tableaux peuvent être faits de différents médiums et matériaux : peinture, encres mais aussi cire fondue ou encore collages de matières et matériaux texturants ( papiers, fils de fer, tissus, bois flottés, cordes et tissus).

Mes peintures évoquent pour l’essentiel les éléments naturels : mousses, lichens, bois, roches, lagons et rivières… L’eau est très présente ainsi que le travail du temps qui passe : coulées, sédimentations, érosions, oxydations, pierres et roches façonnées par les âges sont tour à tour suggérées dans une composition commune.

Archivé: MAUBERT Evelyne

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Travailler le papier, la terre ou le trait pour donner corps aux personnages.
Mon travail part de la figure, de l’image de l’homme. Il met en forme ses combats intérieurs, sous les traits d’une humanité onirique. L’œuvre est parfois troublante, paraissant surgie de quelques songes.

Archivé: JACQUES Christian

Je raconte des histoires humaines avec les formes, la matière, la lumière.
Je taille la pierre pour susciter l’imaginaire et l’émotion.

C’est ce que je fais qui me dit ce que je cherche.
C’est la chose faite qui dit.
Je sculpte pour résister à la bêtise et à la vulgarité de la société de la marchandise.

Archivé: VIAL Valérie

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Artiste plasticienne, colombienne. Je vis et travaille en France depuis 15 ans.
J’explore la pluridisciplinarité de l’art sans m’attarder sur une technique spécifique. Le dessin, la peinture, les installations, me permettent de donner vie à mes idées en travaillant sur plusieurs sujets en parallèle.

Tout ce qui m’entoure m’inspire. Je suis fascinée par la mémoire, la construction des identités, nos vécus, nos constructions individuelles et collectives. Ce sont des sujets auxquels je réfléchis constament et qui guident mes lectures et ma création.
Je porte un intérêt particulier à la déconstruction de ce qui nous avons appris, ce qui nous a été imposé. À travers l'art, je cherche à désapprendre des techniques, à me les approprier et à créer de manière presque marginale. Dans mes installations, différentes pièces dialoguent entre elles : matières végétales, fils, tissus, structures tissées et moulées, végétaux suspendus, cousus…

Depuis quelque temps, je réincarne des gestes hérités des femmes avec qui j'ai grandi : coudre, tisser, filer, réparer, broder. Je le fais à ma façon, sans technique précise ni apprise. Par fois, dans ces gestes exploratoires j’ai aussi recours à la méthode pour aller encore plus loin.

Mon dernier projet artistique s'intitule « Nous étions des graines », un hommage aux métiers généralement réalisées par les femmes, d'une grande importance pour la société, mais invisibilisés, dévalorisés. Je continue actuellement ce travail de recherche, j’explore la capacité de résilience, d'apprentissage, de transformation et d'adaptation des femmes au monde qui nous entoure, à nos différents environnements, souvent hostiles.

Archivé: CISELET Barbotine

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Pour cette édition 2023, j'aurai le plaisir d'accueillir à l'atelier le peintre audois Serge Griggio.
Ma création est – dès l’origine – profondément humaniste. Elle vise la confrontation entre la réalité contemporaine, ses petits et grands défauts, et un imaginaire issu de l’enfance fortement imprégné de la proximité entre l’humain et l’animal.
Dans la série « vie quotidienne » la femme, l’homme, l’enfant se montrent ainsi sans concession mais surtout pas sans humour et encore moins sans amour : loin des canons de beauté, de l’œuvre parfaite et millimétrée sublimant le beau, les sculptures choisissent le contrepied de la « beauté du réel ».
L’articulation avec la série « Manimal » vient quand se pose la question : mais pourquoi s’arrêter au réel ? L’âme humaine a toujours désiré sortir de ce quotidien, beau mais limité. Dans la genèse de la série, figure cette envie de sortir du « biologiquement borné » pour retrouver cette âme d’enfant qui se permet tout en pensée, sans pouvoir souvent l’exprimer, le concrétiser, le créer. Dans le dépassement des humains de « vie quotidienne » se dressent donc devant nous ces créatures étranges : elles-aussi bienveillantes, elles-aussi habillées d’un substrat de quotidien sur lequel a germé la mutation imaginaire. Le rendu est monochrome, comme si la sculpture elle-même, pourtant posée là devant nos yeux, ne faisait pas vraiment partie du réel …
Finalement, qui est le plus humain ou le plus original ? La créature imaginaire et naïve de notre enfance ou le passant pas si banal du quotidien … ? Le public trouvera certainement SA réponse.

Archivé: CARRET Christophe

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A  l’instar de la peinture qui a vu se développer les pratiques abstraites, la photo, formidable outil de témoignage, est devenue un moyen d’expression artistique à part entière, pouvant parfois se libérer de certaines contraintes.

Entre abstraction et détails singuliers, le travail que je présente est le fruit d’expérimentations et se décline en une série de montages originaux utilisant différentes techniques.

Ma dernière exposition interroge la relation des enfants avec la matière et la nature.

Archivé: ABEILLE Catherine / Abeilleprint

Ils sont partis, Nageurs verticaux (3), 2022

La gravure est parmi d’autres mon medium favori.
Je travaille par séries, toutes plus ou moins “in progress”, plus ou moins infinies et en devenir.

Quelques-unes de ces séries : “Arbres et végétaux”, “Ecocide”, “Architectures”, “Autobiographie”, “Eaux”, “Fenêtres”, “Océans mers”, “Ils sont partis…”.

La richesse et la fragilité du vivant m’intéressent et m’émeuvent tout particulièrement, ce que j’essaie de rendre dans mes gravures, notamment par des monotypes (impressions uniques).

La série “Autobiographie” n’est pas constituée d’images qui racontent ma vie, mais plutôt de petits moments ou de lieux rencontrés au fil du temps, et qui, retranscrits dans mes gravures, peuvent parler à tout un chacun, il me semble.

Mes autres mediums sont le dessin, la peinture et l’écriture.

Archivé: RICHARD-DAUPHINOT Christelle

d'Histoires

Je suis métisse des arts, plasticienne de formation et photographe d’adoption. Agrégée d’arts plastiques, je suis davantage repérée à Toulouse pour ma démarche et mes expositions de photographie. Je suis lauréate du festival MAP photo en 2018 : les tirages photos sont redécoupés, repeints à l’encre, repris graphiquement. Et du texte manuscrit.
Je navigue dans le champ transversal de la pratique contemporaine, jusqu’aux installations et performances.
En sous-terrain, je peins, teins, déchire, froisse, ponce, maroufle les papiers (Arts en balade 2022, galerie la Palette des Possibles).
J’adapte et choisis le médium en fonction du propos et de la « nécessité intérieure » qui m'anime.
In situ.
2023, les visiteurs des Arts en balade pénètrent dans mon appartement et se dirigent vers le White Cube, une pièce carrée et blanche ; j'ai vidé ma chambre ! Y sont installés des petits volumes emboîtés, une curieuse joaillerie emberlificotée.
Je suis la conteuse de leur signification.

Archivé: VOG Veronica

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Veronica Vog est une peintre de l’instant, d’une mise en lumière de l’inconscient. Elle écoute le bruit des fêlures, celui des traces laissées par la mémoire dans notre histoire.
La présence au monde est le fil conducteur de ses recherches. Sa peinture se fait intuitive, nourrie de lectures et de poèmes, de l’attention que l’on porte aux rencontres, à l’autre, à l’Etre.
Amoureuse des petits formats et de la vibration des mots, l’artiste revient aux sources en 2023 avec l’illustration sans toutefois oublier la peinture. Elle développe un nouveau rapport à la couleur, laisse les mots et les symboles s’inviter dans ses oeuvres.

"L'Homme descend du songe .." Antoine Blondin

Archivé: BECCO Annie

Sillages

Le travail sur la composition, la couleur, le rythme sont des territoires sans cesse explorés. La rapidité du séchage de l’acrylique permet un vrai travail sur la matière en créant des superpositions colorées ou des transparences en donnant au support densité ou profondeur. La créativité ne naît pas d’une intention délibérée mais d’une constante remise en cause d’un savoir-faire.  L’abstraction représente pour moi une page de grande liberté. Je m’affranchis de l’image, je m’émancipe de la réalité.

Archivé: CUNNAC Annette

Toulouse-Lumiere d'hiver sur le Pont Neuf 2 pastel sec sur papier pastelmat - 50x35cm

Annette Cunnac puise dans son environnement proche et au cours de ses lointains voyages, la source de ses peintures qui sont le fruit d’une observation directe et sensible du monde qui l’entoure. Elle peint la réalité en mettant en lumière sa poésie et ses couleurs. Elle révèle toute la richesse d’un univers sublimé. Ses thèmes de prédilection sont les paysages et les scènes de vie.

Elle travaille en extérieur, en prise directe avec le motif pour saisir la lumière et les couleurs. « Lorsque je peins en plein air, je suis en état de réceptivité totale afin que rien ne vienne distraire l’œil de ce qui importe ». Guidée par les formes et les couleurs, elle réalise des croquis, des dessins plus poussés ainsi que des clichés qui vont constituer une base qu’elle utilisera pour son travail en atelier. Là commence le temps de la réflexion et du choix des sujets avant de passer à l’acte de peindre. Elle recherche sans cesse le ton juste, la délicatesse des couleurs et un équilibre entre graphisme et formes colorées. Transmettre l’émotion ressentie lors de la première perception et révéler le caractère profond du sujet est le fil conducteur de son travail qui va ouvrir à une émotion esthétique immédiate et à un dialogue avec le spectateur.

« Sublimer la vérité du sujet, exprimer l’essentiel et atteindre une intensité émotionnelle dans l’œuvre. »

Archivé: CARCANAGUE Marie-Hélène

Carcanague 1

Les traces, les signes et les marques du temps interrogent et inspirent Marie-Hélène Carcanague. Celles des rochers, des vieux murs décrépits et maintes fois repeints, où apparaissent parfois mappemondes ou silhouettes, l'écorce des arbres, la surface oxydée des métaux, les graffitis…
« Après des années de photographie professionnelle, la peinture m’a amenée à une écriture moins « parfaite », plus personnelle. J’aime la gestuelle et la tactilité qu’elle suppose. Jouer avec des superpositions de couches, en transparence ou en épaisseur, auxquelles j’ajoute parfois collages, empreintes ou écritures mystérieuses.
Entre abstrait et figuratif, je représente des êtres humains, espèce d’animaux mal élevés, ou bien des bêtes imaginaires qui ont des choses à dire. Je peins les désordres du monde, ou pour me consoler, un univers de rêve et de fantaisie… »

Archivé: TUJAGUE Christel

Les harmonies de couleurs, les motifs, les matières, les mises en scènes travaillées, sont au cœur de ma pratique artistique. Je suis également très sensible à la notion d’esthétisme et la créativité m’a toujours accompagnée.
Mon cheminement artistique m’amène aujourd’hui à réaliser des collages analogiques, qui combinent mon goût pour la mise en scène, les couleurs et les arts visuels.

Mes inspirations viennent de la nature, de la ville, des voyages… mais également du théâtre, de la danse, du cinéma, de la photographie… ainsi que de la représentation de la femme dans les années 50-60. Je détourne avec malice l’image uniformisée et corsetée des femmes de cette époque pour permettre à toutes les femmes, dans mes collages, d’affirmer leur singularité et de goûter à la liberté. Liberté de s’évader, de penser, d’imaginer, d’être soi… Art et liberté…

Chacun de mes collages raconte une histoire. La femme y joue le premier rôle, avec humour et légèreté. Les animaux, la nature, les voyages s’invitent également dans mes œuvres avec, en filigrane, toujours, la liberté.

Archivé: BONNEFIS Nelly

L’expérience créatrice me confronte à une recherche permanente visant à récupérer les traces d’une histoire et à en retrouver le sens. C’est un processus qui m’amène à cheminer vers l’intime, l’indicible.

J’inscris sur les tableaux la fragilité de nos existences, notre présence et notre effacement à terme.
Cette expérience amène forcément un questionnement et m’oblige à aller de plus en plus loin. Chaque tableau fonctionne comme un passage d’une expression à une autre, d’une question à une autre adressée au monde.

Chaque étape de mon travail m’oblige à déconstruire mes représentations, à chercher dans les sphères les plus opaques un sens, un signe afin que quelque chose advienne d’inattendu qui me contraigne à inventer un savoir nouveau. Chaque tableau de la série est à la fois unique et partenaire d’autres pièces qui s’inscrivent dans la même aventure.

Techniquement la plupart de mes tableaux sont réalisés en technique mixte. La base de mon travail est le plus souvent réalisée à la presse sous la forme de monotypes. J’interviens dans un deuxième temps soit à la pointe sèche, en gravure, en collagraphie ou tout simplement en dessinant à la mine de graphite au pastel ou au fusain (voir le site).
Mes grands formats sont réalisés à la peinture à l’huile ou à l’acrylique.

J’ai par ailleurs réalisé plusieurs livres d’artistes avec des amis poètes qui ont été édité aux éditions Réciproques et chez Az’art atelier éditions .

Archivé: EL CHUZPO (Christophe Ducoin)

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Christophe DUCOIN alias “El Chuzpo” est né le 20 Décembre 1965 à Dakar (Sénégal).
Après des études d’anthropologie à la Sorbonne, il part s’installer au Mexique où il vivra dix-sept ans. C’est là qu’il commence son travail de peintre. Il vit actuellement à Toulouse.

Sa peinture toujours très colorée relève un dessin naïf, frais qui n’est pas sans rappeler la nouvelle figuration. Son style est puissant avec une direction narrative où se mêle le quotidien intime de l’artiste et la culture “universelle” des médias, avec toujours cette pointe d’humour qui lui semble essentielle.

Archivé: DE MESSEY Linda

rivières célestes

L’eau me permet de représenter des espaces dynamiques pour évoquer ce qui ne reste pas, ce qui disparait, la fluidité.

Archivé: VIGNAT Félicie

Oeuvre sur papier 70x50

Présentation de ma recherche picturale :

Mes mots sont des signes, mes sons des couleurs, ma danse des rythmes… alors se glissent sur la toile ou la fragilité du papier, des formes aux contours simples et aux lignes subtiles.
C’est la peinture qui me guide ; à chaque œuvre s’invente une nouvelle forme, une histoire différente, un geste en appelle un autre, une couleur se lie à une autre. D’une apparente simplicité, les formes apparaissent dans un jeu de transparences et d’opacités réalisées lors des passages intuitifs de la brosse, et se crée alors un environnement qui s’impose avec vigueur et fermeté.
Usant de toutes les composantes que constitue la peinture (composition couleur geste matière lumière…), l’acte essentiel de peindre se matérialise alors sur la page blanche en un tout cohérent et qui mène à l’évidence.
Et comme une araignée qui tisse sa toile, celle du peintre naît de toutes ces contradictions et complexités qui, une fois ordonnées, permettent d’offrir une œuvre construite, instinctive, et porteuse de sa propre lumière.

Archivé: CHAMPIERRE Elisabeth

1)Acrylique sur toile 100x100cm

“La peinture d’Elisabeth Champierre explore la structure de notre existence. Par sa maîtrise de la couleur, son sens de l’équilibre des formes et sa compréhension des limites qu’impose le support, l’artiste révèle la profondeur et l’étendue de l’expérience humaine. Sur un fond construit essentiellement de blocs rectilignes, elle réussit le défi, qui échappe à tant de créateurs, d’introduire le mouvement, de concilier le constant et le variable, de représenter ce moment de grâce à la charnière de la continuité et du changement. Peindre devient ainsi une inépuisable source d’énergie, un moyen privilégié d’expression, un engagement vital.”

Extrait d’un texte écrit par Thomas Michael Gunther

Archivé: LAFOLLET Bertrand

Mon travail oscille entre lyrisme et art brut.
Il est le prolongement de mes rêves mais puise en grande partie son inspiration dans la nature.
La lumière jaillissant de la toile et la frénésie de mouvements chaotiques sont les thèmes récurrents de mes œuvres, où les reliefs débordent des cadres et les matériaux s’amassent pour former des sculptures.
Les plastiques sont réutilisés pour se substituer aux formes naturelles comme une empreinte indélébile et mes créations servent bien souvent de pochoirs pour de nouveaux tableaux
Les cartes et images vues du ciel ne sont plus que le mirage et le souvenir du monde de mon imaginaire.
Au fil du temps, j’ai commencé à superposer toujours plus de matière pour créer des structures abstraites, puis à les décomposer pour enfin revenir à une expression plus minimaliste.
Ma démarche est axée sur la recherche permanente de l’utilisation totale des éléments ainsi que l’étude de la variation infinie de nouveaux matériaux et volumes.
Mon regard sur la nature et la métamorphose de toute chose conduit à une réflexion profonde sur la place de l’homme dans le monde virtuel, la consommation de masse, le gaspillage et le pillage des ressources.
Dans ce contexte, je cherche à mettre en avant l’importance de la réutilisation de la matière, ainsi que la recherche de la beauté étrange dans l’abstrait, l’imperfection et l’inutile.

Archivé: VALETTE Claudine

La nature est pour moi source de beauté, apaisement, mystère. Elle est aussi puissance et fragilité, vitalité et résilience, indissociable de l' être.
J'ai exprimé ces sensations dans la peinture, le dessin, en résonance la plupart du temps avec des poèmes, dans des petits ouvrages, pour restituer une mémoire, sorte d'hommage, et inviter au voyage onirique.
La technique de l'estampe japonaise, bois gravé, m'a permis le contact direct avec cette matière, et s' accordant avec ses contraintes, la patience et l' humilité. Se relier également à un savoir-faire ancestral par-delà les continents, les siècles, n'en a que plus de valeur dans mon attachement pour cette technique.
Sa particularité (un bloc de bois gravé par couleur) m'a conduite à la simplicité dans le choix des couleurs, lignes, surfaces, l'expressivité, et la recherche d'équilibre et d'harmonie.
Ainsi, lors de l' impression, émergent des paysages étranges, primitifs.
Ils résonnent avec les mots, textes poétiques, dans mes livres-objets, formats intimes, qui se transforment pour se déployer et être partagés, exposés.

Archivé: SENTOU

Exploration du Vivant au sens large : Minéral, Végétal, Animal, Stellaire….par des techniques mixtes : huile, acrylique, encres, aquarelle, pastel

Archivé: RENCK Hugues

Face à faceb

Ma peinture est figurative, elle évolue en même temps que j’évolue moi-même, à travers le temps, à travers les expériences personnelles et les découvertes visuelles, artistiques, iconographiques et littéraires, je la définirais comme une errance.
Je suis issu de l’école des Beaux Arts de Versailles, je vis et travaille à Toulouse.
J’expose régulièrement mon travail dans des lieux institutionnels, des galeries et des espaces privés ou des lieux associatifs.

Mes tableaux récents sont d’une part, des paysages urbains : ce qui m’intéresse ici c’est la musicalité, le rythme crée par les lignes horizontales, verticales et obliques, jouer entre le réalisme et le déni du réalisme, l’équilibre et le déséquilibre et également de représenter dans un espace la présence humaine sans qu’il y ait besoin de l’y inscrire.
D’autre part, des paysages, moments vus et saisis puis retranscrits. Pour moi, le spectacle qu’offre la nature éveille l’étonnement, il amène à la concentration de l’esprit et incite à la méditation, c’est le sentiment que j’essaye de transmettre à travers ces tableaux.
Enfin des scènes à personnages inspirés par des poèmes.
Egalement des nus et des portraits inspirés par des artistes (écrivains, peintres…) qui m’intéressent par leur œuvre ainsi que par leur physique.

Au-delà ce sont des coups de cœur pour des lieux à un moment donné ou des textes auxquels la peinture permet de donner une dimension nouvelle, un cadre, celui certes physique du tableau, mais également et surtout celui de l’esprit qui le réinvente.

Archivé: AMAGAT Corine

Corine Amagat

C’est lors d’un voyage en Afrique, à Conakry, qu’une énergie venant de la terre et des habitants, a réveillé  ma créativité infantile.
J’ai passé une partie de mon enfance dans les bois, la nature et côtoyé une artiste de mon village en Lot-et-Garonne.
Je reprend les beaux arts à 50 ans avec Raphaël Larre à l’ISDAT Toulouse, qui me plonge dans le fusain, la terre et l’aquarelle. Je suis inspirée par le regard et l’émotion de l’autre, chaque sculpture est une construction unique dont la destinée est d’être le miroir de l’âme.
Chaque visage est une mémoire, une aventure.
Mes sculptures sans patine, réalisées à partir des ressources écologiques que sont la terre et l’eau, sont guidées par l’émotion.
Ma démarche est aussi de tisser des liens, transmettre aux autres ; j’ai donc ouvert un atelier en plein cœur de Toulouse dans un lieu calme et serein car je n’avais pas suffisamment de place sur  ma péniche.
J’y travaille mes sculptures et partage de bon moments  à échanger des idées, techniques, céramique, tour, porcelaine avec d’autres personnes passionnées tout au long de l’année.

Je vous invite donc à venir voir nos œuvres et partager un bon moment.

À bientôt.

Archivé: VOISIN Antoine

en toute innocence

Je m’intéresse depuis plusieurs années à la notion d’ «abstraction narrative », une façon subjective d’aborder le réel par la couleur et la forme. Inspiré par l’énergie de l’expressionnisme abstrait, que je tente de pousser vers un récit ouvert à l’expérience de l’observateur… La figuration n’est jamais très loin. Chacun pourra trouver, dans l’harmonie des couleurs et l’énergie des graphismes, matière à histoire…

Par ailleurs, je mène plusieurs séries à la frontière de la figuration (« flores », « paredes »,…), des fresques murales, des peintures éphémères en concert, et j’ai publié deux livres d’artiste avec le poète Claude Barrère.
Mon atelier est situé à Toulouse.

Archivé: PANNIER Emilie

la grande zizanie grd pr

Mon travail s’inscrit dans la filiation des Scènes de genre. Je crée un répertoire d’images contemporaines où les anonymes se conjuguent à leur environnement urbain.
Les couleurs servent mon sujet et le construisent. La lumière le fait vivre.

Archivé: RELYVELD Martine

arbre et racine

Travail à partir de gravures sur métal, la taille douce.
Chaque tirage est unique, les couleurs les supports les formats changent….
A partir de plusieurs matrices, il est possible de les faire se rencontrer, dialoguer ou s’affronter.
Différents thèmes vont surgirent : la métamorphose, la migration, la communication.
Les gravures s’entremêlent.
Les différentes techniques vont aussi s’entremêler :  l’aquatinte, les eaux fortes, l’aquatinte au sucre, les vernis mous, les monotypes…

Pour communiquer, s’exprimer par un média autre que la parole, il y a l’art bien sûr.
Mais il y a aussi les communications que nous sommes en train de découvrir : comment un arbre communique avec un autre arbre, avec d’autres végétaux, comment le monde aérien d’en haut va se mettre en lien avec le monde souterrain d’en bas, comment tout est en lien et en changement sous notre regard aveugle !
Toutes ces « conversations » végétales, ces cris d’alarmes non audibles, ces échanges arborescents seront au cœur de gravures réalisées en 2022-2023.

Archivé: SCHROEDER Virginie

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Je peins tour à tour à l’aquarelle ou à l’huile avec le plaisir de capturer l’instant présent, les paysages urbains, les tranches de vie.
Les couleurs comme éléments structurels façonnent mes peintures.
Inspirée par les courants graphiques du XXe et XXIe siècle et l’art du dessin abrégé du grand maître Keisai, j'axe mes peintures sur les formes et les valeurs, le contraste et le mouvement, les impressions, l’émotion.
J'affectionne particulièrement le croquis et le « pris sur le vif », une façon de ressentir le présent, et l’émotion qui s’en dégage.

Archivé: BERTHEAS Corinne

Le printemps du moulin 20x20 acrylique et tissu

Le travail de Corinne Berthéas démarre toujours par une histoire à raconter.
Puis vient le choix des matières et des couleurs. Textile, fil, dentelles, passementeries…. Mais aussi teinture végétale, acrylique, pastel, fusain. Son atelier regorge de trésors prêts à être utilisés dans la réalisation d’une œuvre. La récupération et le sur-cyclage sont de rigueur.
Ensuite peut démarrer le travail de l’œuvre, l’histoire prend vie. Pinceaux et aiguilles sont ses outils de prédilection, mais aussi couteaux et machine à coudre. Couture ou peinture ? La frontière est de plus en plus étroite… L’artiste est libre dans son propos et sa démarche.

Archivé: SANCHEZ Anne-Marie

Je dépose ma tête ;
les bras pleins d’émotions, j’entre à tâtons dans l’ample silence de la peinture et l’espace indicible de l’intime.
L’érosion du geste pictural m’aide à libérer, ouvrir des passages, ajuster, donner forme à l’image.
Je la laisse s’élaborer à son rythme, avec ses heurts, ses vibrations propres, ses soupirs.
J’accompagne l’image en train de se faire ;
elle dirige, j’exécute.
Cet impératif sans apparente nécessité est pour moi un formidable espace de liberté.
Quand, enfin, l’image advient et me regarde, j’accueille dans l’étonnement l’évènement pictural et espère le faire partager…

Archivé: MOTTA Philippe

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L’arrivée massive des écrans nous laisse encore papier, crayons, encre… mais a provoqué l’obsolescence quasi-immédiate des machines à écrire mécaniques. De la même façon, l’écriture à la main s’est trouvée reléguée au titre de substitut aux claviers.
C’est pour poser ce double constat que je traite les machines à écrire comme des objets défunts, issus d’une archéologie du virtuel ; et que je les présente comme des antiques. Pour l’écriture manuelle, la genèse du processus renvoie davantage au dessin, à la graphie de la lettre. A sa plastique.

Archivé: SAPIN Véronique

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Veronique Sapin est plasticienne (art-génératif, vidéo, installation, photo, peinture à l'encre, art textile, livre-d'artiste). Depuis 1995, ses oeuvres ont participé à plus de 250 évènements dans une quarantaine de pays (galeries, museums, centres-d'art, biennales, festivals).

Véronique Sapin est également curatrice et co-fondatrice et du collectif international de femmes artistes, FemLink-Art depuis 2005 auquel 143 artistes de 63 pays ont accepté de participer. Elle a initié d'importants partenariats avec des institutions telles que l'Unesco, pour la formation en vidéo d'artistes femmes du continent africain.

La danse a fait partie de la vie de Véronique Sapin pendant une quinzaine d'années de pratique intensive et a orienté ses premiers projets professionnels avant de se muer en questionnement sur le mouvement, sa trace et sa mémoire, à travers toutes ses productions artistiques. Parce-que le mouvement peut engendrer de l'inconnu, il sert de vocabulaire à l'artiste pour parler de nos vie en équilibre – thème central de son travail – entre certitude et doute, force et vulnérabilité.

Véronique Sapin les utilise pour générer les mouvements qui animent ses peintures à l'encre après qu'elles aient été numérisées. "C'est un jeu de mutation ou l'interrelation entre l'encre et l'informatique invente un inter-monde qui perturbe la perception."

En premier lieu, Véronique Sapin utilise l'encre de chine pour créer des formes destinées à être numérisées et animées; ensuite, elle détermine les règles informatiques qui délimiteront le processus créatif de chacune de ses œuvres génératives; et enfin les programmes conduisent le processus vers le résultat souhaité en opérant dans le cadre d'un ensemble de contraintes définis par l'artiste. Les spécificités algorithmiques de chacune des œuvres de Véronique Sapin sont uniques.

L'espace d'incertitude et de déséquilibre qui soustend toutes les productions artistiques de Véronique Sapin, se produit également dans ses oeuvres génératives grâce au changement de perspective qu'offre l'informatique.

"Avec l'art génératif, l'encre retrouve son mouvement originel dans un nouvel espace de liberté. La forme peinte de mes encres montre leurs rythmes intrinsèques tels que je les ai délibérément arrêtés sur la toile. L'art génératif les régénère, telle une résurrection, et leur permet de rejoindre la quête de mouvement et d'équilibre de mon premier medium, la vidéo".

Archivé: COFFINIERES Bénédicte

Variation 1 étang de Leucate

Ouvrir une fenêtre sur la Méditerranée, ses couleurs fortes et contrastées, sa lumière particulière.

Toulousaine, historienne de l’Art, médiéviste, artiste autodidacte, elle s’est intéressée et formée à de nombreuses techniques plastiques avant de s’engager il y a une quinzaine d’années dans l’atelier d’une peintre toulousaine , pour y nourrir sa réflexion et sa création et ne plus utiliser que l’acrylique.

Forte de tout cela, elle se dote d’un atelier à Toulouse et à Roquefort-des Corbières.

Ses créations semi-abstraites sont des instantanés d’un paysage devant lequel on passe souvent à grande vitesse, rayures bayadères comme autant de lignes de vies pressées mais devant lequel elle se dit “contemplative”.

Elle décline à l’envie les couleurs du lido des Corbières maritimes ; entre étangs et mer, son œil de peintre est d’abord rivé sur la ligne d’horizon, puis elle enrichit un premier plan de lagune ou de vignes, jusqu’à se tourner il y a peu vers les ruelles du village.

Archivé: TINE-CHASSAGNE Line

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Formation Beaux Arts de Toulouse. J’ai commencé par faire des installations et des sculptures , béton, plomb, bois, tissus, etc.

J’avais gardé le dessin  pour la dernière partie de ma vie ; m’y voici donc !
Je cherche par le dessin à voir ce qui relie les formes, à éprouver les lignes de forces qui viennent de l’intérieur et celles qui viennent de l’extérieur, comment la forme se définit sous leurs poussées respectives. C’est ce que  je recherche avec le dessin.

Parfois cette poussée vient dans ma main directement…

Archivé: PÉDRO

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Ces trois dernières années, ma pratique artistique s'est concentrée sur la production de masques, avec des matériaux de récupération de toutes sortes. J'en ai réalisé un par jour de confinement, puis de façon hebdomadaire, soit plus de 230 à ce jour, dans une série photographique intitulé : "Des masques et Vous ?" Vous pourrez visiter l'atelier et la maison qui regorge de ces petites productions plastiques. Vous pourrez aussi vous masquer et vous prendre en photo.

Archivé: BRILL Véronique

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Au gré de mes hasards, au gré de mes contraintes, mon inspiration vient. Parfois pour du land art, parfois pour la photo, quelquefois juste pour une performance. Pour la beauté, pour dénoncer, pour raconter, pour sublimer et pour calmer les douleurs, pour le sens, pour rien ou pour tout à la fois.
Je crée parce que cela me vient, parce que je n’ai pas les mots, parce que je n’ai pas choisi, parce que je suis comme ça !
Ne me demandez pas de grandes dissertations pour expliquer ma création, sa signification ou pour vous donner tous les mots clés.  Je laisse ce travail aux spécialistes. Moi, je ne suis qu’une artiste.

Archivé: GILLY Jean-Pierre

Ma peinture décline généralement des formes simples et privilégie la couleur et la matière. Le principe qui la sous-tend est celui de la dualité, voire de la contradiction. Il vise à introduire de la dynamique dans mon travail et se traduit plastiquement par des rapports multiformes de proximité/distance entre les éléments de mes compositions.
Cette approche s'est ainsi matérialisée par des compositions géométriques articulant le plus souvent horizontalité et verticalité. En témoignent les séries "Infinis" et "La force du collectif".

Archivé: KONTOU Titos

Confluences, Huile sur toile 60x80cm

Je me suis toujours intéressé à nos origines, notre nature humaine. D’où venons-nous ? Que faisons-nous ici ? Pourquoi la vie et la mort ? Où allons-nous ? Dans ma recherche picturale, je n’essaye ni de donner des réponses, ni de plaire. Je dénonce, je cherche une certaine vérité liée à notre condition humaine et une harmonie possible avec la nature. Ce qui nous distingue des autres espèces animales ce n’est pas tant, pour moi, l’apparence, la culture ni la nature de nos actes. C’est essentiellement notre conscience, la perception du bien et du mal, du juste et de l’injuste… Mais aussi le langage et la sociabilité. Pour moi les trois principaux aspects de la nature humaine sont : le corps, l’âme et l’esprit, intrinsèquement reliés entre eux. Et ce sont ces trois volets qui guident ma peinture depuis de nombreuses années, j’aime, dans une œuvre d’art, faire ressentir le souffle d’un corps, son mouvement dans l’espace temps et sa partie incorporelle/immatérielle pour donner vie à un tableau, lui donner corps “en chair et en os”. C’est comme un besoin vital pour moi de retourner aux sources, de retrouver une spiritualité et de redonner une place à l’espoir. Notre monde a trop tendance à oublier l’esprit, l’âme ; il donne une très grande importance au corps qui, pourtant, se dégrade et un jour s’éteint inévitablement.

Dans ma dernière série “Enfance”, j’ai voulu un temps de respiration, de pause, de douceur. L’important dans l’élaboration de cette série est de montrer la liberté des enfants, leur insouciance, leur joie de vivre, mais aussi une lumière évidente. Moi-même j’ai eu la chance d’avoir une belle enfance. Aujourd’hui père de deux enfants, je replonge dans cet état de pure béatitude. Quand le monde est trop noir et dur à supporter, il suffit parfois de regarder évoluer les enfants, la nature, l’horizon. Avoir les yeux ouverts sur la beauté du monde c’est aussi regarder le monde à travers les yeux d’un enfant, retrouver l’enfant qui est en nous, sa nature propre.

* Entretien accordé à Magdalini Varoucha

Lire plus: GrèceHebdo | Rubrique: Peintres grecs

Archivé: Judith Latino

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Je cherche à animer ma peinture d'un esprit populaire et humoristique où s’affrontent des contrastes de couleurs et d’idées.

Mes tableaux sont teintés de kitch, de caricature, de dérision et d’autodérision, simplement parce que c’est avec ce regard que je vois le monde depuis mes plus lointains souvenirs.

Archivé: GINISTY Sandrine

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Peintre, dessinatrice et «poseuse d’images», je mêle et entremêle ces différents modes d’expressions, créant un univers intimiste. Mon approche créatrice est bercée par des thèmes récurrents, comme la mémoire, le monde de l’enfance, l’intimité de la femme, le discours amoureux. Depuis plusieurs années je développe un travail autour de l’encre, du crayon. Le dessin est pour moi un acte d’abandon, une respiration. Mes dessins sont comme des petites pelotes de laine, que l‘on déroule doucement dévoilant une part intime de nous.
En 30 ans d’expérimentations, de rencontres, j’ai développé et enrichi mon travail en y intégrant de nouveaux médiums, comme le textile, la couture, le travail de la terre et de la porcelaine.

© Sandrine Ginisty

Archivé: Henri PRADE & Vincent GAILLAUD

Coup de lune

Nous sommes au milieu des choses, des objets ordinaires du quotidien. Il ne s’agit pas de montrer ces objets dans leur apparence habituelle. Pas plus que de les exhiber fêlés, abîmés – même si c’est ainsi que tout finit.
Les photographies donnent à voir des reconstructions dues au hasard, au-delà de l’usage normal.
Ces assemblages – ni reliques, ni vanités d’un nouveau type – mènent du même au différent. Tels des corps fragmentés, dispersés, reconstitués pour un possible renouveau, ces objets réanimés de manière inattendue révèlent quelque chose d’eux-mêmes.
Au-delà de leur banalité première, ils acquièrent une nouvelle dimension, et peut être témoignent-ils d’une douleur surmontée.
D’abord résultat d’un travail plastique, ces objets revendiquent de nouveaux regards, que fixe la photographie. Il s’agit d’un travail de réinvention de l’objet, qui exprime un nouveau parti pris des choses. L’objet, ainsi mis en image, mis en scène, nous assujettit, nous interroge.

Archivé: GIULIOLI Charles

Giulioli

Après 30 ans de peinture, je crée maintenant des œuvres numériques génératives. L'outil informatique est un prolongement de ma peinture. Ce qui m'intéresse particulièrement est la possibilité de faire surgir des événements de façon imprévue. La vie est pleine de ces événements qui se produisent sans aucune raison et rendent notre quotidien toujours nouveau. Je cherche dans mes œuvres à rendre palpable cette intrication des choses programmées et des événements contingents. La fonction informatique « random » permet de générer des événements aléatoires qui viennent habiter mes compositions. Je recherche la surprise, la coïncidence. Et il se trouve que parmi toutes les images générées par mes programmes, certaines éveillent quelque chose en moi et me « parlent ». Ce sont ces images que j'imprime et présente au public.

Archivé: LAULHÉ Isabelle

Atelier1

Créer ? l’aventure commence dans le silence de l’atelier avec le grain d'une toile, le toucher d'une feuille de papier pour estampe.
Sur ces supports, j’ai exploré ce que ce monde me donne à penser et à aimer : des paysages désertiques, des architectures enfouies au plus profond de la mémoire, l'élégance et le mystère des écritures, l’humble univers des bestiaires.

L'estampe et la peinture sont mes moyens d'expressions

Archivé: LOMBARD Elisabeth

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Alors que s’impose à tous l’importance d’un nouvel exotisme de proximité, Elisabeth LOMBARD est un peintre sans racine tisseuse d’univers oniriques et protéiformes.
Ainsi réinventé, ce Voyage créatif oscille entre maniérisme et tribalité, mené par un répertoire de figures imprimées sur papier calligraphie ; animal aux yeux d’humains, humains indifférenciés au menton-galoche.
Sur la toile rendue plus narrative à force de traits, pas de croquis préparatoires ; le peintre travaille sans filet. L’esquisse sous les effets de motifs récurrents est indissociable des effets qu’elle entraîne : encres bues sur marouflages, fusain mouillé, estompes de craies sèches, indigo cru.

Archivé: TONCÉ

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Après une vingtaine d'années de Graffiti, le travail de Toncé s'oriente maintenant vers des compositions graphiques sur toiles donnant la part belle à la couleur. Couleurs mélangées, enchaînées, liées…
Douceur des courbes, tranchant des lignes, subtile alternance rythmée par de fines traces noires.

L'impact… maître mot de la recherche graphique de Toncé nous rappelle que l'Art n'est qu'impulsion et réalité …

Archivé: MARIE THOMAS

Haute Garonne 60X60

Ma pratique picturale met en lien symboliquement et graphiquement les canaux qui nous irriguent et les méandres arborescents de la nature.
Il n’y a qu’un pas pour faire le lien entre les flux de vie qui circulent dans la nature et ceux qui coulent dans notre corps.
Leonard de Vinci a dit :" Les hommes sont comme des arbres et tous les canaux qui les irriguent comme des branches"
Ainsi, Je peins donc des arbres de vie, avec des racines , des méandres et des canaux, avec des nervures, des branches et des artères, avec des veines, des sillons et des veinules.
Chaque goutte de peinture y circule comme la sève ou le sang.
Et si, en traçant ces méandres, goutte après goutte, l'arbre de vie répendait du vivant?

Archivé: FONTECAVE Annabel

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Je pratique la peinture depuis 20 ans. Fascinée par l’abstraction depuis mon enfance, je me suis formée auprès d’artistes peintres reconnus et réalise des œuvres contemporaines d’art abstrait qui amènent dans un ailleurs plein de poésie, une autre réalité.

Peintre essentiellement intuitive, j'aime exprimer mes émotions, mes sensations et laisse la peinture aller. Au gré du « hasard » se dégagent formes, textures, ambiances, que j'accentue ou préfère oublier. C’est ainsi que petit à petit naît un fil directeur, une intention.
Adepte des techniques mixtes, mes tableaux peuvent être faits de différents médiums et matériaux : peinture, encres mais aussi cire fondue ou encore collages de matières et matériaux texturants ( papiers, fils de fer, tissus, bois flottés, cordes et tissus).

Mes peintures évoquent pour l'essentiel les éléments naturels : mousses, lichens, bois, roches, lagons et rivières… L'eau est très présente ainsi que le travail du temps qui passe : coulées, sédimentations, érosions, oxydations, pierres et roches façonnées par les âges sont tour à tour suggérées dans une composition commune.

Archivé: BARRACHINA Anais

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Anais Barrachina, artiste toulousaine touche-à-tout, concentre dans sa production son savoir acquis à travers diverses formations autour des Arts Appliqués, de l'Illustration et de la Reliure. Elle s'intéresse à toutes techniques d'estampe (sérigraphie, linogravure, monotype,…). Sa production se finalise souvent sous la forme de livres en série limitée faits à la main. Elle est installée dans l'atelier de la Muse en Goguette (Toulouse Nord/Launaguet) et propose des cours, des événements et des expositions.

Archivé: PACAUD Arielle

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Mon travail tente de saisir les métamorphoses de l’eau et de la lumière en tentant de fixer l’éphémère rencontre entre les ondes aquatiques et lumineuses et de suivre leur va et vient énergétique sur la roche. De même,”l’arbre et la pierre incarnent des vérités essentielles. En eux, circule encore le souffle originel.” Francois Cheng

Archivé: CHICOTE Céline

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Ma pratique fait autant appel au travail manuel et à un savoir-faire transmis qu’au travail intellectuel propre à la création artistique. Je fabrique des images, ces images s’inscrivent dans le
courant actuel qui utilise la peinture à l’huile pour renouveler l’art figuratif.
Peintre de facture classique, j’utilise toutes les possibilités de ce médium pour donner de l’âme à mes représentations. Une représentation du corps et de son mouvement dynamique qui cherche aujourd’hui à le rendre moins « sentimental », à travailler davantage sur les conséquences d’un mouvement, d’un geste, d’une activité, d’un traumatisme sur la chair.
Les temps de réalisations sont visibles dans ma peinture, tout est encore présent, le fond, le crayon, l’ébauche, les différentes matières . C’est aussi ce temps de réalisation sur un espace (la toile) que je donne à voir. Le mouvement de celui ou celle qui regarde une œuvre est toujours intéressant et je tiens compte de ce mouvement.
Mes sujets de représentation sont les corps contraints et en représentation. Je transforme et redonne à voir des moments arrêtés. Je souhaite retenir ces instants suspendus tout en captant le mouvement. Tentant de recueillir les contradictions :
l’acharnement / l’abandon
l’équilibre / le déséquilibre
la soumission / la confiance
l’apparence- / la réalité
Je me dirige aujourd’hui de plus en plus vers la superposition d’images, afin de construire une image qui reflète le mouvement dans un temps donné.

Archivé: BLANQUET Ariane

Ariane

Ariane Blanquet invente son alphabet minéral en taillant le marbre, puis joue des contrastes, des lignes et des textures.
Ses œuvres expressives, pièces à poser ou sculptures murales, dégagent une luminosité et des accords intérieurs apaisants et profonds.
Dans un style épuré et sobre, son œuvre est sans prise avec le réel ; l’abstraction y laisse la place à l’imaginaire.

Archivé: PRIGENT Marilina

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Mon travail s’appuie sur la collecte d’archives, lettres, photographies, témoignages oraux que j’intègre à des vidéos et des installations.

Mon travail questionne la construction des récits. Je m’intéresse à la micro-histoire, aux récits de vie et évènements liés à des personnages oubliés, ceux qui échappent à la grande Histoire.

Travailler sur les archives me permet de manipuler un réservoir de significations stratifiées, multiples. Permettant par la déconstruction et la réécriture de dévoiler les narrations implicites. Je crée ainsi des espaces pour glisser la fiction.

Ma réflexion se porte sur les liens entre documents et histoire passée, dans leur dimension poétique afin d’explorer la notion du temps dans ce que l’on qualifie de mémoire collective.

Mes projets vidéo donnent à voir une réalité fragmentaire non-linéaire et polyphonique par la quelle, j’invite le public à une relecture sensible du monde, par une mise en résonance des histoires intimes et historiques.

Archivé: JACQUES Christian

Je raconte des histoires humaines avec les formes, la matière, la lumière.
Je taille la pierre pour susciter l’imaginaire et l’émotion.

C’est ce que je fais qui me dit ce que je cherche.
C’est la chose faite qui dit.
Je sculpte pour résister à la bêtise et à la vulgarité de la société de la marchandise.

Archivé: TUJAGUE Christel

Oh my god !

Les harmonies de couleurs, les motifs, les matières, les mises en scènes travaillées, sont au cœur de ma pratique artistique. Je suis également très sensible à la notion d’esthétisme et la créativité m’a toujours accompagnée.
Mon cheminement artistique m’amène aujourd’hui à réaliser des collages analogiques, qui combinent mon goût pour la mise en scène, les couleurs et les arts visuels.
Mes inspirations viennent de la nature, de la ville, des voyages… mais également du théâtre, de la danse, du cinéma, de la photographie… ainsi que de la représentation de la femme dans les années 50-60. Je détourne avec malice l’image uniformisée et corsetée des femmes de cette époque pour permettre à toutes les femmes, dans mes collages, d’affirmer leur singularité et de goûter à la liberté. Liberté de s’évader, de penser, d’imaginer, d’être soi… Art et liberté…
La pratique artistique pour se connecter à ses émotions, son intuition, ses sens, son ressenti… se rencontrer soi, pour mieux rencontrer les autres…
Chacun de mes collages raconte une histoire. La femme y joue le premier rôle, avec humour et légèreté. Les animaux, la nature, les voyages, s’invitent également dans mes œuvres, avec en filigrane, toujours, la liberté.

Archivé: PERROS Marika

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Faire peindre la matière elle-même

” L’univers se peint lui-même, c’est la goutte qui gicle, pas moi.
C’est pour cela que je laisse peindre la matière, elle est vivante … ”

Peindre, c’est jouer ! Jouer avec la matière, être l’alchimiste d’un monde qui se crée. Depuis plus d’une trentaine d’années, j’explore la figuration suggérée, avec des périodes diverses ayant toujours un lien entre elles. C’est un maillage étroit entre pensée, matière, physique, entre figuration et abstraction. Depuis 10 ans, mon thème de prédilection, NATURE, un seul mot, celui qui manque tant à l’homme !

Et quoi de plus naturel, alors, de faire « peindre la matière elle-même ». Je suis une artificière qui lance le feu d’artifice. Je joue telle une chimiste à reproduire une rivière qui court, une fleur qui respire, un nuage qui se pose.
Cette série est une des nombreuses que je dédie à notre mère nature souffrante et à tous ses habitants de l’amibe à l’humain, eux aussi en danger. Puissions-nous un jour la respecter, nous respecter, inventer un autre monde basé sur la  paix, la tolérance, le partage.

Je veux peindre la beauté de ce monde qui souffre, comme pour conjurer le sort, pour mettre ma goutte au service de la vie, et c’est un choix que j’ai pris très tôt.

Mon sujet, c’est l’équilibre, la paix, la vie, la joie, parfois le silence contemplateur, parfois la force bouillonnante des éléments.

J’estime avoir la fonction en tant qu’artiste puisque j’ai la chance d’occuper ma vie à jouer avec des couleurs, de devoir aider ce monde à aller mieux en  faisant du bien aux spectateurs, leur faire du bien avec mes images, les faire oser rêver d’un monde meilleur.

D’autres dénoncent en montrant les horreurs du monde, c’est très bien, c’est leur fonction, ils sont faits pour cela et leur existence est une bonne chose, mais ce n’est pas la mienne. Je ne veux pas vomir le monde ou le mal-être, je ne veux pas de ces peurs sur mes toiles, ce mal-être qui imprègne ce monde par ses faux objectifs et contribuer à diffuser du malheur et des peurs.

Je veux contrer par mon travail, tel un colibri, la violence qui est faite constamment à tout ce qui est sur terre en diffusant du calme, de la tendresse, de la douceur, de la vigueur, du souffle, que ceux qui regardent s’extirpent du temps qui court pour contempler, sentir la lenteur du regard, la force de l’espoir.

Mon but est d’offrir à travers mes images, de la paix, de la force, de la vigueur, de la tendresse, de l’amour.
S’échapper un instant, des nouvelles encore plus accablantes de jour en jour et oui, ça urge !
Mais pour changer il faut des forces et c’est cette force de vie que je veux donner à voir pour donner du courage.

Je me définis simplement comme une «  passeuse » d’image, je veux humblement déposer mes images doucement ou fortement, je veux laisser le hasard jouer avec moi, je veux laisser transparaître, apparaître tout ce qui doit.

L’univers  se peint lui même, c’est la goutte qui gicle, pas moi.
C’est pour cela que je laisse peindre la matière, elle est vivante …

Marika Perros

Archivé: MESNILDOT Mathilde du

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"Explorer les relations, les emboitements, les agencements. Donner à voir, s’ancrer dans le réel, pour faire sentir, toucher le vivant.
Par la matière.
Polyphonie.
Matière-lumière explorer la capacité des vitraux et du verre à cristalliser la lumière et le temps, en inscrivant une forme fixe dans la matière en même temps que fluide et variant au gré des jours par la lumière. Au-delà du plan en deux dimensions, la déployer dans des structures en volume, privilégiant l’interaction avec l’espace dans lequel s’inscrivent ces formes.
Matières picturales,
Fragilité, évanescence poudreuse des fusains,
Texture, effets des huiles, des médiums, des couches superposées, chercher à re-susciter cette sensation profonde et bouleversante du toucher, de la présence…
A l’intention, née d’une envie, d’une sensation, d’une réflexion, s’associe un choix (médium, fonds, matière, geste).
De cette combinaison, naissent des possibles, je les laisse venir, les écoute, choisis encore… »

Archivé: VIDDAO

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Autodidacte, d'abord poète, en transit par le dessin, depuis 2020 je sculpte et grave l'acrylique en une maçonnerie de brillances, en travaillant le relief, par l'échange entre pinceau et couteau. J'essaie de donner corps à des vues d'esprit qui me troublent, en osant tous les mélanges de formes et de couleurs. Mes découvertes se font par inadvertance, à chaque fois je trouve quelque chose que je ne cherchais pas, du moins sciemment : l'Art est langage au Corps, langage d'abord inconscient. J'opère à plat sur table, lentement, avec soin, c'est chirurgical, en partant sur des modèles (photos d'oeuvres d'art, ou bien prises en ville, dans la nature, sinon à vide je feuillette le Grand Larousse illustré). Assemblage autant mûri que subi, un dessin précis tracé à-même la toile me base. Tout m'inspire, de sorte que la vie est faite de ruisseaux se jetant dans l'Art.
L'acrylique m'est une pâte qui se modèle là où la peinture me mène (ses voies de demain me sont inconnues)

Archivé: ABEILLE Catherine / Abeilleprint

Naples, La Vespa rouge, lino en deux plaques, 2021

La gravure est parmi d’autres mon medium favori.
Je travaille par séries, toutes plus ou moins “in progress”, plus ou moins infinies et en devenir.

Quelques-unes de ces séries : “Arbres et végétaux”, “Ecocide”, “Architectures”, “Autobiographie”, “Eaux”, “Fenêtres”, “Océans mers”, “Ils sont partis…”.

La richesse et la fragilité du vivant m’intéressent et m’émeuvent tout particulièrement, ce que j’essaie de rendre dans mes gravures, notamment par des monotypes, (impressions uniques).

La série “Autobiographie” n’est pas constituée d’images qui racontent ma vie, mais plutôt de petits moments ou de lieux rencontrés au fil du temps, et qui, retranscrits dans mes gravures, peuvent parler à tout un chacun, il me semble.

Mes autres mediums sont le dessin, la peinture et l’écriture.

Son medium favori parmi les techniques qu'elle pratique au quotidien est la gravure sous toutes ses formes, de celles qu'on peut réaliser sans matériel ou presque à celles qui mixent plusieurs techniques entre elles et nécessitent l'emploi d'une presse professionnelle.
La lumière et les clairs-obscurs, les petits détails sur lesquels elle s'attarde, davantage que les vues d'ensemble, sont très présents dans son travail.
Les oeuvres qu'elle produit peuvent parler à tout un chacun de son vécu, des émotions et sentiments ressentis, en tout cas c'est ainsi qu'elle les pense et les réalise.

Archivé: JAMMES Julien

Un bosquet

Évoquer la nature en mouvement, dans ses moindres détails.
Des univers naturels qui semblent d'un autre temps, d'un ailleurs, vastes, intouchés et vibrants.